Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

02 mai 2009

Vers une sortie toute proche de la récession ?

L’évolution récente des indices boursiers va dans ce sens
L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan est remonté plus que prévu en avril, pour s'établir à 65,1 points, son plus haut niveau depuis le pic de la crise financière en septembre

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Les données de cette enquête menée auprès de 500 ménages tendent à mesurer la confiance des consommateurs américains à l'égard de la situation économique à venir, de la situation de leurs finances personnelles et de leur capacité à faire des achats de biens durables.
Ne ditons pas que quand la consommation va tout va ?

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18 avril 2009

Généralement, le marché boursier touche le fond avant l’économie

C’est juste des statistiques mais c’est toujours bon à savoir

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En moyenne, une récession dure 15 mois  et lors de ces récessions les marchés touchent le fond après seulement 6 mois de baisse, bien évidement de par leur anticipation les marchés baissent déjà avant que ne soit officialisé la récession.

Source : http://www.tradersnarrative.com/

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03 avril 2009

durée moyenne des recessions

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14 mars 2009

Récession en L et dé-mondialisation, par Wolfgang Münchau

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Münchau estime que « nous sommes à l’heure actuelle quelque part au milieu de la barre verticale du L. » Mais, avertit-il, « c’est l’horizontale qui est la plus effrayante. » La liquidation de la dette américaine va se traduire par une phase d’atonie prolongée de plusieurs années, le temps d’apurer les bilans, nous dit-il. Dans le grand livre de comptes de l’économie mondiale, les déficits des uns sont les excédents des autres. Le désendettement des ménages et la réduction des déficits US se traduiront donc par une baisse symétrique de l’activité des pays exportateurs, au premier rang desquels la Chine, l’Allemagne et le Japon. Faute de pouvoir tabler sur un redémarrage proche, ceux-ci n’auront d’autre choix que de réorienter leur économie vers la demande intérieure, juge Münchau.

Par Wolfgang Münchau, Financial Times,

Les États-Unis traînent des pieds pour s’attaquer aux problèmes du secteur financier. L’Union Européenne fait de même, et échoue également à adopter les mesures susceptibles de la protéger d’ une attaque spéculative de plus en plus probable. Et à en juger par l’état des préparatifs, le prochain sommet du Groupe des 20 sera un désastre. Il semble donc que cela soit un L - et non pas un V ou un U. Je veux dire une récession en forme de L, celle qui débute par une forte baisse, suivie par une croissance très faible durant de nombreuses années.

Dans une récession en forme de V, la reprise est instantanée. Dans le type en U, elle finit par se produire au bout d’un temps. Je pense que nous sommes à l’heure actuelle quelque part au milieu de la barre verticale du L. Mais c’est l’horizontale qui est la plus effrayante. L’histoire ne se répète jamais exactement, mais l’histoire économique nous enseigne que les crises financières sont étonnamment similaires. Cette situation ressemble à celle qu’a connue le Japon dans les années 1990. Sans restructuration financière, l’économie ne va pas redémarrer. Et le Japon avait eu de la chance : durant cette crise l’économie mondiale était en forte expansion.

Le meilleur moyen de lutter contre une telle catastrophe consiste à restructurer le système bancaire et à fournir un stimulation économique à court terme par le biais des politiques monétaire et budgétaire. S’exprimant lors d’une récente conférence à Rome, Martin Feldstein, ancien conseiller économique de Ronald Reagan et président du National Bureau of Economic Research américain, estime que les dépenses de consommation devraient baisser de 500 milliards de dollars ( 395 mld euros) par an, et celles du secteur de la construction de 250 milliards. Face à ce déficit de 750 milliards, la stimulation est malheureusement insuffisante. En d’autres termes : nous sommes devant un L. Une récession en forme de L rendra l’ajustement encore plus douloureux. Le chômage va continuer à augmenter. Le prix de l’immobilier va continuer à chuter.

Les consommateurs américains et les banques passeront les cinq prochaines années ou plus à se désendetter, et à remettre de l’ordre dans leurs bilans respectifs. Au cours de cette période, le déficit de la balance courante des États-Unis diminuera, de même que celui du Royaume-Uni, de l’Espagne et de plusieurs nations d’Europe centrale et orientale. Ce processus peut prendre beaucoup de temps, et plus encore durant une récession en forme de L.

Mais l’effet de ce désendettement sera également brutal pour le reste du monde. La baisse du déficit de la balance courante sera en partie compensée par la baisse des excédents des exportateurs de pétrole et de gaz, tels que les pays du Moyen-Orient et la Russie. Mais l’essentiel de l’ajustement sera assuré par les plus grands pays exportateurs : l’Allemagne, la Chine et le Japon.

Globalement, les déficits et les excédents des balances courantes forment une somme nulle - mis à part certaines erreurs statistiques. Vous pouvez faire les calculs vous-même. Si les Etats-Unis cessent d’acheter des voitures allemandes, l’Allemagne finira par cesser d’en produire. Si nous avions une simple récession en forme de U, nous aurions malgré tout une récession douloureuse en Allemagne et au Japon. Mais dans ce scénario, ces deux pays seraient parmi les premiers à bénéficier de la reprise.

Dans une crise en forme de L, la récession laisse place à la dépression, et ce bien que ces pays exportateurs estimeront pourtant avoir accompli leur « devoir ». Si personne ne peut se permettre de maintenir un déficit important sur une longue période - ce qui est effectivement impliqué par une récession en L - les modèles économiques de l’Allemagne et le Japon ne fonctionnent plus. L’Allemagne a eu un excédent de sa balance courante de plus de 7% l’an dernier. C’est le plus grand exportateur mondial. Les exportations représentent environ 41% du produit intérieur brut - chiffre extraordinaire, étant donné la taille du pays.

Alors que devraient faire ces pays ? La bonne réponse serait de réduire la dépendance sur les exportations et à entreprendre des réformes structurelles qui facilitent la transition vers la production de biens non échangeables

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07 décembre 2008

Faut-il laisser sombrer Detroit ?

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ECON

Menacés de faillite, Ford, General Motors et Chrysler appellent le gouvernement à l’aide. Mais, selon certains économistes, les Etats-Unis peuvent fort bien se passer de ces trois constructeurs. Les Trois Grands [“the Big Three”] valent-ils la peine d’être sauvés ? La spirale descendante de l’industrie automobile américaine s’est muée en dégringolade ces dernières semaines. Tentant désespérément de retrouver leur solvabilité, Ford, General Motors (GM) et Chrysler, soutenus par la classe politique du Michigan, font pression sur Washington afin d’obtenir des liquidités et laissent entendre qu’en cas de refus le secteur tout entier serait condamné à la faillite.

En septembre dernier, le Congrès a approuvé 25 milliards de dollars de garanties d’emprunt destinés aux constructeurs automobiles. Mais ceux-ci affirment qu’il leur en faut plus. Aujourd’hui, ils consomment leurs liquidités bien plus vite qu’ils ne les engrangent, les ventes sont en chute libre et, du fait de la crise du crédit, aucun d’entre eux n’a été en mesure d’emprunter de l’argent depuis des mois.

Ford, GM et Chrysler employant quelque 200 000 salariés aux Etats-Unis, des centaines de milliers d’autres à l’étranger, et pesant 400 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, l’idée que l’un ou l’autre s’effondre a de quoi inquiéter. Pourtant, le débat fait rage quant à ce qu’il adviendrait s’ils mordaient effectivement la poussière. Certains prédisent un cataclysme financier ; d’autres n’envisagent guère plus qu’une redistribution des cartes au profit de sociétés étrangères comme Toyota et Honda. Quelques-uns prétendent qu’à long terme l’économie américaine ne se porterait pas plus mal si elle se débarrassait de la construction automobile. “La chute des Big Three serait un coup terrible, vraiment terrible”, déclare Donald Grimes, chercheur de l’université du Michigan. “Mais on peut réellement se demander s’il y a de la place pour tous.”

D’autres postulent que l’effondrement d’un seul des trois aurait des répercussions dans toute l’industrie. Les ravages parmi les équipementiers seraient dramatiques et entraîneraient le blocage des activités des deux autres constructeurs. “Si Ford ou GM met un genou à terre, ce sont 2 millions d’emplois qui sont touchés”, affirme David Cole, président du Centre de recherche automobile [un cabinet d’études à but non lucratif financé par l’industrie]. Des centaines de milliers de retraités devraient en outre être pris en charge par le Pension Benefit Guaranty Corp. [le fonds fédéral de garantie des retraites, qui se substitue aux entreprises incapables de financer leur propre fonds de pension]. D’après le Centre, la faillite d’un constructeur pourrait coûter près de 2 % au produit intérieur brut. “Pour l’économie, c’est un choc de l’ordre de 200 à 300 milliards de dollars”, poursuit David Cole.

Les marques étrangères contrôlent 51 % du marché

Dans les années 1970, GM contrôlait plus de 40 % du marché américain. Aujourd’hui, les constructeurs étrangers représentent 51 % des ventes, et la plupart d’entre eux sont implantés industriellement aux Etats-Unis. Depuis le début de l’année, 27 % des voitures achetées aux Etats-Unis ont été fabriquées dans des usines américaines détenues par des marques étrangères.

Ce qui montre bien quelle est la tendance dans le secteur, estime David Gregory, professeur de droit à la St. John’s University de New York et ancien représentant syndical chez Ford. Des sociétés comme Nissan, solidement ancré dans le Tennessee, et BMW, installé en Caroline du Sud, ont construit des usines dans des régions où la main-d’œuvre est peu onéreuse et où la législation locale gêne la création de syndicats. Elles bénéficient ainsi d’avantages considérables en termes de coût face à Detroit.

L’automne dernier, lorsque les Trois Grands ont renégocié leurs contrats collectifs avec le syndicat United Auto Workers, ils ont imposé une double échelle des salaires et des prestations sociales plus compétitives [les nouveaux embauchés gagnent moins que les autres]. Mais il faudra attendre 2010 pour en récolter les bénéfices. “La réalité, c’est que les Japonais et les Européens sont déjà très bien implantés aux Etats-Unis, souligne David Gregory. Ils peuvent largement compenser la perte de capacité de production qu’entraînerait une fermeture des Big Three. Selon moi, ils y parviendraient en cinq ans ou moins.”

D’aucuns affirment que des entreprises comme Toyota ne tarderaient pas à combler le vide pour les équipementiers. Et les constructeurs étrangers pourraient peut-être même proposer du travail aux ouvriers licenciés. Selon cette hypothèse, l’impact net sur l’emploi serait presque insensible. “Après une phase d’adaptation, en gros, tout irait pour le mieux”, ajoute Donald Grimes

Romain Wacziarg, professeur d’économie à l’Anderson School of Management de l’université de Californie à Los Angeles, va encore plus loin. D’après lui, il est désormais absurde de construire des voitures aux Etats-Unis, qu’il s’agisse de Toyota ou de Chevrolet, puisque cela peut être fait de façon plus rentable dans des pays comme le Mexique. Il compare l’industrie automobile à la construction navale et à la sidérurgie, qui occupaient une place prépondérante en Amérique il y a des décennies, mais qui ont fini par être délocalisées. “Cela peut avoir à court terme des effets catastrophiques sur le plan social, dit-il. Mais, à long terme, l’économie apprend à se spécialiser dans de nouvelles activités plus cotées. Après la sidérurgie, Pittsburgh s’est réinventé. Peut-être Detroit devra-t-il faire de même ?” Tout comme les hauts-fourneaux américains ont cédé la place à des aciéries spécialisées, les constructeurs américains pourraient se concentrer sur des véhicules innovants comme les voitures hybrides ou électriques.

En tout état de cause, le Michigan se trouverait à l’épicentre de l’effondrement du secteur. L’Etat affiche déjà un taux de chômage de 8,7 %, pour une moyenne nationale de 6,1 %. Une grande partie de la main-d’œuvre a été contrainte d’aller voir ailleurs, et Detroit ne compte plus que 900 000 habitants, contre 1,8 million en 1950. L’Etat pourrait perdre 60 000 emplois supplémentaires si l’un des Trois Grands tombait.

Dans le sillage des renflouements de Wall Street par Washington, les analystes ne doutent guère que les constructeurs automobiles vont bénéficier d’une aide du gouvernement, sous une forme ou sous une autre. GM et Ford dépensant leurs liquidités au rythme de 1 milliard de dollars par mois, on peut néanmoins se demander si une injection de deniers du contribuable permettrait d’arrêter l’hémorragie. Pour David Gregory, cela reviendrait à déverser de l’argent dans un puits sans fond.

“Avec la mort de GM, Ford ou Chrysler, la psyché américaine subirait des dégâts incalculables, admet-il. Mais, à vrai dire, notre économie ne dépend pas de l’automobile, plus maintenant. La seule question est de savoir à quel point la transition sera douloureuse.”

Ken Bensinger

Los Angeles Times

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02 décembre 2008

Six questions sur la récession

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ACTU - C’est officiel depuis hier, les Etats-Unis sont officiellement en récession. Celle-ci aurait même commencé au cours de décembre 2007. Mais comment mesurer une récession? Combien de temps dure-t-elle environ? Et qu’implique-t-elle pour la Belgique ?
(mon argent) – Il y a encore à peine un an, le mot “récession” était encore prononcé avec hésitation. Que l’économie rouspétait ou que certains indicateurs économiques connaissaient une période assez houleuse ne signifiait pas l’avènement tout proche d’une récession selon les économistes. Mais la crise bancaire a irrévocablement levé les doutes sur la question.

1. C’est quoi une récession?
Dans la plupart des pays, le terme « récession » est strictement défini: une récession correspond à une croissance économique négative pendant au mois deux trimestres successifs. Autrement dit, pendant 6 mois de suite au moins,  le PIB (Produit Intérieur Brut) d'un pays diminue.

Selon cette définition, l’Allemagne, l’Italie et le Japon sont donc entrés en récession. Dans son ensemble, la zone euro est également en récession et notamment à cause de la grande influence de l’Allemagne sur le PIB des autres pays européens. Mais pour le moment, il n’est pas encore question de "récession" pour la Belgique.

Les Etats-Unis sont les seuls à avoir recours à une définition nettement moins stricte pour la récession. Celle-ci est déterminée non seulement par la contraction du PIB mais également par la prise en compte d’une longue liste d’autres facteurs comme la productivité, le chômage et les chiffres de vente au détail. Ces données sont mensuellement examinées par un groupe d’économistes du Bureau National de la Recheche Economique (NBER). Officiellement, une récession se produit lorsqu’un certain nombre des indicateurs économiques "chutent de manière significative durant une période de temps assez longue".

2. Pourquoi faut-il autant de temps pour officiellement déclarer une récession ?
Les Etats-Unis ont donc mis 12 mois avant d’officiellement proclamer l’état de récession. Ce laps de temps est notamment dû à la méthode utilisée pour déterminer si le pays est en récession ou non. En Belgique, 7 mois sont nécessaires. En effet, il faut pouvoir observer les données des six derniers mois pour savoir si le pays remplit les conditions de la définition. En outre, cela prend généralement un bon mois avant de connaître les chiffres définitifs du dernier trimestre écoulé.

3. Pour quand peut-on s’attendre à une récession en Belgique ?
Selon la plupart des économistes, la Belgique se trouverait plus que probablement déjà en récession. Ce trimestre, le PIB devrait se traduire par une croissance négative. L’économie de notre pays devrait également ralentir durant le premier trimestre de 2009. Si ces craintes s’avèrent correctes, la Belgique devrait être déclarée en récession (depuis le 1 octobre 2008, c'est-à-dire, le début de ce quatrième trimestre) aux alentours de la fin du mois d'avril.

4. Combien de temps dure une récession?
En principe, une récession n’est finie que lorsqu’on constate à nouveau une croissance du PIB en un trimestre. Pour la Belgique, on prévoit déjà une croissance nulle durant le deuxième trimestre (d’avril à juin inclus). La récession devrait donc durer au moins 6, mais probablement 9 mois.

Les statistiques américaines indiquent qu’une récession aux Etats-Unis dure en moyenne 10 mois, depuis la deuxième guerre mondiale. Le malaise actuel dépasse donc certainement déjà de deux mois la moyenne d’après-guerre. D’après les économistes, il se pourrait que cette récession soit la plus lourde et la plus longue depuis 1945, elle dépasserait dès lors la crise du pétrole. Celle-ci avait engendré une récession de 16 mois entre novembre 1973 et mars 1975. La récession actuelle durerait donc au moins 17 mois.

Aux Etats-Unis, la pire crise économique date encore des années ’30 et a duré au total 3 ans et 7 mois.

5. Quelle est la fréquence des récessions?
Ici également, nous devons nous fier aux statistiques américaines. Depuis la deuxième guerre mondiale, 12 récessions ont été enregistrées, donc en moyenne tous les 5 ans et 3 mois. Mais en réalité, les périodes entre deux récessions varient fortement: la plus courte période de croissance enregistrée a duré 3 ans, la plus longue exactement 10 ans.

6. Pourquoi une croissance négative est-elle si dangereuse?
Naturellement, les chiffres du PIB représentent tout un système économique et surtout de nombreux travailleurs. Une entreprise qui doit licencier du personnel lorsque son chiffre d’affaires diminue, c’est compréhensible, mais même une croissance «limitée» peut avoir des conséquences négatives surprenantes.

C’est surtout la hausse continue de la productivité qui est en cause. Les entreprises belges deviennent en moyenne 1 à 1,5% plus productives chaque année, et peuvent donc continuer à fournir le même résultat avec moins de personnel. En d’autres termes, cette croissance de la productivité doit être compensée par une demande accrue de produits, si l’on veut maintenir tout le monde au travail. Lorsque ce n’est pas le cas, et qu’il est question de croissance nulle, alors l’entreprise devra licencier 1 à 1,5% de son personnel.

Ce même principe vaut pour l’économie toute entière: lorsque la croissance du PIB descend en-dessous d’1,5%, cela engendre des pertes d’emplois.

02/12/2008 Copyright © monargent.be
MEL

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Félicitations, c'est une récession ! (BIS)

Mardi 2 décembre 2008 à 2h00
Melvine en action

Bonne nouvelle. Le Bureau national de la recherche économique (NBER), qui est chargé officiellement de dater le début et la fin des cycles économiques, a annoncé ce lundi ce que les économistes ont dit depuis longtemps - il s'agit là d'une récession. Et, le NBER indique, que la récession est là depuis Décembre 2007.

L'annonce n'est pas une surprise, pour les personnes ayant un téléviseur, ou qui lisent le journal ou bien encore qui ont plus de 10 amis. La question était dans tous les esprits depuis plus d'un an et le débat houleux....Elle est là officiellement.

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? Les US traversent cette période depuis un an , et maintenant, la question n'est pas «sont ils en récession?" mais un peu plus optimiste "Sont-ils en recouvrement ?"

Les annonces de Récession sont un peu comme pour les naissances des bébés, les signes évidents grossissent au cours des mois avant que l’arrivée ne soit annoncée officiellement.
Le PIB des États-Unis a diminué au quatrième trimestre 2008.
L’Emploi salarié a diminué chaque mois en 2008.
Les prix de l'immobilier ont baissé dans de nombreuses régions du pays.
La cinquième plus grande banque d'investissement, Bear Stearns, s'est effondrée en Mars.
La quatrième plus grande, Lehman Brothers, a déposé son bilan en Septembre.

Quelques semaines plus tard, le marché boursier s'est écrasé, et la confiance des consommateurs a chuté.

Les chiffres pour le quatrième trimestre de 2008 sont susceptibles d'être mauvais. Les perspectives pour la saison des Fêtes sont sombres. Le Conference Board affirme que les ménages américains devraient dépenser en moyenne 418 $ au cours de la période des Fêtes. Une autre mesure de Gallup indique que les Américains devraient dépenser 616$ en moyenne. Des dépenses en baisse de 12% à 29% par rapport à 2007.

Cependant, si l’ont se réfère aux livres d'histoire ont peut essayer de faire quelques déductions certes très hasardeuses: C’est la 11e récession depuis la Seconde Guerre mondiale, déjà parmi les pires, et cela fait 12 mois. Les récessions ont eu une durée moyenne de 10 mois. Seules les récessions en 1973-75 et 1981-82 ont été plus longues, pour chacune une durée de 16 mois.

Alors quand le recouvrement est-il susceptible de commencer?

Le marché boursier a atteint un niveau record en 2007. Le Dow Jones a atteint ses plus hauts le 9 octobre, deux mois avant que l'emploi ne commence à baisser. Le marché boursier a historiquement été un indicateur avancé en économie, ce qui signifie qu'il commence à tomber avant que l'économie réelle ne tombe, et commence à récupérer plus tôt aussi.

D’autre part, selon Forbes, le taux de chômage, est un indicateur de retard. L'économie tend à être sur la voie du redressement bien avant que le pic de chômage commence à tomber. En 1990-91, le pic du taux de chômage a été atteint 15 mois après le fond de la récession. Après l'éclatement de bulle internet en 2001, le pic du taux de chômage a été atteint 19 mois plus tard. Cela signifie que le taux de chômage de 6,5% est susceptible de s'aggraver pendant quelques mois encore avant un mieux (certains analystes parlent d’un taux pouvant aller de 8 à 10%).

La quantité de temps nécessaire pour une récupération dépendra largement de ce qui se passe concernant la baisse des prix de l'immobilier et des difficultés du marché des crédits.

Le poids de l'enfant sera surveillé de près pour la sortie de la maternité , mais contrairement aux habitudes, ici on veillera à ce qu'il ne prenne pas trop de poids. et oui au bout de 12 mois on a souvent de gros bébés à la naissance, bon il faut voir le bon coté des choses ce n'est pas un prématuré de 5 mois

Mais bon la performance du passée ne constitue pas une garantie des résultats futurs.

Une bonne sage-femme dirait normalement : Chaque cas est Unique Alors wait and see !


http://melvineenaction.com/
Source: Forbes

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14 novembre 2008

Vers la fin du divorce entre la Bourse et les fondamentaux

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Les indicateurs économiques et ceux des sociétés permettent de relativiser la crise

L'ensemble des places financières a vivement rebondi en fin de semaine, alors que l'entrée en récession des pays les plus industrialisés se confirme de part et d'autre de l'Atlantique. Comme nous l'expliquons depuis plusieurs mois maintenant, le paradoxe n'est qu'apparent. Les marchés préfèrent se trouver confrontés à un ralentissement de l'activité qu'il est désormais possible de quantifier plutôt qu'à la crainte diffuse de la « fin du monde ».
De ce point de vue, les dernières prévisions de l'OCDE, qui font clairement référence à la récession, avec un recul de 0,9 % de l'activité aux Etats-Unis l'an prochain et de 0,5 % dans la zone euro, ne peuvent que rassurer sur l'étendue réelle de la crise. Les experts du château de La Muette n'ont pourtant nullement cherché à minimiser la crise : « Nous sommes entrés en récession et nous y resterons pour un bon moment », expliquent-ils. Mais « une reprise graduelle de l'activité est envisageable vers la mi-2009 », ajoutent-ils. En ligne de mire, le retour à un taux de croissance de 1,6 % aux Etats-Unis en 2010 et de 1,2 % dans la zone euro.
Le point bas a peut-être été atteint le 27 octobre
C'est ce que les marchés voulaient entendre. Après plus d'une année de baisse quasi ininterrompue des grands indices, les investisseurs ont le sentiment que ce scénario est désormais en bonne partie intégré dans les cours. Tout dérapage supplémentaire par rapport à ces prévisions sera sanctionné, mais la feuille de route est tracée. En clair, le marché sait à quoi s'en tenir.
Le plan de relance chinois d'un montant colossal de quelque 585 milliards de dollars sur deux ans, qui repose sur un soutien massif de la demande intérieure, a également eu un impact favorable. Sur le front de la crise financière, enfin, après avoir déstabilisé le marché, la ré-orientation du plan Paulson aux Etats-Unis vers une entrée directe des pouvoirs publics dans le capital des banques en difficulté se révèle finalement être une approche plus efficace. Les experts de l'OCDE s'attendent à des turbulences jusqu'à la fin de 2009. Mais ils prévoient, là aussi, une « normalisation graduelle » au-delà.
Ce retour des marchés en territoire « connu et balisé », selon l'expression de François Chevallier, chef stratégiste chez VP Finance, devrait mettre fin à l'écart grandissant qui s'était creusé entre les fondamentaux des entreprises, qui se révèlent plus solides qu'attendu, et une dégradation incessante des cours de Bourse, toutes valeurs confondues. La récente salve de résultats trimestriels montre en effet que nos entreprises savent être très réactives face à la dégradation de la conjoncture. Les interrogations sur l'évolution des chiffres d'affaires et des résultats en 2009 sont toujours présentes, mais la résistance des plus grandes valeurs industrielles, comme d'ailleurs celle des trois premières banques françaises cotées, au-dessus des plus bas niveaux atteints en octobre, est de bon augure. Elle confirme que les investisseurs n'ont pas lieu d'être surpris par la prudence dont font aujourd'hui preuve les dirigeants d'entreprise. La tendance reste fragile, mais il n'est pas exclu que le point bas de l'année de 2.959 points touché le 27 octobre par l'indice CAC 40 ait été atteint.
Maintenir la part des actions à 50 % du portefeuille
Ce sentiment de retour à des comportements plus rationnels en Bourse devrait permettre de progressivement revenir à un travail de sélection des titres sur la base des fondamentaux. Cela sans risque d'être démenti par des ventes paniques d'actions à n'importe quel prix, uniquement guidées par la peur et la liquidation des positions prises par des fonds spéculatifs mis en difficulté.
Les notions de rendement ou de valorisation d'une action par rapport aux perspectives bénéficiaires et à la valeur des actifs, n'ont jamais cessé d'être opérationnelles. Elles avaient simplement perdu de leur efficacité en raison de la dégradation de la situation technique des marchés.
Pour l'heure, l'allocation d'actifs très conservatrice que nous préconisons n'a pas de raisons d'être changée. Une exposition de 50 % du portefeuille aux actions est suffisante pour profiter d'un retour progressif à un climat apaisé en Bourse. Les liquidités (30 %), l'or (10 %) et les placements obligataires, notamment orientés vers les emprunts du secteur privé, vous permettront de traverser avec une plus grande sérénité la période transitoire qui nous attend, avant de retrouver une tendance durablement haussière.

ROLAND LASKINE

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10 novembre 2008

La grande panne de l'industrie automobile

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Cyrille Pluyette
10/11/2008 | Mise à jour : 09:07 | Commentaires 7 .

Ligne d'assemblage General Motors aux Etats-Unis. DR Crédits photo : Wieck
Les constructeurs multiplient les journées de chômage partiel et les suppressions de postes. Le président Barack Obama a promis des mesures pour aider l'industrie américaine.

La situation des constructeurs automobiles, pris dans une tempête d'une violence sans précédent, vire au cauchemar. La demande s'effondre depuis le déclenchement de la crise financière, qui incite les consommateurs à repousser leurs achats de voiture et complique l'accès au crédit. «L'économie réelle, notamment celle des pays industrialisés, a été percutée par la crise financière. C'est le secteur automobile qui a été le plus durement touché», a estimé, la semaine dernière, Mitsuo Kinoshita, vice-président exécutif de Toyota.

Aux États-Unis, les ventes de voitures ont plongé de 32% le mois dernier. Il pourrait s'écouler cette année 3 millions de véhicules de moins que l'an passé. En Europe, tous les grands marchés, même l'Allemagne et la France, qui résistaient jusqu'à présent, sont en chute libre. La baisse pourrait atteindre 17% au quatrième trimestre et 8% sur l'an­née. Soit plus d'un million de voitures.

Même les marchés émergents, qui compensaient jusqu'à cet été le recul des ventes, sont touchés par la crise. En Chine, les ventes ont reculé de 1,4% en septembre. C'est le deuxième mois consécutif de baisse, après un recul de 6,3% en août. Au Brésil, les ventes ont chuté en octobre (de 11%) pour la première fois depuis 1999. En Russie, le marché s'essouffle et pourrait passer dans le rouge l'an prochain.

Conséquence, les résultats des constructeurs se dégradent à toute vitesse. General Motors, le numéro un américain, risque la faillite en début d'année prochaine au rythme où fondent ses liquidités. Le bénéfice net de BMW a plongé de 63% au troisième trimestre. Celui de Toyota a dégringolé de 70% sur la même période (juillet-septembre). Inquiétant, tant le numéro un japonais, longtemps l'un des plus rentables de la planète, et dont les méthodes sont copiées par tous ses concurrents, semblait insubmersible.

Anticipant une fin d'année très sombre, tous les groupes sa­brent dans leurs prévisions. Et ferment temporairement leurs usines pour faire baisser leurs stocks. Renault interrompt sa production dans toutes ses usines françaises pendant une à deux semaines depuis fin octobre. Ces mesures entraînent du chômage partiel chez 1 500 ouvriers du site de Sandouville. L'État a cependant promis «un quasi-maintien» de leur rémunération grâce à des formations. Chez PSA Peugeot Citroën, presque tous les sites européens ferment de deux à seize journées sur la même période.

Les géants de Detroit aux abois

Pire, les suppressions d'em­plois se multiplient. Les constructeurs ne renouvellent plus les con­trats d'intérimaires. Et taillent dans leurs effectifs. Dès cet été, Renaultannonçait 6 000 départs en Europe, dont 1 000 à l'usine de Sandouville. Au total, les constructeurs prévoient pour l'ins­tant de faire disparaître plus de 30 000 postes cette année sur le Vieux Continent. Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse si, comme tous les spécialistes le redoutent, les ventes ne repartent pas en 2009.

«Nous n'avons pas encore vu le pire. Même si la crise financière est jugulée, les conséquences d'un affaiblissement de la demande sur les emplois vont désormais se faire sentir», a déclaré fin octobre Carlos Ghosn, PDG de Renault et de Nissan. «En France, l'industrie de­vrait perdre environ 16 000 em­plois cette année, après 8 000 au premier semestre, en comptant les équipementiers», calcule Yann Lacroix, responsable des études chez Euler Hermes. Préoccupant, car le secteur automobile représente directement et indirectement environ 10% de la population active française.

Aux États-Unis, où les «big three» (General Motors, Fordet Chrysler) ont supprimé environ 150 000 postes depuis 2005, l'emploi est déjà sinistré. Vendredi, GM et Ford ont annoncé de nouvelles réductions d'effectifs. Au total, en incluant les départs à la retraite, près de 120 000 emplois ont disparu outre-Atlantique chez les constructeurs et les équipementiers entre janvier et septembre.

Aux abois, les géants de De­troit font pression sur leur gouvernement pour obtenir des aides. Le Congrès a déjà approuvé un prêt à taux préférentiel de 25 milliards de dollars. Mais les constructeurs réclament des fonds supplémentaires. Barack Obama, le nouveau président des États-Unis, a promis vendredi de «travailler sur de nouvelles mesures pour aider l'in­dustrie à s'adapter». De leur côté, les Européens demandent un prêt de 40 milliards d'euros.

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09 novembre 2008

Les entreprises endettées en "LBO" entrent dans une zone à risque

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LE MONDE | 08.11.08 |

a conjoncture se dégrade et certaines entreprises vont inévitablement couler, emportées par la récession économique. Mais une catégorie de sociétés inquiète particulièrement : celles qui ont fait l'objet d'un "LBO" (leverage buy out). Autrement dit, les sociétés qui ont été rachetées par des fonds d'investissement avec un fort recours à l'emprunt, lesquelles frôlent aujourd'hui le surendettement.


Selon l'assureur-crédit Coface, sur les 1 600 entreprises sous LBO en France, 900 sont dans une "zone de haute surveillance". Plusieurs dizaines sont même en "alerte", indique Didier Morand, directeur des risques à la Coface. L'assureur-crédit s'attendait à voir les défauts de paiement se multiplier sur les LBO. Mais "dans les précédentes crises, l'ampleur du risque était moindre", signale-t-il. La Coface a déjà relevé près d'une dizaine de "craquages" de LBO en Europe et redoute que le phénomène ne s'amplifie. "Il y aura deux années délicates", prédit M. Morand.

Les LBO ne sont pas à l'origine des difficultés des entreprises, mais constituent un facteur aggravant. En particulier lorsque les opérations ont été montées en 2004. A cette époque d'argent facile, les banques ont octroyé des crédits très importants représentant parfois 70 %, voire 80 %, de la valeur de la société. Avec la technique du LBO, l'entreprise rachetée par le fonds est censée rembourser la dette grâce à la trésorerie qu'elle génère. Mais avec le ralentissement de l'économie, ses revenus diminuent et la dette devient insupportable.

Pour ces sociétés sous LBO, la situation est d'autant plus délicate qu'elles "n'ont souvent plus de gras", explique Philippe Druon, avocat spécialisé dans les entreprises en difficulté chez Weil, Gotschal & Manges. L'organisation de la société a déjà été optimisée par le fonds pour être la plus rentable possible. Réduire encore les coûts relève de la gageure. Voyant la situation se tendre, les banques s'alertent, réclament plus de garanties et refusent d'accorder de nouveaux crédits à ces sociétés, de peur de ne pas être remboursées. Or, "une entreprise sans crédit, c'est comme un moteur sans huile", signale M. Druon. Pour celles qui ont des besoins courant de trésorerie, la situation devient périlleuse, parfois "très inquiétante", note l'avocat.

Pour l'heure, il n'est pas question de faillites. Mais "les LBO sont un pétard à mèche longue", reconnaît un gérant de fonds anglo-saxon. Dans l'immédiat, les fonds et les entreprises affectées tentent de négocier un rééchelonnement des dettes.

"RISQUE INDUSTRIEL ET SOCIAL"

Mais les banques, elles aussi en difficulté, ne veulent prendre aucun risque et demandent aux fonds de renflouer eux-mêmes lesdites sociétés. Certains pourraient le faire. "Les fonds ont des liquidités à investir, c'est l'occasion de montrer leur rôle d'actionnaire", estime Gonzague de Blignières, président de Barclays PE. Or, il est peu probable que beaucoup passent à l'acte. "Ils ne remettront pas d'argent si les banques ne font pas d'effort", prévient le patron d'un fonds parisien. Ils sont d'autant moins enclins à le faire qu'ils sont aussi affectés par la crise. Le marché du LBO est gelé depuis plusieurs mois ; les fonds ne peuvent plus faire d'opérations et la valeur de leur portefeuille chute. Le britannique 3i a ainsi annoncé, le 6 novembre, une perte semestrielle de 143 millions de livres (177 millions d'euros).

Pour redresser la barre, certains seront tentés "d'accroître la pression sur les entreprises, d'en prendre le contrôle, de les forcer à vendre certaines activités, avec un gros risque industriel et social", avertit Miguel de Fontenay, directeur général du cabinet Ineum Consulting. Les fonds pourraient même "vendre des sociétés par appartements", ajoute-t-il. Autrement dit, les dépecer. "Les entreprises sous LBO risquent gros actuellement", conclut Philippe Matzowski, président du collectif LBO de la CGT.

Claire Gatinois

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05 novembre 2008

ArcelorMittal va réduire de 30% sa production, deux fois plus que prévu

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Le groupe va réduire sa production dans le monde de 30%, contre 15% prévu initialement, face à la baisse de demande dans le contexte de crise économique, a annoncé mercredi son directeur financier, Aditya Mittal, lors d'une conférence téléphonique. "Nous restons optimistes sur les perspectives de l'industrie à moyen terme, mais il est approprié de faire une pause dans notre stratégie de croissance jusqu'à ce que les perspectives économiques se stabilisent", a déclaré le PDG Lakshmi Mittal, cité dans un communiqué.

Le groupe va réduire sa production dans le monde de 30%, contre 15% prévu initialement, face à la baisse de demande dans le contexte de crise économique, a annoncé mercredi son directeur financier, Aditya Mittal, lors d'une conférence téléphonique.

Ce chiffre concerne le seul quatrième trimestre 2008, a-t-il précisé.

Après avoir annoncé des réductions de 15%, ArcelorMittal avait précisé jeudi qu'il arrêtait pour au moins deux trimestres des hauts-fourneaux sur "une douzaine" de ses sites européens, dont trois en France, pour faire face à une nette baisse des commandes des constructeurs automobiles.

Face à la crise, le groupe a annoncé par ailleurs qu'il augmentait d'un milliard de dollars, à 5 milliards, l'objectif d'économies fixé à l'horizon de cinq ans, et confirmé "l'adaptation de son plan de croissance existant pour refléter les conditions de marché".

"Nous restons optimistes sur les perspectives de l'industrie à moyen terme, mais il est approprié de faire une pause dans notre stratégie de croissance jusqu'à ce que les perspectives économiques se stabilisent", a déclaré le PDG Lakshmi Mittal, cité dans un communiqué.

Sur le troisième trimestre, le groupe a dégagé un bénéfice net en hausse de 29% à 3,8 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros).

Pour le quatrième trimestre, il prévoit un résultat brut d'exploitation compris entre 2,5 à 3 milliards de dollars, soit près de deux fois moins que les 4,85 milliards du quatrième trimestre 2007.

07:40 - 05/11/2008 Copyright © L'Echo.be

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