15 mars 2009
Lorsque Attali cite Coluche Il y a chez cet homme un Rousseau endormi…
ROLOMARS
"Les riches empruntent, les pauvres remboursent" (Coluche) LE 15 MARS 2009 9H04 | PAR JACQUES ATTALI Dans une étude dirigée par l’économiste Jonathan Murdoch, qui sera publiée en avril 2009, apparait pour la première fois une vision très concrète et très fouillée de la vie quotidienne des ménages les plus pauvres du monde. Au moment où on parle tant de milliards de dollars, et même de milliers de milliards, il est intéressant de s’intéresser à la vraie vie des vrais gens. Ayant suivi et analysé pendant cinq ans, de 2000 à 2005, plus de 250 foyers de précaires, (qui gagnent moins de 2$ par jour, seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale) en Inde, au Bengladesh et en Afrique du Sud, ces économistes décrivent pour la première fois l’usage que font ces gens du rare argent dont ils disposent. Le résultat est édifiant : Les très pauvres vivent dans l’économie monétaire, avec autant de sophistication que les riches. Sur les 6, 5 milliards d’habitants de la planète, au moins 2,8 milliards sont en situation de pauvreté (moins de deux dollars par jour) dont 1,1 milliard en situation d’extrême pauvreté, (moins d’un dollar par jour). Aucun d’entre eux n’est chômeur : les très pauvres travaillent tous. La plupart sont des travailleurs temporaires, journaliers, saisonniers, en ville et à la campagne La majorité de ceux gagnant moins d’un dollar par jour se situe en Asie du Sud (39%), en Asie de l’Est (33%) et en Afrique Sub-saharienne (17%). Les femmes constituent la très grande majorité des plus pauvres, surtout à la campagne. L’essentiel de leurs revenus est consacré aux besoins de première nécessité : la nourriture, le transport, la santé, le logement, et l’éducation des enfants. Mais aussi parfois la location d’un véhicule, ou d’un téléphone portable ; et pour cela, et c’est la grande surprise de l’étude, ils épargnent : les très pauvres font un usage très sophistiquée du peu d’argent dont ils disposent. Il leur faut transformer leurs revenus irréguliers en un flux continu de ressources afin de subvenir à leurs besoins quotidiens. Epargner est pour eux une question de vie ou de mort. Les jours de paie, il leur faut anticiper les futurs périodes de disette, d’inactivité, de maladie, un décès ou un mariage ou affronter les risques : la mousson en Inde, la propagation du SIDA en Afrique du Sud, les maladies infectieuses au Bangladesh. Ils épargnent chez eux, ou chez leurs voisins pour ne pas être tentés, ou dans des associations d’épargne ou dans des institutions de microfinance, ou quand ils en ont, rarement, l’occasion, dans des institutions bancaires. Il leur arrive aussi de contracter une assurance maladie ou une assurance vie. Et comme il est difficile de trouver des endroits sûrs pour placer son épargne, il est fréquent, notamment chez les femmes, de placer son argent sous forme d’or. A l’inverse il leur arrive aussi d’emprunter à leur famille, leur employeur, un prêteur sur gages ou une institution financière, pour créer une activité rentable ou faire fructifier leur capital. En moyenne, un foyer très pauvre recoure à une dizaine de différents instruments financiers par an. Et il lui arrive très fréquemment de prendre un crédit pour un achat alors qu’il dispose déjà de l’épargne nécessaire. Un exemple ? Hamid et Khadija, un couple de citadins du Bengladesh avec un enfant qu’a suivi l’équipe de Jonathan Murdoch durant une année, gagnent environ 70 dollars par mois (soit moins de deux dollars par personne). Leurs avoirs financiers sont de 175 dollars répartis ainsi : 76$ placés dans une assurance vie, 17$ placés dans un institut de microfinance, 8$ dans un compte informel, 2$ dans leur maison, 40$ sous forme de prêts accordés à des connaissances, 30$ de dépôt à la « maison du village » et 2$ en liquide. En parallèle, leur dette financière était de 223,34$ : 153,34$ d’un emprunt à un institut de microfinance, 14$ d’un emprunt privé, 10$ pour le remboursement d’une avance, 20$ de placement d’épargne due, 16$ de dette chez un commerçant et 10$ consacrés à la location d’un véhicule à usage professionnel. Les très pauvres épargnent donc plus, en proportion, que les riches. Et ces trois milliards de personnes, (qui vont devenir bientôt 5 milliards quand la population mondiale sera de 9 milliards) constitue un formidable potentiel, auquel les banques commencent à s’intéresser. En Inde, le gouvernement a récemment ordonné aux banques de réduire les démarches administratives et d’éliminer le montant minimum lors de l’ouverture d’un compte. En Afrique du Sud, la création du « compte Mzansi », permet d’avoir accès à l’épargne pour un très faible coût. La crise financière le rappelle : le monde a besoin d’un système financier transparent, au service des gens et de leurs projets. Il devient très important de mettre en place des réglementations rigoureuses, pour que ne se généralise pas, à l’échelle du monde, le scandale des subprime. … Un pas vers les droits du Nouvel Ordre Mondial ? La bonne nouvelle, c’est qu’il se projette dans l’avenir et prévoit même 9 milliards d’habitants sur terre.
16 novembre 2008
Cycle des affaires et la performance relative des actions
satie
Le présent graphique présente un cycle économique typique et les endroits ou les divers secteurs de l'économie ont tendance à surperformer le marché dans son ensemble. Il est à noter que le tableau doit être utilisé qu'à titre de guide et qu'il pourrait varier dans le temps. Le graphique se veut donc une représentation historique des mouvements des stocks et de leurs performances par rapport à la conjoncture économique. Il n'est pas destinée à véhiculer des perspectives économiques actuelles ou futures. Choisissez un secteur plus bas pour une description détaillée de leur rôle dans le cycle économique.
Source: 2000, Standard and Poor's, division de The McGraw-Hill Companies, basé sur une étude analysant les différences dans le rendement des marchés et de 90 industries vs le S & P 500 pendant 10 cycles économiques complets à partir de décembre 1945 à décembre 1995.
1. Consumer Non-Cyclicals - consommation non-cycliques)
Les stocks à la consommation non cycliques (alimentaire) et la croissance des industries de consommation (cosmétiques, tabac, boissons) a tendance à être plutôt stable car la demande est moins sensible aux changements durant les cycles économique. Ces stocks normalement attirent les investisseurs lorsque le cycle économique ou le marché qui était à la hausse arrive à son niveau de maturité ou dans les premières phases de contraction.
2. Consumer Cyclicals (durable & non-durable) - consommation cycliques (durables et non durables)
Les biens dans cette catégorie comprennent (durables et non durables qui sont sensibles aux taux d'intérêt). Ils sont sensibles à la hausse des taux d'intérêt ainsi qu'à la conjoncture économique. Les investisseurs s'y intéressent en général lorsque l'économie est à la fin des étapes de contraction.
3. Healthcare - Soins de santé
En général, les stocks dans ce secteur auront plus ou moins le même comportement que celui du secteur de la consommation non-cycliques. Ce secteur est considéré comme défensif, c'est à dire que les entreprises de ce secteur ne sont généralement pas affecté par les fluctuations économiques. L'industrie de la santé est composé de sociétés pharmaceutiques, HMO, les entreprises de biotechnologie et les fournisseurs d'équipements médicaux. Les sociétés pharmaceutiques sont touchés par des parts de marché concurrentielles, le rythme de la FDA, de brevets vie, et la force de la R & D qui sont dans leurs "pipelines". De nombreuses entreprises de biotechnologie sont encore en phase de développement avec leurs investissements en grande partie déterminés par les perceptions des investisseurs par rapport à leurs activités de R & D. Dans le futur, il risquent d'avoir plus de difficulté à obtenir du financement, car des alliances stratégiques entre les grandes sociétés pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologie devraient augmenter.
4. Financials - Financiers
Les stocks dans les industries liées au logement ont tendance à bien réagir à la baisse des taux d'intérêt et sont souvent ciblés par les investisseurs dans le milieu ou à la fin des étapes de contraction économique. Ceux qui ne participent pas aux prêts hypothécaires, (non-hypothécaires) donc ce seront des banques commerciales généralement attirées par la croissance des prêts à la consommation. Ils seront davantage privilégiées par les investisseurs au cours du milieu du cycle.
5. Technology - Technologie
Les stocks technologiques peuvent être cycliques dans la mesure où ils dépendent de leurs dépenses d'investissement et de la demande des consommateurs. Cependant, elles peuvent être influencées à long terme par le potentiel de croissance de certains de leurs produits technologiques qui pourraient trouver des applications plus larges et à mesure que de nouvelles technologies sont développées. Les valeurs technologiques sont généralement populaires au début et au milieu des stages de l'expansion économique.
6. Basic Industry - Industries de base
Les profits des industries de base sont animées par une forte utilisation de leur capacité de production et une forte demande du marché pour leurs produits. Par conséquent, leurs stocks ont tendance à être populaires auprès des investisseurs à la fin du cylce d'expansion économique. Pour les industries de base, la situation économique mondiale et la situation de l'offre et la demande sont également une autre équation qui affectent les fluctuations des cours.
7. Capital Goods - Biens de capitaux
Les dépenses en capital tendent à augmenter à mi-parcours du cycle économique, alors que l'économie se réchauffe et que la hausse de la demande pour les produits amène les entreprises à développer leur capacité de production. La demande globale dans les marchés d'exportation est essentielle pour l'équipement agricole, les machines industrielles et les machines-outils.
8. Transportation - Transport
Les chemins de fer et d'autres transporteurs de surface ont tendance à réagir au début d'une reprise de l'économie. Les compagnies aériennes sont soumises aux fluctuations cycliques des coûts de carburant, ainsi que de l'utilisation de leur capacité, et des pressions concurrentielles sur les prix des billets d'avion.
9. Energy - Energie
Cette catégorie comprend les grandes sociétés internationales intégrées, les sociétés d'exploration intérieure, et des sociétés de services énergétiques. Chaque secteur a sa propre dynamique, mais en fin de compte tous sont animés par l'offre et la demande d'énergie dans le monde l'image. Les événements politiques ont toujours eu un impact majeur sur ces industries. Les stocks ont tendance à être populaire auprès des investisseurs tard dans le cycle économique.
10. Utilities - Utilitaires
Les compagnies d'électricité ont toujours été très sensibles aux taux d'intérêt en raison de leurs dettes importantes dûes à leurs coûts de financement importants qu'ils doivent encourir pour construire leurs infrastructures. Ces stocks ont tendance à mieux performer dans un environnement de baisse des taux d'intérêt. Les compagnies de téléphone peuvent aussi offrir des possibilités de croissance attrayantes à long terme surtout que depuis récemment, ils jouissent de dérégularisations dans leur secteur d'activité.
11. Precious Metals - Métaux précieux
Les métaux précieux et les stocks des entreprises dans le secteur des mines peuvent être affectés par la demande des consommateurs et des industriels, mais le plus important facteur contribuant à l'instabilité dans cette catégorie est généralement les pressions inflationnistes. Les investisseurs de cette catégorie souvent agissent comme un troupeau alors que cette étape arrive tard dans le cycle d'expansion.
07 novembre 2008
Crise, reprise économique et expansion
Comment les distinguer et reconnaître le début et la fin de ces Cycles
Avant le début d’une crise, qu’elle soit financière ou d’une autre nature, l’économie se porte bien et les investisseurs et les consommateurs sont optimistes.
Les crises financières ont une durée moyenne de 18 à 24 mois et la dernière a débuté en août 2007. La crise est donc, en novembre, à son 16e mois et devrait prendre fin quand les pertes sur les mauvais prêts seront en déclin.
La plupart du temps, une récession débute pendant la crise financière et une récession moyenne a une durée de 9 mois. Toutefois, une récession qui est précédée par une crise financière est plus sévère et plus longue à résorber: selon certains économistes, elle pourrait durer de 12 à 18 mois au maximum. Plusieurs économistes et le FMI viennent de publier des études dans ce sens. Selon la définition du bureau national économique de recherche américaine, la récession aurait débuté au premier trimestre de 2008. Si les anticipations des économistes se confirment, elle pourrait se terminer soit au deuxième ou au troisième trimestre de 2009, suivant la durée de 15 à 18 mois.
Durant les plus importantes récessions, un marché boursier haussier débute 4 ou 5 mois avant le début d’une reprise économique.
Durant une récession, les profits des compagnies sont en chute libre. Le marché boursier grimpe, en moyenne, à compter de 4 à 8 mois avant la reprise des bénéfices. Selon le consensus des analystes de Bloomberg du 6 novembre, les profits sont en baisse d’environ 9% durant le trimestre de septembre aux États-Unis et seraient en hausse de 15% durant le trimestre de décembre. Toutefois, les analystes sont presque toujours trop optimistes durant la première moitié d’une récession et trop conservateurs pendant la reprise et l’expansion. Il serait sage de décaler de un ou deux trimestres la reprise des profits de l’avis des stratèges financiers.
La reprise économique est la moins visible d’un cycle, elle débute au moment du creux de la récession.
Les économistes anticipent, actuellement, que le pire de la récession se déroulerait durant le présent trimestre et ils prévoient une décélération du déclin au prochain trimestre.
En conclusion, la véritable reprise boursière sera confirmée après une première hausse substantielle des cours d’au moins 25% à partir du creux. Selon les scénarios économiques actuels mentionnés plus haut, la reprise aurait débuté depuis le 15 octobre dernier ou débutera d’ici la fin février.
Je vous invite à consulter le dernier rapport du FMI sur les solutions apportées aux gouvernements pour stimuler les économies.
William André Nadeau,
Gestionnaire de portefeuilles
http://www.orientationfinance.com/accueil/detail.asp?IdC=212&IdD=14046
25 octobre 2008
le cycle si cela peut vous aider
29 septembre 2008
Encore d’actualité celui la
En rouge c’était fin aout maintenant je crois que nous sommes au niveau de la flèche bleu
31 août 2008
Cycle psychologique de l’investisseur
Nous serions selon toute vraisemblance au stade du déni, à savoir que beaucoup pensent que le marché ne peut plus baisser +
Reste à venir
La peur, la panique et le mépris c’est du moins comme ca que généralement ce dessine le cycle complet
21 août 2008
Cycle économique
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
r.lebleu
La croissance économique ne se fait pas de façon continue. Elle passe par des phases de croissance rapide et de croissance plus faible, voire de décroissance momentanée ou même de crise économique.
L'évolution de l'activité économique sur des périodes courtes (typiquement sur quelques années) est dénommée la conjoncture économique. Cette notion permet de distinguer ces hauts et bas relativement rapprochés des périodes d'évolutions plus longues de développement, stagnation, voire déclin économique pouvant s'étaler sur des générations.
Observant une certaine régularité dans ces fluctuations de la croissance, des auteurs ont bâti la « théorie des cycles » afin de rendre compte des successions de phases, et ainsi d'envisager une prévision des crises et des reprises de l'économie.
Définition
Bien que les alternances de phases de hausse et de baisse de l'activité économique ne soient pas systématiquement régulières et périodiques, ces auteurs ont utilisé le terme « cycle » pour désigner ces fluctuations.
C'est ainsi que les économistes américains Arthur Burns et Wesley Mitchell du National Bureau of Economic Research ont apporté en 1946 dans leur ouvrage Measuring Business Cycles une définition du cycle : « un cycle est composé d'expansions qui se produisent à peu près en même temps dans de nombreuses branches, suivies de récessions, de contractions et de reprises tout aussi généralisées qui se rejoignent dans la phase d'expansion du cycle suivant ».
La prise de conscience de l'existence d'alternances dans les activités productives humaines pouvant ressembler à des cycles a été très précoce. On trouve ainsi dans la Bible la référence aux périodes de « vaches grasses » et de « vaches maigres », ce qui symbolise l'alternance des périodes de prospérité et de disette. Toutefois, la théorisation des cycles a été plus tardive.
Les phases du cycle
Le cycle économiqueLa plupart des économistes s'accordent à distinguer quatre phases dans le cycle : la phase ascendante, la crise, la phase descendante et la reprise.
Toutefois, dans la réalité, il est difficile de distinguer avec précision ces phases, qui sont souvent imbriquées.
La phase ascendante
Également appelée « phase A », « phase d'essor », « expansion », « boom » ou « prospérité ».
Cette période est caractérisée par une hausse de la production, qui s'accompagne d'une amélioration des salaires, de l'emploi et des bénéfices. Les entrepreneurs investissent alors pour accroître leurs capacités futures de production.
Toutefois, au fur et à mesure de l'expansion, les producteurs se heurtent à différents obstacles qui remettent en cause la poursuite de la croissance : hausse des coûts de production, des taux d'intérêt, des prix, et baisse de la consommation (engendrée par la hausse des prix). Parce que les stocks s'accumulent, il s'ensuit une baisse des prix, qui pousse les industriels à réduire leur production, à licencier... Le spectre de la crise guette alors l'économie.
La crise
Il s'agit du point de retournement du cycle (ou « point d'inflexion »). Selon les époques et le contexte économique, les crises peuvent être de différentes natures et causées par différents facteurs : on distingue par exemple les crises de l'Ancien Régime - dues à une sous-production agricole - des crises de surproduction.
La phase descendante
Également appelée « phase B », « contraction », « récession » ou « dépression » selon sa gravité.
Durant cette phase, l'économie se restructure tout en cherchant les moyens de sortir de la récession. C'est ainsi généralement durant cette période que les innovations apparaissent, permettant par la suite le retour de la croissance.
La reprise
A l'inverse de la crise, il s'agit du point de retournement entre la phase descendante et la phase ascendante.
Les différents types de cycle
Les cycles longs (ou de Kondratieff)
Les cycles des affaires (ou de Juglar)
Article détaillé : Cycle Juglar.
Les cycles mineurs (ou de Kitchin)
Article détaillé : Cycle Kitchin.
Politique économique et cycles
Article connexe : Policy mix.
La théorie économique oppose les politiques procycliques (des états et banques centrales) aux politiques contracycliques, qu'elle juge préférables.
Les politiques contracycliques, comme leur nom l'indique, vont à l'encontre des mécanismes de cycles. Elles s'y opposent dans le sens d'utiliser la croissance pour réduire les déficits publics, tandis qu'en période de récession ces politiques peuvent alors tenter de relancer l'économie.
Les origines des cycles économiques
Les cycles peuvent avoir plusieurs origines.
La première est exogène : c'est l'environnement qui est à l'origine du cycle. En effet, les accidents ou changements climatiques, des tarissements concernant les ressources naturelles privilégiées dans la phase précédente, le vieillissement des technologies utilisées, les heurts politiques et notamment géopolitiques, les politiques économiques menées par les gouvernements peuvent interférer négativement sur la croissance.
Une deuxième est endogène : c'est l'activité économique elle-même qui est à l'origine du cycle. Ainsi, l'accumulation de déséquilibres et d'excès (par exemple suraccumulation du capital, partage de la valeur ajoutée entre travail et capital déséquilibré) pendant la phase de croissance rapide, qui doivent être « digérés » avant qu'ait lieu la « reprise économique », qui pourra elle-même survenir grâce au développement d'innovations.
Une troisième est lié aux attitudes et comportements des "agents", notamment aux variations de confiance (anticipations) des consommateurs et producteurs.
Une quatrième est d'origine financière. En effet, au niveau des marchés d'actifs financier, on constate une alternance de tendances boursières entre marché haussier et marché baissier. Elle n'est qu'en partie liée aux cycles économiques, tant comme cause que comme effet, car elle peut résulter de comportements propres au seul public boursier, sans qu'il existe une explication économique bien claire. C'est le cas aussi pour les cycles d'endettement (dont toutefois la politique monétaire est aussi un facteur). Des éléments psychologiques, étudiés par la finance comportementale, peuvent en outre expliquer cette alternance.
Remise en cause de la théorie des cycles
La théorie des cycles se heurte à différents problèmes, qui remettent en cause sa pertinence.
Le problème de la superposition des cycles :
Les trois différents types de cycles se superposent et peuvent donc conduire à des erreurs d'interprétation. Par exemple, l'économie peut se situer simultanément dans une phase A de cycle de Kondratieff et dans une phase B de cycle de Juglar, ce qui peut fausser les prévisions du retour de la croissance.
D'une manière plus générale, il est difficile de prévoir la succession des cycles et la durée précise de chaque phase, même s'il existe des signes avant-coureurs de la venue d'une crise : hausse des prix et des salaires, importante spéculation... Cette limite pose le problème de l'utilité de la théorie des cycles, qui peut alors être considérée comme uniquement constatative (et donc dénuée d'intérêt dans une optique de planification).
Critique à l'encontre des cycles de Kondratieff :
Les cycles ne permettent pas en effet d'expliquer toutes les grandes crises.
D'autre part, comme indiqué précédemment, les fluctuations de l'économie sont parfois la conséquence de causes exogènes : les guerres, épidémies, catastrophes naturelles peuvent affecter la croissance économique et ainsi remettre en cause la théorie des cycles, qui ne peut en aucun cas prévoir ce type d'événements.
Enfin, la prise en compte d'une telle théorie pourrait conduire à des attitudes fatalistes de la part des agents économiques : à quoi bon s'efforcer de trouver des solutions de sorties de crises, si la situation est vouée à s'améliorer d'elle-même ?
Le phénomène de disparition des cycles :
Durant la période des « Trente Glorieuses », on a assisté à une disparition des cycles économiques : la période de croissance, intense, n'a connu que de très faibles fluctuations, ce qui contredit la pertinence de la théorie des cycles majeurs et mineurs, ou, du moins, montre les limites d'une telle théorie, qui ne peut s'appliquer qu'imparfaitement à la réalité.
le lien :http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_%C3%A9conomique
29 juillet 2008
Une autre facon de voir le cycle economoque
c'est patmail qui a retrouvé ca sur le blog (posté en 2006)
nous serions a quelque chose comme 16h30 voir 17hoo
08 juillet 2008
pour le LT c'est loin d'être le moment de revenir sur les actions
Le modèle de rotation sectorielle de Murphy
Le marché boursier (ligne rouge) devance toujours l’économie (ligne verte)

Le graphique montre que les matériaux de base et l'énergie sont les leaders sur les sommets d’un marché haussier. À mesure que l'économie donne des signaux de faiblesse, l'argent commence à ce tourné sur ces deux secteurs sensibles à l'inflation. Au fur et à mesure que le ralentissement l'économie ce confirme, les flux d'argent se tourne alors vers la consommation de base, les services de santé et les services publics. C'est là où nous semblons être pour le moment. Une manière de savoir si nous avons touché le fond du bear, c'est quand l'argent commencera à affluer dans les financières et la consommation discrétionnaire. Jusqu'à présent, il n'ya aucun signe de ce flux d’argent vers ces secteurs que du contraire nous sommes bien en plein bear
Artur Hill confirme cette rotation à l’aide de ces 2 graphiques :
02 février 2008
FELIX ZULAUF....suite
lupus
La Vie Financière N°3269 / Vendredi 01 Fevrier 2008
Pour avoir anticipé le krach de 1987 et la bulle japonaise en 1989, Felix Zulauf fait autorité dans le cercle des meilleurs gestionnaires suisses. Il redoute une crise économique longue.
Felix Zulauf, président fondateur de Zulauf Asset Management
Vous aimez commencer vos analyses par l'étude des grands cycles ?
F. Z. Oui, les boursiers ont tendance à se focaliser sur le très court terme et ne voient pas toujours les tendances de fond. Commençons par les taux : ils baissent depuis près d'un quart de siècle ! Nous sommes proches des plus-bas de 2003, à environ 3 % pour les emprunts à dix ans américains, contre près de 15 % en 1987. Non seulement il n'y a plus rien à gagner sur les obligations, mais un des grands facteurs de soutien des marchés d'actions va disparaître. Dans peu de temps, les taux repartiront à la hausse, partout dans le monde et pour de longues années.
Et les actions ?
Après près de vingt ans de hausse, de 1982 à 2000, les marchés américains et européens sont entrés dans une phase de consolidation. Ils connaîtront de fortes variations cycliques, mais il n'y pas grand-chose à attendre pour les dix années qui viennent. Les marchés émergents, stimulés par leur croissance à long terme, pourront tirer leur épingle du jeu.
Pourquoi tant de pessimisme pour les pays développés ?
Les excès sont importants. La crise immobilière dans les pays anglo-saxons ne peut se résoudre avant plusieurs années à cause des stocks considérables d'invendus. Dans certaines régions qui ont connu une forte activité spéculative, il faudra au moins quatre ans pour résorber le stock. En Floride, j'ai vu de véritables villes fantômes. La baisse a déjà commencé. L'indice très large de l'immobilier américain, le S&P/Case-Shiller, a déjà perdu 7 % mais, dans beaucoup de régions, les prix ont déjà chuté de 20 %. Seuls les biens d'une qualité tout à fait exceptionnelle peuvent trouver acquéreur. L'immobilier commercial sera également touché. En France, les prix ont grimpé plus qu'aux Etats-Unis. Ils baisseront donc également.
Et le marché hypothécaire ?
Les boursiers commencent à comprendre l'étendue du problème des subprimes, mais ils sous-estiment considérablement celui des CDS. Le marché non régulé des credit default swaps est gigantesque. Il est beaucoup plus important que celui des subprimes (environ 9 000 milliards de dollars). La créativité des financiers s'est attaquée à tout l'univers du crédit. Une banque achète un package de crédits et l'assure auprès d'un hedge fund ou d'une autre entité, mais ces derniers n'ont pas les capitaux adéquats pour ce type de risque, ce qui déclenche des faillites en chaîne. Les Etats devront intervenir en créant toujours plus de liquidités. Enfin, les finances du consommateur américain, qui contribue pour 70 % au PIB, sont à un plus-bas historique. Le taux d'épargne des ménages, qui était de 13 % en 1982, est maintenant négatif. Les Américains vont devoir reconstituer leur épargne.
C'est la cause du ralentissement américain ?
C'est une récession américaine qui se profile. Elle ne prendra pas la forme d'un V (baisse suivie rapidement d'une remontée) comme en 1990 ou en 2000, mais celle d'un L (forte baisse de l'activité sans reprise rapide). Au contraire, la contraction économique sera longue, dure et profonde.
L'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ?
Ceux qui croient cela croient aux contes de fées. L'Europe entrera en récession d'ici douze mois. Le Japon sera moins vulnérable car il a déjà purgé ses excès, tandis que les marchés émergents continueront à progresser mais avec des taux de croissance plus faibles.
Les Bourses, faiblement valorisées, peuvent-elles tirer leur épingle du jeu ?
Oui ! Les Bourses ne sont pas très chères mais les bénéfices des sociétés sont à un plus-haut historique et ils baisseront. Je crois à une poursuite de la baisse des actions pour le début de ce semestre avec une reprise dès que les gouvernements annonceront des programmes de grands travaux et des mesures fiscales de relance. La baisse des taux va se poursuivre, mais elle ne sert pas à grand-chose. Nous sommes dans une période de contraction du crédit. Et ce n'est pas parce que le coût de l'argent sera moins élevé que les banques pourront relancer leur activité de prêt. A terme, le conflit entre les forces de déflation venant des pays émergents et les forces inflationnistes dues à l'augmentation des masses monétaires partout dans le monde verra malheureusement la victoire des secondes. L'inflation reviendra.
C'est bon pour les matières premières et pour l'or ?
L'or fera mieux que les actions, c'est certain. Les matières premières terminent leur correction. Leur hausse peut encore se poursuivre dix ans. Le pétrole peut corriger vers 70 dollars mais, à terme, il faudra compter avec l'or noir à 300 dollars le baril.




















