13 mars 2008
Une autre information utile
Une autre information utile et de plus (werner)
souvent disponible dans le prospectus des fonds de droit français : le taux de rotation du portefeuille. Ce sujet est en chantier depuis 2004 et devait, dans un premier temps, être mis en place dès le 01/01/2005. Je pense que l'information sera obligatoire (en France) pour les exercices commençant le 01/01/2008 mais certains fonds renseignent déjà la donnée dans la partie statistique de leur prospectus (là où l'on trouve également les frais de gestion réels dont j'ai parlé dans une autre file.
Le taux de rotation mesure le volume des transactions au sein d'un OPCVM pendant une période donnée, en général un exercice fiscal. Il s'exprime par le volume des transactions divisé par l'actif moyen du portefeuille.
Le calcul du taux de rotation (selon la règlementation française) se fait de la façon suivante :
(Achats de valeurs par le gérant moins Souscriptions reçues) + (Ventes de valeurs par le gérant moins rachats de la clientèle) divisé par la moyenne mensuelle de l’actif total du fonds au cours de l'exercice concerné. Le résultat peut être positif ou négatif.
Dans les autres pays de l'UE, le mode de calcul peut différer. Je le précise parce que le sujet a fait l'objet de controverses professionnelles en France.
Cette information nous donne quelques indications utiles, notamment sur le style de gestion, on le verra plus loin :
1° Pour augmenter la performance de leur fonds, certains gérants peuvent avoir tendance à faire tourner souvent leur portefeuille, des mouvements qui ne se justifient pas toujours par de meilleures performances à terme.
2° Certains gérants prétendent privilégier une gestion value impliquant généralement une faible rotation de leur portefeuille. Le taux de rotation permet de corroborer cette affirmation ou de la mettre en cause.
3° Un taux de rotation faible peut aussi indiquer que le fonds collectait, l'année en question, de manière structurelle des capitaux nouveaux, expliquant par exemple qu'il ne baissait pas alors que le marché s'effondrait (voir 2001/2002). A l'inverse, un taux élevé peut indiquer que le flux des rachats nets était structurel et avait pu nuire à la gestion et donc à la performance......... passée. S'agissant d'un examen a posteriori (données actuelles = 2006), il permet de réfléchir à ce qui a pu, entre-temps changer au niveau du fonds, de la société qui le gère, de l'environnement global etc.....
L'information en question vient utilement compléter, pour les fonds de droit français, tout ce qu'apporte la lecture attentive (et indispensable) d'un prospectus AVANT de souscrire ainsi que ce que l'on peut trouver sur le site de l'amf (souscriptions/rachats quotidiens) + sur le site du gestionnaire et dans les rapports annuels et semestriels disponibles auprès de la société de gestion.
Voici quelques taux de rotation et puisque le portefeuille dit "du forum" fait actuellement l'objet de plusieurs files, commençons par les fonds qui le composent, les taux étant relevés à l'amf pour les fonds de droit français et là où je les ai trouvés pour les autres (pas facilepour ceux là) :
Magellan : -- 13%
OFI RZB Europe de l'Est : 42%
Tocqueville Dividende : -- 19%
Sextant Grand Large : 98%
Sextant PEA : 216%
Carmignac Commodities: 319%
Axa Rosenberg Pacific ex-Japan Small Caps Alpha : 98%
Carmignac Patrimoine : pas encore renseigné
R.P. Sélection Convertibles: pas encore renseigné
R Valor : pas encore renseigné
Fidelity Funds - European Growth : information introuvable
Pioneer Funds - North American Basic Value A Eu : information introuvable
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Voyons à présent ce qu'il en est des fonds investis en actions françaises dont on a déjà examiné les coûts de gestion de l'année 2006 dans une autre file........
Toutes caps françaises :
Agressor : 8%
Agressor Pea : 29%
Centifolia : -- 44%
Dorval Manageurs : 108%
Groupama Croissance : 50%
Richelieu France Entrepreneurs : 127%
Richelieu Evolution : pas encore renseigné
Richelieu Special : 38%
RP Sélection France : 181%
RP Sélection Arbitrage France : 178%
Selection Action Rendement : -- 42%
La Sicav des Analystes : 155%
Sextant PEA : 216%
Tricolore : 5%
Tricolore Rendement : -- 29%
Valfrance : 58%
Tocqueville Dividende : -- 19%
Ulysse : 55%
Smid caps françaises :
CFD Midcaps: 9%
Echiquier Junior : 33%
Moneta Micro Entreprises : 172%
Oddo Avenir : pas encore renseigné
Performance Avenir : 4%
RP Selection Midcaps : 185%
Sycomore Francecaps (ex Sycomore smidcaps) : 172%
02 juillet 2007
Une diversification dans une dizaine de stratégies
Une diversification dans une dizaine de stratégies
AOF, le 02/07/07
Dans un univers dominé par les fonds directs, c´est un fonds de fonds de Louvre Gestion qui, grâce à son positionnement sur l´ensemble des stratégies de trésorerie dynamique, obtient, au 15 juin 2006, la 1re place sur 5 ans et la 2e sur 3 ans dans cette catégorie, selon Europerformance.
Avec son objectif de performance de Eonia + 50 à 60 points de base (pb), et une volatilité limitée à 65 pb, T. Multivalor cherche avant tout à générer un rendement stable et sans surprise. "Notre objectif est d´écraser au maximum la volatilité", souligne Henri-Xavier Chabadel, son gérant principal. La multigestion lui fournit des armes intéressantes pour y parvenir. En effet, "alors qu´il est difficile pour un gérant de maîtriser plus de 3 ou 5 stratégies, nous sommes positionnés sur l´ensemble des principales stratégies existantes", explique-t-il. Cette diversification permet à T. Multivalor de profiter de tous les contextes de marché (hausse des actions, du crédit, de la volatilité, etc.) sans baisser dans les environnements défavorables à l´une de ses stratégies.
L´univers de T. Multivalor est composé d´environ 400 fonds de trésorerie dynamique et dynamique "plus", qui sont divisés en 3 grandes familles : les fonds d´arbitrage (sur actions, OPA-OPE, taux, volatilité, devises, etc.) ; les fonds directionnels (actions ou crédit) ; et les fonds multistratégies, qui sont les plus nombreux. Le gérant essaie de repérer dans chaque catégorie les meilleurs fonds, gérés par les équipes de gestion les plus qualifiées. Soucieux de diversification, il est ouvert à tout positionnement du fonds examiné ; en revanche, la clarté de son processus de gestion, ainsi que sa prévisibilité, est primordiale. "Nous pouvons tout accepter si nous comprenons bien le produit et si le gérant est honnête dans la mise en ¤uvre de son mandat pour obtenir son objectif de performance", explique Henri-Xavier Chabadel. Pour s´en assurer, il a recours à des outils quantitatifs qui lui permettent de savoir quel a été le comportement du fonds dans différentes configurations de marché, parallèlement à des contacts fréquents et directs avec l´équipe de gestion. Au terme de ce processus qui peut durer plusieurs mois, il décide d´inclure ou non le produit dans sa liste de 30 fonds investissables. Le portefeuille final, qui doit optimiser le ratio performance/risque, en compte une vingtaine. "Nous cherchons la meilleure décorrélation possible des sous-jacents", explique Henri-Xavier Chabadel. Il utilise pour cela un modèle d´optimisation quantitative, dont il ajuste les recommandations afin de prendre en compte dans le portefeuille le scénario de marché établi par les équipes de Louvre Gestion. Les fonds sous-jacents sont ensuite surveillés de près. S´ils ne se comportent pas comme ils devraient, Henri-Xavier Chabadel n´hésite pas à alléger sa position, voire à sortir le fonds concerné.
Depuis le début de l´année, malgré la bonne performance des stratégies risquées (directionnelles crédit et actions), le gérant privilégie les stratégies les plus robustes, comme le crédit prudent, consistant notamment à investir dans la dette "investment grade" à court terme des banques ou des assureurs. "Nous avons pris acte de la modification du contexte de marché depuis mai-juin 2006, et amendé le portefeuille pour qu´il puisse faire face aux nouveaux chocs qui ne manqueront pas de se produire", explique Henri-Xavier Chabadel. Ainsi, l´une de ses premières positions est le fonds HSBC Dynamic Cash. Le gérant apprécie aussi beaucoup G7 Valor, qui est un fonds de la maison investi sur le crédit prudent, avec une stratégie optionnelle sur les actions. "Son gérant est à 15 mètres de moi. C´est utile dans un marché volatil, pour connaître ses positions à tout moment", explique Henri-Xavier Chabadel. CAAM Arbitrage Volatilité, sa troisième position, profite pour sa part d´une hausse de la volatilité et lui sert d´assurance de portefeuille.
Cécile Bredelet
Interview de Gerard Augustin Normand
Interview de Gerard Augustin Normand perot
source : www.letemps.ch
«Nous couvrons 42% du fonds contre le risque de baisse des actions»
Questions à Gérard Augustin-Normand, cogérant à Paris du Richelieu Spécial et actionnaire principal de Richelieu Finance.
Olivier Schaerrer
Lundi 2 juillet 2007
Gérard Augustin-Normand est le gourou des petits investisseurs français. Il y a 18 ans, il fondait Richelieu Finance, une société indépendante qui gère 7 milliards d'euros. «C'est notre seul métier», affirme Gérard Augustin-Normand qui participe plus étroitement à un des six fonds de sa maison: le Richelieu Spécial. Il vient de faire agréer en Suisse cinq de ses portefeuilles.
Le Temps: Votre fonds est protégé contre les accidents boursiers, pourquoi?
Gérard Augustin-Normand: Nous couvrons 42% du portefeuille contre les risques de baisse des marchés d'actions. C'est un record depuis que nous avons adopté une politique systématique de couverture en 2003. Comme les titres que nous détenons sont moins sensibles que la moyenne aux fluctuations de marché, cette couverture de 42% implique de fait une protection qui correspond à 60% du portefeuille.
Pour le protéger, nous achetons des options de vente sur les indices des actions européennes et françaises, plus précisément sur le DJ Euro Stoxx et le CAC 40. Il s'agit de certificats Reverse qui se valorisent quand les marchés baissent. Ils n'ont pas d'échéance ainsi ils ne se déprécient pas avec le temps mais uniquement quand les indices progressent.
Je suis inquiet, il y a dans le marché de grands investisseurs qui achètent en utilisant du levier et qui repassent ce risque à d'autres en cotant leurs véhicules d'investissement. Cela renchérit les évaluations.
De plus la hausse des taux rend le refinancement de ces investisseurs plus difficile. Ces investisseurs sont très actifs et bénéficient d'une fiscalité très allégée. Ils ne se rendent pas compte que leurs exigences face aux directions pourraient entraîner des réactions réglementaires et syndicales.
Avec ces opérations de couverture, nous dressons une passerelle entre deux mondes qui ne se connaissaient pas, celui de la gestion traditionnelle, nous sommes des investisseurs de type «value», et celui de la gestion alternative. Nous entendons le mot hedge dans son sens premier, comme celui de la protection du portefeuille. La volatilité du fonds est trois fois inférieure à celle du marché.
– Combien coûtent ces protections?
– Elles ont réduit la surperformance du fonds, de 4%.
– En quoi votre fonds est «spécial», face à vos autres fonds?
– Nous y recherchons les sociétés qui peuvent faire l'objet d'opérations financières, qui sont susceptibles d'être reprises. Il s'agit d'entreprises dont le capital est peu contrôlé et manifestement sous-évaluées. Deux cas de figure se présentent, un concurrent prend conscience de cette sous-évaluation ou c'est le marché qui s'en charge.
– Pourtant vous achetez des titres sans droit de vote, comment peuvent-ils profiter d'une éventuelle reprise?
– Ce n'est qu'une question de décote par rapport au titre principal, si elle est suffisante, l'achat se justifie. Nous avons notamment un titre participatif de Renault (RNO.PA) qui offre un rendement intéressant. Il se décompose en deux morceaux. Une partie est composée d'un dividende garanti, l'autre est indexée sur le chiffre d'affaires. Actuellement, Renault ne consolide pas Nissan (7201.T), si la société le faisait, la partie du dividende indexée sur le chiffre d'affaires progresserait considérablement. De plus, Renault doit provisionner les dividendes payés sur ce titre, qui s'apparente à une obligation. Plus ils sont élevés, plus Renault doit provisionner, ce qui incitera certainement la société à lancer à nouveau une offre de rachat de ces titres.
– 73% du portefeuille est composé de titres français, pourquoi une telle concentration du risque?
– C'est le marché que je connais le mieux en ce qui concerne les reprises. Le fonds n'est pas sujet au risque français, puisqu'une grande partie des titres est couverte par des options sur l'indice CAC 40.
25 mai 2007
Les commentaires de M. Thiriet
Les commentaires de M. Thiriet(laloss)
https://www.gestionprivee.fr.fortis.com/fgp/doc/produits/P.FR0000945891.pdf
27 avril 2007
Le gérant du mois : Sextant PEA
Le gérant du mois : Sextant PEA (sardin)
Le gérant du mois sélectionné par Lipper. En avril, Julien Lepage, gérant de Sextant PEA chez Amiral Gestion.
Quelle est votre stratégie de gestion ?
Julien Lepage : Notre objectif est de faire de la performance absolue avec le moindre risque, le risque étant pour nous de perdre l’argent de nos clients et non de nous écarter de la performance moyenne du marché. Nous choisissons des valeurs dont nous comprenons l’activité. Nous allons d’ailleurs le plus souvent possible sur le terrain. Le fonds est très concentré dans la mesure où les 10 premières lignes représentent environ 60% du portefeuille. Sextant PEA est composé à 63% de valeurs françaises, européennes entre 5 et 10% (dont 4% en Allemagne) et 20% hors d’Europe (dont 9% au Canada et 5% aux Etats-Unis).
Vous êtes fortement positionnés sur les mid caps. Cette tendance va-t-elle se poursuivre ?
J. L. : C’est une orientation que nous avons depuis le début car on peut trouver beaucoup plus d’idées sous-valorisées ou avec un fort potentiel de croissance dans cette classe d’actifs. Néanmoins, nous ne privilégions auncune classe d’actifs. La première ligne est par exemple une grosse compagnie pétrolière canadienne. Nous avons aussi des valeurs comme Google ou Carrefour par exemple.
Quelles sont vos perspectives pour 2007 ?
J. L. : Notre vision est plus sur le long terme et nous. Nous avons réalisé de bonnes performances depuis le début de l’année. En 2006 nous avions fortement souffert de la correction de l’été alors qu’au printemps 2007 où les marchés ont également fortement dévissé, nous avons au contraire particulièrement bien résisté. Une de nos principales lignes Jacquet Metals en portefeuille depuis 2004, a pris 70% en 3 mois. Le court terme est imprévisible mais sur 5 ans nous avons gagné 300%. Notre stratégie ne va pas changer en fonction des mouvements de marchés. Nous avons de fortes convictions même si nous conservons du cash par protection. Le portefeuille peut évoluer très rapidement.
Sur quels secteurs êtes-vous le plus investis ?
J. L. : Nous apprécions les secteurs de l’Internet, de l’énergie et de la distribution. Nous privilégions des valeurs qui sont soit peu chères (gestion très « value »), soit d’apparence très chères mais qui sont en hyper croissance et sur lesquelles il y a de fortes barrières ou une grande confiance dans le management. C’est le cas notamment de Gameloft, Business et Decision, ou encore 1000mercis.
Quelles sont vos principales valeurs ?
J. L. : Notre première ligne est CNQ (Canadian Natural Ressources) qui représente environ 10% du portefeuille. L’historique de la société est exceptionnel depuis 20 ans. Elle connaît une croissance régulière de sa production et a un projet important au Canada dans les sables bitumineux. Parmi les autres principales lignes, Metaleurop est une société qui a totalement changé de physionomie et qui a aujourd’hui les moyens de se développer sur son métier de recyclage. Nous connaissons très bien 1000mercis dont le « bénéfice client » est exceptionnel. Business et Decision est la société la mieux gérée et la plus visionnaire dans le secteur des SSII. Gameloft est un leader mondial en devenir. C’est une valeur assez chère mais nous estimons qu’elle vaut beaucoup plus.
17 avril 2007
Le Yale Endowment
La gestion alternative n'a plus de
secret pour l'université de Yale(werner)
La Tribune - 17/04/07
Le Yale Endowment, la fondation de l'université américaine, investit plus de la moitié de son portefeuille, qui s'élève à 18 milliards de dollars, dans l'immobilier, les hedge funds et le private equity.
Le 26 mars dernier, l'université de Yale, le deuxième plus riche établissement universitaire des États-Unis, a annoncé qu'elle allait augmenter ses frais de scolarité de 4,5 % pour la prochaine rentrée scolaire. En 2007-2008, pour fréquenter son prestigieux campus, chaque étudiant de premier et second cycle devra donc débourser 45.000 dollars, contre 43.050 dollars un an plus tôt. Yale n'est pas un cas isolé. Quelques jours plus tôt, sept des huit universités rattachées à la Ivy League, ce club regroupant Harvard, Cornell ou encore Princeton, avaient revu leurs tarifs dans des proportions similaires, c'est-à-dire deux fois supérieurs à l'inflation américaine.
Mais voilà : au moment où les fonds de dotation de ces universités (endowment) dégagent des plus-values financières toujours plus importantes, cette flambée des frais de scolarité fait grincer des dents. Car, aux États-Unis, ces fondations qui gèrent les ressources financières des universités et qui bénéficient d'un régime fiscal avantageux, sont considérées comme de véritables cash machines.
La fondation de l'université de Yale, le Yale Endowment, qui gère quelque 18 milliards de dollars, a par exemple vu ses investissements dégager une performance de 22,9 % pour l'exercice fiscal 2005-2006. Il s'agit d'une des plus belles performances enregistrées par les universités américaines sur la période. Ces résultats du Yale Endowment sont le fruit d'une stratégie d'allocation d'actifs à la fois audacieuse et extrêmement diversifiée.
SUR DIX ANS, UN RENDEMENT MOYEN DE PLUS DE 17 % PAR AN
" À la différence des autres fonds universitaires, Yale a massivement réduit ses investissements dans les actions et les obligations américaines pour privilégier des placements dans des fonds moins liquides comme les hedge funds, le private equity ou l'immobilier, explique Brain Snider, senior vice-président de la société de conseil Hennesee à New York. Cette stratégie prend tout son sens quand on sait qu'en théorie ils ont un horizon de temps infini. Ils ne voient pas l'intérêt d'investir dans des actifs moins volatils et plus liquides si les retours sur investissement sont moins élevés. "
Le portefeuille du Yale Endowment est ainsi investi à près de 28 % dans l'immobilier, à hauteur de 23 % dans des fonds de performances absolues parmi lesquels des hedge funds, à 16 % dans le non-coté. Les actions représentent 26 % des investissements contre moins de 4 % pour les obligations.
Sur dix ans, le fonds géré par la fondation affiche un rendement moyen de plus de 17 % par an. " Même si ses concurrents commencent à imiter sa stratégie, je pense que Yale Endowment devrait conserver son avance, poursuit Brian Snider. Car cette structure est devenue un investisseur courtisé par de nombreux gestionnaires d'actifs, et cela lui ouvre les portes de nombreux fonds auxquelles les autres n'ont pas accès. " Le Yale Endowment, qui tire ses ressources des dons des anciens élèves, permet ainsi de financer le tutorat, les bourses, les prix universitaires, ou encore la maintenance et la bibliothèque de l'université.
CLAIRE DERVILLE
13 avril 2007
nouveau fond
Barclays met en place son offre produit (werner)
pour 2007
Par Franck Joselin - le 13/04/2007 - L'Agefi Actifs
Après avoir lancé The Dream le mois dernier, le gestionnaire propose, entre autres, The Dream+, Dynamic Alpha et The Allocator Les fonds correspondent à des techniques d’investissement diverses : produit structurés, fonds d’allocation et gestion cœur-satellite
La société de gestion, particulièrement active en ce début d’année, a lancé simultanément plusieurs offres répondant à des logiques d’investissement très différentes. La présentation de certains de ces produits aux souscripteurs potentiels a déjà débuté (comme pour les fonds The Dream ou Dynamic Alpha), alors que d’autres seront activement commercialisés dans les prochaines semaines, voire les prochains mois.
Trois pôles d’expertise.
Cette diversité dans l’offre illustre la stratégie de développement du gestionnaire en France. Ce dernier annonçait en effet récemment lors d'une conférence qu’il comptait « devenir un acteur multispécialiste sur trois pôles : la gestion active de conviction, la gestion structurée et la multigestion ». Logiquement, les produits proposés se classent dans deux de ces trois catégories : The Dream, The Dream+ et The Allocator (un fonds d’allocation) sont des produits structurés, alors que Dynamic Alpha est un fonds mettant en jeu les paris actifs du gérant.
Des arguments marketing percutants.
Pour l’année 2007, Barclays mise beaucoup sur The Dream, avec sa variante The Dream+, et escompte une collecte de plus de 160 millions d’euros sur ces deux produits. Leur principe est identique : à condition que l’indice DJ EuroStoxx 50 soit positif, ils offrent à échéance (10 ans pour le premier, 12 ans pour le second) la différence entre la plus haute performance enregistrée par l’indice et son niveau le plus bas constaté.
Par exemple, si l’indice finit en hausse de 50 % mais qu’entre-temps, il est passé par une phase de baisse de 10 % et une hausse de 70 %, la performance servie sera de 80 % (70 + 10). La formule a de quoi séduire mais le produit présente tout de même un inconvénient : il n’est absolument pas protégé en cas de baisse du marché. Si, à l’échéance, le cours du DJ EuroStoxx 50 est négatif, la performance servie sera celle de l’indice.
La version The Dream+ est éligible au PEA et dispose de frais de gestion plus importants (2 % au lieu de 1 %) permettant de mieux rémunérer les distributeurs externes.
Une gestion cœur-satellite.
Barclays Dynamic Alpha est l’autre produit aujourd’hui mis en avant par le gestionnaire. Sa logique est tout à fait différente et consiste à construire un portefeuille selon le principe de gestion cœur-satellite. Le cœur de l’allocation est constitué par un fonds indiciel coté (ETF, exchange traded fund) sur l’indice DJ EuroStoxx 50 et la partie satellite, plus dynamique, est investie sur les 20 meilleures idées de l’équipe de gestion parisienne. Une fois encore, une part P, pour les particuliers, est assortie de frais de gestion plus élevés que la part institutionnelle (1,8 % contre 0,9 %).
Un retour des secteurs.
Parmi la totalité des produits lancés entre fin décembre et fin mars par le gestionnaire (six en tout), The Allocator (la société de gestion est décidément habituée des noms anglophones pour ses produits français) permet d’offrir « une performance liée à l’évolution d’un panier d’indices sectoriels de la zone euro et, dans certains cas, à la performance du DJ EuroStoxx 50 », stipule le prospectus simplifié. Le fonds surpondère chaque année les secteurs ayant le mieux performé et sous-pondère ceux ayant présenté une moins bonne performance.
A l’échéance, le souscripteur reçoit la performance ainsi calculée de son panier sectoriel à condition que l’indice EuroStoxx 50 n’ait pas été négatif à chaque date de constatation ou qu’il n’ait pas baissé de plus de 50 % depuis l’origine. Si une de ces deux conditions survenait, la performance négative de l’indice serait alors retranchée de la performance du panier. Encore une fois, il s'agit d'un produit dont l’argumentaire pourrait faire mouche, mais à manier avec précaution du fait de l’existence d’une éventuelle perte en capital.
PEA : Fonds d’arbitrage de volatilité
Par Franck Joselin - le 13/04/2007 - L'Agefi Actifs
Fundlogic, société de gestion de droit français de Morgan Stanley, vient de lancer un fonds admissible au PEA utilisant des stratégies alternatives Morgan Stanley Strategy Access Volatility Premium arbitre entre la volatilité implicite des indices et leur volatilité réalisée
Le temps des fonds éligibles aux plans d’épargne en actions (PEA) tout simplement constitués d’actions européennes est révolu. Depuis quelques années déjà, de nombreux fonds PEA sont, en réalité, indexés sur d’autres zones géographiques, voire sur d’autres classes d’actifs. Fundlogic, une société de gestion de Morgan Stanley agréée à Paris, a poussé le curseur encore plus loin et propose aujourd’hui un fonds d’arbitrage de volatilité - une stratégie très complexe issue de la gestion alternative - qu’il est possible d’intégrer dans les PEA.
Profiter d’une tendance durable.
Le principe du fonds consiste à profiter de l’écart existant entre la volatilité implicite et la volatilité réalisée de l’indice américain Standard and Poor’s 500. Il existe en effet plusieurs types de volatilité : la volatilité réalisée se calcule en examinant le passé, tandis que la volatilité implicite - celle dont il est habituellement question dans la presse et dont le principal indicateur est l’indice VIX - est celle anticipée par les différents intervenants de marché.
« Sur le long terme, nous avons constaté qu’il existait un écart positif entre la volatilité implicite et la volatilité constatée. Le fonds profite donc de cette anomalie de marché, explique Julie Dechaume, directrice générale de Fundlogic. Si la volatilité implicite est supérieure à la volatilité réalisée sur un mois, le fonds présentera une performance positive. Dans le cas contraire, la stratégie enregistrera une perte. »
Sensibilité aux chocs.
Contrairement à plusieurs produits lancés récemment (L'Agefi Actifs n°289
p. 12), le comportement du fonds n’est pas directement lié au niveau de volatilité des marchés puisque, historiquement, l’écart entre les volatilités implicite et réalisée se maintient quels que soient les niveaux absolu de volatilité. En conséquence, même si la volatilité des marchés remonte durablement (mais sans à-coups), le fonds ne sera pas pénalisé.
En revanche, le produit pourrait pâtir de brusques pics de volatilité en cas d’accident sur les marchés d’actions américains. La notice précise toutefois que la valeur liquidative du fonds ne pourra pas être impactée négativement de plus de 5 % en un mois.
Positionnement prudent.
L’indicateur de référence du fonds est l’Euribor 1 mois, ce qui place le produit dans la catégorie des produits monétaires dynamiques. Afin de diminuer encore les risques du fonds, l’exposition moyenne à la stratégie varie et se situe, en moyenne, aux alentours de 30 %. En clair, si l’écart entre la volatilité anticipée et la volatilité réalisée sur un mois est de 1 %, le fonds progressera de 0,3 % sur la période. La société projette de lancer un autre fonds utilisant la même stratégie mais présentant un profil de rendement ajusté du risque plus agressif avec une exposition moyenne à la stratégie plus proche de 70 %.
Destiné, selon le prospectus, à « des investisseurs actifs et avertis maîtrisant les risques liés aux stratégies de volatilité », le fonds n’en est pas moins accessible à tout type de clientèle, avec une part à 100 euros destinée à une clientèle de particuliers et des frais de 1 % (contre une part institutionnelle à 100.000 euros avec des frais de 0,5 %) permettant de rémunérer les distributeurs.
Caractéristiques Techniques :
Part A Code Isin : FR0010429803
Frais de gestion : 1%
Droits d'entrée : 5% max
Le produit sera distribué par les clients distributeurs de Morgan Stanley















