25 mars 2008
Principaux créanciers des USA, Chine et Japon ont intérêt à rester stoïques
LORENBARRE
Principaux créanciers des USA, Chine et Japon ont intérêt à rester stoïques

Une vente massive d'obligations d'Etat américaines, outre qu'elle créerait de sérieuses frictions politiques, aurait en effet pour conséquence d'aggraver encore la chute du billet vert, ce qui se retournerait contre les deux principales économies d'Asie fortement dépendantes des exportations.
afp) - La Chine et le Japon, qui détiennent la majeure partie des bons du Trésor américains, pourraient être tentés de vendre une partie de cet énorme stock dont la valeur fond à cause de la dépréciation du dollar. Mais ils n'en feront probablement rien, prédisent les analystes.
La Chine et le Japon possèdent les deux plus importantes réserves de change au monde. Celles de la Chine ont atteint 1.530 milliards de dollars fin 2007, et celles du Japon ont dépassé les 1.000 milliards en février. Le gros de ces réserves (70% pour la Chine, selon les analystes) est libellé en dollars.
Aux Trésors publics chinois et japonais s'ajoutent les investisseurs privés. Au total, selon une étude de CLSA Asia Pacific Markets, 25% des bons du Trésor américains étaient détenus par le Japon et 21% par la Chine en novembre 2007.
"L'an dernier, entre 80 et 90% du total des bons du Trésor US ont été achetés par des investisseurs étrangers", constate Akihiro Nishida, économiste en chef chez Mitsubishi UFJ Securities. "Quand le dollar baisse, les investisseurs sont certainement tentés de vendre", ajoute-t-il.
Miné par la crise financière et par l'abaissement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine, le dollar a atteint la semaine dernière son plus bas niveau en douze ans face au yen, et a battu des records de faiblesse face à l'euro.
Mais, si les investisseurs privés détenteurs d'obligations américaines peuvent toujours se ruer vers la porte de sortie sans se soucier des conséquences, il en va autrement pour les gouvernements.
"Cela reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore", estime Tim Condon, directeur de recherches chez ING Barings à Singapour.
Les gouvernements "aiment la tranquillité. Et en Chine, ils ont beaucoup de problèmes plus urgents à résoudre", poursuit-il.
Si les autorités chinoises ou japonaises décidaient du jour au lendemain de mettre en vente une grande partie de leurs avoirs en dollars, "le marché aurait du mal à les absorber", explique M. Condon. Selon lui, "le jour même, le dollar se déprécierait brutalement et les rendements des bons du Trésor bondiraient".
En août, une rumeur selon laquelle des institutions publiques étrangères étaient en train de brader des avoirs américains avait provoqué une vive inquiétude sur les marchés. Depuis, les gouvernements chinois et japonais ont accéléré leurs achats, selon des chiffres officiels américains.
Les deux pays sont certes mécontents de la faiblesse actuelle du billet vert. Mais pour résoudre le problème, ils sont plus enclins à diversifier leurs réserves de change au fur et à mesure que celles-ci augmentent, plutôt qu'à se défaire brutalement de leurs avoirs en dollars, estiment les analystes.
"Si une seule banque centrale d'Asie prenait l'initiative de vendre (des dollars) et que les autres banques l'imitaient, la brusque chute du taux de change du dollar ne ferait que causer des pertes encore plus grandes aux réserves de change" de tout le monde, explique Zhang Ming, un économiste de l'Académie chinoise des sciences sociales.
Selon lui, "les pays d'Asie n'ont pas beaucoup d'autre choix que de détenir des avoirs en dollars".
09:59 - 25/03/2008
L'Echo
04 mars 2008
On peut commencer à acheter
On peut commencer à acheter werner
La Tribune - 04/03/08

Avec la hausse des spreads à laquelle on assiste depuis plusieurs mois (et que nous décrivions dans cette même rubrique la semaine dernière), de nombreuses obligations offrent à nouveau des rémunérations intéressantes. Prenons l'exemple de Michelin, une compagnie industrielle bien gérée, leader mondial dans son métier. Une obligation de Michelin remboursable en 2012 rapporte 5 % l'an. C'est aussi ce que rapporte une obligation de même durée de Deutsche Telekom, une des plus belles compagnies allemandes. Dans la distribution, secteur relativement stable, du moins en comparaison de l'industrie manufacturière, citons une obligation de PPR remboursable en 2013 et une obligation de Casino remboursable en 2014, qui l'une et l'autre rapportent environ 6 %. Voilà de belles valeurs, suffisamment à l'abri de la crise financière mondiale, comme des risques de récession aux États-Unis. Bien sûr, les investisseurs qui veulent du rendement peuvent trouver beaucoup plus. Considérons Wendel, un holding qui a eu tendance ces derniers temps à lancer des opérations agressives financées par emprunt mais qui a cependant l'avantage de s'appuyer sur un patrimoine considérable. Une obligation de Wendel remboursable en 2017 rapporte plus de 8,50 % l'an. Quant à l'obligation d'Alcatel remboursable en 2014, elle offre un rendement de plus de 10 % l'an. On voit qu'à tous les niveaux, le couple rendement-risque redevient favorable et qu'il y a sur le marché obligataire des titres qui conviennent à tous les types d'investisseurs. Ces bonnes occasions d'achat s'expliquent par la crise de liquidité qui affecte tous les compartiments de la finance et qui oblige certains investisseurs à vendre leurs actifs bon gré, mal gré. Nous pensons cependant que cette crise de liquidité va bientôt se résorber dans la zone euro grâce à l'afflux de capitaux internationaux délaissant les États-Unis au profit de l'Europe. L'euro s'affirme en effet comme une monnaie forte et cela devrait avoir un effet stabilisateur sur le marché obligataire. Nous recommandons donc aux investisseurs de recommencer à acheter des obligations de bonnes compagnies industrielles ou commerciales, qui sont redevenues assez rémunératrices.
MAURICE DE BOISSÉSON, DIRECTEUR DE LA RECHERCHE CHEZ OCTO FINANCES
19 février 2008
les obligations profitent beaucoup mieux des baisses des taux
Avec un peu de recul (6mois) et en remontant a la première baisse de taux de la FED ce ne sont pas finalement les actions qui en profitent mais bien les obligations
17 février 2008
Serait-ce le moment opportun de revenir sur les obligations ?
Serait-ce le moment opportun de revenir sur les obligations ?
Si on regarde depuis juillet, celles-ci ont bien bénéficié de la faiblesse des actions et des craintes sur le crédit, on sera vite fixé cars le ratio $USB/spx travaille actuellement une résistance qui si elle venait à être cassée nous enverrait un signal d’achat sur cette classe d’actif, contrairement a ce que beaucoup pense, le marché des obligations est bien plus important en taille que celui des actions.
Cycliquement parlant, il y a des périodes ou il faut sur pondérer les obligations versus action, nous sommes peut-être a l’aube d’un nouveau cycle.
Généralement dans un souci de diversification d’un portefeuille d’investisseur, on conseille souvent de suivre la règle dite des 100,
Ex : vous avez 35 ans vous devriez en théorie détenir 35% d’obligation et 65% d’actions, il faut donc en principe augmenter vos positions obligataire au fur et à mesure que vous prenez de l’âge
Cette approche n’a d’intérêt que pour l’investisseur LT qui garde ses positions quoi qu’il arrive à la hausse comme a la baisse
Bonne soirée
Forcast
30 novembre 2007
Les spreads des obligations à 5 ans
Les spreads des obligations à 5 ans werner
notées 3B sont passés de 30 pdb à 90 pdb
La Tribune - 27/11/07
L'an dernier ont été proposées sur le marché des obligations structurées d'une nouvelle espèce, les CPDO (abréviation de " Constant Proportion Debt Obligation "... titre intraduisible, car ne signifiant rien), qui rapportaient 2 % de plus que les obligations d'État et qui étaient notées 3A : gros rendement et faible risque. Le beurre et l'argent du beurre en quelque sorte ! Pour offrir un aussi bon rendement, la structure utilise un fort levier par le biais d'instruments hors bilan, en prenant par exemple des positions qui équivalent à 15 fois ses actifs (avec 100 euros, on joue sur un panier d'obligations d'une valeur de 1.500 euros). Pour avoir malgré cela une bonne note, la structure prévoit d'appliquer une stratégie qui consiste à réagir à une baisse des obligations par un réajustement du panier, et surtout par une augmentation du levier, ce qui améliore le rendement et couvre la perte. Le risque est bien sûr que les obligations continuent à perdre de la valeur, car il y a une limite à l'augmentation du levier. Les agences de notation ont fait des calculs et conclu que ce risque est négligeable. En réalité, depuis juillet, le spread (supplément de taux par rapport au taux d'un placement sans risque) augmente violemment sur les obligations (voir graphique), ce qui signifie que ces obligations se déprécient, en particulier celles des banques américaines, qui ont souvent été incluses dans les paniers de référence. Les CPDO ont perdu une bonne partie de leur capital de départ. Certains ont déjà baissé leur coupon de moitié. Les agences, qui n'avaient pas imaginé une telle crise, abaissent les notes. Elles s'aperçoivent qu'elles ont été prises au piège d'un raisonnement spécieux : plus on prend de risque, plus il y a de rendement, donc mieux on peut couvrir le risque et moins il y a de risque au final. Pourtant, augmenter la mise pour se refaire quand on perd est une martingale bien connue des joueurs. Elle permet de gagner à presque tous les coups. Il est malheureusement des cas où on perd, rares mais très coûteux. Dans cet immense casino qu'est devenu le marché obligataire mondial, les martingales où l'on gagne à coup sûr n'existent pas. Quant aux agences de notation, c'est leur crédibilité qu'elles ont mise en jeu.
Maurice De Boisséson, directeur de la recherche chez Octo Finances.
23 novembre 2007
Arrêt brutal sur les obligations sécurisées
Arrêt brutal sur les obligations sécurisées
Pour ceux qui doutent encore du caractère systémique de la crise du «subprime», en voici une manifestation spectaculaire. Le regain d'inquiétudes liées au marché du crédit et l'envolée de la volatilité ont conduit mercredi l'European Covered Bond Council (ECBC) à suspendre les transactions interbancaires d'obligations sécurisées («covered bonds») jusqu'au lundi 26 novembre, immobilisant d'un coup net un marché de près de 2.000 milliards d'euros, le deuxième encours obligataire en Europe après les emprunts d'Etat.
(l'écho) - Ces obligations sont adossées à des portefeuilles de crédits hypothécaires ou publics et restent inscrites au bilan de l'émetteur. Elles bénéficient d'une liquidité normalement élevée et le plus souvent de la note suprême triple «A» auprès des grandes agences de notations (voir «L'Echo» du 30/10). Elles sont beaucoup plus sûres que leurs cousines adossées à des actifs (ABS) car l'établissement émetteur est lui-même le garant pour le remboursement des investisseurs, avec en général une priorité plus importante que pour tout autre type de créanciers.
Jusqu'à présent, les obligations sécurisées avaient raisonnablement traversé la crise du «subprime». Le 14 novembre, le Crédit Agricole annonçait encore en grande pompe son intention de lancer pour 35 milliards d'euros d'obligations sécurisées. Le même jour, la filiale en France Municipal Agency de Dexia annonçait une même initiative. En octobre, Deutsche Bank confiait sereinement ne pas percevoir «un risque systémique pouvant impacter les banques et leurs portefeuilles de crédits hypothécaires».
Brusque montée de fièvre
Aujourd'hui, «les obligations sécurisées sont jetées dans le même panier que les titres adossés à des crédits hypothécaires», constate Arnd Stricker, directeur chez Corealcredit, l'établissement de crédit allemand appartenant à Lone Star Funds. «Il y a une crise de confiance pour tout ce qui n'est pas emprunts d'Etat notés triple A»», en raison des craintes de plus en plus vives de voir des institutions financières annoncer des dépréciations importantes d'actifs.
Dans son communiqué, l'ECBC déclare recommander la suspension des transactions «à la lumière de la situation actuelle sur le marché et afin d'éviter une sur-accélération injustifiée de l'élargissement des spreads». Le spread est le rendement supplémentaire exigé par les investisseurs par rapport à une obligation de référence jugée sans risque, comme un emprunt d'Etat de durée similaire.
Sur le terrain, trois établissements financiers ont pris des mesures radicales sur ce marché. A Londres, Abbey National a postposé son émission d'obligations sécurisées à cause d'une demande «faible». A Dublin, AIB Mortgage, une filiale d'Allied Irish Banks, a tout simplement annulé sa vente, tout comme Ahorro y Titulizacion, une unité contrôlée par plusieurs banques espagnoles, qui doute de la «puissance des sentiments des investisseurs».
Enfin, la banque britannique en difficulté Northern Rock risque de voir la note sur ses obligations sécurisées dégradée chez Moody's.
L'Allemagne aussi touchée?
Le plus gros marché d'obligations sécurisées, c'est l'Allemagne avec ses Pfandbrief. Ils pèsent près de la moitié du secteur en termes d'encours. L'Allemagne a également suspendu ses activités, en «solidarité» avec les autres pays, selon Helga Bender, porte-parole de la Verband Deutscher Pfandbriefbanken, l'association regroupant les banques actives dans ce marché. Et cela «bien que le marché des Pfandbrief fasse montre d'une très grande stabilité».
Pourtant, les rendements exigés sur les papiers allemands connaissent également une hausse significative.
Les spreads entre les Pfandbrief et les Bunds à 10 ans se sont élevés jusqu'à 38 points de base, soit près du double par rapport au début du mois d'octobre (voir graphique). Ce sont les spreads les plus élevés depuis plus de 5 ans!
Serge Quoidbach
15:27 - 23/11/2007
Copyright © L'Echo
09 octobre 2007
revenir sur les obligations maintenant?
"Fear & Greed Index."
Le F & G permet de mesurer la dynamique des prix mondiaux entre les actions et les obligations mondiales. Il ne donne pas pour l’instant une indication précise de ce qu’il faut privilégier
perso je prefere utiliser celui-ci
02 septembre 2007
pas encore le bon moment pour les obligations
On aurait pu croire qu’avec la big correction que nous avons connu en aout l’argent qui sortait du marché action pour aller vers les obligations sonnerai le glas des actions et bien pas du tout cela n’a été qu’un épi phénomène les actions reste encore dans leur trend LT et continuent donc a sur passer les obligations. Le jour ou vous verrez cette droite de tendance LT brisé par le ratio SPX/USB vous pourrez arbitrer vers les obligations pas avant
08 juillet 2007
profiter de la hausse des taux long
profiter de la hausse des taux long
Même avec la hausse des taux que nous avons connue en Europe, aux USA et au Japon la classe d’actif à sur pondérer reste les actions.
Voici un très bon papier sur le sujet (désolé il est en Anglais) écrit par Jeremy Siegel, Ph.D.
Il recommande même de se placer maintenant sur les fonds World action
http://finance.yahoo.com/expert/article/futureinvest/37914
22 juin 2007
Entretien Euro Rendement Reel
Entretien Euro Rendement Reel (lupus)
La Tribune - 22/06/07
Interview de Jean-Marc Belières, gérant d'Euro Rendement Réel chez SPGP
"La hausse des taux n'est pas terminée"
Jean-Marc Belières gère Euro Rendement Réel chez SPGP , en hausse de 8 %.
Quelles sont vos anticipations sur les taux d'intérêt à long terme de la zone euro ?
Je pense que la hausse des taux n'est pas terminée. Il me semble que la Banque centrale européenne devrait progressivement remonter son taux directeur jusqu'à 4,75 % début 2008, contre 4 % aujourd'hui. Les taux d'intérêt à 10 ans vont eux aussi continuer à se tendre, probablement aux environs de 5 % d'ici à la fin de l'année, mais je n'exclus pas des excès jusqu'à 5,25 %.
Que faut-il faire dans cet environnement ?
Il faut sortir au plus vite, si ce n'est pas déjà fait, des emprunts d'État à taux fixe pour se positionner sur des obligations à taux variables et des emprunts moins bien notés susceptibles de mieux résister. J'ai introduit 30 % d'obligations à taux variables indexées sur l'Euribor dans mon portefeuille depuis le début de l'année, ce qui explique en partie ma performance.
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Les fonds obligations euro long terme à la peine
La Tribune - 22/06/07 -
Dérapage incontrôlé. Les taux d'intérêt de la zone euro se sont envolés de 0,40 % en quelques semaines sous l'effet de prévisions de croissance toujours soutenue. L'OAT 10 ans a ainsi frôlé les 4,70 %, alors qu'elle n'était qu'à 3,90 % en fin d'année dernière. Désormais, le consensus table sur un nouveau resserrement de la politique monétaire par Jean-Claude Trichet, après la dernière hausse du taux directeur de la Banque centrale européenne à 4 % en juin.
Si Jean-Marc Bélières, gérant d'Euro Rendement Réel, à la première place du tableau obligations euro long terme, s'attend à une remontée conséquente (voir ci-contre), le consensus est aujourd'hui plus modéré : Crédit Agricole Asset Management et AGF Asset Management voient le taux directeur de la BCE à 4,25 % d'ici à la fin de l'année, soit un seul mouvement haussier. AGF AM juge cependant exagérée la hausse des taux d'intérêt à long terme ces dernières semaines et s'attend donc à une correction.
Les fonds obligations euro long terme résistent mal à la hausse des taux : ils reculent en moyenne de 0,37 % sur un an, de 1,38 % sur quatre semaines et de 1,94 % depuis le début de l'année. Le meilleur du tableau des produits commercialisés par les réseaux est un fonds atypique : contrairement aux autres fonds obligataires, Noam Taux Inverse progresse lorsque les taux d'intérêt montent.




















