03 mai 2008
a voir
Quelques graphiques intéressant
http://www.resourceinvestor.com/pebble.asp?relid=42347
01 mai 2008
LA FED ... DECOIT LE MARCHE.

A trop user de son arme favorite... elle n'arrive plus à convaincre les marchés...
"Comme prévu, la Fed a baissé mercredi d'un quart de point son principal taux d'intérêt, à 2%, en raison de la faiblesse de l'activité économique.
Si cette décision a d'abord été accueillie favorablement, les investisseurs ont par la suite fait marche arrière.
"La Fed n'a pas été ferme sur l'inflation. En outre, elle n'a pas écarté la possibilité de baisses supplémentaires des taux", ont commenté les analystes du site d'informations financières Briefing.com.
Pour Briefing.com, les marchés financiers espéraient que la Fed allait indiquer explicitement une pause dans l'assouplissement monétaire, ce qui aurait suggéré que le pire de la crise appartenait au passé."
AFP
30 avril 2008
Ce soir la FED !
Cela sous entend qu’a partir de 20h15 ca peux partir dans tous les sens, toujours bon a savoir pour ceux qui jouent l’intra sur US ou même pour des positions spéculatives gardée over night.
Le consensus table sur une nouvelle baisse de taux de 0.25%, c’est probable mais avec la hausse du pétrole et des MP dans leur ensemble (inflation) il se pourrait bien que la FED joue sur ca pour justement ne rien faire, si ce n’est pas pour cette fois ci, nous assisterons probablement a une des dernières baisses de taux pour autant qu’il y en ait encore une
A ce sujet voici un petit graphique comparatif avec le cycle de baisse de 2001 a 2003 vous constaterez que la pause dans le cycle actuel n’est plus très loin bien entendu ce cycle a démarré de moins haut mais a été plus rapide
25 mars 2008
La BCE alloue 216 milliards d'euros, les taux en forte hausse
La BCE alloue 216 milliards d'euros, les taux en forte hausse

FRANCFORT (Allemagne) (AFX) - La Banque centrale européenne a
alloué 216 milliards d'euros mardi, lors de son opération hebdomadaire régulière
qui a été marquée par une forte remontée des taux, alors que les marchés restent
tendus.
La BCE continue à fournir amplement les banques en liquidités. Elle avait
estimé que les banques ont besoin de 166 milliards d'euros pour couvrir leurs
obligations de réserve cette semaine, mais a finalement accordé 50 milliards de
plus.
Le taux marginal est ressorti à 4,23%, contre 4,16% lors de l'opération
précédente, et le taux moyen pondéré à 4,28%, contre 4,20%.
laf/bfi
22 mars 2008
Analyse: la Fed n’est pas au bout de ses peines
Anne Robert, LesAffaires.com 19 mars 2008 Pour en savoir plus
Des baisses moins brutales à venir.

Des baisses de taux de 75 points de base pour les fonds fédéraux et pour les taux d’escompte ne marquent pas la fin du cycle de relance monétaire, pensent les économistes.
Lorsque le communiqué de la Réserve fédérale précise, comme elle l’a fait mardi, qu’elle est prête à «agir en temps voulu pour soutenir la croissance et maîtriser l’inflation», peu de doutes subsistent, aux yeux des économistes, sur de nouvelles baisses de taux d’intérêt.
En effet, la Fed a pris le soin de mettre l’accent sur le ralentissement généralisé de l’économie et sur les pressions auxquelles sont soumis les marchés financiers. «L’accès au crédit est paralysé et l’économie continue de glisser», commente Charmaine Buskas, stratège chez TD Securities, «l’économie va toucher le fond et tout ce que peut faire la Fed est de lui préparer un atterrissage en douceur».
Dans ce contexte, «on peut s’attendre non seulement à des baisses de taux d’intérêt mais aussi à assouplissements visant à promouvoir la liquidité», relève Dawn Desjardins, économiste à la RBC.
Changement de cap
En effet, les baisses de taux, à elles seules, ne suffisent pas à résoudre les difficultés d’accès au crédit. Car les banques, soucieuses de maintenir des ratios de capital adéquat, ont relevé leurs prix pour les prêts risqués.
En choisissant des mesures portées sur le refinancement bancaire, la Réserve fédérale tente d’attaquer le problème d’un angle différent. Elle joue sur la liquidité plutôt que sur les taux d’intérêts.
Ayant ainsi réorienté sa politique, la Fed remet aussi, et c’est nouveau, les projecteurs sur l’inflation. Deux de ses gouverneurs ont voté contre les baisses de taux, jugeant l’impact trop risqué pour le niveau des prix aux États-Unis.
Le retour de l’inflation dans l’équation monétaire changera quelque peu la donne. «Même si l’économie ralentira davantage, les mesures de relance monétaire pourraient être plus équilibrées dans les prochains mois», pense Sherry Cooper, économiste en chef à la BMO.
Revenir à l'essentiel
Pour Peter Rozenberg, analyste chez UBS, pense que les mesures monétaires finiront par porter leurs fruits. Cependant, dans l’attente, ce qui pourrait desservir mieux l’économie américaine, ce sont les mesures s’attaquant au noyau dur de la crise : le marché immobilier.
À son avis, des mesures de sauvetage ciblées sur les marchés hypothécaires pourraient se révéler leur seul frein efficace au déclin ininterrompu des prix des logements aux États-Unis et de leur conséquence sur le crédit bancaire dans son ensemble.
http://www.lesaffaires.com/article/0/analyse-de-titre/2008-03-19/474132/analyse-la-fed-nest-pas-au-bout-de-ses-peines-.fr.html
14 mars 2008
La réalité rattrape les marchés
La réalité rattrape les marchés pwelcom

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La réalité rattrape les marchés
Grégoire Scheiff, directeur général de DNCA Finance, 03-2008
Le discours des sociétés est globalement optimiste, à l’exception du monde bancaire, en pleine tourmente. Cependant, les entreprises en contact direct avec le consommateur final tiennent des propos plus prudents que celles dont les clients sont d’autres sociétés. Contrairement au ralentissement du début de la décennie dont la source provenait du monde des entreprises, c’est donc le consommateur qui a déclenché le ralentissement actuel, comme en témoignent les derniers indicateurs de confiance des ménages.
Historiquement, le prix des maisons aux États-Unis équivaut à 2,8 fois le revenu d’une famille, la bulle immobilière a propulsé ce ratio à plus de 6 fois dans certaines régions et à 4 fois pour l’ensemble du pays. En matière économique et financière, le retour à la moyenne est certain.
Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie dans un contexte de stagnation des salaires et d’augmentation du taux de chômage pèse sur le moral des consommateurs. On devrait naturellement assister au retour à un taux d’épargne positif après des années de dépenses effrénées. Les dernières nouvelles économiques en provenance des États-Unis ne sont donc pas meilleures, tandis que la crise du crédit s’amplifie. Les obligations émises par les entreprises privées ont vu leurs cours se détériorer significativement ces dernières semaines, alors que le marché des actions rebondissait sur les plus bas niveaux atteints au mois de janvier.
La reprise récente des indices a davantage été provoquée par des gestionnaires de hedge funds rachetant leurs positions que par des investisseurs constituant des lignes d’actions pour le long terme. Les marchés restent extrêmement nerveux et sanctionnent violemment toute déception sur les chiffres trimestriels des sociétés ou sur les perspectives plus prudentes de l’année en cours.
De nombreux investisseurs considèrent encore que le salut viendra des politiques monétaires. La baisse des taux se fait toujours attendre en Europe, la BCE stigmatisant toujours les tensions salariales et la dérive des prix à la consommation.
L’une des conséquences visibles de l’attitude attentiste de la Banque centrale européenne est la poursuite de la hausse de l’euro, qui a franchi le seuil de 1,50 dollar. Cette tension sur la devise protège partiellement les économies de la zone euro contre les effets néfastes d’un prix du baril de pétrole qui se situe à présent sur le niveau des 100 dollars.
Une baisse de 50 points de base des taux de la part de la Réserve fédérale est attendue pour le mois de mars, ramenant les taux d’intérêt réels à zéro. Cet assouplissement monétaire constituera sans doute l’avant-dernier support de la banque centrale américaine aux marchés d’actions qui devront ensuite puiser dans leurs propres ressources de courage et de confiance pour résister face aux flux de mauvaises nouvelles supplémentaires.
06 mars 2008
pas de fin de baisse avant 2009? possible
Voici le résultat des baisses de taux sur la courbe des rendements
regardez la relation entre le 10 ans /2ans US la situation est identique graphiquement parlant que début 2000 , cela sous entend que le marché baissier a encore de beaux jours devant lui, certains économistes disent que la FED va couper ses taux encore et encore pour arriver finalement a 2% et finalement s’y maintenir un bon bout de temps
01 février 2008
bis repetita?
La situation n’est pas comparable a celle de 2002, mais si on observe le cycle des taux, il est probable qu’avant de redevenir haussier sur le LT les marchés « pousseront « peut-être la FED a encore baisser ses taux, le point vert sur le graphique de la courbe des taux représente le moment ou les marchés ont fait leur bottom avant d’entamer une hausse de 5 ans
24 janvier 2008
Le discours de J.C Trichet sape la baisse des taux de la Fed
bacoco
Le discours de J.C Trichet sape la baisse des taux de la Fed
par Philippe Béchade
Jeudi 24 Janvier 2008
** Nous pensions avoir passé en revue ces dernières 48 heures un certain nombre de scénarios boursiers comme il n'en survient qu'une fois tous les 20 ans. Mais nous étions loin du compte, puisque la soirée de mercredi a été ponctuée par deux coups de théâtre absolument sensationnels -- au sens étymologique comme au sens figuré -- et nous vous gardons le plus croustillant pour la fin !
Imaginez-vous un Nasdaq Composite affichant -4,75% à deux heures de la clôture mercredi soir, des technologiques en perdition -- avec des écarts supérieurs à -10% par bottes de 12 --, des gérants découragés après une nouvelle journée noire sur les places européennes (-5% en moyenne sur les blue chips de l'Euro Stoxx 50), une Fed sévèrement critiquée par la presse US pour avoir gâché son principal joker mardi (vous allez vite découvrir pourquoi)... Secouez le tout, rajoutez un trait de potion magique, laissez reposer pendant deux petites heures dans un silence absolu -- n'ajoutez aucune déclaration, aucune statistique officielle -- et shaaazaaam... vous obtenez un S&P en hausse de 2,1% et un Dow Jones qui flambe de 2,5%. !
Un tel scénario pourrait vous apparaître pour le moins improbable. Mais c'est précisément le genre de récit en forme de fantaisie surréaliste que vous appréciez de la part des rédacteurs de La Chronique Agora, lorsqu'ils cherchent à vous distraire de la monotonie du quotidien des marchés. Sauf que tout ce que vous allez découvrir ci-dessous est 100% réel !
Ceux qui étaient restés devant leurs écrans ou qui arpentaient nerveusement les salles de marchés à Wall Street en fin de séance en croyaient à peine leurs yeux. Les expressions incredible, astonishing ou tremendous étaient les plus en vogue sur le floor à la clôture.
** Ce n'est pas exagéré : le Dow Jones perdait 300 points à deux heures de la clôture et il en gagnait autant deux heures plus tard, soit très exactement +2,5%.
Les écarts intraday ont parfois dépassé les 25% en moins de deux heures sur des titres pesant plusieurs milliards de dollars de capitalisation.
Les écrans affichaient au final 18% à 20% sur Bear Stearns, Washington Mutual, Pulte Homes, DR Horton, 15% sur Morgan Staley, MGIC, KB Homes, 12% sur J.P. Morgan, Merrill Lynch, Bank of America, pour ne citer que de célèbres poids lourds du S&P 500.
De tels écarts donnent le tournis ; vous supposez, avec raison, que nous n'allons pas nous contenter d'explications naïves telles que "le marché prend la mesure, après un temps de réflexion, de l'impact positif de la baisse de taux de 75 points annoncée la veille"... ou encore "les cours étant jugés trop bas, la chasse aux bonnes affaires s'est enclenchée d'elle même".
La réalité, c'est que les traders dans les salles de marché étaient dans leur écrasante majorité gros vendeurs... et qu'ils ont été impitoyablement taillés en pièces par plus fort qu'eux. Tout cela en moins de deux heures marquées par une véritable panique à la hausse!
** Encouragés par le camouflet infligé à la Fed par J.C. Trichet mardi matin, par l'absence de plan de relance économique crédible aux USA, puis par les résultats décevants d'Apple ou Ciena -- ces titres lâchant -10% en moyenne -- et surtout de Motorola (-18% au final), les bears se faisaient fort d'envoyer le Nasdaq au tapis (le Nasdaq 100 perdra même jusqu'à 5,5% vers 20h15, heure française).
Si personne n'était intervenu au coup de sifflet final -- et il doit s'agir d'une action concertée de grosses institutions rachetant comme un seul homme les titres financiers ou cycliques les plus bradés -- la fin de séance aurait été un cauchemar, comme en Europe lundi (-7,3%) puis de nouveau ce mercredi soir (-4,65%).
Cela s'appelle "coller les vendeurs" ou "squeezer les shorts". Et c'est un grand classique qui survient lors des phases de capitulation des marchés. La situation de survente, l'absolue confiance des vendeurs dans leur invulnérabilité constitue une situation technique particulièrement propice à un retournement de la situation pour qui dispose de "munitions" en quantité suffisante et de la volonté de faire le maximum de dégâts dans les rangs adverses.
Cela ne permet pas de remporter la guerre -- mais réussir une belle opération commando, cela redonne le moral et permet de s'accrocher une médaille !
Les commentateurs se montraient particulièrement avares d'explications au sujet des causes puis du déroulement "technique" de ce rétablissement miracle des indices. Peut-être ont-ils jugé que ce n'était pas le moment de s'étendre sur l'irruption d'une vague d'interventionnisme dans le temple de l'ultralibéralisme, qui ne tolère d'ordinaire que d'anodines manipulations des cours.
Mais vous n'êtes pas rendu au bout de vos surprises !
** Nous évoquions mardi le dangereux jonglage de la Fed avec des fioles de nitroglycérine, mais nous étions loin d'anticiper que la BCE viendrait pimenter l'exercice avec une batte de base-ball !
Nous sommes souvent accusé -- parce que nos textes circulent sur beaucoup de forums boursiers -- de ne voir que le mauvais côté du système financier, lequel n'a jamais créé autant de milliardaires depuis 1998 et l'explosion des marchés dérivés (ces derniers pesant près de neuf fois le PIB mondial réel, ce qui est probablement huit fois de trop !)
Mais nous avons nos propres limites : nous déduisons de phénomènes économiques et boursiers -- que chacun peut constater -- des scénarios qui n'abondent pas dans le sens des commentaires les plus optimistes. Cependant, il est difficile de nier que nous cernons, parfois avec pertinence, les conséquences techniques de situations potentiellement explosives.
Nous refusons par contre (et systématiquement) les procès d'intention à l'encontre des sherpas de la finance mondiale. Nous brocardons leurs erreurs présentes ou passées, nous dénonçons les discours langue de bois et les affirmations mensongères. Mais nous n'affirmons jamais, au grand jamais, qu'ils risquent immanquablement de se tromper de diagnostic ou de priorité puis prendre à coup sûr la plus mauvaise décision possible.
Voici une preuve, nous écrivions hier les deux paragraphes suivants :
"Certains économistes -- nous ne prétendons pas à ce qualificatif mais nous partageons parfois leur avis -- craignent que l'initiative de la Fed ne donne la pleine mesure de la gravité de la situation : nul ne peut plus nier l'imminence d'une récession aux Etats-Unis, ni l'urgence de restaurer la confiance, qui par définition ne se décrète pas !
Ben Bernanke et ses collègues auraient décidé d'agir dès lundi soir. Et nous imaginons qu'ils ont dû passer quelques moments au téléphone avec J.C. Trichet, Alaster Darling et quelques homologues chinois ou canadien, afin d'inscrire leur action dans un mouvement généralisé d'assouplissement monétaire et de soutien aux marchés."
Oui, vous avez bien lu ! Nous avions supposé que la Fed avait consulté J.C. Trichet. Et imaginé que celui-ci, sans promettre une baisse de taux immédiate, admettrait que la décision de son "cher collègue Ben" (puisqu'ils se tutoient) allait dans le bon sens et que la BCE prenait acte de l'assouplissement monétaire US avec bienveillance !
Nous n'avons pas osé écrire que J.C. Trichet mépriserait l'initiative de son homologue de la Fed et oserait affirmer, le lendemain même, que l'Europe n'a nul besoin d'une baisse de taux… que la crise des subprimes et ses multiples retombées n'affecteront en rien les "robustes" fondamentaux de l'économie de l'Euro-zone… et que rien ne justifiait à ce jour de changer de priorité, laquelle demeure invariablement "l'ancrage des anticipations inflationnistes" et le contrôle de la hausse des salaires. Et qu'il ne soit surtout jamais question qu'un syndicat ou qu'un gouvernement s'avise de soutenir -- par quelque moyen que ce soit -- le pouvoir d'achat des ménages sur le Vieux Continent !
Non, nous n'aurions jamais osé prêter par avance ce genre de discours à notre saint patron de la BCE, tant cela aurait pu apparaître, comment dire...monstrueux. Oui, c'est cela monstrueux et même carrément surréaliste !
Et c'est pourtant, presque au mot près, ce qu'à déclaré J.C. Trichet devant un parterre de députés européens et de journalistes médusés par un tel discours.
Ainsi éclate au grand jour, non pas une fiole de nitroglycérine, mais ce qui revient à peu près au même, le "désaccord parfait" entre la Fed et la BCE, qui nous rappelle la sinistre année de 1987.
** Cet antagonisme des priorités, au plus fort de la crise de confiance qui tourmente les marchés, sème la dévastation sur les places européennes. Elles ont terminé au plus bas à l'issue d'une troisième séance dominée par une volatilité d'une ampleur quotidienne plus observée depuis le premier semestre 2002. Le CAC 40 replonge de 4,25% et s'en tire presque mieux que la moyenne, puisque l'Euro Stoxx 50 dévisse de 4,7% et Francfort de 4,9%.
Au lendemain d'une baisse de taux (-75 points) de la Fed, ce scénario noir est sans précédent : c'est assurément du jamais vu depuis plus de 20 ans !
Le Nasdaq 100 se repliait en moins de trois heures de 5% (à 1 7105 points). Ce seuil correspond précisément au zénith du 9 janvier 2002 qui précéda la glissade historique en direction de 795 points, plancher inscrit le 8 octobre de la même année.
Aux Etats-Unis, alors que la baisse du prime rate apparaît comme un échec -- trois jours seulement après le "flop" du plan Bush --, la Fed est maintenant critiquée de toutes parts pour avoir cédé à la panique, obéi aux injonctions des marchés, échoué à convaincre d'autres banques centrales de se joindre à une action coordonnée.
Mais ce qui est pire que tout, du point de vue des investisseurs, c'est que la BCE récuse la nécessité d'une baisse de taux, alors que le système financier américain basé sur la bulle du crédit -- et dont Wall Street ne constitue que le reflet -- est manifestement au bord du gouffre."Mais cela ne nous concerne pas", fanfaronne J.C. Trichet.
Les journalistes devaient piaffer d'envie de lui demander, vendredi 25 janvier à Davos, s'il réalisait qu'il était pratiquement le seul à proférer ce genre de discours dans les circonstances actuelles et s'il mesurait à quel point la lutte contre l'inflation apparaît un objectif dérisoire et anachronique face au risque de désintégration de tout un système planétaire reposant une bulle de (mauvaises) dettes.
Mais le scoop que nous promettions dès le premier paragraphe est tombé en milieu de soirée. J.C. Trichet annule -- fait pratiquement sans précédent pour un patron de banque centrale -- sa conférence de presse sur le thème "risques financiers systémiques" pour cause de "changement d'emploi du temps de dernière minute".
S'est-il soudain aperçu que l'édition de son "mode d'emploi d'une banque centrale" avait plus de 30 ans -- les marchés dérivés n'existaient pas à l'époque -- et qu'il serait difficile d'en trouver un plus récent dans les librairies de Davos ? Ou a-t-il pressenti que sa confrontation avec la presse risquait de tourner au carnage, à l'image de ce qui survint sur les marchés dès qu'il eut terminé son intervention mercredi matin ?
14 janvier 2008
USA-Bernanke prend l'ascendant sur une Réserve fédérale divisée
USA-Bernanke prend l'ascendant sur une Réserve fédérale divisée
par Alister Bull
WASHINGTON, 14 janvier (Reuters) - Critiqué pour son approche trop théorique de la politique monétaire, le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis Ben Bernanke s'est départi la semaine dernière de sa prudence habituelle en s'engageant très clairement à fortement baisser les taux d'intérêt pour soutenir la croissance.
L'ancien professeur de Princeton a promis jeudi d'agir de façon déterminée, s'affirmant en véritable patron de la Fed, dans la lignée de son prédécesseur Alan Greenspan, quitte à mécontenter au sein de la banque centrale les tenants d'une plus grande orthodoxie monétaire, estiment certains observateurs.
Pour l'ancien gouverneur de la Fed Lyle Gramley, Ben Bernanke a tenu tête aux faucons, les partisans d'une politique plus restrictive au sein du comité de politique monétaire de la Fed, le Federal Open Market Committee (Fomc) - il comprend 17 membres - parce qu'un bon chef de banque centrale doit toujours imprimer une direction en temps de crise.
"Bernanke était auparavant réticent à exercer cette prérogative, mais ce discours (...) m'indique qu'il l'a fait maintenant", explique Lyle Gramley.
En essayant de contenir les faucons de la Fed, Bernanke a autorisé la Fed à émettre des signaux contradictoires sur la politique de taux d'intérêt depuis la crise du crédit déclenchée en août par la montée des défauts sur les crédits immobiliers à risque (subprime).
"Il y a un véritable problème de communication au sein des membres du comité (de politique monétaire)", estime Roger Kubarych, économiste chez UniCredit/Bayerische Hypo-und Vereinsbank à New York.
"La crise du subprime est principalement localisée dans les banlieues en Floride, en Californie, à Las Vegas et à Phoenix, Detroit et dans les banlieues de Washington et de Boston, la Californie étant déjà probablement en récession. Aussi les responsables de la Fed de ces régions appellent-ils à une action beaucoup plus énergique", explique-t-il.
En fait, Ben Bernanke, explique-t-on à la Fed, a fait en sorte que les débats soient bien plus ouverts lors des réunions de politique monétaire de la Fed qu'ils ne l'étaient sous la présidence d'Alan Greenspan ou de son précédesseur Paul Volcker.
SUIVRE LE PRESIDENT
Greenspan savait écouter, mais avait tendance, dit-on, à se faire son idée à l'avance au sujet des taux.
Pour Adam Posen, de l'institut économique Peterson et co-auteur d'un ouvrage avec Bernanke, le patron de la Fed "exerce son leadership et indique la direction".
"Il avait une position de principe selon laquelle il ne voulait pas que tout tourne autour de lui. Il laissait aux gens beaucoup plus la bride sur le cou. Ils sont en train de la réduire. C'est très différent de Greenspan qui maintenait tout le monde enfermé dans la niche", explique Adam Posen.
Bernanke est soutenu par le vice-président de la Fed Donald Kohn qui a fait savoir le 5 janvier que les marchés financiers devraient s'habituder à entendre des vues divergentes, message codé pour dire qu'ils devraient faire attention à qui parlait.
Le président de la Fed de St Louis William Poole a déclaré mercredi que les marchés devaient suivre le président pour avoir le signal d'ensemble sur la politique monétaire. William Poole, plutôt du côté des faucons, est un des responsables de la politique monétaire parmi les plus diserts.
"Un des rôles de la Réserve fédérale, du comité et du président est de réduire le niveau d'inquiétude", estime Alfred Broaddus, ancien responsable de la Fed de Richmond.
"Cela ne veut pas dire qu'on peut résoudre tous les problèmes. Mais on peut au moins dire clairement que la Fed domine la situation et agit dans le cadre de sa mission générale pour améliorer les choses et réduire le niveau d'incertitude", ajoute-t-il.
Certains estiment que le changement de position de Bernanke depuis jeudi pourrait être aussi le reflet des mauvais indicateurs économiques diffusés ces derniers temps plutôt que d'un effort délibéré pour affirmer son leadership.
"Il est arrivé il y a deux ans avec un style différent de Greenspan et les marchés en sont encore à essayer de s'ajuster à ce style", estime Mark Gertler, professeur d'économie à l'université de New York qui a autrefois travaillé avec Bernanke.
"In fine, il se fera sa propre opinion. Et une fois qu'il aura fait son opinion, il va prendre la tête (...). Au cours du mois écoulé, les choses n'ont pas été aussi claires et on a confondu cela avec une abscence de leadership", dit-il.


















