30 juillet 2009
Espérons qu’il ne viendra pas gâcher la fête
Nous savons que quand le TNX monte c’est bon pour les actions au détriment des obligations.
Si lui lâche, les actions lâcheront c’est inévitable, raison suffisante pour observez son comportement a CT, d’autant qu’il semble vouloir nous dessiner un tri star de sommet il ne manque pas grand-chose pour qu’il soit validé
Le tri-star est une figure de retournement de tendance composée de trois dojis.
C’est une figure très rare mais très significative.
Une telle structure se forme lorsqu’à la suite d’une tendance haussière se forme un premier doji ce qui montre déjà un signe d’essoufflement de la hausse. Le lendemain les cours ouvrent en gap haussier mais malgré cela un doji se forme à nouveau ce qui peut faire penser que le gap à été crée par les derniers retardataires mais que l’on est très proche de marquer un sommet.
Lors de la séance suivante, les cours ouvrent en gap baissier et clôturent la séance en baisse. Idéalement on devrait avoir un 3ème doji mais on peut accepter des variantes de la figure parfaite.
22 juillet 2009
Le président de la Fed ne croit pas à un retour de l'inflation
Maxime Hivon
21/07/2009
Dans une tribune sur le site internet du Wall Street Journal, le président de la Fed, Ben Bernanke est revenu sur la politique de son établissement en termes de maitrise de l'inflation.
«La Fed dispose des outils nécessaires pour empêcher que l'inflation ne s'installe lors de la reprise de l'activité économique». Ben Bernanke a été clair dans ses propos parus ce matin dans le Wall Street Journal en marge de son intervention devant le congrès prévue ce mardi au cours de laquelle il devrait évoquer les stratégies de sortie de crise. Devant faire face aux critiques concernant la politique menée par la réserve fédérale américaine, son président a tenu à rassurer. Depuis le début de la crise en septembre 2007, la Fed n'a eu de cesse de diminuer ses taux allant même jusqu'à frôler le zéro. Ce sont plus de 1.000 milliards de dollars qui ont été injectés dans le système bancaire, à coup de prêts spéciaux et autres prises de participation afin de soutenir tant bien que mal l'activité économique du pays et tenter d'enrayer le gel des prêts interbancaires observé il y a quelques mois. Cette quantité de monnaie en circulation fait peser des menaces d'inflation sur l'économie américaine, voire même d'hyperinflation comme le prédisent certains gourous de Wall Street.
Durcissement de l'accès au crédit «en temps voulu»
Si pour le moment, une remontée des taux directeurs n'est pas à l'ordre du jour, «les mesures d'assouplissement seront en place pour une période prolongée» pouvait on lire sur le site du Wall Street Journal, Ben Bernanke dit avoir déjà réfléchi à la question de l'après-crise. «À un moment, cependant, lorsque que la reprise sera là, nous aurons besoin de durcir la politique monétaire pour éviter l'écueil de l'inflation». La question sur toutes les lèvres est désormais de savoir quand est ce que ce moment interviendra. Une contraction des conditions d'accès au crédit trop rapide pourrait plonger à nouveau le pays dans la récession tandis qu'une attente trop longue pourrait laisser le temps à l'inflation sous jacente de s'installer. Quoiqu'il en soit, Ben Bernanke semble sûr de lui. Selon lui, la Fed dispose des outils nécessaires pour rétablir un équilibre sain entre maitrise de l'inflation et accès au crédit. Cela se fera en temps approprié, car pour le moment, «les conditions économiques actuelles ne justifient pas la mise en place d'une politique monétaire restrictive». Une affirmation qui confirme les impressions des analystes.
Le président de la Fed doit intervenir aujourd'hui devant les membres du Congrès pour évoquer les différentes possibilités de sortie de crise. Cette intervention semestrielle intervient avec la publication du rapport semi-annuel sur la politique monétaire et l'état de l'économie américaine. Les analystes s'attendent à ce que Ben Bernanke présente son plan qui permettrait à la Fed de se désengager du soutien massif qu'elle a pu apporter aux institutions financières depuis le début de la crise
04 avril 2009
La Fed promet de tout faire pour stabiliser les marchés
par Mark Felsenthal
CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) - Les deux principaux dirigeants de la Réserve fédérale promettent d'user de tous les moyens à leur disposition pour favoriser le crédit et soutenir l'économie américaine mais ils ont averti que la reprise pourrait être longue à venir.
"Les conditions ne sont pas favorables à un rebond économique important et durable et la Fed restera attentive à la manière dont la politique monétaire peut contribuer à la reprise économique", a déclaré le vice-président de la banque centrale, Donald Kohn, lors d'une intervention publique dans l'Ohio.
Le président de la Fed, Ben Bernanke, a assuré de son côté que celle-ci continuerait de recourir aux méthodes non-orthodoxes dont elle a usé depuis le début de la crise financière durant l'été 2007, avec pour objectif de stabiliser les marchés et d'ouvrir la voie à la reprise de la croissance.
Il n'a cependant donné aucune précision sur le temps que cette reprise pourrait prendre.
"La Réserve fédérale fera un usage responsable de tous les outils pour stabiliser les institutions et les marchés financiers, pour promouvoir l'extension du crédit aux ménages solvables, et pour contribuer à poser les fondations d'une reprise économique", explique Bernanke dans un discours préparé en vue d'une conférence organisée par la Réserve fédérale de Richmond.
"Supprimer les blocages sur le marché du crédit et rétablir le flux du crédit vers les ménages et les entreprises est essentiel si nous étions amenés, comme je l'espère, à connaître une reprise progressive d'une croissance économique durable", a-t-il ajouté, sans préciser à quelle échéance cette reprise pourrait se faire sentir.
SURVEILLER LE BILAN DE LA FED
Kohn et Bernanke s'exprimaient après l'annonce à Washington d'une nouvelle augmentation du taux de chômage aux Etats-Unis en mars à 8,5%, du jamais vu depuis 1983.
Les statistiques du marché du travail, qui montrent que l'économie a détruit plus de deux millions d'emplois au cours des trois premiers mois de l'année, tranchent avec une série d'indicateurs plus encourageants publiés ces derniers jours, qui laissent penser que la dégradation de l'économie pourrait ralentir.
Bernanke, qui n'a pas évoqué la hausse des suppressions d'emplois en mars annoncée en début de journée, a rappelé que la Fed s'était engagée à maintenir les taux d'intérêt à un niveau bas pendant une période prolongée.
Il a reconnu que les mesures prises depuis le début de la crise avaient eu pour conséquence d'augmenter les réserves déposées par les banques auprès d'elle, ce qui pourrait compliquer la remontée des taux une fois la reprise économique engagée, et rend donc nécessaire selon lui une surveillance attentive de l'évolution de ces réserves.
La politique offensive de la Fed face à la crise a gonflé son bilan, qui avoisine aujourd'hui 2.000 milliards de dollars, et certains observateurs estiment que cette évolution pourrait nourrir l'inflation une fois la reprise engagée, si la banque centrale est incapable de résorber rapidement l'excès de masse monétaire qu'elle a injectée dans l'économie.
Bernanke a cependant assuré que l'institution qu'il dirige serait en mesure de réduire l'ampleur de ses mesures de financement lorsque la situation s'améliorera.
"Nous avons un certain nombre d'outils que nous pouvons utiliser pour réduire les réserves des banques ou relever les taux d'intérêt à court terme lorsque cela deviendra nécessaire", a-t-il dit.
Son discours n'a toutefois pas suffi à rassurer certains investisseurs.
"Nous avons besoin de règles. Nous avons besoin d'un plan. Nous avons besoin de repères. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un faux pas parce que si nous en faisons un et que nous ratons la restriction du crédit, cela provoquera une hausse des taux d'intérêt à court terme", a ainsi déclaré Howard Simons, stratège de Bianco Research, à Reuters Financial Television.
Avec Ros Krasny et Daniel Burns, version française Gwénaelle Barzic et Marc Angrand
22 mars 2009
La BCE entre le marteau et l'enclume, estime Guaino
PARIS (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) risque d'être bientôt confrontée à la nécessité d'injecter directement de l'argent dans l'économie mais devra éviter l'écueil de l'hyperinflation, estime Henri Guaino.
Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui n'a pas ménagé dans le passé ses critiques contre la politique de taux d'intérêt de la BCE, estime dans un entretien à Reuters que l'institut de Francfort a été efficace depuis l'émergence de la crise financière, qui a contaminé l'économie réelle.
"La BCE a parfaitement fait son travail face à la crise bancaire, elle a fourni aux banques les liquidités nécessaires dans des proportions considérables", dit-il, en notant qu'elle avait "quand même bien baissé les taux".
L'institution a ramené son taux d'intervention à un plus bas sans précédent de 1,5%, qui pourrait à nouveau être abaissé.
Mais un débat est en cours à Francfort sur la question de savoir quand et comment mettre en oeuvre un "assouplissement quantitatif", c'est-à-dire injecter directement de l'argent dans l'économie sans passer par les banques.
Pour l'heure, la BCE s'est abstenue de racheter directement des actifs tels que des obligations ou des effets à court terme, à la différence de ce qui se pratique aux Etats-Unis, au Japon ou en Grande-Bretagne.
"La BCE devrait mettre en oeuvre des politiques non conventionnelles, c'est-à-dire monétiser directement des créances publiques ou privées", dit Henri Guaino.
PAS VRAIMENT LE CHOIX
"On va sans doute ne pas tellement avoir le choix, les Américains moins que tous les autres, parce que les épargnants hésitent à investir, gardent leurs liquidités, et parce que les excédents des pays excédentaires se réduisent", explique le conseiller de Nicolas Sarkozy.
Si ces "politiques non conventionnelles" sont mises en oeuvre, le risque est toutefois grand de basculer de la tendance actuelle à la déflation à des tensions inflationnistes "quand la monnaie se mettra à circuler normalement", souligne-t-il.
"Il y a un moment où la question se posera à l'Europe, si l'Amérique fait une politique inflationniste, de savoir si elle ratifie cette entrée dans un cycle inflationniste, et dans quelle mesure elle la ratifie, parce qu'on n'est pas obligé de la ratifier en totalité", ajoute Henri Guaino.
La BCE est donc entre le marteau et l'enclume.
"Ce qui sera important c'est d'éviter et l'écueil d'une déflation prolongée et grave et l'écueil de l'hyperinflation, c'est-à-dire la perte de maîtrise de l'inflation, les deux étant aussi destructeurs l'un que l'autre", souligne le conseiller.
UN G20 SANS LA QUESTION MONÉTAIRE
Il estime que, "pour l'instant", la zone euro a les moyens d'éviter l'éclatement, même si ce "risque" ne doit pas totalement être écarté.
"Pour l'instant les brèches paraissent colmatées mais dans une crise comme ça personne ne sait de quoi demain serait fait", explique Henri Guaino, pour qui "il y aura forcément une solidarité de la zone euro pour éviter son éclatement si jamais la crise venait à empirer dans l'économie de certains de ses membres" les plus fragiles.
A deux semaines du G20 de Londres, il ne cache pas qu'il n'est guère aisé d'aborder certains sujets.
"Il y a un désordre des monnaies qui est aussi en partie responsable de la crise. On ne peut pas traiter la question du système financier sans aborder du tout la question monétaire", souligne-t-il. "Mais il a été impossible de la mettre réellement à l'ordre du jour du sommet de Washington (fin 2008) et elle ne sera probablement pas non plus à l'ordre du jour à Londres."
S'il faut "remettre de l'ordre dans le système monétaire international", ce n'est pas "que le problème du dollar. C'est aussi le problème de la monnaie de certains pays émergents, dont la monnaie chinoise, le problème des rapports entre les différentes politiques monétaires entre elles", ajoute-t-il.
Les divergences entre les Etats-Unis, qui estiment que l'Europe n'en fait pas assez en termes d'efforts de relance, et les Européens, qui insistent sur la nécessité d'une meilleure régulation, ne devraient pas non plus s'éteindre.
"Je pense qu'on arrivera à un accord, pas forcément sur tout", estime cependant Henri Guaino, pour qui beaucoup de progrès ont déjà été enregistrés en six mois, notamment sur les paradis fiscaux.
"Le sommet de Londres est un moment important mais ce n'est pas la conclusion de l'histoire. C'est une étape dans une histoire qui aura d'autres épisodes", conclut-il.
Avec Crispian Balmer, édité par Yves Clarisse
20 mars 2009
USA: Bernanke espère une conjoncture "bien plus dégagée" dans 3 ans
WASHINGTON - Le président de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke a déclaré vendredi qu'il tablait sur une conjoncture "bien plus dégagée" dans trois ans.
Il est "difficile d'envisager la conjoncture à laquelle nous ferons face dans trois ans, mais j'espère et je pense que cette conjoncture sera bien plus dégagée" qu'elle ne l'est aujourd'hui, a déclaré M. Bernanke lors d'un discours prononcé à Phoenix, dans l'Arizona (sud-ouest), devant une convention de banquiers.
M. Bernanke a fait cette prévision à trois ans après avoir constaté qu'il s'était adressé à cette même convention trois ans plus tôt. Il n'a pas fait de prévision à plus court terme.
M. Bernanke a redit que la question des établissements "trop gros pour pouvoir faire faillite" sans conséquences dommageables pour l'ensemble du système financier était devenu un "problème énorme".
Il a répété qu'il était temps de mettre en place une structure de régulation pour ces établissements quand il s'agissait d'institutions non bancaires (les banques faisant déjà l'objet d'une surveillance), mais sans préciser les contours d'une telle structure.
L'assureur américain AIG est l'archétype de ces établissements présentant un risque pour l'ensemble du système financier dont parle M. Bernanke.
Sauvé par l'Etat pour un coût de plus de 170 milliards de dollars, AIG est depuis quelques jours au coeur d'un scandale pour avoir attribué 165 millions de dollars de primes à certains de ses cadres.
Sans mentionner le nom de ce groupe, secoué par l'affaire des primes versées à des cadres, M. Bernanke a déclaré que les "autorités de surveillance (devaient) porter une attention particulière aux pratiques de rémunération qui peuvent créer des distorsions entre les récompenses et les risques encourus par les institutions (financières) ou leurs dirigeants".
"Une politique de rémunération mal conçue peut déboucher sur des primes immorales qui peuvent mettre en péril en fin de compte la santé d'une organisation bancaire", a-t-il ajouté.
(AFP / 20 mars 2009 17h35)
28 février 2009
L'inflation sous 2%, votre épargne sous perfusion
L’inflation continue sa décrue. Elle a même enfoncé le cap des 2% en février. Fait-il s’attendre à ce que le repli des prix continue? Et quid de la croissance économique? De votre salaire? De votre épargne?
(mon argent/l'écho) - On avait plus vu ça depuis septembre 2007: le taux d’inflation est repassé sous les 2%. Cette baisse était attendue car un an plus tôt, les cours pétroliers végétaient à des niveaux plus élevés qu’aujourd’hui. Leur repli a donc mécaniquement entraîné le taux d’inflation à la baisse. La baisse des prix des matières premières a aussi joué un rôle prépondérant dans ce repli de l’inflation. De 2,32 % en janvier, l’inflation a donc pointé à 1,93 % en février.
En parallèle, l'indice des prix à la consommation est en hausse de 0,38 point sur un mois. Entre janvier et février, les voyages à l'étranger (+0.18 point) et l'essence (+0.1 point) sont les principaux responsables de cette hausse. Les fleurs, les communications GSM et les additions dans les restaurants ont augmenté dans une moindre mesure. A l'inverse, le gaz naturel, l'électricité et le mazout de chauffage sont eux devenus moins chers. Les légumes frais ont aussi baissé.
Déflation courte ou longue?
On sait déjà pour les prochains mois que l'inflation va encore fortement se contracter. Elle sera probablement négative en juin et juillet. C'est en effet à cette période que le pétrole a atteint des sommets (pic à 147 dollars le baril en juillet). La déflation pourrait-elle durer? "Il faut faire attention à l'inflation sous-jacente qui sera influencée négativement par la mauvaise situation économique. En d'autres termes, elle ne sera pas liée à l'énergie mais au chômage, qui va automatiquement tirer les revenus disponibles à la baisse", s'inquiète Ivan Van de Cloot, chief economist chez Itinera Institute, le groupe de réflexion basé à Bruxelles. "Je ne crois pas que l'inflation reprendra en fin d'année, comme le prédit le Bureau du Plan. Il est trop optimiste en tablant sur une décroissance de 1,9 % du PIB", prévient Ivan Van de Cloot.
Des salaires indexés?
"La déflation sera courte", estime à l'inverse Frank Lierman, chief economist chez Dexia Banque. "Il est acquis que l'indice santé, qui n'est pas biaisé par le facteur 'énergie', sera en hausse pour la fin de 2009. Même s'il y a un ralentissement de l'inflation, il y a une augmentation des prix sous-jacents. Ce qui entraînera probablement pour la fin de l'année le dépassement de l'indice pivot", argumente Frank Lierman. Or si l'indice pivot est dépassé, les salaires sont indexés. Ce qui stimulera le pouvoir d’achat, et la consommation…Baisse des taux : quel impact pour votre épargne ?
Ne vous en déplaise, à partir de la fin de semaine prochaine, il est probable que les rendements piquent à nouveau du nez. Déjà qu’ils avaient subi de plein fouet le recul des taux initié en septembre 2008, la nouvelle baisse attendue des taux ne fera pas le bonheur des épargnants… Explications.
Entre octobre et décembre, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé son principal taux directeur de 4,25% à 2%. Cela ne pouvait rester sans impact sur la rémunération de l’épargne. Du reste, lors des précédentes diminutions de taux la BCE, les institutions financières avaient été assez promptes à revoir leurs tarifs à la baisse. Actuellement, trouver du 2,5% net sur un produit sûr (compte d’épargne, compte à terme, bon de caisse) à une échéance inférieure à un an, ce n’est déjà pas si mal !
Le jeudi 5 mars, nouveau coup de butoir probable au rendement de votre épargne: le consensus du marché table sur un nouveau repli de 0,5% du taux par les instances monétaires européennes. Voilà qui amènerait le principal taux de la BCE à 1,5%.
L’un des membres influents du directoire de la BCE, l’Allemand Axel Weber, est même en faveur d’un repli plus prononcé encore, à 1%. Quelle que soit l’ampleur de la baisse, comme lors des précédentes baisses, il est probable que les rendements à l’étal des banques soient de toute façon très rapidement adaptés (et sur les crédits? Affaire à suivre…). Un épargnant prévenu en vaut deux…
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07 janvier 2009
Fed - De gros risques sur l'économie malgré les taux bas
WASHINGTON, 6 janvier (Reuters) - Les membres de la Réserve fédérale américaine estiment que l'économie américaine fait face à des risques "substantiels", certains ayant même des craintes concernant une déflation, et ils entendent tous conserver les taux d'intérêt à un niveau très bas pour une période prolongée, pour aider l'économie à sortir de la récession, peut-on lire dans le compte-rendu de leur réunion des 15-16 décembre dernier.
"Les participants ont jugé nécessaire de communiquer les anticipations du comité que les taux d'intérêt à court terme devraient rester exceptionnellement bas pour un certain temps", peut-on lire dans le compte rendu publi mardi de cette réunion du Comité de politique monétaire (Fomc) de la Fed.
A l'issue de cette réunion, la Fed avait réduit son objectif pour les taux des fonds fédéraux, l'établissant à une marge de 0% à 0,25%, contre 1,0% auparavant et avait déclaré être prête à inonder l'économie de liquidités pour stimuler l'activité économique.
Les indices boursiers américains et le dollar ont progressé après cette annonce, alors que les emprunts d'Etat américains ont reculé. Les intervenants anticipent des solides mesures de soutien à une économie plus mal en point que jamais.
Les responsables de la Fed ont pris note du recul marqué du marché de l'emploi et des problèmes de production et conclu que l'économie allait se contracter nettement au dernier trimestre 2008 et au début 2009. Certains membres du Fomc se sont même inquiétés d'une contraction plus prolongée.
"Même avec l'emploi additionnel de politiques non traditionnelles, les perspectives économiques resteraient faibles pour un certain temps et les risques baissiers sur l'activité économique seraient substantielles", peut-on lire dans le compte-rendu.
Selon ce document, la Fed table sur un déclin de l'activité plus marqué que prévu début 2009 et sur un déclin sur l'ensemble de l'année mais sur un modeste rebond en 2010.
Certains participants ont aussi craint un risque de déflation.
"Certains membres ont vu aussi des risques significatifs que l'inflation ne décline et ne reste pendant un temps à des niveaux inconfortablement bas", peut-on lire ainsi dans le compte-rendu. Robert Brusca, économiste en chef chez Fact and Opinion Economics, à New York, estime de son côté que "pour le moment, les taux vont rester proches de zéro pendant un moment"./SD
05 janvier 2009
taux longs...a savoir
lupus

Taux d'intérêt à long terme
Synonyme : taux obligataires, taux de rendement des emprunts d’Etat
Les taux d’intérêt à long terme sont ceux auxquels empruntent l’Etat, les organismes sociaux, les collectivités locales, les entreprises publiques ou privées, sur des durées longues (10, 30 voire 50 ans dans le cas de l’Etat). Ces taux fluctuent librement en fonction du jeu de l’offre et de la demande. Les principaux déterminants de cette offre et de cette demande sont la qualité de signature de l’emprunteur et les anticipations d’inflation des investisseurs. Les taux à long terme de référence sont ceux auxquels emprunte l’Etat (par exemple le taux à 10 ans). Ces taux servent ensuite de référence pour les autres emprunteurs, ainsi qu’aux banques et aux établissements financiers pour déterminer certains des taux proposés à leurs clients (crédits à taux fixes).
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Les taux courts sont régulés par la BCE ou la Fed aux Etats-Unis et les décisions permettent d’agir...
Sur les taux longs, c’est la loi de l’offre et de la demande qui agit. Il existe aujourd'hui dans le monde un excédent de liquidité considérable. L’offre est supérieure à la demande et les taux longs s’ajustent de façon quasiment indépendante de la situation des taux courts.
Aujourd'hui, on vous prête au même prix que l’on rembourse demain, dans 10 ans ou dans 30
ans. La courbe est plate, ce qui pose problème aux banquiers...
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Une des stratégies envisageables pour stimuler l'économie est de modifier la composition du bilan de la banque centrale (par opposition à son simple accroissement), dans le but de faire baisser les taux d'intérêt à long terme. Par exemple, la Fed peut acheter sur le marché des obligations du Trésor dans des volumes suffisants pour peser sur les rendements longs, tout en cédant des bons du Trésor d'échéances plus courtes.
Une stratégie équivalente a été tentée au début des années 1960 dans un contexte économique différent. Cette politique, dite Operation Twist, avait deux objectifs : stimuler l'investissement en pesant sur les taux d'intérêt à long terme et faire remonter les taux courts afin d'attirer les capitaux....
28 décembre 2008
les limites de la politique monétaire
otto
Mise à jour : 2008-12-25
Comment faire boire un animal qui n’a pas soif ? Voilà tout le problème de la Fed.
En temps normal, l’animal économique est plutôt demandeur. Les entreprises et les foyers sont à la recherche d’argent et désirent s’endetter pour s’équiper ou consommer. Cette anticipation perpétuelle de revenus futurs qui tire l’économie derrière elle est alimentée par les crédits du système bancaire.
Depuis août 2007, cette machine s’est enrayée. En deux temps. C’est d’abord le système bancaire qui a cessé peu à peu de remplir son office, à partir du moment où la prise de conscience de l’ampleur des pertes à venir sur les produits immobiliers a jeté le doute sur la solvabilité des établissements. Le marché des prêts interbancaire s’est alors asséché petit à petit, entraînant à sa suite plusieurs segments du crédit, à commencer bien sûr par l’immobilier mais aussi entre autres celui du papier commercial, où se financent les entreprises. Les banques centrales ont alors mis un certain temps à prendre la mesure du problème, traitant comme une simple crise de liquidité ce qui était de toute évidence une crise de solvabilité, avec en Europe la circonstance aggravante d’une obsession myope sur l’objectif de la lutte contre l’inflation. D’août 2007 à septembre 2008, les établissements centraux ont donc littéralement inondé le système de liquidités et diminué le coût de l’argent. Ce qui n’a pourtant pas empêché Bear Stearns de tomber en mars. Car entre temps, le système dans son entier était entré dans un processus de deleveraging, c’est-à-dire de désendettement, destiné à se procurer des fonds, restaurer les ratios prudentiels de capitalisation et tenter de se dégager des investissements douteux. Cette volonté de se désendetter s’est traduite par une vente massive d’actifs sur un marché sans acheteurs, entraînant les prix à la baisse et augmentant encore les pertes. La banque Lehman et l’assureur AIG ont fini à leur tour par y succomber. Ces faillites de grands noms de la place ont marqué un tournant dans la crise. L’hypothèse de la crise de liquidité volait en éclat et la prise de conscience de la fragilité du système sur le point de s’effondrer sous le coup de pertes répétées - atteignant alors les 500 milliards - a conduit en urgence les autorités à garantir les dépôts et à recapitaliser les banques.
Durant la première période, les banques ne prêtaient pas pour deux raisons :
1) leur capital partait en fumée au fur et à mesure que les pertes étaient constatées
2) elles doutaient de la fiabilité de leurs consoeurs. Aujourd’hui, le problème a changé de nature. L’économie mondiale, de plus en plus privée de son moteur du crédit, est entrée en récession. Les banques sont toujours aussi réticentes à prêter mais les motifs ont changé :
1) la demande de crédits nouveaux s’est tarie. Les ménages US ont amorcé un désendettement, pour la première fois depuis des décennies.
2) la solvabilité des emprunteurs est compromise par la crise économique.
3) L’engagement de l’Etat n’apporte pas une garantie absolue en cas de liquidation d’une partie des instruments de la dette, et l’incertitude inhérente aux CDS persiste.
Le casse tête auquel font face les banquiers centraux est donc celui-ci : comment injecter de l’argent dans l’économie pour tenter de la relancer, de contrebalancer la diminution de la masse monétaire en circulation induite par la raréfaction du crédit et le dégonflement de la mauvaise dette, lorsque le système bancaire ne remplit plus sa fonction, lorsque la courroie de transmission ne répond plus aux baisses massives et répétées des taux directeurs ?
Bernanke avait depuis longtemps théorisé la réponse en affirmant qu’il fallait alors pratiquer une politique d’ « assouplissement quantitatif ». De quoi s’agit-il ? Les banquiers centraux interviennent en temps normal sur le taux de l’argent à court terme, celui qui circule au jour le jour sur le marché interbancaire. Lorsque ce taux atteint le zéro pourcent, ce levier d’action, arrivé en bout de course, a perdu tout effet. Mais les taux utilisés pour les crédits ont également une autre référence. Celle des taux longs, pratiqués sur des durées supérieures à un an, et qui s’alignent en temps normal sur le rendement des bons du Trésor. Il reste donc théoriquement une possibilité : faire baisser le loyer de l’argent en pesant à la baisse sur le rendement des bons du Trésor et des emprunts à moyen terme. Comment procéder ? En achetant massivement ces bons, leur cours doit monter et le taux, qui évolue à l’inverse de celui-ci, devrait baisser. Cette politique peut également être appliquée en se portant acquéreur de titres émis par le secteur privé ou les agences de l’Etat. D’où vient l’argent ? Il est créé pour l’occasion. Il faut se souvenir que les banques centrales détiennent le privilège de l’émission monétaire et peuvent créer de l’argent par une simple inscription dans leurs livres de compte.
Outre le fait de vouloir peser sur les taux longs, cette politique d’assouplissement quantitatif a également deux objectifs. Elle accroît la masse monétaire, la quantité d’argent en circulation, ce qui en théorie devrait permettre de combattre la tendance déflationniste à l’œuvre. D’autre part, l’achat de titres émis par le privé vise à injecter l’argent créé directement dans l’économie, en court-circuitant un secteur bancaire défaillant qui à l’heure actuelle thésaurise les fonds qui lui sont alloués sans les redistribuer sous forme de crédit.
La banque centrale peut elle légitimement agir ainsi ? Vaste question. Les statuts de la Fed, à la différence de ceux de la BCE, lui assignent pour mission de soutenir l’économie, et Bernanke les interprète de façon pour le moins extensive. Mais cet activisme, qui se traduit par la multiplication des objectifs affichés et des dispositifs d’interventions nouvellement créés - et a provoqué l’apparition de dissensions au sein de la Fed - révèle le désarroi qui règne à Washington, où le pilotage à vue semble la règle. La politique de Bernanke est jugée dangereuse en raison du risque inflationniste et de décrochage du dollar qu’elle induit, mais à vrai dire personne n’en propose une autre.
Voilà résumée à grands traits la situation dans laquelle nous sommes. Le choc psychologique que provoque l’annonce du nouveau taux directeur situé dans une fourchette entre 0 et 0,25% est bien sûr important. Le souvenir du Japon et de sa « décennie perdue » de déflation et d’atonie économique est dans toutes les mémoires.
Mais la Fed n’a fait qu’entériner une situation de fait. Ses taux réels avoisinaient le zéro depuis quelques semaines, et elle a déjà commencé à acquérir massivement des titres, tout en étendant leur prise en pension en gage des prêts accordés, ce qui s’est traduit par un doublement de la taille de son portefeuille d’actifs depuis le mois de septembre.
Les limites de l’exercice sont évidentes. Car si l’argent en circulation est bien le lubrifiant de l’activité économique, si en temps normal le crédit est bien le levier qui projette en permanence cette activité vers le futur, son pouvoir dépend entièrement de la confiance que l’on place dans les lendemains. Si l’accroissement de l’offre de monnaie baisse effectivement son prix, c’est-à-dire son taux, l’usage qui en est fait n’est pas pour autant utile. Les banques empruntent à 0,25%, mais l’argent obtenu est utilisé pour acheter des bons du Trésor à long terme dont le rendement est de 2 ou 3% et empocher la différence - pas pour relancer l’économie.
Aujourd’hui, le sentiment du risque face à la contraction prévue de l’activité et au dégonflement de la bulle du crédit l’emporte sur les « esprits animaux » auxquels Keynes attribuait la volonté d’aller de l’avant et de parier sur l’avenir. Classiquement, on considère que l’intervention de l’Etat peut se manifester sous la forme d’une politique monétaire ou budgétaire. On peut se représenter la politique monétaire, c’est-à-dire la fixation des taux, comme une longe qui tient l’animal économique en laisse. Courte (argent cher), on bride ses mouvements. Longue (taux bas), on le laisse folâtrer, se nourrir à sa guise au risque de l’indigestion. En filant la métaphore, la politique budgétaire serait, elle, la pitance qu’on lui accorde lorsqu’il ne trouve plus lui-même la force de s’alimenter.
Or l’animal est fort mal en point. Avec un taux zéro, la laisse est d’une longueur virtuellement infinie, et pourtant il ne manifeste aucune envie de s’agiter et dépérit. De toute évidence il faut nourrir la bête, et en urgence.
Cet automne 2008 est celui des occasions perdues. La vacance du pouvoir politique à Washington - mais aussi la difficulté pour des élites persuadées de l’infaillibilité de leur modèle économique de faire le saut conceptuel requis - fait perdre un temps considérable. Le pouvoir politique tardant pour cause d’interrègne à mettre en œuvre les mesures budgétaires indispensables à la relance, la Fed en est réduite à tenter, par tous les expédients, de repousser les limites de la capacité qu’a la politique monétaire à influencer l’économie.
Les tâches qui attendent la nouvelle administration ne sont pas minces : relancer l’activité et nettoyer le système bancaire de ses créances douteuses, relancer le crédit, et last not least, financer ces travaux d’Hercule.
Peut-on créer de la demande en injectant de la monnaie ? La réponse est évidemment oui. Mais le résultat obtenu dépend du lieu d’injection. Si l’argent est transmis via l’offre du système financier, il est aujourd’hui thésaurisé par peur du risque. Seul l’Etat peut doter les ménages de ressources supplémentaires et éviter la faillite des entreprises, par le biais des transferts sociaux et par l’activité qu’il génère en lançant des travaux d’infrastructure, d’équipement et en maintenant ou accroissant ses dépenses de fonctionnement.
Cette relance budgétaire devrait donc permettre, sinon de suppléer entièrement à la baisse de l’activité économique, tout au moins de limiter l’ampleur de la récession et des dégâts qu’elle va provoquer. Elle ne constitue pas pour autant une panacée. L’économie s’est effondrée en raison de l’excès de crédit. Une relance à l’identique, tentant de restaurer le rôle « magique » du crédit, serait aussi peu judicieuse que la politique de Greenspan qui a donné naissance à une nouvelle bulle immobilière en voulant limiter le contrecoup de l’éclatement de la bulle internet. C’est la structure même de l’économie américaine qui doit être rebalancée. En l’état, une relance de la consommation aurait aussi pour effet d’alimenter le déficit extérieur, c’est-à-dire d’accroître encore l’appel à l’étranger pour financer la dette. Cette spirale des déficits n’est pas soutenable, aujourd’hui encore moins qu’hier, et la Chine vient de le rappeler, sous la forme d’une sévère et bien peu diplomatique mise en garde.
Quant à l’assainissement du système bancaire, préalable à la restauration d’un appareil de crédit fiable, nous sommes loin du compte. De fait les interventions massives de la banque centrale ont sur ce plan l’effet inverse de celui attendu. En jouant le rôle non plus du prêteur de dernier mais de premier recours, elle permet aux banques de trouver sans limite des fonds à l’extérieur du système bancaire, et retarde d’autant une reprise normale de la circulation des flux entre les établissements. Ces interventions, en permettant par ailleurs aux banques de pratiquer une politique de dissimulation comptable de pertes éventuelles, retardent également l’apurement des livres de compte.
Ce sont des milliers de milliards de dollars de titres et d’instruments financiers qui ont été émis ces dernières années, pour certains adossés ou dérivés sur l’immobilier, pour d’autres tablant sur une expansion infinie du crédit et une sous évaluation du risque. La politique de vérité, qui consisterait à laisser faillir les établissements non viables, étant impraticable pour cause de risque systémique, tout comme le seraient d’éventuels moratoires ou tentatives de « déconstruction » des titres, qui se traduiraient par une explosion de contentieux judiciaires, il faudra donc plusieurs années pour que ce mauvais papier disparaisse peu à peu, au fur et à mesure du dégonflement des bulles immobilières et du crédit, et que tous les cadavres sortent des placards.
D’ici là, le risque de voir apparaître un trou gigantesque dans les comptes d’un établissement de premier rang n’est pas écarté, et les Etats qui se sont engagés à couvrir les pertes ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Si l’on en croit la Banque Centrale du Canada,
les établissements européens font jouer un effet de levier plus important - et sont donc potentiellement plus fragiles - que les banques d’affaires américaines, qui ont pourtant été les premières victimes de la crise. L’hypothèse d’un Reykjavik sur Tamise est donc toujours d’actualité.
Contre Info
26 décembre 2008
Maintenant vs savez tout sur l'EURIBOR
GHISVIR

Crédit à taux révisable
Le crédit à taux révisable ou crédit à taux variable est un crédit dont le taux d'intérêt évolue (ou peut évoluer) avec le temps (en général à date anniversaire), selon les modalités du contrat. Ce changement de taux entraîne l'ajustement de la mensualité pour conserver la durée de remboursement. Mais le crédit peut aussi, suivant ses modalités, modifier la durée de remboursement, ou, à la fois la mensualité et la durée.
L'indice de référence
Le taux d'intérêt est déterminé à partir d'un indice de référence auquel est ajoutée une marge qui est fixe sur toute la durée du crédit. Bien entendu, suivant votre profil d'emprunteur, votre banquier appliquera une marge plus ou moins grande.
L'indice de référence le plus couramment utilisé, depuis le passage à l'euro, est l'EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate) C'est le taux de l'argent à court terme pratiqué entre les banques de la zone euro. On trouve principalement deux variantes : l'Euribor à 3 mois et l'Euribor à 12 mois. Cet indice est aussi dénommé TIBEUR dans sa traduction francophone (Taux Interbancaire Offert en Euros) et a remplacé les indices utilisés précédemment, le PIBOR (Paris Interbank Offered Rate) ou TIOP (Taux Interbancaire Offert à Paris).
D'autres indices peuvent aussi être utilisés : l'EONIA, le TME (Taux moyen des emprunts d'états), ...
Les mécanismes de limitation
Au fil des années, plusieurs dispositifs ont été ajoutés au fonctionnement du prêt à taux révisable afin de limiter les conséquences des variations de taux.
Le taux capé
C'est une limitation à la hausse seulement, ou, à la fois à la hausse et à la baisse, de la variation globale du taux d'intérêt. Un emprunt avec un taux de 4% capé 1 est un emprunt dont le taux d'intérêt maximum sera de 5%. Un emprunt avec un taux de 3,5% capé +1,5 / -1,5 est un emprunt dont le taux d'intérêt ne pourra varier qu'entre 2% et 5%.
Ce dispositif est une garantie essentielle que vous devez exiger dans toute offre de crédit à taux révisable pour la sécurisation qu'elle apporte, tout particulièrement pour les crédits de longue durée.
Plafonnement de l'échéance
Votre contrat peut prévoir un blocage du montant de l'échéance ou une évolution limitée de quelques pourcents par an ou de l'équivalent de l'inflation, en cas de hausse de l'indice de référence. Ce dispositif est parfois appelé un 'taux révisable sécurisé'. C'est une appellation trompeuse, car, en cas de hausse des taux, même si la mensualité n'évolue pas ou peu, le durée de remboursement s'allongera en conséquence et alourdira considérablement le coût du crédit. Le plus souvent, l'allongement de cette durée est quand-même limité (par exemple à 5 ans supplémentaires).
Autres mécanismes
Le contrat de prêt peut aussi contenir des clauses visant à limiter la variation de taux lors de chaque révision (par exemple, pas plus de 1 point d'augmentation à chaque révision) ou encore avoir une variation de taux minimale lors d'une révision (par exemple, l'indice de référence doit évoluer d'au moins 0,10 point pour qu'une révision ait lieu et que le taux d'intérêt soit modifié).
Il est possible (ce n'est pas obligatoire) que votre contrat prévoit un mode de calcul ou un indice permettant de substituer le taux révisable par un taux fixe.
Pour finir, dans de nombreux contrats, le taux révisable est synonyme d'absence de pénalités de remboursement anticipé. Là encore, c'est seulement une possibilité et nous vous conseillons de bien étudier l'offre de prêt qui vous est faites.
Les pièges à déjouer
Le taux d'appel
C'est la même chose que le prix d'appel utilisé dans la grande distribution. Le taux proposé par la banque est un taux très faible. L'application de la première révision du taux le remettra à un niveau bien plus élevé. En réalité, le taux de départ ne respecte pas la règle d'indexation. Exemple. Taux de départ : 3,50%. Formule de révision : Euribor 3 mois + 1 point. Si l'Euribor 3 mois est à 4%, l'application de la formule de révision donnera un taux d'intérêts à 5%.
La durée capée
Un crédit ne peut jamais être limité uniquement sur une durée, en maintenant le montant d'échéance initial, sauf si le taux d'intérêt est lui-même limité. C'est un principe de calcul des crédits.
Par exemple : un emprunt de 4% avec des échéances de 1.000 € sur 20 ans, avec un allongement possible de la durée de 5 ans. Si le taux augmente un peu, cette augmentation sera compensée par un allongement plus ou moins important de la durée du prêt. Si le taux augmente plus fortement, l'allongement ne sera plus suffisant, et, il faudra aussi augmenter les mensualités.
Avec ce genre de mécanisme, il y a obligatoirement une clause visant à adapter la mensualité (une fois l'allongement maximum atteint) pour pouvoir amortir le crédit. Un conseil : lisez bien toutes les conditions générales et particulières de votre crédit.
Principe de calcul
Le calcul d'un crédit à taux variable peut être considéré comme une succession de crédit à taux fixe. Prenons l'exemple d'un crédit à 4% indexé sur l'Euribor 3 mois, capé 1, montant d'échéance non plafonné, par mensualité et révision annuelle, montant emprunté de 100.000 € sur une durée 10 ans.
Au début du crédit, l'Euribor 3 mois est à 3,17%. La marge fixe de la Banque est donc de 0,83%. La première mensualité est 1.012,45 € (capital de 100.000 € sur 10 ans à 4%).
Après 1 an, notre indice de référence est passé à 3,42 %. Le nouveau taux sera de 3,42 + 0,83 = 4,25 %. La mensualité passera à 1.023,27 € (capital restant dû de 91.699,52 € sur 9 ans à 4,25 %).
Après une autre année, l'indice explose à 4,77 %. Le nouveau taux sera de 4,77 + 0,83 = 5,60 ramené à 5 % du fait du taux capé. La mensualité passera à 1.052,70 € (capital restant dû de 83.152,29 € sur 8 ans à 5 %).Pas de changement les autres années.


















