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18 septembre 2007

Les trackers en dix questions

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Les trackers en dix questions (werner)
Source : Le Monde


Quelle est la différence entre un tracker, un ETF et un fonds ?

Aucune, il s'agit du même produit. Un tracker est un Exchange Traded Fund (ETF) ou fonds négociable en Bourse. Il s'agit d'un fonds qui réplique la performance d'un indice. " To track " en anglais veut d'ailleurs dire suivre pas à pas ou suivre la trajectoire. L'une des principales différences avec les fonds classiques est leur cotation en continu. Les trackers se négocient comme une action, ce qui n'est pas le cas des fonds usuels.


Qu'est-ce qui différencie un tracker (ou ETF) portant sur l'indice Dow Jones d'une sicav investie en valeurs américaines ?

Les trackers sont des OPCVM. Leur forme juridique est donc celle d'une sicav ou d'un fonds commun de placement (FCP). Contrairement aux fonds classiques qui peuvent être composés de plusieurs dizaines d'actions, d'obligations..., le tracker est un fonds qui se contente de répliquer à 100 % les performances d'un indice. Un tracker sur l'indice Dow Jones permet donc d'accéder à toutes les valeurs de l'indice américain en une seule opération. Les éventuels arbitrages du gérant n'entrent pas en ligne de compte. Seule la performance de l'indice importe. Il est donc très facile de suivre son évolution.


En quoi les trackers sont-ils plus liquides que les fonds classiques ?

C'est l'une des grandes forces des trackers : ils sont cotés en continu durant toute la séance de Bourse. A l'instar de n'importe quelle action, un tracker peut être acheté et vendu très facilement. Il profite ainsi pleinement des variations de l'indice sur lequel il porte. Les fonds classiques, eux, ne sont pas cotés en continu. Ils bénéficient d'une cotation par jour. Le tracker est donc beaucoup plus souple. Si vous en détenez une grosse quantité dans votre portefeuille, vous pouvez facilement en céder une partie, ou renforcer vos positions au gré des fluctuations de la Bourse.


Mon conseiller clientèle m'affirme que les trackers sont beaucoup moins coûteux qu'un fonds classique. Est-ce vrai ?

Oui. Quand vous achetez une part d'un fonds classique, vous devez généralement acquitter des droits d'entrée, des droits de sortie et des frais de gestion annuels. Au total, les frais peuvent représenter jusqu'à 5 % du placement la première année. Les trackers ne supportent aucun droit d'entrée ni de sortie. On peut les acheter et les revendre à plusieurs reprises au cours du mois, comme une action. La société de gestion qui les émet se contente de frais annuels compris entre 0,165 % et 0,85 % TTC par an, selon le produit. C'est un tarif très compétitif.


Comment sont calculés les frais annuels si je ne conserve mon tracker qu'un mois, ou moins ?

Si vous détenez un tracker CAC 40, dont les frais s'élèvent à 0,25 % TTC par an, vous ne paierez qu'un douzième de ces frais si vous conservez votre produit un mois. Les frais sont calculés au prorata temporis, et ils sont directement déduits de la valeur liquidative du tracker. Lorsque vous vendez votre produit, les frais sont déjà ôtés du prix de vente.


Comment suivre l'évolution des cours ?

Le prix d'un tracker est équivalent à une fraction de l'indice sur lequel il porte. Cette fraction est d'un centième chez Lyxor, le tout libellé en euros. Ainsi, un tracker Lyxor EFT CAC 40 vaut un centième de l'indice CAC 40, soit environ 54 euros en début de semaine (indice CAC 40 à 5 400 points). Si l'indice remonte à 6 000 points, sa valeur sera proche de 60 euros.


Comment acheter mes premiers trackers ?

Rien de plus simple. Comme pour une action, il vous suffit de vous munir du code ISIN ou mnémonique du tracker et de passer un ordre sur le site de votre courtier en ligne, ou dans votre agence bancaire habituelle. Les trackers font l'objet de contrats de liquidités. Un prix de vente et un prix d'achat sont proposés en permanence par des intermédiaires financiers. A tout moment, vous êtes assuré de pouvoir acheter ou vendre votre produit.


Combien cela va-t-il me coûter ?

Le prix d'un ordre de Bourse classique. Votre intermédiaire habituel vous facturera le montant de courtage applicable aux actions et prélèvera éventuellement des droits de garde.


Est-il vrai que les trackers sont éligibles au service à règlement différé (SRD) ?

C'est encore un atout de ces produits. La plupart sont éligibles au SRD. Avec 1 000 euros sur votre compte titres, vous pouvez acquérir l'équivalent de 4 000 ou 5 000 euros en trackers. Vous bénéficiez ainsi d'un effet de levier qui va amplifier les variations de l'indice sur lequel vous avez misé.


Quelle est la fiscalité des trackers ?

Pas de surprise avec ces produits. La fiscalité est celle des OPCVM, soit la même que les actions. Les plus-values réalisées lors de la vente de parts sont exonérées d'impôts si le montant des cessions de vos valeurs mobilières n'excède pas 20 000 euros dans l'année (par foyer fiscal). Au-delà de ce seuil de cession, les gains sont taxés à 27 %.

Comme pour les actions, les pertes réalisées sur un tracker peuvent être compensées avec les gains dégagés sur les autres valeurs mobilières.

Pour les investisseurs actifs, la meilleure solution pour réduire la note fiscale est de réaliser ses négociations de trackers au sein d'un plan d'épargne en actions (PEA).

La plupart des trackers sur indices actions y sont éligibles. Vous pouvez miser sur la Chine, l'Inde, les Etats-Unis en économisant les 16 % d'impôt sur les plus-values. Mais les 11 % de contributions sociales restent dus.

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21 novembre 2006

methodologies de gestion

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Un incontournable pour vos favoris (merci a werner)

Diffrentes methodes de gestion de portefeuille , l'Alpha n'aura plus de secret pour vous

c'est ici

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09 novembre 2006

Trackers: pour suivre les indices

Trackers: pour suivre les indices (pirson)

par ISABELLE de LAMINNE


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Les trackers offrent des avantages non négligeables à l'investisseur.


Analyse

De nouveaux partenariats sont signés en Belgique entre Euronext, KBC Securities, Keytrade Bank, Leleux Associated Brokers et Bolero pour élargir l'offre de trackers sur le marché belge et pour mieux informer les investisseurs. Le point avec Thibaud de Cherisey, Trackers Product Manager chez Euronext.

Quels sont les avantages des trackers?

Les trackers, ou ETF, offrent un accès à des zones d'investissement qui étaient parfois difficilement accessibles aux investisseurs particuliers. Euronext offre une palette de 156 trackers répartis sur plusieurs zones géographiques et secteurs. Il existe des ETF sur les indices mondiaux (MSCI World,...), sur les grandes zones géographiques (Etats-Unis, Europe, pays émergents,...). Il existe aussi des trackers sur des indices par pays sur le Cac 40, le Bel 20 ou même sur la Turquie ou le Japon. Toutes les zones géographiques sont couvertes. Nous avons également un large éventail de trackers sur indices sectoriels dont des trackers immobiliers ou sur matières premières. Nous offrons également des ETF obligataires dont des trackers obligataires liés à l'inflation. Outre la grande diversité de l'offre, qui permet aux investisseurs particuliers de se constituer un portefeuille diversifié sur base de trackers, ces fonds présentent une grande liquidité. Grâce aux trackers, les investisseurs particuliers ou institutionnels peuvent entrer et sortir rapidement, et à peu de frais, d'une zone géographique ou d'un secteur. En une transaction boursière, l'investisseur dispose d'un investissement liquide, transparent et diversifié. Les frais d'entrée sont inexistants et les frais de gestion sont très faibles puisque ces fonds répliquent l'indice boursier sans gestion active.

Tous ces trackers sont-ils commercialisés en Belgique?

Certains trackers peuvent faire l'objet d'une démarche de vente par les intermédiaires financiers, car ils ont reçu un agrément pour être commercialisés activement en Belgique. En réalité, tous les trackers sont disponibles sur Euronext comme tous les titres listés. Pour les acquérir, il suffit de faire une opération boursière ordinaire. Nous sommes cependant en train de travailler pour que davantage d'ETF soient commercialisés en Belgique. On remarque, par ailleurs, que des fonds de trackers voient le jour. En effet, on constate que la performance d'une bonne gestion est essentiellement due à l'allocation des actifs au sein du portefeuille et que le choix individuel des actions est moins significatif dans la performance, d'où l'intérêt d'un fonds de fonds indiciels. Beaucoup de gestionnaires en gestion privée ont également recours aux trackers pour la constitution des portefeuilles.

La Libre Belgique 2006

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06 novembre 2006

Investissement en gestion collective

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Si l’idée vous venaient a l’esprit de vous constituer un portefeuille defensif  a l’aide de fonds et sicav je vous conseillerai de faire un tour sur le site « partenaire » de Phoenix

Voici pour le moment les fonds retenus

actions:
- Agressor
- Bestinfond
- Bestinver Bolsa
- eQ Pikkujättiläiset A
- Tocqueville Dividende

mixtes
- Athena Global Opportunities
- Bestinver Mixto
- Carmignac Patrimoine

obligations
- CAAM Oblig Internationales
- ING (L) Renta Fund Emerging Markets Debt (HC)
- Capitop Mondoblig
- HSBC Trikhaus EURO High Yield
- R.P. Sélection Convertibles
- Victoire Oblig International

immobilier
- Atlas Real Estate Emu
- PAM Real Estate Europe
- Unisic 1
- Victoire Valeurs Immobilières
- Cholet Dupont Immobilier

alternatifs
- Asclepios

Ceux-ci sont choisis selon une méthodologie de tri bien établie qui est :

« En fait, il s'agit de faire la mesure entre performance, volatilité et régularité.
Si dividende est retenu c'est en raison d'une performance élevée, d'une volatilité basse et d'une grande régularité, aucune année de baisse à ce jour.
Rouvier valeur loupe de peu sa sélection, tout comme Tricolore et Richelieu Spécial. Si ces fonds avaient été 'à acheter', ils seraient 'à conserver' aujourd'hui, selon mes critères qui sont personnels et discutables, mais il faut bien trancher de toutes manières.

Pour les fonds cité dans mon message, j'applique une méthode analogue à celle expliquée sur mon site. Seule la pondération des points attribué est adaptée (moins exigent sur la performance, beaucoup plus sur la stabilité)
»

http://bijoton.blogspot.com/

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03 novembre 2006

Le gestionnaire est plus important que la réputation d'un fond

fidelity

Le fond fidelity magelan a réussi a battre le marché chaque année de

1977 a

1990. Le légendaire gestionnaire de fonds Peter lynch a réussi a obtenir un return annuel de 29% pendant cette époque. Un investissement $10.000 dans le fond Magellan en 1977 aurait rapporté $288.000 en1990.

Malheureusement, l’évolution du fond Magellan depuis le changement de gestionnaire est à la traîne depuis une dizaine années. C’est Harry Lange qui a repris le fond en 2005.La taille énorme du fond est également devenu un frein au bon comportement de celui-ci.

Depuis janvier 2006 le fond accuse un retard de 6.5% sur le SP500 il faut dire que Lange a misé pas mal sur les technos et cela ne lui a pas souri

Pourtant Lange jouissait d’une excellente réputation quand il dirigeait le fond fidelity Japon.

Comme quoi choisir un fond uniquement basé sur son excellente réputation reste risqué il faut toujours apprendre à connaître son gestionnaire et sa façon de gérer un fond

Selon cet article récent paru dans le magazine fortune, Magellan est actuellement sali et traîné dans la boue  parce qu’il vient de signer sa plus mauvaise performance en 30 ans par rapport à l’indice SP500.

L’article du Magazine Fortune ici

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28 octobre 2006

le timing sur les fonds communs

Les investisseurs en fonds commun de placement réussissent-ils à trouver le timing parfait pour entrer et sortir du marché ?

En août 2006, Geoffrey Friesen et Travis Sapp ont fait une petite étude sur le sujet pour « social science research « ils  examinent les return de différents fonds communs de placement  et mesurent la capacité de synchronisation des investisseurs de fonds. En utilisant des données mensuelles pour 7.125 fonds communs de placement au cours de la période 1991-2004, ils arrivent à cette conclusion :

  • Pour l'échantillon entier, les mauvaises décisions de timing réduisent les return moyens de l'investisseur de 1.56% annuellement. Généralement le timing de sortie est plus mauvais que la synchronisation d'achat.

  • Les investisseurs ayant peu d’expérience se tourne vers des fonds plus grands et plus coûteux  que la moyenne

  • Les investisseurs dans des fonds indiciels exhibent également un mauvais timing d'investissement, mais leur synchronisation n'est pas aussi mauvaise que celle des investisseurs dans les fonds activement contrôlés.

  • Le mauvais timing se corrèle franchement avec l'alpha des fonds (indicateur de sur/sous performance d'un fonds par rapport à son indice) à tel point que le mauvais timing efface l'alpha même parmi les fonds les plus performants.

  • Un timing d’entrée peut s’avérer bon dans une approche momentum, mais négativement avec une approche value.

  • Un timing d’entrée peut s’avérer bon pour des fonds à haute volatilité, mais très mauvais pour des fonds agressifs de croissance (pénalité de mauvais timing proche de 3%).

  • La contre-performance d'investisseur due au timing est petite pour les fonds d'obligations et inexistante pour des fonds monétaire, suggérant que cette niche comporte plus d’investisseurs expérimentés.

Le graphique suivant, récapitule les lacunes mensuelles  (pénalités) pour les investisseurs moyens dans divers types de fonds communs de placement. Plus l'espace est grand, plus la synchronisation du marché par les investisseurs de fonds est mauvaise. Le graphique suggère que les investisseurs qui chassent les retours des fonds les plus agressifs soient les plus mauvais chronométreurs du marché, et les investisseurs cherchant le revenu sont les meilleurs chronométreurs du marché.

timing

En résumé

Les investisseur en fonds commun peuvent battre le marché sur le LT s’il gardent leur position pour le LT sans faire des allé retour incessant

Sc : http://ssrn.com/abstract=931180

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13 octobre 2006

7 règles pour bien choisir vos Sicav

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Vendredi 13 octobre 2006

A la une des Echos Week-end
13/10/2006 ]


Placer tout ou partie de son épargne en sicav ou en FCP, c'est par définition consacrer peu de temps à sa gestion, puisqu'on la délègue à un ou plusieurs gérants et établissements. Trop peu de temps souvent. Car le choix de ceux à qui vous allez faire confiance pendant plusieurs années mérite mieux qu'un vague regard sur le menu de base de votre établissement financier habituel. Sans aller jusqu'à vous faire tailler un FCP à vous, sur mesure, amusante alternative pour ceux dont les placements se chiffrent en millions ou plutôt en dizaines de millions d'euros, ne vous contentez pas du modèle unique. Derrière nos « règles » vous trouverez en fait les questions qu'il faut se poser avant d'acheter. C'est peut-être moins drôle que d'aller choisir sa prochaine voiture au Mondial de l'automobile, qui s'achève ce week-end. Mais c'est plus reposant et ça peut rapporter plus.


Ce qu'il faut savoir pour acheter une sicav ou un fonds de placement.

Sur les 700 romans de la rentrée, combien méritent d'être lus ? Une dizaine peut-être. Pour autant, est-ce une raison de s'abstenir par avance, sous prétexte que le choix est trop vaste ? Cela ne serait pas très intelligent. Pas plus qu'il ne serait futé de prendre au hasard le premier de la pile, au motif qu'il faut bien entretenir ses neurones.

Or, en gestion collective, ces deux attitudes irréfléchies se pratiquent couramment. Face aux 45.000 fonds commercialisés dans le monde, bon nombre d'épargnants choisissent de ne pas choisir. Ils pratiquent l'évitement. Moyennant quoi, ils passent à côté de chefs-d'oeuvre. D'autres misent sur le premier produit venu, au nom de la nécessité d'épargner. Comme si tous les placements se valaient ! Et surtout pouvaient répondre indifféremment à la diversité des objectifs personnels du souscripteur. Pourtant, il est clair que l'on ne s'engage pas pour une courte période avec un produit de long terme et vice versa.

Une règle parmi d'autres pour bien acheter une sicav ou un fonds commun de placement (FCP).


1 - Achetez ce que vous comprenez


Quelques principes de base doivent être rappelés.

Le premier est emprunté à de Gaulle, qui s'envolait vers « l'Orient compliqué... avec des idées simples ». De la même manière, il ne faut acheter que ce que l'on comprend. Cela suppose de garder la tête froide.

L'une des plus grandes menaces qui guette l'investisseur réside dans la mode. Par nature, elle est séduisante, mais par définition c'est la seule qui se démode. Or, à intervalles réguliers, des tendances apparaissent. Elles se traduisent par une déferlante de produits identiques dans tous les réseaux bancaires.

A l'automne 2000, ce fut la floraison des fonds Internet. La bulle avait pourtant explosé quelques semaines plus tôt ! Seulement le processus industriel avait déjà été lancé, il ne pouvait plus être arrêté. En l'occurrence, les banques avaient réagi un peu tard à l'engouement de leurs clients pour la folie TMT. Tout au long de 1999, la ruée vers la nouvelle économie s'était traduite par un « spiel » réalisé à partir des premiers sites Internet de courtage boursier. L'ensemble des établissements financiers avaient voulu participer à leur tour à la fête. Ils ont mis au point des fonds dédiés aux nouvelles technologies. Las, le temps qu'ils obtiennent les autorisations de commercialisation, le krach avait déjà eu lieu.

Qu'à cela ne tienne ! On n'allait tout de même pas mettre au pilon des milliers d'affichettes publicitaires. Et puis, ne suffisait-il pas de patienter ? Le secteur allait bien finir par se refaire une santé ! On sait ce qu'il en est advenu : six ans plus tard, les cours de France Télécom, de Vivendi et d'Alcatel n'ont toujours pas retrouvé leurs niveaux d'avant 2000 et les sicav remplies à ras bord de ces titres n'ont toujours pas été renflouées.

Pour tenter de faire oublier la dégringolade des cours, l'offre s'est ensuite reportée comme un seul homme sur les fonds à capital garanti. Histoire d'installer un filet de sécurité dans la baisse des marchés, tout en laissant miroiter une participation à une éventuelle reprise. L'ennui, c'est que ces produits dits structurés ne se révèlent opérationnels que dans une configuration bien spécifique de marchés : lorsque les cours de Bourse sont relativement stables. Mais si, d'aventure, les indices baissent trop, la structure de ces produits, bâtis à partir d'obligations et de produits dérivés, ne leur permet pas d'absorber toutes les secousses. Et quand les marchés remontent, autant jouer la croissance en direct. Cela n'empêche que, tout au long de 2005, alors que la Bourse effectuait un parcours épatant, ces fonds garantis se sont écoulés comme des petits pains.


De bric et de broc...

A l'inverse, ces temps-ci, le moment serait propice pour en proposer aux particuliers. Une pause dans la hausse des cours semble en effet plausible. Au lieu de quoi, les épargnants se voient proposer des fonds dédiés aux matières premières. Leurs émetteurs semblent indifférents à la violente correction qui a frappé ce secteur au printemps dernier !

Il faut dire que la mondialisation nourrit tellement les imaginations. Le besoin en énergie de la Chine et de l'Inde justifie dans les esprits un pétrole durablement cher. Partant de ce principe, de nouveaux fonds d'investissement ont fait florès. Leur nom a une sonorité magique : Ils sont appelés BRIC, pour reprendre l'acronyme de Brésil, Russie, Inde et Chine. L'idée des promoteurs est que ces quatre puissances bénéficient de la croissance mondiale et notamment du besoin de la planète en matières premières agricoles et énergétiques. Ce raisonnement est pertinent d'un point de vue macroéconomique. Mais il ne suffit pas pour bâtir une bonne stratégie boursière. En pratique, ces fonds enferment leurs souscripteurs dans quatre Bourses : l'une instable (le Brésil), la deuxième opaque (la Russie), la troisième atone (la Chine) et la quatrième hautement spéculative (l'Inde).

Comme s'amuse à dire un professionnel, « c'est exactement comme si l'on réunissait dans un même fonds la Finlande, la Lituanie, Oman et le Portugal. Ils n'ont aucun rapport entre eux. Mais leurs initiales réunies sonneraient bien : cela ferait FLOP. »

L'auteur de ce bon mot parle d'or. Il s'agit d'Henri Reiters, directeur général de Fund Market, filiale commune à la Banque de Luxembourg et au CIC. La structure qu'il dirige a pour spécialité d'analyser puis de sélectionner les meilleurs fonds dans le monde entier. Ses clients reçoivent notamment des conseils pour tirer parti des plus-values espérées dans l'avenir. Et non pas l'inverse ! Car, comme l'observe Henri Reiters, « le piège le plus fréquent chez les épargnants consiste à acheter une performance déjà passée ». Mais les particuliers achètent aussi leurs produits en fonction de leurs préoccupations personnelles. Et c'est bien là l'essentiel. Il n'existe pas deux personnes identiques, en termes de profils, d'objectifs, d'échéances personnelles ou d'appréciation du risque. Le bon investissement est celui qui convient à son souscripteur. En somme, acheter ce que l'on comprend, c'est aussi se connaître soi-même.



2 - Ne vous contentez pas des offres « maison » de votre banque

Tout le monde ne peut pas être bon partout. Les banques ont mis du temps à l'admettre. Il est vrai que c'est avec les fonds conçus en interne qu'elles réalisent leurs meilleures marges. Mais la demande des clients a été la plus forte. Comme ces derniers réclamaient d'accéder à la performance des meilleurs gérants, elles ont accepté de vendre des sicav d'autres établissements. La multigestion est ainsi entrée dans les moeurs. Plus qu'une mode, c'est une tendance lourde. Depuis 2000, sa part de marché dans le monde progresse de 23 % par an. Et en la matière, la France se révèle en pointe. Elle en a souscrit pour 13 milliards d'euros depuis le début de l'année. Par rapport à un total de 60 milliards d'euros investis dans des fonds, cela représente une proportion de 22 %. Ainsi donc, selon le supplément « Fund management » du « Financial Times », en date du 18 septembre, cette performance place notre pays en tête en Europe. Du moins en volume, car en pourcentage, l'Allemagne domine largement. La multigestion y représente 55 % des fonds commercialisés.
Miracle de la multigestion

Seulement, maintenant que la notion devient familière, il convient de s'entendre sur la définition précise du mot. Si l'ambition se limite à proposer des fonds d'établissements avec lesquels la banque entretient des relations commerciales, cela ne vaut guère plus qu'une compilation, un assemblage de façade. Pour être porteuse de performances, la philosophie de la multigestion doit être impérativement respectée. En l'occurrence, il s'agit de rechercher la meilleure performance, au plus faible risque possible. Cette éthique suppose d'agir à deux niveaux : sur la diversification des styles (de manière à contrôler le risque) et sur le panachage des hommes et des femmes (pour parvenir à la meilleure performance en assemblant des styles de gestion complémentaires).

Moyennant quoi, une fois ces conditions réunies, la pertinence du modèle n'est plus à prouver. Depuis trois ans, les statistiques sont formelles : quelle que soit la classe d'actifs (actions ou obligations), la multigestion réalise de meilleures performances que les gérants pris isolément.



3 - N'abusez pas des promotions !

Pourquoi payer plus cher quand on peut payer moins cher ! Pendant longtemps, les sicav et les fonds communs de placement ont eu un prix unique. Les particuliers les achetaient à leur banque - et rien qu'à leur banque - et acquittaient les frais facturés par la banque. Seuls étaient en vente dans leur banque les produits « maison ». Puis le marché des fonds d'investissement s'est progressivement ouvert. Les particuliers ont pu acheter au guichet de leur banque des sicav et des fonds communs de placement (FCP) d'une autre banque. Les banques ne se sont pas ouvertes aux produits de leurs concurrents de gaieté de coeur. Mais elles ont été obligées de s'y résigner. Certes, elles ont freiné des quatre fers, puisqu'elles ont prélevé des frais supplémentaires sur les produits de leurs concurrents pour dissuader leurs clients de commettre des infidélités.

Aujourd'hui, le paysage a encore changé. Les banques se sont converties, contraintes et forcées, à l'« architecture ouverte ». Elles proposent maintenant à leurs clients non seulement leurs propres produits, mais aussi ceux d'autres banques ou plus souvent de sociétés de gestion indépendantes qui ont réalisé des performances intéressantes depuis quelques années. Les fonds d'investissement d'autres maisons ne servent souvent que de produits d'appel. Il n'en reste pas moins que l'ouverture des banques sur les produits qui leur sont extérieurs va dans le sens des intérêts des particuliers. L'apparition de supermarchés de sicav il y a déjà quelques années dans lesquels les clients trouvaient toutes sortes de fonds d'investissement sans supplément de frais (Cortal Consors a été le pionnier dans ce domaine) a joué un rôle déterminant dans la libéralisation du marché de la gestion collective.
Rabais sur les frais

Plus tard, les banques en ligne ont également beaucoup contribué à l'ouverture du marché. Elles proposent sur leurs sites, elles aussi, les produits remarqués pour leurs performances. Ce sont d'ailleurs souvent les mêmes fonds d'investissement qui figurent dans les catalogues des départements de multigestion (traduction concrète de l'« architecture ouverte ») des banques et sur les sites Internet. Résultat : chaque canal de distribution essaie de se démarquer des autres par (presque) tous les moyens. Les banques en ligne utilisent plus que d'autres l'arme des frais pour faire la différence. Elles proposent rabais sur les frais prélevés d'habitude à la souscription. Boursorama Banque met en avant sur son site le fait que, sur plus de 400 fonds, les droits d'entrée, les droits de sortie et les droits de garde s'élèvent à... 0 % !

La banque en ligne propose également à ses clients d'acheter des fonds « partenaires » à des « tarifs spécialement négociés pour eux sans aucun droit de garde ». Ainsi sur le site de Boursorama Banque le fonds Carmignac Patrimoine est-il proposé avec 2 % de frais d'entrée au lieu de 4 %, tarif figurant sur la notice du fonds.

Les promotions proposées sur les sites des banques en ligne ne sont pas le seul moyen d'échapper aux frais de souscription sur les fonds d'investissement ou à une partie d'entre eux. Comme le rappelle Alain Piquemal, gestionnaire de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine, « les particuliers qui souscrivent des fonds d'investissement dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie le font sans frais ». « Ils ne payent que les frais du contrat d'assurance-vie lui-même », précise-t-il.

Mais les frais ne doivent en aucun cas être le seul critère de sélection d'une sicav ou d'un fonds commun de placement. C'est la performance qui compte le plus. Il ne sert à rien d'économiser sur les frais si la performance n'est pas bonne.

Certaines sociétés de gestion n'hésitent pas à faire payer des frais plus élevés à leurs clients parce que les performances de leurs fonds se situent nettement au-dessus de la moyenne. Elles partent du principe, pas faux, que la bonne gestion a un prix. Là encore, l'exercice a ses limites. Il est bien connu, comme le rappelle Jacques Tord, conseiller en gestion de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine, mais le rappel est utile, que « les performances passées ne préjugent pas des performances futures ». Les promotions faites par les banques en ligne portent précisément sur des fonds dont les performances passées ont été excellentes. En sera-t-il toujours ainsi ? « Seul l'avenir compte, dit Alain Piquemal. Le jour où un fonds est connu, il est peut-être trop tard. »



4 - Mesurez les risques que vous prenez

Les fonds d'investissement - qu'il s'agisse des sicav d'abord ou des fonds communs de placement (FCP) ensuite - ont été inventés pour simplifier la vie des investisseurs. Les banques, quand elles essayent de vendre des fonds de placement à leurs clients, insistent sur le fait qu'il est beaucoup moins risqué de confier la gestion de ses actifs en Bourse à des professionnels dont c'est le métier que de gérer soi-même un portefeuille d'actions ou d'obligations. Elles ont raison, mais pas entièrement.

Dans certains cas, les particuliers qui ont acheté des parts de fonds de placement peuvent être surpris et les surprises peuvent être très désagréables. Les placements paraissant les plus prudents peuvent se révéler catastrophiques. Les fonds d'investissement ne sont absolument pas des placements sans risques. Les cours, la valeur liquidative, pour employer le mot exact, des fonds investis en actions montent et descendent comme ceux de n'importe quel titre. Même si en principe les produits collectifs ont un effet amortisseur par rapport à l'évolution de la Bourse. Ils baissent moins que la Bourse quand celle-ci baisse... s'ils sont bien gérés.

Paradoxalement le risque est encore plus grand sur les sicav investies en obligations. Beaucoup de particuliers sont persuadés que la vie des sicav d'obligations est comme celle des obligations (sauf accident) un long fleuve tranquille. Faux ! Les sicav ou les fonds communs de placement d'obligations détiennent des... obligations dont les cours montent et descendent en fonction de l'évolution des taux d'intérêt. Qui plus est, ils en achètent et en revendent. Le particulier, qui achète une obligation à l'émission et qui attend sagement l'échéance pour se faire rembourser son « prêt », se trouve dans une configuration complètement différente. Quand le marché des obligations s'est effondré vers le milieu des années 1990, beaucoup d'épargnants ont vu leur capital s'effondrer, alors qu'ils étaient persuadés qu'ils ne couraient aucun risque. Une grande banque s'était d'ailleurs illustrée - si l'on peut dire - à l'époque en conseillant à ses clients de vendre quelques semaines avant le krach du marché obligataire leurs sicav monétaires, beaucoup plus sûres, pour acheter des sicav... d'obligations.


Des fonds garantis piégés

Mais les risques de marché, comme on dit, ne sont pas les seuls que courent les investisseurs qui achètent des fonds de placement. Il y en a d'autres encore plus sournois. Certaines catégories de fonds ou d'actifs dans lesquels sont investis les fonds en plus ou moins grande quantité peuvent réserver de (très) mauvaises surprises. Les fonds garantis, une famille de fonds poussée par les banques depuis quelques années et qui leur ont valu de grands succès commerciaux, peuvent par exemple se révéler beaucoup plus risqués que leur nom pourrait le faire croire.

Les fonds Benefic, commercialisés par La Poste (autour de 300.000 avaient été vendus entre 1999 et 2000 quand la Bourse était en grande forme), ont été en particulier à l'origine d'un contentieux très lourd : plaintes des clients, qui estimaient avoir été trompés, procès, appels... Beaucoup de souscripteurs croyaient n'avoir pris aucun risque. Avaient-ils été mal conseillés ou avaient-ils oublié de lire les documents qui leur avaient été remis au moment où ils avaient souscrits des parts de Benefic ?

Alors que l'affaire ou plutôt les affaires traînaient devant les tribunaux depuis plusieurs mois, la Cour de cassation - c'est allé jusque-là ! - a rendu son verdict il y a moins d'un mois. Dans le prospectus de publicité, il était indiqué que « le capital investi était protégé jusqu'à 23 % de baisse de l'Euro Stoxx 50 ou du CAC 40, ce dont il se déduisait que le capital n'était plus garanti en cas de baisse de l'Euro Stoxx 50 ou du CAC 40 supérieure à 23 % », souligne la Cour de cassation. En trois ans, l'indice avait chuté entre 35,2 % et 58,8 % selon la date de souscription du contrat. Le 20 septembre 2006, la Cour de cassation a estimé que La Poste n'avait pas manqué à « son obligation d'information » lors de la vente de Benefic. Dans cinq arrêts différents, la Cour de cassation a cassé les jugements précédents, qui avaient condamné La Poste à payer des dommages et intérêts à ces épargnants dont la valeur des parts souscrites s'était trouvée à l'échéance inférieure à leur mise de départ. Une décision qui confirme « la jurisprudence de la Cour de cassation selon laquelle le banquier n'a un devoir de mise en garde envers ses clients que pour les opérations qui présentent un caractère spéculatif. Or tel n'était pas le cas du produit Benefic », écrit la Cour.
Gare à la gestion alternative

Voilà une affaire qui ne peut qu'inciter les souscripteurs à lire et relire les fiches qui accompagnent les fonds de placement auxquels ils souscrivent. Il est essentiel de comprendre ce que l'on achète et de n'acheter que ce que l'on comprend. « Il n'y a pas seulement le risque du produit, il y a aussi le risque de l'ensemble de la classe d'actifs », explique Alain Piquemal, conseiller en gestion de fortune et administrateur de La Boétie Patrimoine. La remarque prend tout son sens s'agissant de la gestion alternative.

Maintenant considérée comme une classe d'actifs à part entière à côté des autres - ce qui relève de l'abus de langage -, la gestion alternative est présente dans les portefeuilles de beaucoup de fonds - y compris de fonds destinés au grand public. Mais les particuliers ignorent souvent que les techniques de gestion utilisées par les gérants alternatifs sont très complexes et souvent très risquées.

Il y a encore quelques semaines un très gros fonds alternatif, un « hedge fund » comme on dit, a rencontré de très sérieuses difficultés aux Etats-Unis. Ce fonds, dénommé « Amaranth », avait pris d'énormes paris sur l'évolution des prix du gaz naturel. Paris qui se sont révélés désastreux. Les investisseurs qui avaient acheté des fonds de fonds dans lesquels Amaranth était représenté ont pris les contre-performances de plein fouet.

Posté par forcast à 21:02 - OPCVM et SICAV : mode d'emploi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 décembre 2005

glossaire opcvm

glossaire opcvm... merci lupus!
Actif net : l'actif net d'un OPCVM représente la somme des valeurs détenues en portefeuilles. Elles sont constituées de valeurs mobilières évaluées d'après les cours de bourse et par des liquidités. Les frais de gestion y sont déduits.

Action : titres négociables représentant la propriété ou une fraction du capital d'une société de capitaux.

Alpha : désigne la performance additionnelle dégagée par le fonds par rapport à celle de son indice de référence. Un indice alpha élevé montre un bon niveau de performance du fonds par rapport au marché.



AFG-ASFFI : Association Française de la Gestion Financière.
AFG-ASFFI est l'association professionnelle de la gestion pour compte de tiers (gestion individuelle, institutionnelle ou collective). Elle réunit tous les acteurs du métier de la gestion. Elle a une double mission : représenter la profession et lui apporter une assistance permanente. (www.afg-asffi.com)


B

Benchmark : indice de référence utilisé pour juger de la performance d'un titre ou d'un portefeuille.

Bêta : décrit l'amplitude de la variabilité des performances d'un fonds par rapport à celles de son indice de référence. Le benchmark (représentant le marché) aura toujours un bêta de 1 puisqu'il varie en ligne avec lui-même. Un fonds comportant un bêta supérieur à 1 indique un potentiel de gain plus important, mais aussi un risque plus élevé. Inférieur à 1, le bêta signifie un potentiel de gain moins important mais aussi un risque moins élevé.




Blue chip : désigne les principales sociétés d'un marché boursier en terme de capitalisation boursière. On oppose souvent le terme Blue chip à Small cap.


C



Calendrier TARGET : lors du passage à l'Euro, un calendrier dit " TARGET " a été mis en place. Celui-ci indique les jours de fermeture du marché monétaire de la zone Euro. Il a été, en effet, convenu que la fermeture d'un ou plusieurs pays de le zone n'entraînait pas forcément l'absence de transaction ou de règlement en Euro. Les jours de fermeture TARGET sont des jours où aucune transaction ni règlement en Euro ne peut intervenir. Tous les autres jours sont des jours ouvrés en Euroland y compris lors d'un jour férié national.



Capitalisation/Distribution : choix opéré par les OPCVM de distribuer ou non les dividendes ou coupons encaissés de leur portefeuille. Quand les revenus sont capitalisés, ils sont réinvestis dans l'OPCVM. Par contre, quand les revenus sont distribués, les dividendes générés par les actions ou les coupons des obligations détenus dans le portefeuille sont reversés au souscripteur.



Catégories COB : afin de faciliter l'information du souscripteur, la Commission des Opérations de Bourse (COB) a défini cinq catégories principales :
- OPCVM actions : y figurent les OPCVM investis ou exposés en permanence à hauteur de 60% au moins sur un marché d'actions ;
- OPCVM obligations et autres titres de créances : incluant les OPCVM investis ou exposés sur un marché de taux. Une indication sera donnée aux souscripteurs sur la sensibilité du produit au risque de taux ;
- OPCVM monétaires : pour les produits affichant une référence à un ou plusieurs indicateurs monétaires ;
- OPCVM garantis ou assortis d'une protection : ces produits assurent aux souscripteurs la restitution du capital investi ou une protection à hauteur d'une valeur de rachat garantie ;
- OPCVM diversifiés ne relevant d'aucune catégorie.



Catégories EuroPerformance : elles tiennent compte de la politique d'investissement et permettent une comparaison des OPCVM en fonction de leur objectif de gestion.
EuroPerformance publie donc des palmarès permettant de classer les OPCVM suivant leurs performances et via ces catégories.



Cliquet : image signifiant qu'un placement dont l'évolution suit celle d'un indice de référence ne peut enregistrer que les hausses de celui-ci et qu'une fois, le gain enregistré, il est acquis jusqu'au terme du contrat. Il n'est pas possible de revenir en arrière.



Coefficient de corrélation R2 : mesure le sens et le degré d'étroitesse de la relation entre l'OPCVM et la référence. Il est obligatoirement compris entre -1 et 1. Positif, il exprime le fait que la référence et l'OPCVM fluctuent dans le même sens, négatif, qu'ils fluctuent en sens inverse. Proche de 0, il signifie que l'influence de la référence est faible et que les fluctuations de l'OPCVM sont essentiellement dues à d'autres influences. Il constitue donc une mesure complémentaire indispensable au bêta et à l'alpha ; ces derniers étant d'autant moins significatifs que le R2 est faible.



Commission de rachat : correspond aux frais de sortie facturés lors de la vente de parts ou actions d'OPCVM. La commission de rachat peut être forfaitaire, proportionnelle au montant des rachats, dégressive ou progressive.



Commission de souscription : correspond aux frais d'entrée facturés lors de l'achat de parts ou actions d'OPCVM. La commission de souscription peut être forfaitaire, proportionnelle au montants des souscriptions, dégressive ou progressive.



COB Commission des Opérations de Bourse : elle est chargée de la surveillance de l'ensemble des marchés et de l'information fournie par les sociétés cotées. Elle est également l'organisme de tutelle des OPCVM et donne les agréments pour la création et la transformation d'OPCVM sur le marché français. Elle contrôle enfin les informations transmises au public. (www.cob.fr)



Contrat DSK : contrat né en 1998 de l'amendement proposé par Dominique Strauss-Kahn sur la réforme fiscale de l'assurance vie investie en actions. Ce contrat est investi à au moins 50% en actions françaises ou européennes et à 5% en titres non cotés ou du Nouveau Marché. Il est exonéré de toute imposition des plus-value après huit ans de détention.
Les OPCVM DSK sont des SICAV ou des FCP constitués en France ou depuis la nouvelle instruction du 9 juin 1999, des OPCVM coordonnés agrées par l'autorité compétente d'un Etat membre de l'Euroland, pouvant servir de support à un contrat d'assurance vie DSK.



Contrat Multisupport : contrat d'assurance vie comportant plusieurs supports ou compartiments, en euro et/ou en unités de compte, entre lesquels sont répartis les versements, soit au gré du souscripteur (gestion libre), soit selon des profils de gestion pré-définis et modulables par l'assureur (gestion déléguée). Les sommes placées sur des supports en unité de comptes sont souvent investis dans des OPCVM.
Le souscripteur a la possibilité d'orienter sa sélection sur plusieurs supports de son choix. Il peut effectuer des arbitrages entre eux au gré de la conjoncture.



CAC 40 (Cotation Assistée en Continu) : indice boursier de la Place de Paris, calculé en continu à partir d'un échantillon de 40 valeurs françaises, les plus importantes capitalisations (actions exclusivement). Pour la composition de cet indice, révisé régulièrement, les valeurs sont pondérées du montant de leur capitalisation boursière (base 1 000 au 31/12/87).



Coupon : montant des intérêts perçus par le détenteur d'un titre, égal au taux d'intérêt nominal du titre (fixe ou variable) appliqué à la valeur nominale de ce titre pour une période de référence donnée (annuelle ou trimestrielle par exemple).
Avant la dématérialisation, les détenteurs d'obligations devaient effectivement détacher un coupon du titre afin d'exercer leurs droits. L'expression est restée dans l'usage.
Pour les actions, on parlera de dividendes.



Cours connu : une souscription ou un rachat à cours connu est calculé sur la dernière valeur liquidative connue et publiée.



Cours inconnu : une souscription ou un rachat à cours inconnu est calculé sur la prochaine valeur liquidative.



Couverture : par opposition à une opération spéculative, l'opération de couverture est réalisée dans le but de se prémunir notamment, contre un risque de taux ou de change redouté.



Cotation : c'est la procédure qui permet de fixer le prix d'une action (son cours). Les cotations se font par confrontation des ordres d'achat et de vente. C'est la loi de l'offre et de la demande qui permet de déterminer un prix d'équilibre.


D


Décimalisation : afin de rendre le titre plus facilement négociable, le fonds peur être divisé en dixième, centième, millième ou dix millième de parts.



Dépositaire : établissement financier chargé de la conservation des actifs compris dans les SICAV et FCP. Il est chargé entre autres d'assurer tout encaissement et paiement en rapport avec le fonctionnement du fonds (souscriptions, rachats de parts, dépouillements des opérations réalisées par le gérant). Il a en charge le contrôle de la régularité des décisions prises par l'OPCVM et est juridiquement responsable de la conformité de la gestion.



Dividende : Au sens strict, le dividende est le revenu d'une action représentant la part des bénéfices distribués à ses actionnaires par une société. Il ne concernerait donc que les SICAV, qui sont des sociétés. Mais ce terme a été étendu à l'ensemble des revenus distribués par les OPCVM, y compris les FCP. Il recouvre alors :
Le dividende net : somme effectivement perçue par le client
Le dividende global : dividende net majoré des avoirs fiscaux ou des crédits d'impôts.



Dow Jones : indice boursier de la bourse de New-York, créé en 1884. Il est composé de 30 valeurs industrielles représentant environ le quart de la capitalisation de Wall Street. A la différence du CAC 40, le Dow Jones est un indice de cours non pondéré par les capitalisations boursières.



Droits entrées / sorties : (voir commissions de souscription / rachat)


E


Eonia (Euro Over Night Index Average) : Ce taux européen au jour le jour remplace le TMP depuis le 4 janvier 1999. Il est obtenu à partir des montants et taux pratiqués pour l'ensemble des opérations de crédit au jour le jour communiqués par un échantillon de 57 établissements de crédit européens, dont 10 français. Il est calculé par la Banque Centrale Européenne et publié par la Fédération Bancaire de l'Union Européenne.



ETF : (voir Trackers)



Euroclear : organisme officiel de gestion et de référencement des titres boursiers qui succède à la Sicovam suite à la fusion entre les deux entités le 10 janvier 2001.
Euroclear est un système mondial de règlement/livraison pour les transactions domestiques et internationales sur obligations et sur actions. Il offre ses services aux principales institutions financières dans plus de 80 pays. (www.euroclear.com)


F


FTSE 100 : ( Financial Times Stock Exchange) Indice économique quotidien qui regroupe les 100 premières capitalisation de la Bourse de Londres. Le FTSE 100 est un indice pondéré par les capitalisations boursières. Base 1000 au 3 janvier 1984.


Fitch-AMR : Voir Notation Intrinsèque Asset Manager



Fonds à compartiments : FCP ou SICAV subdivisés en plusieurs compartiments (actions, obligations, monétaire) regroupés sous une même entité juridique. Ainsi, à partir d'un même produit, les investisseurs ont accès à plusieurs types de placements. Ils peuvent arbitrer en fonction de leurs besoins en répartissant leurs achats entre plusieurs compartiments ou en transférant leur patrimoine d'un compartiment à un autre sans frais ou à frais réduits. Un tel passage est assimilé, dans la fiscalité française, à une cession et la taxe est alors celle sur les plus-values mobilières. On parle aussi de fonds " parapluie ". Ces fonds sont principalement situés au Luxembourg. Depuis le 1er janvier 1999, la création de ces fonds est autorisée en France.


Fonds à engagement : OPCVM dont la performance est liée à la performance d'un indice boursier ou d'un panier d'actions assortit d'une garantie " coussin " correspondant à une protection qui permet d'atténuer la baisse en cas de chute des marchés mais sans plancher.


Fonds à garantie plancher : OPCVM caractérisés par une gestion garantissant une partie de la valeur liquidative initiale majorée éventuellement d'un pourcentage d'un indice boursier ou d'un panier d'indices.



Fonds commercialisé : un OPCVM commercialisé se définit comme un produit qui peut être acquis librement pour tout ou partie d'une clientèle. Pour chacun de ces OPCVM, EuroPerformance est en mesure de collecter, vérifier, transmettre toutes les informations nécessaires à leur suivi (l'analyse de leurs encours, de leur performance) et, en conséquence, permettre leur classification. Cette notion comprend les OPCVM souscrits dans le cadre de gestion spécifique (contrats d'assurance-vie, PEA, fonds profilés…).



Fonds Commun de Créances (FCC) : copropriété sans personnalité morale regroupant des créances cédées par des établissements financiers, dans le cadre d'une opération de titrisation. (Cf. : voir Titrisation)



Fonds Commun de Placement (FCP) : copropriété de placement collectif de valeurs mobilières diversifiées ou spécialisées dans un secteur particulier. L'investisseur n'a aucun des droits liés à la qualité d'actionnaire, à la différence de la SICAV. Le FCP n'a pas de personnalité morale, son actif minimum est de 2,5 millions de FF (381 000 Euros), et sa gestion revient à une société de gestion.



Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) : fonds investi à 50% minimum dans des sociétés non cotées, le reste des actifs étant réparti entre les actions cotées, les obligations et les produits monétaires. La vocation des FCPR est d'accompagner le développement du capital investissement.



Fonds Commun de Placement d'Entreprise (FCPE) : copropriété de valeurs mobilières dont la mission est de gérer l'épargne des salariés provenant d'un plan d'épargne entreprise ou de la réserve spéciale de participation. Le FCPE, qui n'a pas de personnalité morale, est géré par une société de gestion et est contrôlé par un Conseil de Surveillance composé à parité de représentants des salariés et de dirigeants de la société. Une entreprise peut disposer d'un fonds dédié ou adhérer à un FCPE multi-entreprises. Un FCPE ne peut investir plus de 10% de ses fonds dans les titres émis par un même émetteur (sauf si ces titres sont émis par l'entreprise ou sont des titres d'un Etat membre ou garantis par un Etat membre de l'Union européenne).



Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI) : OPCVM rattaché à la famille des fonds communs de placement à risques (FCPR) faisant appel public à l'épargne. Leur actif est constitué pour au moins 60% dans des titres émis par des sociétés non cotées considérées comme innovantes (informatique, télécommunications, biotechnologies,…).



Fonds Commun d'Intervention sur les Marchés à Terme (FCIMT) : ce type de fonds intervient sur les produits dérivés, c'est à dire sur les marchés à terme et les marchés d'options. Il offre aux investisseurs une diversification de leur portefeuille de valeurs mobilières puisque les supports d'investissement peuvent être aussi bien des indices boursiers et obligataires que des devises ou des matières premières. Les positions peuvent être indifféremment "acheteuses" ou "vendeuses". Ces fonds, bien qu'ouverts à tous, restent relativement confidentiels car leurs gestionnaires n'ont pas le droit d'en faire la promotion. Les FCIMT s'adressent plus particulièrement à des investisseurs avertis, en raison d'un effet de levier qui peut être élevé.



Fonds coordonné : fonds conforme aux normes européennes. Un OPCVM est dit " coordonné " lorsque l'autorité de tutelle de son pays d'origine atteste qu'il est conforme à la directive européenne 85/611. Coordonné, un OPCVM pourra être commercialisé dans les différents pays de l'Union Européenne après une procédure locale simplifiée.



Fonds éligibles au Plan d'Epargne Actions (PEA) : pour être " éligible ", c'est-à-dire pour pouvoir être souscrit dans le cadre d'un PEA, un fonds doit respecter certaines contraintes de gestion. Le portefeuille d'une SICAV PEA doit être composé d'au moins 60% d'actions de toutes les sociétés dont le siège social est situé dans un Etat de l'Union Européenne ; celui d'un FCP d'au moins 75%. Une fois ces règles appliquées, les gérants peuvent investir le solde de leur portefeuille (40% pour les SICAV, 25% pour les FCP) sur les placements de leur choix. Le principal attrait des fonds PEA est leur régime fiscal. Les revenus qu'ils distribuent comme les plus-values qu'ils génèrent au profit de leurs souscripteurs échappent à l'impôt et les avoirs fiscaux attachés aux dividendes sont versés sur un compte en liquidités, en franchise d'impôt. A la condition, toutefois, que le plan ait été ouvert depuis au moins cinq ans. Au-delà, les produits réalisés ne sont plus soumis qu'aux seuls prélèvements sociaux et à la CSG et CRDS et uniquement lors de la matérialisation des plus-values, c'est-à-dire lors du retrait des sommes bloquées dans le PEA.



Fonds de fonds : il s'agit d'OPCVM dont l'actif est non pas composé de titres (actions ou obligations) mais de parts d'autres véhicules collectifs de placement (FCP ou SICAV). Le facteur négatif des fonds de fonds réside dans l'empilement des frais.FCP ou SICAV dont la vocation est de pouvoir investir plus de 5% et jusqu'à la totalité de leur actif dans d'autres OPCVM. En France, les OPCVM d'OPCVM peuvent investir jusqu'à 35% de leur actif dans un même OPCVM.


Fonds de partage : souvent assimilés aux fonds éthiques, les fonds de partage se distinguent fortement de part leur philosophie d'investissement particulière. En effet, les bénéfices des fonds de partage (composés d'actions, obligations et SICAV " classiques ") sont reversés, pour tout ou partie, à des organismes caritatifs. L'investisseur bénéficie donc d'un avantage fiscal particulier (une réduction sur impôt correspondant à 50% des sommes versées, dans la limite de 6% du revenu imposable) mais en contrepartie la performance du fonds est altérée.
En outre, " éthique " et " partage " sont bien deux notions indépendantes (type de gestion d'un côté et fiscalité de l'autre).



Fonds de pension : fonds constitué par une entreprise pour assurer le paiement d'une retraite à ses employés. Ce fonds, dont l'origine est anglo-saxonne, est représentatif d'un système de retraite par capitalisation et non par répartition.



Fonds garanti : OPCVM garanti ou assorti d'une protection.
Il assure au souscripteur un taux de rémunération minimum (garantie en taux) ou un pourcentage d'un indice boursier (garantie en action) ou le montant de la valeur liquidative (garantie en capital), sous réserve du blocage des capitaux pendant une période donnée.



Fonds maître et nourricier : crées en 1998 en France. Dans ce type de structure, un ou plusieurs OPCVM, appelés " nourriciers ", de structure juridique totalement indépendante, investissent leur actif en totalité et en permanence dans le fonds maître et à titre accessoire en liquidités.
Les fonds nourriciers suivent la même orientation de placement que le fonds maître auquel ils sont rattachés.



Fonds profilés : ce sont des SICAV ou des FCP diversifiés gérés en fonction du niveau de risque accepté par les investisseurs. EuroPerformance définit trois types de profil différents : prudent, équilibre et dynamique.



Frais de gestion : les frais de gestion sont des frais imputables à la valeur liquidative d'un OPCVM. Ils rémunèrent notamment la gestion, le dépositaire ainsi que d'autres frais administratifs (frais du personnel, fournitures, publicité BALO, redevance COB…).
Les frais de gestion sont indiqués dans la notice d'information.



Fréquence de gain : représente la proportion des performances mensuelles positives ou nulles parmi toutes les performances mensuelles de la période analysée. Elle mesure, sur le passé, la probabilité observée des performances positives.



Fréquence de valorisation : les OPCVM sont tenus de calculer et de publier leur valeur liquidative chaque jour de Bourse si leur actif est supérieur à 80 millions d'euros et au moins toutes les 2 semaines si il est inférieur.
(cf. : voir Valeur liquidative et Valorisation).


G


Gérant : personne en charge de la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières pour le compte de tiers.



Gestion benchmarkée : comme son nom l'indique, la gestion benchmarkée vise une performance proche ou supérieure à celle du benchmark choisi et ce quel que soit le processus de sélection des titres à l'intérieur du benchmark.
La définition d'un benchmark sert aussi bien à définir l'univers d'investissement qu'à apprécier la performance. L'objectif de surperformance est souvent assorti d'un "tracking error" qui permet de mesurer le risque pris par rapport au benchmark.


Gestion éthique : ce type de gestion définit les fonds qui sélectionnent les titres des entreprises manifestant clairement une conscience de leurs responsabilités dans les cinq domaines suivants : Ressources humaines, Environnement, Relations clients / fournisseurs, Actionnaires, Société civile.


Gestion éthique (ou socialement responsable) : cette nouvelle génération de fonds cherche à allier rentabilité et respect de critères moraux, sociaux ou écologiques. Les gérants sélectionnent des actions de sociétés jugées responsables dans ces domaines. Sans pour autant négliger la performance en Bourse. Plusieurs de ces fonds excluent les actions de sociétés des secteurs de l'armement, du tabac, de l'alcool, des jeux….



Gestion éthique spécialisé : ce type de gestion définit les fonds qui sélectionnent les titres d'entreprises selon un seul des cinq critères. (cf : Gestion éthique)



Gestion indicielle (ou indexée) : technique de gestion visant à obtenir une performance équivalente à celle d'un indice de référence en répliquant celui-ci ou encore à l'aide de contrats futures. Le "tracking error" est très faible.


H


Hedge funds : fonds d'investissement spéculatif échappant à toute réglementation prudentielle (en matière de capitaux propres ou de diversification) ni à aucune autorité de tutelle.
Grâce à leur gestion souvent décorrélée avec les marchés financiers traditionnels, ils offrent aux investisseur un moyen de réduire la volatilité globale de leur portefeuille.
Une des caractéristiques déterminantes des hedges funds est qu'ils tendent à être spécialisés, à opérer dans une niche, une spécialité ou une industrie données qui exigent une expertise particulière ; les hedge funds se proposent d'avoir la meilleure performance absolue possible dans ce but, les hedges funds utilisent l'effet de levier.


Heure de Cut-Off : désigne l'heure de " coupure " correspondant à l'heure jusqu'à laquelle la passation d'ordres de souscription ou de rachat est possible pour être prise en compte le jour même. Passé cette limite, les ordres seront pris en compte le lendemain.


I


Indice : panier de valeurs mobilières mesurant la performance d'un secteur économique ou d'un ensemble de secteurs à partir d'une année de base. L'indice sert de support à des opérations d'arbitrage, de spéculation, de couverture ou d'investissement. Il est obtenu en faisant la moyenne simple ou pondérée d'un certain nombre de cours. Les principaux indices sont le Dax 30 de Francfort, le Nikkei de Tokyo, le Dow Jones de New York, le CAC 40 de Paris.



Indice EuroPerformance : l'indice EuroPerformance donne une tendance générale, pour une période donnée, de l'évolution d'une catégorie d'OPCVM.
Chaque indice est la moyenne générale des performances de chaque OPCVM composant la catégorie, pondérées par l'actif de fin de mois précédent. Ces indices sont calculés sur un rythme hebdomadaire.


M


Marché à terme : d'une façon générale, par opposition à un marché au comptant, marché sur lequel le dénouement des opérations n'a pas lieu immédiatement, mais à une certaine échéance. Une position peut donc être prise sans lever physiquement les titres.
Exemples de marchés à terme : le MATIF, le Liffe de Londres.



Marché primaire : marché sur lequel les titres sont émis (émission d'actions, d'obligations, d'emprunts ou de titres de créances négociables). Il permet aux entreprises de lever des capitaux.



Marché secondaire : marché sur lequel se négocient et s'échangent des titres.



MATIF : Marché à Terme des Instruments Financiers. Créé en février 1986, le Matif offre aux investisseurs une gamme complète d'instruments financiers permettant une gestion active des risques liés à l'évolution des taux d'intérêt, du cours des actions, des taux de change et du prix de certaines matières premières.



MONEP : Marché des Options Négociables de Paris. Marché sur lequel sont traités des options sur actions à court et long terme, des options sur indice et le contrat à terme sur l'indice CAC 40.



Multi-gestion : la multi-gestion permet à l'investisseur de s'exposer aux marchés actions et obligataires, à différentes régions géographiques, à plusieurs secteurs et selon différents styles de gestion. La multi-gestion relève d'avantage d'un concept de gestion que d'un type d'OPCVM à part entière. Ce terme générique désigne des processus divers visant à permettre aux épargnants d'accéder à une sélection de compétences en investissant dans un fonds de fonds, ou en recourant à un fonds de mandats. Quelque soit l'approche retenue, la multi-gestion fait appel à une gestion externe des poches d'actifs. (cf. : Fonds de fonds)


Multigestion fonds de fonds: ce type de gestion définit les fonds investissant dans d'autres fonds à plus de 50% de leur actif et dont une part non négligeable est constituées de fonds externes.
On parle également de fonds de fonds multi-gérants.


Multigestion mandat: ce type de gestion définit les fonds qui reposent sur la délégation de mandats de gestion discrétionnaires. La société de gestion donne mandat à plusieurs gérants sélectionnés pour gérer certaines poches d'actifs directement dans le fonds. On parle également de fonds gérant de gérants.


N


NASDAQ : l'acronyme Nasdaq signifie National Association of Securities Dealers Automated Quotation System, c'est-à-dire système électronique de cotation mis en place par l'organisme responsable du marché hors-cote américain. Devenu en 1971 un marché réglementé à part entière, il est désormais indépendant du marché hors-cote, bien qu'ils soient tous deux régis par la même autorité (NASD).



Nikkei : Indice économique quotidien japonais regroupant 225 actions cotées à la Bourse de Tokyo. Le Nikkei est une somme des cours non pondérés par les capitalisations. Il donne donc une importance égale aux actions de sociétés de moyenne envergure et à celles des grands groupes internationaux.



Notation : La notation (ou encore rating) est un principe d'évaluation du risque de défaut d'un émetteur par un organisme indépendant (Agence de notation). Certains OPCVM de taux peuvent faire l'objet d'une notation.


Notation Intrinsèque Asset Manager (voir Fitch-AMR) :
Elle a pour objectif d'évaluer la capacité d'un asset manager à répondre aux exigences des investisseurs institutionnels dans le cadre de la délégation de leur gestion d'actifs. Cette notation fournit une appréciation de la maîtrise par l'asset manager des risques inhérents aux activités de gestion. Les notations produites sont essentiellement qualitatives et sont basées sur des informations communiquées par l'asset manager et ses équipes dirigeantes. Le processus de notation repose sur une revue, mais non un audit, de l'organisation, de l'indépendance, de la communication, des processus de gestion et de la gestion des risques. Les notes intrinsèques attribuées sont mesurées à l'aide d'une échelle qui comprend 14 notes, allant de 'aaa' à 'b-'.



Notice d'information : note établie lors d'un appel public à l'épargne d'une SICAV ou d'un FCP. Approuvée par la COB, ce document comporte l'ensemble des caractéristiques de l'OPCVM et répond aux questions que doit se poser tout épargnant. Elle doit être mise à la disposition du public préalablement à toute souscription.
La notice d'information permet d'analyser le placement proposé, elle comporte l'ensemble des caractéristiques de l'OPCVM sous forme de rubriques standardisées :
- dénomination de l'OPCVM ;
- caractéristiques financières telles que classification, orientation des placements, durée minimale de placement recommandée, souscripteurs concernés, garantie ou protection ;
- modalités de fonctionnement telles que conditions de souscription et de rachat, frais de gestion.



Nouveau marché : lancé officiellement le 14 février 1996, le nouveau marché permet à des sociétés de création récente et à fort potentiel de croissance de trouver les capitaux nécessaires à leur développement. Les plus ou moins-values sont donc à la mesure du risque encouru.


O


Obligation : Valeur mobilière représentative d'un droit de créance sur un émetteur, d'une durée à court, moyen ou long terme.



Obligation Convertible : Il s'agit d'obligations pouvant être converties en actions. Leurs cours est indexé sur celui de l'action en cas de hausse ou, en cas de baisse, sur celui des obligations présentant les mêmes caractéristiques (taux, maturité, signature,…).



OST : Opération Sur Titre. Elle représente un changement d'état, à un moment donné, dans la vie de l'OPCVM. Quelques exemples d'OST : Changement de nom de l'OPCVM, division du nominal…



Option : contrat qui confère à son détenteur le droit d'acquérir (il s'agit d'une option d'achat, également appelée " call ") ou de vendre (option de vente ou " put ") une certaine quantité de l'actif sous-jacent à un prix prédéterminé pendant une période de temps donnée.



OPCVM (Organisme de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières) : Terme utilisé pour désigner une SICAV ou un FCP. Un OPCVM est dit coordonné s'il est régi par la disposition de la direction communautaire 85-611 du 20 décembre 1985. Cette directive lui permet d'être librement commercialisé au sein des pays membres de l'Union Européenne.



OPCVM à procédure allégée : ces OPCVM, destinés aux investisseurs qualifiés ou aux autres personnes physiques et morales investissant initialement au moins 500 000 euros, sont dispensés d'agrément préalable auprès de la COB. Ils peuvent fonctionner selon des règles prudentielles potentiellement très assouplies. Les OPCVM à procédure allégée ne bénéficie pas de l'agrément COB.


P


Palmarès : un palmarès est une analyse qui vise à comparer des OPCVM d'une population donnée selon un critère quantitatif, comme la performance ou la volatilité, calculé sur une période. La population étudiée est toujours divisée en sous-ensembles homogènes (catégories EuroPerformance) afin de comparer des OPCVM ayant le même type de gestion. Selon le critère étudié, un rang (classement) leur est attribué.



Pays émergents : les pays émergents sont les suivants :
Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Egypte, Grèce, Hongrie, Inde, Indonésie, Israël, Inde, Jordanie, Corée, Maroc, Mexique, Malaisie, Pérou, Philippines, Pakistan, Pologne, République Tchèque, Russie, Sri Lanka, Thaïlande, Turquie, Taiwan, Venezuela.



Performance : elle mesure le gain ou la perte de valeur d'un placement sur une certaine période. EuroPerformance calcule les performances des OPCVM, dividende net réinvesti, afin de permettre la comparaison de fonds de capitalisation et de distribution.



Perte maximum : représente la performance la plus mauvaise réalisée par un investisseur qui serait entré au plus haut pour sorti au plus bas à l'intérieur de la période.



Placeur : notion propre à EuroPerformance. Celle-ci marque la volonté de se distinguer d'une part de la notion juridique de promoteur et d'autre part de la notion d'ingénierie financière du gestionnaire par l'utilisation d'un concept plus commercial. Le placeur désigne tout établissement ou ensemble d'établissement commercialisant une gamme d'OPCVM commune ou très largement commune et se présentant sous une même enseigne commerciale.



PEA (Plan d'Epargne en Actions) : Plan d'Epargne réservé principalement aux actions françaises, associant un compte titres et un compte espèces et bénéficiant d'avantages fiscaux. Les SICAV et FCP, détenant au minimum respectivement 60% et 75% d'actions de toutes les sociétés dont le siège social est situé dans un Etat de l'Union Européenne, peuvent être éligibles au PEA. (Cf. : voir Fonds éligibles au PEA)



Portefeuille : un portefeuille d'OPCVM se compose de valeurs mobilières ou de produits financiers investis en actions, obligations et monétaires et répartis selon la typologie, la zone géographique, la maturité et la devise. Un portefeuille pourra être diversifié ou spécialisé suivant la composition de ce dernier.



Prix de rachat : s'obtient en imputant la commission de rachat sur la valeur liquidative retenue pour le rachat multipliées par le nombre de titres rachetés. Il est établi sur la base d'un cours connu ou inconnu. (Cf. : Commission de rachat, Cours connu, Cours inconnu)



PER : Price Earning Ratio. Ratio financier qui se calcule en divisant la capitalisation boursière d'une entreprise par son bénéfice net ou en raisonnant par unité, en divisant le cours d'une action par le bénéfice par action. Le PER indique donc le nombre d'années de bénéfices contenues dans le cours de bourse d'une société.



Prix de souscription : s'obtient en ajoutant la commission de souscription à la valeur liquidative retenue pour la souscription multipliées par le nombre de titres souscrits. Il est établi sur la base d'un cours connu ou inconnu. (Cf. : Commission de souscription, Cours connu, Cours inconnu)



Produits dérivés : Instruments financiers reposant sur des valeurs mobilières ou sur des indices de marché (contrats à terme, options sur taux, indices, valeurs, …) qui permettent soit d'atténuer les conséquences d'une évolution défavorable du marché, soit d'amplifier l'effet d'un investissement en anticipant une variation attendue.



Promoteur : établissement financier qui participe à la constitution et qui prend part à la commercialisation de l'OPCVM. (Cf. : voir Placeur)


R


Rendement maximum / rendement minimum : représentent respectivement la meilleure et la plus mauvaise performance mensuelle, ils sont calculés à partir de données mensuelles normalisées (c'est-à-dire, rendre homogène en termes de durée, des performances qui ont pu être constatées sur des nombres de jours légèrement différents). Conjointement, ils permettent d'apprécier l'aléa qui affecte les performances.



Risque de change : risque de perte sur une position de change non couverte du fait de l'évolution défavorable d'une devise.



Risque de taux d'intérêt : risque qu'un actif financier diminue de valeur ou qu'un passif financier augmente de valeur lorsque les taux d'intérêts du marché changent. Le risque de taux d'intérêt peut être défini comme le risque subi par le détenteur d'une créance ou d'une dette présente, future ou conditionnelle, à taux fixe ou variable, à des mouvements futurs de taux d'intérêt résultant de la volatilité des taux et/ou de la déformation de la courbe des taux.


S


Scission : opération par laquelle le capital de l'OPCVM est représenté par deux parts ou actions (capitalisation et distribution), l'une étant déjà existante et l'autre à émettre. (cf. : voir Capitalisation et Distribution)



Sensibilité : indicateur qui permet de mesurer la variation du cours d'une obligation ou de la valeur liquidative d'un OPCVM de taux à la suite d'une fluctuation des taux d'intérêt du marché de 1%. Ainsi, une sensibilité de 5 signifie que la valeur liquidative montera de 5% si les taux du marché baissent de 1%.
La sensibilité d'un OPCVM représente la moyenne pondérée des sensibilités des titres de son portefeuille.



Small Cap : diminutif du terme anglo saxon " small capitalisation " qui désigne les sociétés de faible capitalisation boursière.



SICAV (Société d'Investissement à Capital Variable) : La SICAV est l'un des instruments privilégiés des particuliers lors de leur investissement en Bourse. La SICAV procède pour le compte de ses actionnaires à l'achat, à la vente mais également à la gestion de valeurs mobilières. Son actif minimum est de 7.6 millions d'euros.



SICOVAM : Société Interprofessionnelle pour la Compensation de Valeurs Mobilières.
Il s'agit de l'établissement centralisateur français qui conserve les valeurs mobilières françaises, les valeurs étrangères cotées en Bourse de Paris, les euro-émissions et toutes les autres valeurs. SICOVAM n'existe plus suite à la fusion avec Euroclear. (cf. : voir Euroclear)



Société de gestion : est chargée de la gestion administrative, comptable et financière de l'OPCVM ; elle doit être habilitée par la Commission des Opérations de Bourse.



Souscription / Rachat : engagement d'acheter / de revendre des parts d'OPCVM émises par une société.


T


Taux d'intérêt : taux de rémunération de l'argent en fonction d'une échéance et d'un risque fixé.



Titre de Créance Négociable (TCN) : instrument financier lancé par le Ministre Jacques Delors dans le cadre de la désintermédiation financière en 1985, laquelle consistait, principalement, pour les agents économiques de pouvoir accéder au marché monétaire sans passer obligatoirement par les banques.
Ce titre du marché monétaire représentatif d'emprunts à court terme doit avoir un montant minimum de 1 million de FF et sa durée s'échelonne entre 10 jours et 7 ans. Il est émis par l'Etat (sous forme de bons du Trésor), par les banques (sous forme de certificat de dépôt), par les entreprises (sous forme de billets de trésorerie), ou par diverses institutions financières spécialisées.



Titrisation : technique importée des Etats-Unis, en vigueur en France depuis la loi du 23 décembre 1988, par laquelle un établissement de crédit transmet les créances qu'il détient sur ses clients à une entité, un fonds commun de créances, lequel émet des parts en représentation desdites créances. Cette technique améliore la liquidité de l'établissement ainsi que certains ratios prudentiels.



Trackers (ETF) : Les trackers, ou " Exchange Traded Funds " (ETF), créés aux Etats-Unis en 1993 à l'initiative de gestionnaires de fonds, sont des produits financiers qui reproduisent la performance d'un indice ou d'un panier d'actions. A la différence des fonds indiciels classiques, ils sont cotés en continu, ce qui leur confère la propriété d'être négociables en bourse au même titre que les actions.
Résultat de la confrontation de l'offre et de la demande sur le marché, son prix reflète une fraction du niveau de l'indice sous-jacent. Les trackers permettent aux investisseurs d'effectuer des placements ciblés, dans des secteurs d'activités ou des régions géographiques différentes, en une seule transaction. Les gestionnaires du fonds ont donc pour principal objectif de répercuter, de façon optimale, la performance de l'indice.
Les premiers ETF français ont été créés en janvier 2001.



Tracking error : expression qui désigne le risque de déviation (en risque et en performance) par rapport à un indice de référence.
Cela représente la marge d'erreur maximale d'écart (exprimée en pourcentage sur une période de référence) qu'il peut y avoir entre la performance du fonds et celle du benchmark qui lui est associé.


V


Valeur liquidative : (ou valeur unitaire d'une part de FCP ou d'une action de SICAV) est obtenue en divisant la valeur globale du portefeuille détenu par l'OPCVM (son actif net) par le nombre de parts ou d'actions en circulation. Le portefeuille de l'OPCVM est évalué au prix de marché des titres ou instruments financiers qu'il comporte.



Valeur mobilière : terme générique englobant les actions, les obligations, les titres de créances négociables, les actions et parts d'OPCVM.



Valorisation : opération de calcul de la valeur liquidative.



Volatilité : mesure l'amplitude des variations des performances de l'OPCVM et permet donc d'apprécier la régularité avec laquelle ces performances ont été obtenues.
Plus la volatilité est élevée, moins la performance réalisée a de chances de se reproduire sur d'autres périodes. En termes de statistiques, la volatilité est un écart-type qui mesure la dispersion de la rentabilité autour de la moyenne. Elle traduit ainsi l'aléa, plutôt que le risque lié à la rentabilité de l'OPCVM ; notamment parce qu'elle prend en compte les écarts à la hausse comme à la baisse. Or, c'est le risque de perte qui gêne l'investisseur, et non la propension au gain.


W


Warrants : Apparus en Suisse en 1985 avec la sophistication des instruments financiers, les warrants sont des valeurs mobilières de type optionnel qui offrent le droit d'acheter ou de vendre différents supports (devises, indices, taux, actions…) à un prix d'exercice fixé, et ce jusqu'à une date donnée (échéance). Contrairement aux bons de souscription émis par les sociétés et aux options négociées dans le cadre d'un marché organisé (Monep), le warrant est créé par un établissement financier qui en assure la diffusion et la cotation, le plus souvent dans le cadre d'un contrat d'animation. Celui-ci doit donc disposer d'une surface financière importante.
Il existe deux types de warrants : le call warrant donne le droit d'acheter le support (et donc de miser sur la hausse), tandis que le put warrant donne le droit de le vendre. A la différence d'une option, l'investisseur n'a pas le droit de vendre un warrant à découvert.

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15 novembre 2005

Le rôle du rating dans la sélection des fonds

Le rôle du rating dans la sélection des fonds
La Tribune - édition du 15/11/05


Le rating des fonds joue un rôle important dans la sélection des fonds par les investisseurs. Cependant, les différents ratings existants n'offrent pas tous les mêmes critères de fiabilité, en particulier en ce qui concerne l'évaluation de la performance du fonds et le choix de la référence par rapport à laquelle elle est mesurée.

Un certain nombre de ratings se base sur un regroupement des fonds dans des catégories de style définies a priori, supposées contenir des fonds ayant des comportements similaires, et utilise la performance moyenne de la catégorie, ou d'un indice représentatif de cette catégorie comme référence. Cependant, de nombreuses études ont montré la difficulté à obtenir des groupes homogènes. Les catégories trop larges ne permettent pas de prendre en compte le style spécifique des gérants et contiennent des fonds dont les performances ne sont pas comparables. Tandis que les catégories étroites ne permettent pas de prendre en compte les fonds diversifiés entre plusieurs styles ou plusieurs classes d'actifs. Aussi, le classement obtenu ne sera pas robuste et dépendra fortement du choix des catégories.

La méthodologie utilisée par l'Europerformance-Edhec Style Rating repose sur l'évaluation des alphas et permet donc d'isoler la part de performance due à l'habileté du gérant de celle due au choix du style d'investissement. Pour chaque fonds, la valeur d'alpha est calculée par différence entre les rentabilités du portefeuille et les rentabilités normales rémunérant les risques de ce portefeuille. Ces rentabilités normales sont déterminées à l'aide d'une analyse de style issue du modèle de Sharpe (1992), qui permet de définir un benchmark spécifique à chaque fonds. Cette analyse de style permet de sélectionner les indices de style qui sont réellement représentatifs de l'allocation du fonds considéré. L'alpha de chaque fonds est ensuite déterminé par rapport à un benchmark sur mesure correspondant au style suivi par le portefeuille. Cette méthode permet donc de s'affranchir des catégories de style définies a priori et l'alpha obtenu ne comporte pas de biais de style. Le rating qui en résulte est une mesure absolue, indépendante de tout choix de catégorie. Les alphas étant indépendants d'une définition de catégories, ils sont comparables entre eux, non seulement à l'intérieur d'une même catégorie, mais aussi entre plusieurs catégories de style.

Noël Amenc, professeur de finance et Véronique Le Sourd, ingénieur de recherche à l'Edhec

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Évaluation de la performance : la mesure de l'alpha

Évaluation de la performance : la mesure de l'alpha
La Tribune - édition du 15/11/05

Dans toute évaluation d'un portefeuille, il faut distinguer la performance de la gestion passive et celle de l'alpha, issue de la gestion active.

Le développement des techniques de mesure de performance trouve son origine dans la théorie moderne du portefeuille. Markovitz (1959) a établi de façon quantitative le lien existant entre le risque et la rentabilité d'un placement. Avec le modèle du CAPM, Sharpe (1964) a ensuite mis en évidence la notion de rémunération du risque et a fourni les premiers indicateurs de mesure de performance. La performance d'un portefeuille peut être évaluée à l'aide de ratios mesurant la rentabilité ajustée du risque, tel le ratio de Sharpe ou le ratio d'information, forme plus générale dans laquelle la référence n'est plus l'actif sans risque, mais un benchmark. Ce type de mesure présente des limitations. Le ratio de Sharpe est une mesure absolue qui ne se réfère pas à un benchmark. De fait, il mesure autant la performance du marché sur lequel est investi le portefeuille, que la performance du gérant. Quant au ratio d'information, s'il permet de relativiser la performance par rapport à un benchmark, il se révèle très dépendant du choix de cette référence du fait de la présence au dénominateur du ratio de la tracking error du fonds par rapport à ce benchmark.



Le style d'investissement.

De fait, lors de l'évaluation de la performance d'un portefeuille, il convient de distinguer la performance qualifiée de normale, qui correspond à la juste rémunération des facteurs de risques auxquels est exposé le portefeuille, obtenue dans le cadre d'une gestion passive, de la performance dite anormale, appelée alpha, qui mesure la performance supplémentaire due à l'habileté du gérant à pratiquer une gestion active. La séparation de ces deux composantes est importante. La première dépend des choix d'allocation et de style d'investissement, qui peuvent être imposés au gérant, et dont la performance sera dépendante du contexte économique, tandis que la deuxième mesure le succès des décisions du gérant. Seule cette dernière permet d'évaluer la performance du gérant. Afin d'obtenir une évaluation précise de ces alpha, toute la difficulté consiste à choisir le bon modèle d'estimation de la rentabilité normale du portefeuille.

La première mesure proposée a été l'alpha de Jensen, basée sur le modèle du CAPM. L'alpha de Jensen mesure l'écart entre la rentabilité du portefeuille en excès du taux sans risque et la rentabilité prévue par le modèle de marché. Ce modèle présente l'avantage d'être simple puisqu'il ne fait intervenir qu'un seul facteur, le portefeuille de marché. Cependant, l'explication de la rentabilité normale d'un portefeuille par le seul risque de marché est vite apparue comme restrictive. En effet, un certain nombre d'études, parmi lesquelles celle de Fama et French (1993), ont montré que des facteurs autres que le facteur de marché, tels des facteurs caractérisant le style des actifs, permettaient d'expliquer les mouvements des prix des actifs et que le fait de ne pas les prendre en compte introduisait un biais dans la mesure de performance, conduisant à attribuer aux alpha des valeurs qui relevaient non pas de l'habileté du gérant, mais des catégories de style dans lesquelles était investi le portefeuille.

Le recours aux modèles factoriels, qui permettent de décrire l'ensemble des facteurs de risque auxquels est soumis un portefeuille, est donc apparu comme une alternative intéressante, permettant de répondre aux critiques concernant la stabilité des alpha issus du CAPM et d'évaluer de manière plus précise la performance des gérants. Plusieurs types de facteurs ont été proposés : variables macroéconomiques (APT de Ross, 1976), variables fondamentales (Barra), facteurs implicites, indices de style (Sharpe, 1992), ces derniers se révélant particulièrement adaptés dans le cadre du développement de la gestion par les styles.



Construire un benchmark.

Le modèle d'analyse de style développé par Sharpe permet, par la seule analyse des rentabilités du portefeuille, de construire un benchmark sur mesure adapté au style de gestion de chaque portefeuille. Ce benchmark est constitué d'une combinaison linéaire d'indices de style dont les coefficients, qui représentent les expositions du portefeuille aux différents styles de gestion, s'obtiennent à l'aide d'une régression contrainte, de façon à ce qu'ils soient positifs et de somme égale à un, puisqu'ils représentent une allocation de portefeuille. Compte tenu des contraintes imposées sur la régression pour définir le benchmark, le terme d'excès de rentabilité du modèle ne peut pas s'interpréter directement comme la rentabilité anormale du portefeuille. Il faut procéder à une nouvelle régression non contrainte, utilisant les régresseurs identifiés lors de la construction du benchmark. Ce type d'approche permet de mesurer la valeur ajoutée du gérant, indépendamment de la performance du style d'investissement, et donc d'identifier la vraie valeur d'alpha. Les alpha obtenus ont ainsi plus de chance d'afficher une persistance au cours du temps car ils ne dépendent pas de la conjoncture des marchés.

Véronique Le Sourd, ingénieur de recherche à l'Edhec

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