11 février 2008
les mecanismes de la creation monetaire
C’st souvent le top qualité chez HarDinvestors
http://000999.forumactif.com/les-hard-investors-f7/mecanismes-de-la-creation-monetaire-t8031.htm
il y a 2 liens a suivre
27 janvier 2008
Simplement époustouflant
Installez-vous bien confortablement et laisser vous emporter par ce superbe film
06 octobre 2007
« post culte »
Je crois que ce message de Claude a sa place dans la rubrique « post culte »
Mes Principes et Convictions
Titre différent pour éventuellement être lu par des débutants
Michel, Merci pour votre email.
Je réponds ici pour deux raisons, d'abord, on est limité en texte sur nos emails Bourso, et ensuite cela peut servir à d'autres. Comme vous avez aussi pu le lire, je ne donne jamais de conseils, je dis ce que je fais, ce qui est déjà beaucoup. Il faut que vous appreniez à vous débrouiller tout seul, c'est d'une simplicité enfantine. J'ai acquis des principes il y a 40 ans, je m'y suis toujours tenu et les seules fois où j'ai écouté des conseils, je me suis planté. Personne ne connaît l'avenir. On peut suivre des principes, se forger des convictions, évaluer son acceptation du risque et en user, s'ouvrir très grand aux nouvelles économiques en écoutant par exemple BFM plutôt que France Infos, en lisant la presse spécialisée, en visitant notre excellent forum, afin notamment de mettre en permanence à jour les motivations de son action. Un titulaire d'un compte à zéro pour cent chez Bourso a véritablement toutes les facilités pour gérer son portefeuille. S'il est bon de rappeler que le passé ne préjuge pas de l'avenir, il reste néanmoins évident que l'observation de l'historique des fonds sur des périodes de 3, 5 et 10 ans permet de faire une très bonne sélection initiale. Ensuite, c'est de la mise à jour et un suivi.
Surtout ne lisez pas la présente comme un condensé de conseils sur le placement à long terme, je ne fais là que décrire ma façon de penser et d'agir avec laquelle soyez-en certain des personnes plus expérimentées que moi ne sont pas toujours d'accord, loin s'en faut.
Les Principes : Investir exclusivement en opcvm. Composer une diversification catégorielle et géographique. Investir systématiquement tout au long de sa vie active, petitement pour ne pas être tenté d'arrêter. (inversement proportionnel au nombre de mois qui sépare de l'indépendance financière ou de la retraite). Accélérer en période de vaches maigres afin de réduire le coût moyen des achats. Considérer ce placement à terme de vie active comme le remplaçant financier lorsque l'on ne peut plus avoir une activité rémunérée. Eviter les carottes fiscales que l'on paye toujours un jour ou l'autre et qui la plupart du temps empêchent de faire ce que l'on a intérêt de faire le moment venu. Ignorer la notion de prise de bénéfice et lorsque l'on doit vendre pour faire un retrait ou un arbitrage toujours préférer vendre les moins bonnes lignes visant ainsi une amélioration de la qualité du portefeuille. Ne jamais se mettre en voie de garage dans l'attente d'une prochaine reprise et rester toujours majoritairement investi. Ne pas se laisser tenter par le marché à terme et notamment l'utilisation de l'effet de levier. Considérer la bourse comme un guichet à prendre des participations dans l'activité humaine.
Les convictions : Rester toujours convaincu que l'activité humaine n'est pas prête à s'arrêter. Toujours considérer les périodes baissières comme favorables à la réduction du coût moyen et si l'on ne peut en profiter soi-même faute de moyens, savoir que nos gérants le font pour nous dans le cadre de leur gestion de nos fonds.
Dans la pratique, allez sur Recherche et Palmarès des Sicav et Fcp et faites vos achats après avoir coché : 0% ou à la limite : Fonds Partenaires, en recherchant dans la catégorie ou le pays désiré (diversification), tous les établissements (définir le meilleur), sur 5 ans, puis 3 ans, puis 1 an et faites votre marché en ligne en fonction de vos espèces disponibles que vous aurez virées auparavant. Et continuer d'agir ainsi régulièrement.
Je ne vois pas ce que je peux ajouter, sinon bonne chance.
Claude06.
12 juillet 2007
Une bonne manière de réduire le risque c'est
Une bonne manière de réduire le risque c'est d'investir dans la durée
Un vieux post que j'ai ressorti de mes archives à relire pour ceux qui craignent "la fin du monde" ...µ
(pirson)
LES ECHOS
Les chimères de l'allocation d'actifs
Les données historiques montrent que les actions constituent un véhicule d'investissement plus intéressant que les obligations. En outre, elles ne seraient pas sensiblement plus risquées. Pourtant ces arguments se trouvent aujourd'hui contestés par plusieurs analystes.
Rien qu'aux Etats-Unis, les fonds de pension gèrent plus de 4.000 milliards de dollars de produits de retraite. Principale préoccupation de ces investisseurs à long terme : la répartition optimale des capitaux entre les différentes classes d'actifs, par exemple entre les actions et les obligations d'Etat. Cet article expose la position de la théorie financière sur l'allocation d'actifs à long terme et les raisons pour lesquelles la pratique se démarque souvent de ces recommandations théoriques.
Un bon point pour les actions
Afin de comparer les différentes opportunités d'investissement, il convient avant tout d'étudier le couple risque/rendement.
Pour évaluer les avantages découlant de la détention de tel ou tel type de valeur mobilière, il suffit de calculer son rendement annuel moyen. Si tout le monde, ou presque, sait que les actions se sont toujours révélées plus avantageuses que les obligations, peu de personnes savent jusqu'à quel point.
Ainsi, sur la période 1926-1993, le rendement annuel réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) du marché actions américain était de 6,6 %, soit beaucoup plus que le rendement annuel moyen des obligations d'Etat à long terme (à peine 1,7 %). La différence de 4,9 points de pourcentage entre les deux s'appelle « la prime de risque ». Le marché américain n'est pas le seul dans ce cas ; le rendement annuel du marché actions britannique s'établissait à 5,7 % sur la même période contre 1,1 % pour les obligations, soit un écart de 4,6 points !
Ces résultats alléchants ne signifient pas, bien sûr, qu'il faille mettre tous ses oeufs dans le même panier et investir la totalité de son capital en actions.
En effet, il est probable que la supériorité de performance des actions sur celle des obligations intervienne en compensation du risque plus élevé qu'elles présentent. En d'autres termes, si les actions affichent une meilleure performance en moyenne, elles peuvent très bien, sur une année donnée, nettement sous-performer les obligations. Puisque les actions offrent un rendement nettement supérieur à celui des obligations, elles devraient, selon toute logique, être également beaucoup plus risquées. Or, sur une longue période, les chiffres tendent à prouver le contraire.
Jeremy Siegel, de la Wharton School de l'université de Pennsylvanie, a étudié les rendements des obligations et actions américaines depuis 1802 (lire L'Art de la Finance n^o1). Ses conclusions sur le profil de risque des actions sont pour le moins surprenantes.
Entre 1802 et 1992, le meilleur rendement réel offert sur une année était de 66 % pour les actions et de 35 % pour les obligations, le plus faible de - 39 % pour les actions et de - 21 % pour les obligations. Jusque-là, rien de nouveau. Ces chiffres ne font que confirmer que les actions sont un investissement plus risqué : le spread des actions est plus important que celui des obligations.
Toutefois, pour l'investisseur à long terme, ce calcul n'est peut-être pas le plus pertinent. Il préférera étudier le rendement sur 20 ans plutôt que sur une année. Or le rendement réel le plus élevé sur 20 ans est de 12 % sur 12 mois pour les actions et de 9 % pour les obligations, et le plus faible de 1 % pour les actions contre - 3 % pour les obligations.
En d'autres termes, sur 20 ans, les actions ont toujours offert un rendement réel positif, ce qui n'est pas le cas pour les obligations. Qui plus est, l'écart entre le rendement le plus élevé et le rendement le plus faible est moindre pour les actions que pour les obligations. Contre toute attente, les actions semblent donc moins risquées à longue échéance que les obligations.
Ces résultats sont corroborés par le calcul plus direct du degré de risque appelé « l'écart type », qui mesure la dispersion des rendements.
Sur la période considérée, l'écart type des rendements annuels est ressorti à 21 % pour les actions et à 10 % pour les obligations, ce qui confirme une fois de plus que sur le court terme les actions sont un véhicule d'investissement plus risqué. Mais pour notre investisseur à long terme, le chiffre le plus intéressant est l'écart type des rendements moyens sur 20 ans. Pour les actions, il est de 3 %, donc inférieur à celui des obligations : 3,4 %.
Ainsi, à court terme, les actions sont plus risquées que les obligations, mais à long terme, ce sont les obligations qui présentent un risque plus élevé. Dans ce cas, pourquoi les actions seraient-elles assorties d'une « prime de risque » annuelle de 4,9 points en moyenne ?
Revenons à l'écart type pour mieux comprendre.
Selon certains économistes, les actions sont plus risquées à court terme que les obligations et moins risquées à long terme du fait de la tendance des rendements des actions à converger vers la valeur moyenne (mean-reversion). Selon ce principe, le marché actions alternerait régulièrement les années fastes et les années médiocres. Ainsi, si un investissement en actions enregistre une bonne performance sur une année, il est plus susceptible d'afficher des rendements en berne l'année suivante.
En conséquence, bonnes et mauvaises années « s'annulent » mutuellement de telle sorte que sur une longue période le risque des actions est limité. Si les actions ont plus tendance que les obligations à converger vers la moyenne, les premières deviennent alors moins risquées.
Faut-il croire les chiffres ?
Chiffres à l'appui, les actions tiennent pour l'instant le haut du pavé : leur rendement moyen est supérieur de près de 5 points de pourcentage par an au rendement moyen des obligations d'Etat, un avantage qui ne se justifie même pas en termes de risque. Sur des horizons lointains, les actions ne sont pas sensiblement plus risquées que les obligations. Dans l'absolu, les données historiques démontrent que les actions représentent un véhicule d'investissement bien plus intéressant, que même les investisseurs frileux devraient privilégier.
Toutefois, beaucoup d'éminents analystes contestent cette analyse du couple risque/rendement, arguant que la prime de risque de 4,9 points offerte par le marché américain (4,6 points sur la place londonienne) surestime dans une large mesure la rémunération future octroyée par les actions. Selon eux, les actions ont avant tout bénéficié de la mauvaise performance des obligations d'Etat sur ces deux places financières dans les années 60 jusqu'au début des années 70, elle-même due à un taux d'inflation étonnamment élevé. Or, aujourd'hui, les mécanismes de l'inflation sont mieux connus des investisseurs ; il est donc fort peu probable que les détenteurs d'obligations se fassent à nouveau piéger de cette façon. C'est pourquoi les obligations ne peuvent que mieux se comporter qu'au siècle dernier.
Ces affirmations comportent indubitablement une part de vérité. Seule zone d'ombre : pourquoi les obligations ont-elles autant souffert ? Si l'inflation était seule coupable, pourquoi les obligations d'Etat à court terme en ont-elles autant pâti que les obligations à maturité plus longue ? Les taux courts obligataires n'auraient-ils pas intégré rapidement la hausse de l'inflation ? Si nous ne comprenons pas toutes les causes de la contre-performance des obligations, il serait hasardeux d'affirmer que leur performance historique ne peut pas se répéter.
La question du risque à long terme des actions est encore plus sujette à controverses.
Absence de recul historique
Si l'écart type du rendement annuel des actions sur 20 ans ne dépasse pas 3 %, cela signifie que la tendance des rendements actions à converger vers la moyenne annule le risque des actions plus rapidement que celui des obligations. Le problème est l'absence de recul historique : les chiffres dont nous disposons ne couvrent que quelques décennies, ce qui ne nous permet pas de dégager des plages de 20 ans à partir desquelles tirer des conclusions statistiques. Même si, dans l'absolu, les chiffres donnent à penser que les rendements actions ont tendance à se rapprocher de la valeur moyenne, aucune étude statistique n'a pu l'établir formellement. Or, si les rendements actions ne tendent pas à converger vers la moyenne, il n'y a plus aucune raison de penser que les actions deviennent moins risquées que les obligations à long terme.
Malgré tout, il est tentant d'ajouter foi à ce phénomène, notamment pour les raisons suivantes : imaginons que les investisseurs deviennent par trop confiants dans les perspectives économiques et entraînent le marché actions vers des sommets peu raisonnables, puis qu'une information les amène à rectifier le tir et orienter le marché vers le bas. Tout cycle surréaction/correction de ce type entraîne un phénomène de convergence des rendements vers la moyenne.
Ce phénomène est souvent observé d'un oeil très critique car il sous-entend une certaine prévisibilité qui semble s'opposer à la notion d'efficience des marchés et de justesse des prix. Or c'est un leurre de croire que lorsque les prix reflètent la véritable valeur fondamentale, ils doivent suivre une marche aléatoire.
En fait, le phénomène de convergence vers la moyenne n'exclut pas un processus rationnel de formation des prix. Il suffit juste que le risque lié aux actions évolue dans le temps.
Imaginons par exemple que le marché ait considérablement chuté au cours des derniers mois, incitant les investisseurs à considérer les actions comme plus risquées. La théorie nous enseigne que le risque doit être compensé par un rendement attendu plus élevé. Donc, après un repli du marché actions, les rendements se ressaisissent, un phénomène qui ressemble étrangement à la convergence vers la moyenne.
Le risque d'effondrement
Certains analystes ne participent pas à la querelle sur l'interprétation des chiffres de l'écart type puisqu'ils considèrent que celui-ci n'est pas un bon instrument de mesure. Ils estiment en effet que l'étude historique de la dispersion des rendements actions sur les places financières contemporaines passe outre un autre risque plus abstrait mais néanmoins crucial : le risque d'effondrement total du marché.
Les partisans de cette thèse soulignent que près de la moitié des marchés actions du début du siècle ont connu des interruptions conséquentes ou ont définitivement disparu. En 1900, la Bourse russe était l'une des plus importantes places financières au monde : quelques années plus tard, les investisseurs avaient tout perdu. Si l'on se contente d'étudier la volatilité du rendement des actions américaines, on ignore ce genre de risque tout simplement parce que le marché américain n'a jamais connu un événement de ce type.
Cela ne signifie pas, toutefois, que ce risque n'existe pas, et d'ailleurs la prime de risque intègre peut-être cette éventualité. Mais là où le bât blesse, c'est que l'on ne voit pas pourquoi cet effondrement ne concernerait que les actions : une catastrophe de nature à anéantir le marché actions est peu susceptible d'épargner le marché obligataire.
De fait, une étude plus approfondie des données historiques montre que dans la majorité des cas le marché obligataire est ressorti grand perdant d'un cataclysme de ce genre.
Ainsi, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la capitalisation de la Bourse allemande représentait à peine 10 % de son niveau d'avant-guerre. Fin 1945, Tokyo plafonnait à 35 % de sa valeur d'avant la capitulation. L'instabilité politique et sociale qui a marqué l'Angleterre des années 1973-1974 a fait chuter le marché à 50 milliards de dollars.
Aussi impressionnants que puissent être ces événements, ils n'ont pas eu de conséquences durables. Après la guerre, l'indice Nikkei s'est envolé, passant de 176 points en 1949 à 20.000 en 1993, une performance aujourd'hui entrée dans la légende. De 1948 à 1960, le DAX a offert des rendements annuels supérieurs à 30 %. Ainsi, malgré la guerre, ceux qui avaient investi à long terme et en actions au Japon et en Allemagne ont finalement empoché des bénéfices substantiels, comparables à ceux de leurs homologues américains.
Il n'en a pas été de même en revanche pour les marchés obligataires. Au Japon, les porteurs d'obligations ont été ruinés par les poussées inflationnistes d'après-guerre comme l'avaient été leurs homologues allemands à la suite de l'hyperinflation de 1922-1923.
Ce n'est donc manifestement pas de ce côté qu'il faut chercher la raison d'être de la prime de risque de 4,9 points.
La pondération des actions
Quelle est l'influence de ces chiffres sur un investisseur désireux de se constituer un portefeuille à long terme ?
La théorie propose des modèles formels d'allocation d'actifs entre les différents supports d'investissements, le plus célèbre étant celui de l'analyse des moyennes et de la variance, élaboré dans les années 50 et qui a valu un prix Nobel à son auteur, Harry Markowitz.
Lorsque les résultats historiques des obligations et des actions sont appliqués à ces modèles quantitatifs, la balance penche presque exclusivement en faveur des actions, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de ce qui précède. Constatant que les actions ont, par le passé, offert des rendements moyens très intéressants qui ne se sont pas accompagnés d'un risque élevé sur le long terme, l'analyse théorique ne peut que recommander chaudement les actions comme support d'investissement.
Pourtant, investisseurs institutionnels et particuliers ne semblent pas tout miser sur les actions. En général, un fonds de pension américain est investi à hauteur de 60 % en actions et 40 % en obligations. En outre, les recommandations des grandes sociétés de Bourse, publiées régulièrement dans la presse financière, oscillent entre une pondération de 50 % à 60 % d'investissement en actions.
Ces chiffres peuvent sembler surprenants.
Il apparaît en effet que même les investisseurs qui, par nature, ont une vision à long terme, sont contraints, pour des raisons institutionnelles ou psychologiques, d'investir à court terme et de réfréner leur attirance pour les actions. Car c'est uniquement sur le long terme que la courbe de risque des actions tombe en deçà de celle des obligations. Les rendements annuels des actions étant indéniablement plus volatils que ceux des obligations, l'investisseur à court terme privilégiera les obligations.
Prenons l'exemple des fonds de pension. Par leur nature même, ces fonds devraient avoir une vision à long terme. Or, derrière tout fonds de pension vit un gestionnaire dont la performance est régulièrement évaluée. Pour être sûrs de rester en place, les gestionnaires de fonds de pension doivent s'intéresser à la performance à court terme, ce qui limite leur horizon d'investissement et les empêche de surpondérer les actions.
Il existe une autre explication à l'intérêt, envers et contre tout, des investisseurs pour le court terme.
Imaginons que vous souhaitiez investir à horizon 20 ans et que vous ayez à décider de la répartition optimale de vos capitaux entre les actions et les obligations. Quel argument ferait pencher la balance d'un côté ou de l'autre ? Préféreriez-vous surveiller la performance de votre portefeuille chaque année ou le laisser dormir jusqu'à échéance ?
A priori, seul devrait importer le résultat final, mais des études ont prouvé que les performances intermédiaires revêtent une importance considérable au niveau psychologique. Même si, en principe, vous ne vous souciez que de la performance cumulée de votre portefeuille, vous seriez déçu de constater une mauvaise performance sur une année donnée.
Parce qu'ils reçoivent régulièrement des communications de leur gestionnaire de portefeuille et qu'ils ont toutes les informations financières à portée de la main, les investisseurs ne peuvent pas ignorer une mauvaise performance ponctuelle de leur portefeuille. Pour y remédier, ils seront tentés de s'orienter vers des stratégies d'investissement plus rentables à court terme, et donc, de s'alléger en actions.
Mais la question de l'allocation optimale entre actions et obligations est loin d'être résolue pour autant. Certains investisseurs ne jurent que par les données historiques et investissent une proportion toujours plus importante de leur portefeuille en actions. Ainsi, aux Etats-Unis, une commission nommée par le gouvernement a récemment recommandé que les fonds de la Sécurité sociale soient investis en actions, essentiellement sur la base de leur performance passée.
D'un autre côté, même après deux siècles d'étude statistique, l'évaluation du risque (risque, prime de risque) reste très aléatoire, incitant certains gestionnaires de portefeuille à se détourner des modèles quantitatifs théoriques - type analyse de la variance - justement parce que ces modèles requièrent une estimation précise de paramètres mal maîtrisés dans la pratique.
La solution consisterait donc à développer une nouvelle stratégie qui tiendrait compte de notre incertitude concernant certains paramètres comme la prime de risque. C'est d'ailleurs dans cette brèche que s'engouffrent aujourd'hui théoriciens et spécialistes de l'allocation d'actifs. *
Saint Petersbourg, l'île Vassilievski avec les Rostres et la Bourse. En 1900, la Bourse russe était l'une des plus importantes places financières au monde : quelques années plus tard, les investisseurs avaient tout perdu. (C) Collection Viollet
NICHOLAS BARBERIS enseigne la finance à la Graduate School of Business de l'université de Chicago. Ses travaux de recherche portent notamment sur l'allocation d'actifs et l'efficience des marchés
06 juillet 2007
Une autre façon de voir la performance
A la vue du post qui suit j'ai eu l'envie de créer une nouvelle rubrique "post culte" comme ca si un jour je décidais d'arreter le blog il y aura cette rubrique incontournable
Une autre façon de voir la performance lupus
| 2007-07-05 morningstar
A coté de la performance calculée de date à date, il y a le rendement que les investisseurs perçoivent effectivement. Les deux peuvent sensiblement diverger…
C’est le cas, somme toute classique, d’un placement qui connaît des hauts des bas… Disons que sur un période de 12 mois, il fait du surplace : en début de période il est valorisé 10 euros, 6 mois plus tard il cote 20 euros pour terminer en fin de période à 10 euros. Abstraction faite des frais et des versements de dividendes ou coupons, la performance de ce support sur la période s’élève à 0%.
Imaginons maintenant un investisseur qui en début de période place 100 euros (10 parts) sur ce fonds. En milieu de période, compte tenu de la progression du support qui cote 20 euros, il décide d’investir 100 euros supplémentaires (5 parts). A la fin de la période, son placement est valorisé 150 euros pour 200 euros investis.
Le rendement que cet investisseur constate lui sur cette période n’est pas de 0% comme calculé précédemment de date à date. Sur une période de 12 mois, ses flux de souscription ont lui ont procuré un rendement de -32%. Ce REP (Rendement Effectif Pondéré) rend mieux compte de l’expérience vécue par l’investisseur que le rendement de 0% calculé de date à date sans tenir compte du moment où sont intervenus les flux de souscription.
Tenir compte des flux, pas uniquement de la performance
En fait, le calcul de rendement de date à date (l’année 2006 par exemple, ou sur 3 ans glissants) fournit une donnée objective qui rend compte de l’évolution de la valorisation d’un fonds entre ces 2 points. Mais il rend imparfaitement compte de l’expérience effective de l’investisseur qui lui n’a pas nécessairement investit le 1er janvier pour ressortir le 31 décembre.
Bien évidemment, au niveau individuel, les tous scénarios sont envisageables, de l’investisseur plaçant d’entrée de jeu 200 euros en début de période et ce jusqu’à la fin de période pour constater un rendement, abstraction faite des frais et des versements de dividendes et de coupons, de 0%, à celui qui décide d’investir sur ce support lorsqu’il cote au plus haut, en milieu de période, à 20 euros.
Le Rendement effectif pondéré (REP) essaye de rendre compte du rendement constaté globalement par les investisseurs et non par un investisseur en particulier. C’est pourquoi il prend en compte pour une période de calcul les performances mensuelles du support mais aussi les flux nets de souscription et les moments où sont intervenues ces souscriptions. L’écart entre le rendement total (RT) et le Rendement Effectif Pondéré (REP) mesure la façon dont les investisseurs ont profité des phases de hausse et de baisse du support.
La difficulté du marketing timing
Comme dans le cas d’un taux de rentabilité interne, le REP calcule par itération un taux rendement mensuel constant permettant de faire correspondre à une suite de flux un montant final. Ce taux mensuel est ensuite annualisé.
La façon dont les flux sont distribués tout au long de la période influe sur le rendement constaté par l’investisseur. Ce rendement sera d’autant moins important que les flux seront intervenus sur les hauts de cycle. En clair, dans ce cas les flux profitent peu ou pas de la hausse, et ont toutes chances d’être pénalisés par une baisse. Les stratégies de souscriptions étant rarement rationnelles, on constate que la majorité des investisseurs interviennent sur un support lorsque ce dernier a déjà régulièrement ou fortement progressé.
Voilà un fonds qui a connu sur 10 ans, de 1997 à 2006, une évolution assez représentative des marchés sur cette période. Sa VL, représentée en marron, a fortement progressé jusqu’au début des années 2000 avant d’entamer une descente aux enfers jusqu’au début 2003. A partir de ce moment les marchés repartent à la hausse. Un investisseur qui serait entré sur ce fonds le 1er janvier 1997 et en serait sorti le 31 décembre 2007 aurait bénéficié d’un rendement annuel de plus de 15%.
Mais dans la réalité il y a peu de chance qu’un investisseur ait investi sur ce fonds précisément entre ces 2 dates spécifiques, au contraire. Les colonnes en vert montrent les flux de souscriptions. Le fonds a connu une phase de performance luxuriante qui a attiré un flux grandissant de souscriptions à partir du second semestre 1999, juste au moment où le fonds arrivait à un plus haut avant de corriger sévèrement. Schématiquement, on peut dire que les souscriptions intervenues durant cette phase n’ont pas profité de la hausse mais ont au contraire souffert de la correction qui a suivi.
Alors que ce fonds affiche une performance annualisée positive de 15,60% sur 10 ans, la population des investisseurs prise dans sa globalité représentée par les flux de souscriptions n’a pas profité de ce rendement. Sur la base des flux nets, le REP annualisé de ce fonds ressort à -0,92%. Ce rendement effectif est bien sûr tributaire de la façon dont les investisseurs sont entrés dans le fonds, mais aussi de la volatilité du fonds…















