Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

02 mai 2008

Petit rappel pour les adeptes de WEINSTEIN


Comme je constate que beaucoup parient sur le retour du marché haussier voici pour ceux qui adoptent la stratégie de Weinstein ce qu’il ne faut pas omettre avant de prendre une décision ferme et définitive
A mes yeux, cette partie est INCONTOURNABLE :
Phase 2: période de hausse pendant laquelle le titre se maintient généralement au-dessus d'une mm30 période invariablement à la hausse.

Sinon voici un petit résumé plus complet a vous de voir si on rempli bien toutes les conditions requises, pour moi non pas encore

La phase 2 (avancée)

La phase 2 est engagée lorsque les caractéristiques suivantes se conjuguent.

Les prix cassent au-dessus de la fondation (ligne de résistance);
Ils cassent également au-dessus de la moyenne à 30 semaines;
Le tout devrait idéalement être associé à une augmentation sensible des volumes;
La moyenne à 30 semaines revient à la hausse.
Par la suite, les reprises successives porteront les prix de plus en plus haut. Les creux des vagues de correction seront également de plus en plus hauts. Tant et aussi longtemps que les mouvements de prix se produisent au-dessus de la moyenne à 30 semaines, le titre demeure en phase 2.

Posté par forcast à 21:01 - Stratégie d’investissements - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Spéculez pour mieux gérer à long terme !

skil

863

« La Bourse est le temple des regrets », affirme le dicton. Entre le spéculateur qui regrette ne pas avoir tenu la position dans la durée et l'investisseur à long terme qui regrette ne pas avoir vendu rapidement pour racheter son titre à meilleur prix, le regret est un sentiment largement partagé. D'autant que, depuis le début de l'année, les portefeuilles sont soumis à rude épreuve. La volatilité est telle que les convictions d'achat prises dans une optique à long terme sont sans cesse remises en question. Chaque jour apporte son lot d'inquiétude, sapant progressivement le moral des investisseurs les plus déterminés à ne pas vendre. A chaque rechute, le moral des plus optimistes subit un nouveau coup de boutoir. Résultat, les décisions d'achats prises ces dernières semaines dans une optique à moyen-long terme sont remises en question à mesure que les indices testent leurs supports. Qui ne s'est pas interrogé sur le bien-fondé d'un achat d'actions Vallourec à 160 euros quand celles-ci sont tombées à 120 euros ? Et c'est là toute la difficulté pour un investisseur individuel. Tenir bon, ne pas remettre sans cesse en question ses décisions d'investissement à long terme, quand le marché lui donne tort à court terme. Facile à dire ; pas facile à faire.
Gérer ses émotions
L'une des clés du succès des meilleurs gérants est le contrôle de leurs émotions. Qu'ils s'appellent Peter Lynch ou Warren Buffett, leur point commun est d'avoir des nerfs d'acier et une vision à long terme. Certes. Mais comment ne pas remettre en question ses décisions d'achat lorsqu'on achète une valeur à 90 euros, et qu'elle chute en quelques jours à 70 euros, en dépit d'excellents fondamentaux ? Ces écarts de cours, que l'on appelle « volatilité », suscitent des émotions difficiles à gérer pour un investisseur individuel qui n'obéit à aucune règle de gestion précise. A la différence d'un professionnel, encadré par sa hiérarchie, l'investisseur individuel dispose d'une souplesse de gestion lourde à porter dans les conditions actuelles. A mesure que le marché s'enfonce dans le rouge, il est tenté d'assurer ses arrières en vendant des valeurs qu'il avait pourtant mises en portefeuille dans une optique de long terme, à partir d'une analyse fondamentale solide. C'est le syndrome bien connu du « petit porteur » : il tient durant toute la descente et lâche prise avant le rebond. Epuisé par la volatilité quotidienne des cours, ses émotions prennent l'as-cendant sur sa raison.
Deux portefeuilles pour un seul objectif
Partant du constat qu'il est difficile de conserver son sang-froid dans la durée, et que le démon de la vente peut tous nous tenter, il est indispensable de développer une stratégie d'investissement qui permette de gérer ces émotions suscitées par la volatilité. Cette approche, nous la qualifierons de « gestion antinomique ».
Pour des raisons morales ou par manque de temps libre, la majorité des investisseurs individuels s'interdisent de spéculer et développent une stratégie de long terme. D'un côté, ils ont raison, car seul l'investissement à long terme permet d'envisager un gain avec une prise de risque limitée. Mais, de l'autre, ils ont tort, car il est indispensable de se donner les moyens de supporter la volatilité quotidienne pour gérer les émotions qu'elle suscite. Comment ? En spéculant...
Le principe de la gestion antinomique est simple : chaque investisseur individuel qui se veut actif en Bourse doit détenir deux comptes titres : le premier sera consacré aux investissements à long terme. Il représentera l'essentiel des avoirs boursiers et accueillera les achats à bon compte sur les nombreuses valeurs injustement bradées.
Le second portefeuille sera entièrement consacré à la spéculation à court terme. Avec quelques centaines ou milliers d'euros, l'investisseur va tenter de profiter de la volatilité ambiante. Il va essayer de la dompter pour ne plus la subir. Le gain psychologique est immédiat. L'investisseur ne se contente plus de regarder passer les trains. Il tente sa chance. En spéculant, il libère ses pulsions de joueur. Il redevient acteur, et non plus seulement spectateur. Il est ainsi possible de spéculer sur le titre Veolia, de multiplier les allers-retours sur Vallourec et Société Générale, tout en conservant ces titres dans le portefeuille long terme... Ce qui est vendu d'un côté, à court terme, est maintenu en fond de portefeuille dans la poche long terme. Cette approche antinomique permet de ne plus prendre des décisions de vente dans son portefeuille long terme sous le seul coup de l'émotion. Elle aide à tenir la position dans la durée. Spéculez, vous gérerez beaucoup mieux

YANNICK ROUDAUT (Jdf)

Posté par forcast à 19:19 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

a ne pas perdre de vue avant de croire que le marché haussier est de retour

aaii

(merci a bigpicture de relever ce fait)

la mesure du sentiment du marché boursier est aujourd'hui sur des niveaux similaires à Octobre dernier lorsque les grands indices ont atteint un niveau haut record .

L'American Association of Individual Investors en données hebdomadairesmontre que les Bulls sont aujourd'hui à 53,3% et les ours à 26,3%.  Le haut en octobre a été de 54,7% pour les Bulls et de 25,4% pour les ours .

vbvb

Nous sommes donc sur les mêmes niveaux !!!

Posté par forcast à 10:52 - Stratégie d’investissements - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Interview d'Etienne de callatay (Banque Degroof)

leloupmi

VTPYCA0SAEJLCALLWLRYCAAEDV4UCANI6XHSCAE5VD2SCANBG6GOCAEB0RHICA708HGECASWS3MSCATJNE2ZCARLG4HVCA5010DCCAYJM22PCAV06VX3CAI16DPCCAL7TYRHCA9D1BN8CAFZTBK8CAZYIEAB

«Si les bénéfices reculaient encore de 25%, les actions resteraient attirantes»

Même si on doit une bonne partie de la tendance à une plus-value exceptionnelle de GBL en 2006, les profits des sociétés cotées sont en baisse pour la première fois depuis 5 ans. D'un autre côté, elles n'ont jamais été aussi généreuses envers leurs actionnaires : cette année, elles leur reverseront pas moins de 10 milliards d'euros, soit la moitié de leurs bénéfices en 2007. Un paradoxe inquiétant ? L'avis d'Etienne de Callata
Comment interpréter le paradoxe de bénéfices en baisse et de dividendes en hausse ? Est-il inquiétant ?
Tout d'abord, les résultats tels quels ne sont pas toujours les plus représentatifs. Effectivement il y a eu la plus-value de GBL en 2006 qui noircit un peu le tableau mais ce qui importe surtout, ce sont les bénéfices sous-jacents, et ils restent globalement bons.
Pour ce qui est des dividendes, les entreprises n'aiment pas les diminuer. Quand l'année a été bonne, elles vont les augmenter mais pas autant qu'elles le pourraient, de façon à ce que, les années où l'activité est moins bonne, elles puissent puiser dans leurs réserves pour lisser le dividende. Par ailleurs, on ne remarque pas que les dividendes ont particulièrement augmenté ces dernières années. Le « pay out ratio » est globalement stable, aux environs de 45 % : les entreprises ne distribuent pas plus qu'avant.
Le rachat d'actions propres est une autre façon, fiscalement plus avantageuse d'ailleurs, de rendre l'argent qui n'a pas été investi à l'actionnaire. Je ne pense pas qu'on dispose de ces chiffres pour la Belgique mais la mesure idéale de la santé des entreprises devrait en réalité être les dividendes plus le rachat d'actions propres moins le rachat d'actions lié à l'exercice des stock options pour le personnel.
Mais une rétribution importante des actionnaires ne signifie-t-elle pas aussi un manque d'opportunités d'investissement ? Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle finalement ?
Je pense que c'est surtout le triomphe de la raison. L'histoire montre que quand les entreprises ont beaucoup d'argent, elles ne l'utilisent pas toujours sagement. On sait qu'en période d'euphorie, les acquisitions ne profitent pas toujours aux acheteurs mais bien aux vendeurs. Il y a parfois des considérations émotionnelles voire infantiles qui font que les intérêts du management et des actionnaires divergent.
On peut voir les chiffres que vous évoquez comme un manque de projets pour les entreprises parce que les cibles sont trop chères par exemple mais aussi comme un comportement raisonnable de la part des entreprises : « je vous rends l'argent que vous m'avez confié car je ne l'investis par pour l'instant ». Dans le fond, c'est un aveu de modestie par rapport à « l'image » de l'entrepreneur audacieux, peut-être tiré de la leçon d'expériences antérieures pensons aux acquisitions malheureuses de Real Software ou IBA par exemple. Le meilleur exemple qu'on puisse évoquer, c'est GIB. Le management a dit « on ne peut plus créer de la valeur, on vous rend votre argent ». Est-ce une démission ? Je vois plutôt ça comme de la raison. L'idéal serait qu'on puisse rendre à tout moment l'argent non utilisé à l'actionnaire.
Pourquoi favoriser les dividendes par rapport aux rachats d'action si ces derniers sont plus efficaces ? Est-ce du marketing destiné à l'actionnaire rassuré par un rendement régulier ?
C'est une perception collective : quand le dividende baisse, c'est que « ça va mal ». Et à la rigueur, les choses sont plus faciles pour les entreprises qui n'en distribuent pas.
Je vois trois catégories d'acteurs qui aiment les dividendes : les holdings, et on sait qu'ils sont nombreux en Belgique ; ma maman, je veux dire par là les épargnants qui n'ont aucune notion financière : pour eux, consommer un dividende est normal mais vendre une action reviendrait à diminuer le patrimoine qu'ils transmettront à leurs enfants ; et enfin les actionnaires familiaux. Si je suis l'arrière-petit-fils de Monsieur Solvay, je pourrais vendre une partie de mes actions mais, vis-à-vis du reste des héritiers, cela pourrait être perçu comme un manque de fidélité familiale.
Ceci dit, l'attrait pour le dividende reste une énigme. C'est le fameux « dividend puzzle » mis en exergue par des chercheurs américains.
Pour un nouvel investisseur, la hauteur des dividendes est d'autant plus attirante que les cours sont bas. Beaucoup d'actions sont d'ailleurs recommandées à l'achat par les analystes. Partagez-vous cet enthousiasme ?
Le niveau des primes de risque est devenu stratosphérique. À un tel niveau, et même si on ne peut rien exclure comme mauvaise nouvelle, la probabilité d'être heureux de son investissement dans 3 ou 5 ans est extrêmement élevée.
Même si les Etats-Unis entrent en récession ?
Y compris si les Etats-Unis entrent en récession. Je dirais même plus : même si les bénéfices des entreprises s'effondraient de 25 % supplémentaires en Europe, le marché des actions resterait attractif.
Naturellement, les cours souffriraient dans un premier temps de telles annonces, mais ce serait temporaire. À moins de 10 fois les bénéfices 2008, le cours des actions offre un rendement moyen de 10 %. En comparaison, le rendement nominal d'une obligation est de 4 %. On a une différence de 6 % alors que la prime de risque tendancielle est normalement de 2,5 %…
La question que tout le monde se pose : quand les marchés vont-il remonter ?
Quand on se montre précis, on prend des risques, je resterai donc flou sur le timing. La crise immobilière va continuer dans les semaines et les mois qui viennent, tout au moins jusqu'au troisième trimestre 2008. Car la difficulté, ce sont les emprunts hypothécaires émis jusqu'au troisième trimestre 2006 sur le marché du subprime, soit les plus mauvais contrats avant qu'on ne resserre les boulons, en 2007. Certains ménages américains pouvaient à peine rembourser ces emprunts fixés à 2 % pour deux ans. Lorsque leurs taux se sont envolés à 6, 7, 8 ou 9 %, ils ont dû jeter l'éponge.
Cette échéance-là, c'est l'élément le plus tangible. Mais il est probablement déjà intégré dans les cours puisque les marchés anticipent. Un autre aspect de la crise, c'est que si l'emprunteur américain est rationnel, il cherchera à ne plus rembourser son emprunt. Mettons qu'il y a deux ans, il avait emprunté 200 000 USD pour acheter une maison 210 000 USD, et qu'aujourd'hui, cette maison ne vaut plus que 150 000 USD, il peut dire à son banquier : « voici les clés, j'abandonne mon crédit ».
C'est mauvais pour le premier banquier mais pas pour le second, qui va pouvoir prêter 150 000 USD mais avec des garanties supplémentaires. Ce phénomène-là est déjà en cours aussi. r
Propos recueillis par Jean-Yves Klein

L'Echo du WE

Posté par forcast à 12:24 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 avril 2008

Les "aubaines" en Bourse

Skil

Quand acheter une compagnie extraordinaire et surtout à quel prix…

844

*Chronique extraite du volume « Investir à la Bourse et s’enrichir » de l’auteur Bernard Mooney


Nous traitons ici de deux idées importantes, mais apparemment contradictoire :

C'est une erreur de se montrer obsé.dé par le prix ou, autrement dit, c'est une erreur de chercher les «aubaines».
Le prix payé est tout de même très important (ce qui est plus important encore: être dans la bonne business).
Commençons par le premier point. L'idée d'acheter des aubaines est attrayante à première vue. On fait facilement l'analogie avec notre comportement de tous les jours. Par exemple, j'aime mieux payer mes chaussures lorsqu'elles sont à rabais. Dans ce sens, il est sensé d'acheter des aubaines. Mais même dans la vie quotidienne, ce concept a ses limites car toujours il y a l'importante question de la qualité et de la durabilité. Je peux bien acheter des chaussures à rabais à 25 $, mais je ne peux le faire en pensant que leur qualité me permettra de les conserver plusieurs années. L'important est donc dans ce cas de ne pas me leurrer sur la qualité. Ainsi, si je veux des chaussures de qualité médiocre avec l'idée de les conserver un an au maximum, mon achat est rationnel.

C'est exactement la même situation avec les actions. Si je me dis investisseur à long terme et que j'achète uniquement sur la base du prix en recherchant des «aubaines», je me raconte des histoires. En d'autres mots, je suis un très mauvais investisseur. En fait, celui qui achète et qui revend des titres peu importe leur qualité dans l'espoir de les revendre rapidement en pleine connaissance des risques, cette personne est un investisseur plus rationnel que le précédent! Car le concept le plus crucial pour un vrai investisseur à long terme est la qualité de la compagnie achetée. Pour cet investisseur, ce n'est pas le prix payé qui déterminera s'il fera ou non de l'argent; ce sont les caractéristiques économiques de la compagnie achetée. Pour l'investisseur à court terme (si dans un élan de générosité il mérite ce terme), c'est le hasard qui détermine s'il fera de l'argent ou non.

L'investisseur qui est obs.édé par les «aubaines» se retrouvera sans vraiment s'en rendre compte avec un portefeuille bourré d'entreprises médiocres, voire en déclin. S'il les garde longtemps, son rendement approchera leur performance économique et dans bien des cas, cela approchera le zéro.

Du côté purement philosophique, j'en suis venu à presque me ré.volter contre l'idée même de la recherche «d'aubaines». Cette idée s'apparente trop facilement à cette quête universelle de la gratuité... obtenir quelque chose en donnant le moins possible en retour.. idée qui s'approche du v.ol ou de la fra.ude... idée dont les racines se trouvent dans la facette la moins attrayante de la nature humaine.

il n'y a pas grand-chose de valable qui soit gratuit et, le plus souvent, on en a pour notre argent. C'est la nature des choses qui le veut et c'est bien ainsi. C'est pourquoi souvent l'investisseur débutant réalise que le titre qu'il croyait être une aubaine n'en était pas... au contraire... Dans sa sagesse, le marché boursier avait déjà anticipé le déclin de l'entreprise, dévaluant son titre...

En fait, une des curiosités de la Bourse, c'est l'utilisation outranci.ère de termes comme «sous-évalué» et «aubaines». La très grande majorité des investisseurs se convainc facilement que le titre acheté est une aubaine, qu'il est «sous-évalué», peu importe son prix, peu importe son évaluation. Aucun investisseur ne dira que le titre qu'il vient d'acheter est «surévalué». Ce genre d'expression vide est typique du langage boursier. Vous n'entendrez jamais des gens d'affaires dire qu'ils viennent d'acheter une compagnie «sous-évaluée». Ils diront qu'ils ont payé tel prix et qu'ils ont bon espoir, si leur travail d'évaluation est correct et qu'aucune malchance ne vient entraver son développement, de réaliser tel rendement à long terme. Ils pensent en véritables investisseurs et c'est ainsi que vous avez également avantage à penser à la Bourse.

De plus, à écouter les investisseurs, on dirait que les «aubaines» abondent à la Bourse. C'est bien sous-estimer le marché boursier. Je suis le premier à être convaincu que la Bourse est loin d'être efficace, étant trop souvent «maniaco-dépressive». Par contre, j'admets volontiers que le marché boursier est beaucoup plus efficace qu'on le croit avec des millions d'investisseurs avec des milliards de dollars interprétant instantanément toutes les informations publiées et non publiées. Le marché boursier est un système complexe d'une incroyable puissance. En fait, la Bourse, la plupart du temps, est efficace. Ce qui signifie que la plupart du temps les titres sont bien évalués et que les aubaines sont la fabrication des imaginations fertiles des investisseurs. L'évidence est criante: s'il y avait tant d'aubaines, il serait facile de réaliser des rendements supérieurs à ceux des principaux indices boursiers, ce qui est loin d'être le cas. C'est le lot de l'investisseur néophyte de voir des «aubaines» partout. L'investisseur a avantage à faire preuve de plus d'humilité et de modestie face au marché boursier.

L'aubaine, la vraie, est rare, très rare. Et elle n'apparaît qu'à l'investisseur avisé, bien préparé, qui a une compréhension supérieure de la compagnie en question.

Je vous encourage donc à vous débarrasser de cette idée d'acheter des «aubaines» et des titres «sous-évalués». Vous devez plutôt penser en termes d'entreprise qui à tel prix vous offre tel rendement. Si le prix descend et que les caractéristiques fondamentales demeurent les mêmes, le titre offre donc un meilleur rendement potentiel.

Cela m'amène à la deuxième idée: le prix payé EST important parce qu'il affecte votre rendement à long terme et il peut avoir un impact majeur sur votre probabilité de réaliser ce rendement. Par exemple, pour exactement la même compagnie, si vous payez 5 $ l'action au lieu de 10 $, vous doublez votre potentiel de rendement. C'est dans ce sens que le prix est crucial.

À première vue, je contredis ce que je viens d'écrire quelques paragraphes plus haut. Il y a toutefois une subtilité à saisir qui a une grande importance. Et cette subtilité se reflète dans la façon d'aborder tout le marché boursier et signifie un virage catégorique dans l'approche de placement. Ainsi, l'investisseur ne cherche plus d'idées de placement parmi les titres qui ont dégringolé en Bourse (par exemple, en scrutant la liste des titres qui font de nouveaux creux). Car c'est généralement le refuge des compagnies ordinaires, médiocres et souvent en voie de disparition.

La stratégie de l'investisseur est plutôt de suivre une vingtaine de titres (ou plus si possible, selon le temps et les ressources disponibles) qui représentent des compagnies extraordinaires (ou des entreprises extraordinaires en devenir). Le plus souvent, ces titres se vendent cher parce qu'ils valent cher - sauf lorsque la Bourse devient dépressive.

Environ une fois par année, un vent de pessimisme fait chuter les principaux indices boursiers de 10 %. Cela peut faire baisser un grand nombre de titres d'au moins 25 %, créant des occasions de placement. Une fois tous les trois ou quatre ans également, un vent de panique fait dégringoler les indices boursiers de plus de 20 %. Évidemment, c'est le temps d'acheter les plus belles entreprises, dont plusieurs peuvent voir leur titre reculer de 50 % pendant ces moments noirs. Enfin, il arrive que le pessimisme s'empare d'un secteur en particulier, faisant fondre la valeur des titres reliés à ce secteur en Bourse. Si ce secteur est intéressant et qu'on y retrouve des compagnies extraordinaires, c'est encore une fois une belle occasion.

C'est mon ami François Rochon, investisseur et président de la firme de gestion Giverny à qui revient le mérite de m'avoir ouvert les yeux sur la grande importance qu'a ce regard différent sur la Bourse. il y a quelques années, je concentrais presque exclusivement mon regard sur les titres déprimés. La liste des titres dans un creux depuis un an était une source importante d'idées. François m'a fait remarquer que ce n'était pas surprenant que je me retrouve trop souvent avec des compagnies ordinaires. Mon esprit était occupé à chercher des «aubaines» au lieu de tenter de trouver des compagnies extraordinaires pour ensuite attendre qu'elles soient disponibles à un prix raisonnable. J'étais un peu comme quelqu'un qui cherche des montres Rolex dans les ord.ures et qui s'étonne d'en trouver très peu souvent.

Évidemment, pour un investisseur qui veut acheter un titre déprimé à 5 $ pour le revendre à 7 $ quelques mois plus tard, l'approche de la poubelle peut être valable. Par contre, pour celui qui veut investir dans une entreprise pour plusieurs, années dans le but de multiplier son placement par 10, par 100 et même par 1000, ce n'est pas du tout approprié.

Bernard Mooney

Posté par forcast à 20:04 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mars 2008

«La bourse en ligne est une addiction comme les autres»

fffr
beliercl

http://www.lefigaro.fr/
Propos recueillis par Perrine Créquy
27/03/2008
.
Thierry Gallois est psychanalyste, auteur de Psychologie de l'argent. Il constate que le plaisir ressenti par les investisseurs en ligne les pousse parfois à des conduites déraisonnables.

LEFIGARO.FR Peut-on devenir accro à la bourse ?
Thierry GALLOIS Tout dépend du rapport de chacun à l'argent. Ceux qui le considèrent comme un outil de sécurité se montrent généralement prudents. Mais d'autres se laissent prendre au jeu. Ils cherchent alors à gagner pour le plaisir. Ils se lancent dans un genre de chasse au trésor sans savoir ce qu'ils feront des sommes gagnées. Selon les niveaux de vie, l'argent ne représente pas la même valeur. Certains sont constamment menacés par la ruine. D'autres sont obsédés par l'envie de débusquer une bonne affaire. La désintermédiation croissante de la gestion de l'argent complexifie la perception qu'on en a. L'internet offre une interface sympathique, il est donc facile de passer de plus en plus de temps à gérer son portefeuille en ligne.

A partir de quand peut-on parler d'excès ?
En cas de baisse, par exemple, l'investisseur qui prend de nouvelles positions alors qu'il conviendrait d'attendre peut être poussé à agir par une quête d'un plaisir tel qu'il devient physique. La plupart du temps, c'est un membre de l'entourage qui pousse à consulter. Je pense notamment à un patient de 60 ans qui délaissait sa famille pour gérer son patrimoine. Cet homme fortuné, dirigeant retraité d'une grande entreprise, avait visiblement du mal à quitter son rôle d'homme d'affaires. Il se réfugiait donc dans le boursicotage en ligne, auquel il consacrait beaucoup de temps. Il emportait même son ordinateur en vacances pour consulter les cours.

Comment ça se soigne ?
Le boursicotage en ligne est une addiction comme les autres. Ce type de comportement cache souvent un stress sur tout autre chose. Une prise de conscience du problème est nécessaire, ainsi qu'un travail sur soi, pour revenir à un usage raisonnable.

Posté par forcast à 19:21 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

volatilité

Traduit du blog de Big picture

http://bigpicture.typepad.com/comments/

ca tombe bien au moment ou nous parlions du Vix

Voici une partie de l'article que vous pouvez bien entendu consulter dans son intégralité en cliquant sur le lien

- notez le point culminant en 2002, qui marquait le bas du marché bear  (Oct 2002/March 2003):

29bizchartsfull

Deuxièmement, jetez un œil à Dick Arms colonne dans Barron's.  Dick croit que  la récente flambée de volatilité est un signe Bullish.

20080328234955

Même si vous n'êtes pas d'accord avec lui, on peut au moins respecter sa méthodologie

Posté par forcast à 19:17 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2008

Amis de l'investissement contrarian preparz-vous a 1 puissant rebond

20080322issuecovUS400

Je viens de faire le tour de mes sites favoris et le moins que l’on puisse dire c’est que tout est mis en place pour un puissant rebond, certains indicateurs montre un degré de pessimisme rarement atteins il faut remonter a sept2001 pour revoir ces niveaux extrêmes

080320__InvestorsIntelligence

080320_AAII_InvestSentiment

Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’investissement contrarian, voici un petit résume que j’aime reposter régulièrement sur ce blog
Le contrarian : c’est l'esprit du marché, ou plutôt, son mécanisme. Le marché prend le chemin qui enrichira le moins de monde possible. Ainsi donc, il prendra le chemin qui contrariera le maximum de personne et ira selon les placements de la minorité. Il fera monter les actions au moment même où tout la majorité sera dans les obligations et vice-versa.
Le principe de l’imitation. Le principe de l’imitation dit que la majorité cherche à imiter la minorité parce que tous, nous cherchons l’originalité.

3000958
Il existe plusieurs indicateurs contrarian. Le VIX (indice de volatilité des options) en est un bon. Lorsqu'il atteint 35 et plus, c'est que le marché est dans un bas et c'est le temps d'acheter des calls (miser à la hausse). Lorsqu'il descend sous 25, c'est que c'est le temps d'acheter des puts. Le marché est en train de topper. C'est un indice court moyen terme. Autrement dit, il a de l'influence pendant quelques semaines.

3000911

Le PutCall ratio. Lorsque le putcall ratio ferme à 1.00 et + OU que le Index put/call ratio ferme à 2 et +, la prochaine phase 2 d’heure générera une phase 2 de jour.

L’Advisor sentiment, créé par Intelligence Advisor dans les années 70 est un excellent indicateur moyen/long terme. Lorsqu’il y a plus de 60% des courtiers qui pensent la même chose, c’est que le marché s’apprête à changer de direction. La prochaine phase 4 de jour sera à prendre au sérieux.

L’équation avec les ‘dynamics brackets’ dit que lorsque le ratio Bull/(Bull+bear) atteint 0.81 en période de politique accomodante de la part de la Fed (baisse de taux), le marché devient dangereux. Lorsque ce même ratio atteint 0.51, le marché est prêt à rebondir. La prochaine phase 2 d’heure sera très forte. En politique de HAUSSE de taux d’intérêt, le ratio devient dangereux à 0.58 (la prochaine phase 4 de jour sera destroy) et on retombe en signal d’achat lorsque le ratio tombe sous 0.31. Don’t fight the fed.

Il y a aussi le phénomène cocktail. Lorsque dans un cocktail, vos proches ou amis viennent vous donner leur tuyaux alors que c'est vous le gars de bourse, c'est que le marché est en train de topper. Et c'est souvent un top important, un indicateur long terme.

Posté par forcast à 18:36 - Stratégie d’investissements - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

Les « hauts dividendes » s'imposent

   l.pirson
comme un style d'investissement à part entière

B6WOCAF2SECECA4G75SBCAHM3O4CCAJ10MDSCAQU8R7JCAUMWHS3CA4PR4G3CA0O19I1CA06IE0UCA77WCH8CAEUVIYJCAHZJ0FYCA5UTJ23CA7PFSU5CAO8RG3OCAGS7FSPCASH0OSICASDW8P1CAYW2ZI3

Le thème du dividende revient sur le devant de la scène. Attendu à 4 % (3,5 % en excluant les financières), le rendement des dividendes versés en 2008 sur les valeurs européennes atteint des niveaux record depuis 15 ans.
(l'écho) - Il est désormais équivalent au rendement des emprunts souverains et même trois fois supérieur au rendement réel (corrigé de l'inflation) du Bund à 10 ans ! Et le tendance n'est pas prête de s'inverser, compte tenu des bilans extrêmement sains et des payout ratios historiquement bas. Aussi, les dividendes sont par nature moins volatils que les bénéfices : au cours des deux dernières récessions de 1991 et 2001, les bénéfices par action ont diminué, en moyenne, de 27 %, contre seulement 6 % pour les dividendes. Et même si se produisait une baisse similaire à celle de 2001 (-8 %), les taux de rendement du dividende demeureraient supérieurs à 3,5 %, hors valeurs financières, niveau encore proche du record observé depuis le début des années 90.

Facteur de soutien des valorisations, le dividende justifie la bonne tenue des valeurs à hauts rendements, particulièrement dans les marchés difficiles. Le rendement exceptionnellement élevé des dividendes exacerbe l'intérêt croissant de l'investissement en « style ». L'approche fondée sur les styles, alternative à l'approche sectorielle, s'est popularisée aux Etats-Unis en raison de la persistance de sur ou sous-performances, par exemple, des « large caps » contre les « mid caps », ou des valeurs de croissance contre les valeurs de rendement. Le style hauts dividendes, plus récent, présente à long terme une surperformance par rapport aux indices traditionnels. Se fondant sur une volatilité maîtrisée et une bonne résistance durant les périodes de crise, il s'apparente au style value ou rendement, tout en démontrant de meilleures performances. Les phases de sous-performance sont aussi relativement courtes, et se produisent en cas de fort rebond des marchés, si bien que les valeurs à hauts dividendes ont tendance à se substituer au valeurs de rendement. En effet, la rentabilité excédentaire (c'est-à-dire hors dividende) des actions sélectionnées sur la base d'un taux de dividende élevé est supérieure aux indices de marché. Dividendes conjoncturellement élevés, approche d'investissement performante, ces facteurs contribuent à expliquer l'explosion des encours des fonds hauts dividendes ces dernières années. Ces fonds, dont certains pèsent plusieurs milliards d'euros, cherchent à surperformer l'indice DJ Eurostoxx Select Dividend 30, qui filtre les valeurs du DJ Stoxx 600 en fonction de deux critères : une croissance du dividende sur les 5 dernières années, et un payout-ratio (part des bénéfices reversée aux actionnaires) inférieur à 60 %.


Prendre en compte le dividende futur

Selon les analystes d'Exane Derivatives, il est possible de surperformer l'indice de référence des hauts dividendes en adoptant une méthodologie alternative. Il s'agit d'éviter le biais de la récurrence de l'histoire, en sélectionnant les valeurs, non pas en fonction du dividende passé mais du dividende prospectif selon le consensus des analystes.

Les petites capitalisations peuvent également être exclues en imposant un filtre de liquidité, et la concentration des risques peut être évitée en fixant des règles de diversification sectorielle.

Ainsi, l'indice EMI Emerging Markets, construit à partir de la méthodologie d'Exane Derivatives, affiche depuis 1998 selon les simulations historiques une performance annualisée de 21,2 %. Il surperforme l'Eurostoxx Select Dividend 30 de 5,5 % pour une volatilité légèrement supérieure (16,9 % contre 14,5 %).


Laurent Roussel, Exane Derivatives
23:45 - 16/03/2008
L'Echo

Posté par forcast à 12:55 - Stratégie d’investissements - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Take your money and run or buy and hold

    werner

That is always the question. Le sujet remis sur le tapis par une étude de Fidelity (on en a déjà dit un mot mais continuons la controverse entre les pro et les anti "buy and hold")

753

Encore pire

Certes, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, mais dans l’avis de tempête que connaissent les marchés, les branches, elles, tombent dru. L’inacceptable dérive de certains grands établissements financiers révèle, semaine après semaine, de nouveaux coupables et les victimes collatérales se comptent pas centaines de milliers d’emprunteurs, puis désormais d’investisseurs. Jusqu’à faire craindre le pire pour l’édifice tout entier. Concernant la prise de risque boursière, la question reste : comment réagir ? Une étude de Fidelity vient apporter un éclairage sur le règne de la patience qui, en l’occurrence, doit présider dans les phases de forte volatilité telle que celle qui nous gâte particulièrement en ce moment. « Historiquement, les forts pics à la hausse et à la baisse sont concentrés sur des courtes périodes, explique-t-elle en substance. Celui qui décide de sortir du marché en période volatile prend donc le risque de ne pas être investi lors des plus fortes hausses, et donc de ne pas en bénéficier. » Et de rappeler que sur les 15 dernières années, en cas de présence permanente sur le marché - mesuré via le MSCI Europe -, la performance obtenue est de 7,44 % par an, alors qu’elle chute à 3,96 % en cas d’absence pendant les 10 jours boursiers les plus favorables et qu’elle grimpe à 11,09 % en cas de retrait pendant les 10 jours les plus néfastes. Etayée par quelques exemples précis, la démonstration aboutit à une conclusion à laquelle on ne peut que souscrire : il faut rester investi sur longue période, sauf à avoir le nez collé aux marchés. Et pourtant, même les professionnels finissent par vouloir devenir liquides.


Benoit Baron
Éditeur et rédacteur en chef de L’AGEFI ACTIFS
vendredi 21 mars 2008

Posté par forcast à 12:20 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »