Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

01 mars 2008

Warren Buffett prédit une chute des marges dans l'assurance en 2008

lupus

Warren Buffett prédit une chute des marges dans l'assurance en 2008

images




NEW YORK (AFX) - Le milliardaire Warren Buffett a prédit
vendredi une chute des marges des assureurs en 2008 et fustigé la "folie"
financière qui a conduit à la crise des crédits hypothécaires ("subprime").
Dans sa lettre annuelle à ses actionnaires, M. Buffett, 77 ans, très écouté
dans la communauté financière qui le surnomme "l'oracle d'Omaha", a jugé
"certain que les marges bénéficiaires des assurances, y compris les nôtres,
baisseront significativement en 2008".
Il a prévu un recul des marges en 2008 de "probablement de 4 points de
pourcentage", voire bien davantage en cas de catastrophe naturelle.
Son fonds d'investissement, Berkshire Hatahaway, qui a largement investi
notamment dans des grands groupes d'assurance, a vu son bénéfice net chuter de
18% au 4e trimestre 2007, à 2,95 milliards de dollars, selon le rapport annuel
paru vendredi.
Le rapport révèle au passage que parmi ses nombreux investissement Berkshire
a acheté 1,3% du groupe français Sanofi-Aventis, pour 1,46 milliard de dollars.
Revenant sur la crise des crédits "subprime", il a fustigé les organismes de
crédit et les faux espoirs de ses compatriotes.
"Tous les Américains ont cru que les prix immobiliers augmenteraient
éternellement. Cette conviction rendaient sans importance les revenus des
emprunteurs aux yeux des prêteurs, qui sortaient l'argent", estime M. Buffett,
l'un des trois hommes les plus riches du monde.
"Notre pays est largement frappé aujourd'hui à cause de cette croyance
erronée. Avec la chute des prix immobiliers, une immense folie financière est
mise au jour. On ne voit qui a nagé nu que lorsque la marée baisse, et ce dont
nous sommes témoins dans certaines de nos plus grandes institutions financières
n'est pas beau à voir", a-t-il ajouté.
M. Buffett a mi-février proposé aux rehausseurs de crédits en difficulté
MBIA, Ambac et FGIC de réassurer jusqu'à 800 milliards de dollars de leur actifs
les plus sûrs, ce qu'ils n'ont pas accepté. Il s'est aussi lancé lui-même depuis
décembre dans l'assurance des obligations des collectivités locales.
Le financier a aussi déploré la faiblesse du dollar, et appelé le
gouvernement à réduire le déficit commercial, qui entraîne selon lui le départ à
l'étranger de 2 milliards de dollars par jour.
Il a jugé ces déséquilibres ne pouvaient pas durer, et souligné que cette
chute du dollar n'avait pas freiné le déficit commercial de se creuser, par
exemple avec des pays comme l'Allemagne ou le Canada

Posté par forcast à 20:19 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 février 2008

Assureurs et fonds mutualistes : nouvelle menace des marchés

Assureurs et fonds mutualistes : nouvelle menace des marchés (laloss)

0P6FCA59BC79CAY3OJO0CAQJF83RCAB9CVGCCA51F4H2CAON0F57CAEU6011CAVLFH88CAX6KXENCAQ4BAI7CAVFEBCGCA1Q4X0VCASPD4DSCAZ4UK1YCAKKTB4BCAOQZU8NCAIB8ICZCASSFMLGCAMGKKF5

(AOF) - Le creusement des pertes de certains géants de l'assurance, y compris AIG et l'augmentation des fuites de capitaux des fonds mutualistes pourraient constituer le prochain choc à encaisser pour le système financier, selon des investisseurs institutionnels interrogés par "Financial News". Selon des propos recueillis hier par le quotidien économique au congrès "Euromoney", les mauvaises nouvelles en provenance du secteur de l'assurance pourraient conduire les marchés à des accès de volatilité.

Dégradations de notes parmi les rehausseurs de crédit, nouvelle vague de dépréciations et multiplication des annonces de déficits avec la "saison des résultats"... les marchés n'ont pas été épargnés depuis le début de l'année 2008. Le point culminant de cette montagne de mauvaises nouvelles a sans doute été la perte de 5 milliards de dollars d'AIG, entre novembre et décembre dernier.

Le problème actuel est qu'AIG n'a pas réévalué son exposition au cours de compensation du jour de ses contrats financiers, mais à celui auquel ils ont été négociés. Or, connaître la valeur de marché de ces produits permettrait de construire des scénarios plus proches de la réalité. Les analystes, eux, craignent que d'autres assureurs, qui ont opté pour le même mode de calcul que le géant américain ne soient assis sur des dettes colossales, qui pourraient apparaître sur les marchés "comme sorties de nulle part".

De leur côté, les retraits d'argents des fonds mutualistes ont atteint des sommets depuis plusieurs mois, la nervosité gagnant les investisseurs au sujet de la stabilité des marchés. Pour Paul Abberley, directeur de l'investissement chez London & Capital, cité par "Financial News", "l'accélération des fuites de capitaux des fonds mutualistes pourrait provoquer une nouvelle bourrasque sur les marchés, similaire à celle qui les a déjà frappé cette année".
NEW YORK (Reuters) - Le premier assureur mondial American International Group Inc a annoncé jeudi que son bénéfice trimestriel était tombé dans le rouge à cause d'une dépréciation sur des produits dérivés exposés à des investissements en créances immobilières à risques.

* RÉSULTATS.

Le géant américain a accusé au quatrième trimestre une perte de 5,29 milliards de dollars, soit 2,08 dollars par action, alors qu'un an plus tôt à la même époque, il affichait un bénéfice de 3,44 milliards de dollars (1,31 dollar/action).

Hors plus values, pertes et activité de hedging, sa perte ajustée ressort à 3,2 milliards de dollars, soit 1,25 dollar par action.

Sur cette dernière base, les analystes tablaient en moyenne sur une perte de seulement 15 cents par action.

* PROVISIONS.

AIG a indiqué que le trimestre incluait une charge avant impôt de l'ordre de 11,12 milliards de dollars correspondant à une perte nette de valorisation de marché non réalisée sur son portefeuille de CDS (Credit default swap).

* RÉACTION BOURSIÈRE.

En après-Bourse, l'action AIG trébuchait de 5,2% à 47,50 dollars. En séance, le titre avait déjà clôturé en baisse de 4%.

Lilla Zuill, version française Gilles Guillaume

Posté par forcast à 18:21 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2008

Le sauvetage d'Ambac peut-être annoncé lundi ou mardi

iehi_exp_tinier

Le sauvetage d'Ambac peut-être annoncé lundi ou mardi

index_5_r1_c1

NEW YORK (Reuters) - Le groupe de banques qui a entrepris de sauver le rehausseur de crédit Ambac Financial pourrait annoncer un plan dès lundi ou mardi, a-t-on indiqué vendredi de source proche du dossier.

Des progrès ont été faits ces derniers jours et des détails restent à finaliser, a-t-on ajouté de même source, en indiquant qu'un accord pourrait encore échouer.

L'action Ambac a fait un bond cette information et a fini sur un gain de 16,03% à 10,71 dollars à Wall Street. mais le titre a perdu 88% depuis le début 2007.

Ambac, deuxième rehausseur de crédit des Etats-Unis, risque des milliards de dollars de pertes après avoir garanti des obligations liées à des créances "subprime" et d'autres actifs risqués.

Il discute avec les banques et les autorités de tutelle pour trouver de l'argent frais et éviter un abaissement de ses notes de crédit, ce qui contraindrait les investisseurs à vendre des milliards de dollars de valeurs mobilières et ce qui durcissement le coût du crédit pour les consommateurs et les collectivités locales.

La chaîne de télévision CNBC avait la première fait part de l'information.

Le groupe bancaire comprend Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Dresdner Bank, filiale d'Allianz, Royal Bank of Scotland, Société générale, UBS et Wachovia.

Le bureau du superviseur du secteur des assurances de l'Etat de New York, Eric Dinallo, a fait savoir qu'il continuait à oeuvrer pour régler les problèmes des rehausseurs de crédit.

Ce segment, qui garantit quelque 2.400 milliards de dollars d'émissions obligataires, cherche à lever des capitaux et se réorganise dans la perspective de lourdes pertes.

Ces rehausseurs de crédit "monoliners" garantissaient initialement les obligations des collectivités locales ("municipal bonds"), qui restent les avoirs les plus sûrs de leurs portefeuilles, avant de se lancer dans la garantie des produits structurés, très lucratifs jusqu'à l'éclatement de la crise du subprime.

Au moins deux "monoliners", MBIA et FGIC, détenu par un consortium d'investisseurs comprenant notamment le fonds de capital-risque Blackstone Group, ont annoncé des projets pour séparer la garantie des "municipal bonds" de leurs autres activités. Ambac pourrait suivre une voie similaire, dit-on de source proche du dossier.

Le sauvetage ou la restructuration de ces réassureurs "monoline" est rendu difficile par le nombre important des intérêts impliqués. Toute scission d'activité pourrait entraîner des années de litiges et de procédures judiciaires, écrivaient la semaine dernière des analystes de Bank of America.

Une porte-parole d'Ambac a déclaré que la compagnie examinait toutes les options. "Nous n'avons pas de commentaire sur un accord ou sur le calendrier d'un accord. Quand on négocie, il est important de conclure les négociations avant de faire des commentaires."

Elle a ajouté qu'Ambac considérait une levée de capitaux comme un moyen de stabiliser ses notations et non comme un sauvetage.

Les agences de notation Moody's et S&P ont dit qu'elles pourraient abaisser leurs notes sur Ambac Assurance, la principale filiale d'Ambac Financial. Fitch l'a fait le 18 janvier et Ambac Assurance s'est ainsi vu retirer sa note "AAA", qui a été ramenée à "AA", la troisième note la plus élevée.

Ambac garantissait 524 milliards de dollars d'obligations à la fin décembre, moins que les 679 milliards de dollars affichés par MBIA.

Dan Wilchins, version française Dominique Rodriguez

Posté par forcast à 11:32 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 février 2008

La crise des monolines

Les craintes sur le crédit atteignent     lupus
des sommets
le 20/02/2008 agefi


L'indice iTraxx Crossover, qui mesure le coût d'assurance de la dette émise par les entreprises notées en catégorie spéculative, a franchi pour la première fois ce matin la barrière record des 600 points de base (pb). Aux rumeurs de débouclage de produits structurés qui provoquent depuis plusieurs jours l'écartement "technique" des indices, se sont ajoutées mercredi dess craintes plus spécifiques. Les difficultés de KKR Financial Holdings, filiale du fonds d'investissement Kohlberg Kravis & Roberts (KKR), a reporté pour la deuxième fois en cinq mois le remboursement de milliards de dollars de papier commercial et entamé une nouvelle série de négociations avec ses créanciers, pèse notamment sur l'humeur des investisseurs

La crise des monolines paralyse   
le marché du crédit
Par Tân Le Quang - le 19/02/2008- Agefi

images

Du fait de l'élargissement actuel des marges de crédit et des risques de nouvelles liquidations forcées, le marché primaire est déserté par les émetteurs



La nervosité sur le marché du crédit est encore montée d’un cran la semaine dernière, les réflexions autour d’un démantèlement des assureurs monoline exposés à des dégradations de notation faisant craindre de nouvelles pertes pour les banques. « Les banques, qui ont fait assurer leurs portefeuilles dédiés aux produits structurés, pourraient annoncer encore de nouvelles dépréciations si l'activité de rehaussement de crédit des titrisations au sein des assureurs monoline était séparée du reste des activités », explique Bertrand Michaud, analyste crédit chez Aurel. Après avoir annoncé des dépréciations d’actifs massives à la suite de la crise des subprimes, les banques sont ainsi exposées à une deuxième vague de risques. La divulgation par la banque suisse UBS d’une exposition nette totale aux rehausseurs de crédit de 3,6 milliards de dollars la semaine dernière avait d'ailleurs commencé à inquiéter les investisseurs.


L’indice iTraxx Series 8 à 5 ans couvrant les valeurs financières a crû de plus de 13 pb vendredi à 103,3 pb, un record depuis son émission. L’iTraxx Europe Crossover, qui suit 40 entreprises européennes de catégorie high yield, a enregistré son plus haut le même jour en bondissant de plus de 10 pb à 574 pb. Lundi, la volatilité restait extrême, les indices flirtant encore avec ces niveaux. « Le marché est toujours en zone de perturbation et particulièrement vulnérable à une nouvelle phase de liquidations que déclencheraient des nouvelles négatives dans le secteur bancaire, avec les monolines, ou des craintes de débouclages techniques de positions. Nous pensons que l’indice Crossover européen peut casser le seuil des 600 si l’une de ces hypothèses se matérialisait », note Dresdner Kleinwort.


Au bout du compte, les émetteurs, dans ce contexte d’élargissement des marges de crédit généralisé à tous les secteurs, ne se précipitent pas aux portes du marché primaire. Mis à part l’évocation sur le marché d’une émission en euros de taille « benchmark » que préparerait Municipality Finance, un véhicule de financement des autorités locales finlandaises, aucune autre opération n’est venue enrichir le pipeline. « Le marché primaire est actuellement très pauvre et devrait le rester tout au long du premier semestre, du moins tant qu'il n'y aura pas de dénouement positif dans la crise des monoliners », ajoute Bertrand Michaud.

Un crédit toujours plus cher pour les    
entreprises françaises
Par Alexandre Garabedian - le 20/02/2008- Agefi


Le renchérissement amorcé avant la crise s'est poursuivi au quatrième trimestre. Sur un an, la hausse oscille entre 61 et 106 pb selon les produits



Nettement perceptible dans la dernière enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne sur la zone euro, le resserrement des conditions de crédit est également visible en France. Le mouvement de renchérissement du coût du crédit aux entreprises, amorcé depuis la fin de l’année 2005, soit bien avant le début de la crise de crédit de l’été dernier, se poursuit. «Les hausses ont été toutefois généralement moins importantes qu’au trimestre précédent», note la Banque de France dans son enquête du quatrième trimestre, qui prend en compte les déclarations des prêteurs relatives aux crédits consentis au mois d’octobre 2007. A cette époque, si les effets de la crise se faisaient déjà bien sentir, notamment sur le marché monétaire, les banques ne les ont donc pas répercutés massivement.

Entre juillet et octobre, le taux moyen des découverts n’a pas varié (à 5,29%) et celui de l’escompte n’a progressé que de 5 points de base (pb) à 5,35%. Cette stabilité masque toutefois un fort renchérissement du coût des découverts pour toutes les tranches inférieures à 1,5 million d’euros. Sur un an, le coût moyen est en hausse de 61 pb, mais avec des variations comprises entre -22 pb et +94 pb selon les tranches. Quant à l’escompte, il revient 101 pb plus cher en moyenne aux entreprises.

L’inflation est plus marquée encore sur les autres crédits à court terme, dont le taux moyen débiteur progresse de 22 pb sur le trimestre et de 106 pb en un an, à 5,13%. Le renchérissement sur un an a concerné toutes les tranches, même s’il se révèle plus marqué entre juillet et octobre. Enfin, le taux des crédits à moyen et long terme s’affiche en progression de 13 pb sur le trimestre et de 77 pb sur un an, à 5,09%. «La progression annuelle la plus forte (+80pb) concerne la tranche la plus élevée, dont le taux demeure supérieur à celui des autres tranches», relève la Banque de France.

Posté par forcast à 20:02 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2008

Monolines, le compte à rebours à commencé

bacoco

Paul Jorion : Monolines, le compte à rebours à commencé

arton1704
16 février 2008« Hier, Eliot Spitzer, le Gouverneur de l’état de New York, a convié les dirigeants des principales monolines ou « rehausseurs de crédit » (Ambac, MBIA, FGIC) à un rendez-vous de midi : il leur a donné cinq jours ouvrables pour se recapitaliser, faute de quoi il usera de son autorité sur les compagnies d’assurance. » Depuis des semaines, Wall Street retient son souffle. Du sort des monolines dépend la pyramide branlante du crédit qui, si elle s’effondre, pourrait entraîner tout l’édifice de la finance dans sa chute. Paul Jorion analyse le mécanisme de cette bombe a retardement qui fait trembler la place.


Les assureurs d’obligations (III bis. Le train sifflera trois fois)
Par Paul Jorion, 15 février 2008

Je rappelle à l’intention de ceux qui ne sont pas très familiers avec l’histoire du cinéma que « Le train sifflera trois fois » (1952) est un western de Fred Zinnemann avec Gary Cooper et Grace Kelly dans les principaux rôles. Alors qu’il serait plus avisé pour lui de quitter la ville, le marshal Will Kane, seul contre tous, ira à la rencontre du bandit Frank Miller et de sa bande, qui seront de retour au train de midi. Le titre original du film était « High Noon » : midi tapant, et l’expression « high noon » est devenue en anglais le synonyme de la fièvre qui monte et qui culminera dans un affrontement ayant lieu à une heure fatidique déterminée d’avance.

Hier, Eliot Spitzer, le Gouverneur de l’état de New York, a convié les dirigeants des principales monolines ou « rehausseurs de crédit » (Ambac, MBIA, FGIC) à un tel rendez-vous de midi : il leur a donné cinq jours ouvrables pour se recapitaliser, faute de quoi il usera de son autorité sur les compagnies d’assurance enregistrées dans son état pour séparer leurs fonctions d’assureurs des municipal bonds (obligations émises par des autorités locales) et d’assureurs des produits financiers « structurés » (les fameux Collateralized-Debt Obligations et Credit-Default Swaps en particulier), et leur retirer la garde des premiers, considérés sains et bien entendu d’un intérêt stratégique dans la gestion du pays et ne leur laisser que le toxic waste, les « déchets toxiques » que constituent les produits « structurés ».

Je vous rappelle brièvement l’enjeu (déjà décrit de manière plus détaillée dans Les assureurs d’obligations (II. Le contexte) : la notation de crédit d’une obligation ne peut être supérieure à celle de son assureur. Or une notation faible pour ces municipal bonds aurait deux conséquences : la première, immédiate, la nécessité pour elles de proposer un coupon plus élevé, d’où des frais supplémentaires pour les municipalités émettrices, et la seconde, l’interdiction pour certaines institutions comme les caisses de retraite ou les compagnies d’assurance, d’acquérir de telles obligations si cette notation devait tomber sous le niveau dit « investment grade ».

Avant d’être gouverneur, Spitzer s’était distingué dans la fonction d’Avocat Général de l’état de New York en s’en prenant en particulier aux excès de Wall Street, dénonçant dans un rapport qui ferait la une de l’actualité, les banques d’affaires dont les analystes recommandaient aux investisseurs de placer leur argent chez leurs principaux clients, alors même que des rapports internes à ces banques qualifiaient leurs actions ou leurs obligations de « merde » ou de « camelote ».

Les municipalités désormais épargnées, le risque global serait sans doute davantage circonscrit mais le risque d’un effet de dominos aurait paradoxalement augmenté puisque la séparation des responsabilités précipiterait la fin des monolines ou « rehausseurs de crédit » dont la fragilité en aurait été d’autant accrue : privées de la crème pour se retrouver en possession seulement du babeurre (le milliardaire Warren Buffett leur avait déjà proposé la formule il y a quelques jours pour se voir bien entendu rire au nez). J’avais évoqué à propos des monolines une quatrième livraison qui s’intitulerait Les assureurs d’obligations (IV. La fin). Si elles devaient se retrouver à la fin de la semaine prochaine avec pour seule responsabilité celle des produits financiers « structurés », ce ne serait certainement que partie remise.

Les banques commerciales et les fonds spéculatifs « hedge funds » se retrouveraient alors en première ligne pour subir les conséquences de la défaillance des monolines. J’écrivais dans Les assureurs d’obligations (II. Le contexte) : « Le mécanisme se compliquerait encore davantage en cas de pertes sévères : les organismes financiers « délèguent » en effet souvent les CDO à des « véhicules », des filiales hors-bilan, opération qui leur permet d’éviter de devoir constituer des réserves à hauteur de ces produits, mais conservent une responsabilité quant à leurs résultats si ceux-ci devaient être négatifs. Aux gains hors-bilan obtenus de cette manière, invisibles en temps ordinaire, se substitueraient alors des pertes devant apparaître au bilan ». La banque Citigroup, détentrice de quantités importantes de CDO et pour qui les nuages s’amoncèlent (elle vient de bloquer le retrait de fonds de l’un de ses « hedge funds » - CSO Partners) se retrouverait tout particulièrement exposée.

Spitzer n’aime pas Wall Street, qui le lui rend bien. Quelle que soit l’issue du rendez-vous de midi dans cinq jours ouvrables, Wall Street n’en sortira certainement pas renforcée !

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1704

Posté par forcast à 20:49 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2008

Monolines

6f68385c_882a_11da_a25e_0000779e2340

La semaine dernière je vous parlais des monolines en vous disant que ce mot allait devenir aussi connu que les subprimes , et que j’allais créer une nouvelle rubrique ; voila c’est fait

Désolé je vous laisse traduire par manque de temps

http://www.ft.com/cms/s/0/bb7e80c8-d58c-11dc-8b56-0000779fd2ac.html

c'est un article de W.Gross

Posté par forcast à 22:37 - Monolines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1