Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

07 août 2009

Les causes de la crise financière? L’incompétence plus que l’avidité

otto

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Frédéric Lelièvre


Une étude cosignée par un chercheur de l’EPFL analyse 95 banques américaines

Sauvées de la crise grâce à l’argent public, les grandes banques américaines font débat en continuant de verser des bonus jugés par beaucoup comme responsables de la crise. Vendredi passé, la Chambre des représentants a d’ailleurs voté un texte visant à interdire les systèmes encourageant la prise de «risques inappropriés» et à aligner les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires. En Suisse, UBS a déjà dû, sous la pression du régulateur, revoir sa grille de rémunération et prolonger le délai durant lequel les bénéficiaires de bonus en actions ont interdiction de les réaliser.

Pourtant, cette volonté de corriger les incitations et de privilégier le souci de la préservation de l’entreprise pourrait s’avérer inutile et, au pire, contre-productive. C’est ce qui ressort d’une étude que viennent de mener deux professeurs de finance, René Stulz, de l’Ohio State University, et Rüdiger Fahlenbrach, arrivé en juillet à l’EPFL et au Swiss Finance Institute.

Sans Goldman Sachs

Les deux chercheurs passent au peigne fin la performance de 95 banques américaines pendant la crise, dont Citigroup ou Morgan Stanley, mais pas Goldman Sachs, faute de données. Selon eux, «il n’y a pas de preuve que les banques dont les intérêts du PDG étaient les plus proches de ceux des actionnaires ont vu leurs actions mieux performer pendant la crise».

C’est même le contraire qui s’est produit. Et Rüdiger Fahlenbrach de citer les cas de Lehman Brothers et Bear Stearns comme celles dont les patrons devaient le mieux suivre les intérêts des actionnaires tant ils détenaient de titres. Ils avaient donc, plus que beaucoup d’autres, une forte incitation à ce que leur banque tourne bien. Or, ces deux établissements n’existent plus.

Les grands banquiers ont pris «des décisions qu’ils pensaient que le marché accueillerait favorablement. Ex post, elles coûtèrent à leur banque et à eux-mêmes», écrivent les deux chercheurs. Par conséquent, inciter davantage les patrons à se comporter en actionnaires pourrait augmenter le risque systémique, comme le suggère la faillite de Lehman Brothers qui a enflammé tout le secteur bancaire et le reste de l’économie.

Aucune anticipation

L’étude montre que les patrons n’ont rien vu venir, sinon ils auraient vendu les actions qu’ils possédaient. La plupart n’ont pas bougé lorsque les périodes de blocage des titres qu’ils avaient reçus prenaient fin. En moyenne, sur la période observée (du 1er juillet 2007 au 31 décembre 2008), chaque PDG a perdu plus de 30 millions de dollars. Dix fois plus pour certains.

Comprenaient-ils ce qu’ils faisaient? «Je l’espère!» s’exclame Rüdiger Fahlenbrach, qui explique leur incapacité à anticiper les problèmes par, peut-être, un excès de confiance. Mais cela reste une «énigme».

Autre énigme: pourquoi les patrons conservaient-ils autant de titres, parfois jusqu’à 1 milliard de dollars, alors qu’une des règles «élémentaires» de la finance, comme le souligne le chercheur, s’appelle la diversification? A moins que leur fortune ait déjà été faite, mise à l’abri ailleurs, et les ait rendus insensibles au risque. Rüdiger Fahlenbrach en doute: «On estime que leur patrimoine valait au moins dix fois moins que leur portefeuille d’actions et d’options.»

Si les rémunérations ne sont pas en cause, est-il donc efficace d’agir sur les exigences de fonds propres, comme le font la Banque nationale et la Finma? «Oui, mais pas pour autant sans poser des problèmes, avertit Rüdiger Fahlenbrach. On veut à la fois des banques plus prudentes et des banques qui prêtent de l’argent pour soutenir la croissance. On ne peut avoir les deux.»

LeTemps.ch

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05 août 2009

«Nous ne sommes pas en période de déflation, mais de désinflation»

otto

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Fabienne Bogadi

Questions à Roland Duss, chef économiste à la banque privée genevoise Gonet

Les prix à la consommation en Suisse ont reculé de 0,7% en juillet, pour le cinquième mois consécutif en raison des soldes, selon les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique. Toutefois, au-delà de ce phénomène saisonnier, l’inflation exprimée en rythme annuel apparaît toujours négative, du jamais vu depuis 50 ans dans cette ampleur, avec un taux de -1,2%. Même phénomène en Europe où, entre juin 2008 et juin 2009, les prix à la consommation ont baissé de 0,1% dans la zone OCDE, selon les chiffres publiés mardi également par l’Organisation de coopération et de développement économiques. Analyse d’un spécialiste.

Le Temps: Quelles sont les principales raisons, selon vous, de cette inflation négative?

Roland Duss:

Elle n’est pas étonnante dans le contexte actuel. Pour la simple et bonne raison que l’on a connue ces dernières années une croissance arbitraire financée par l’endettement. On a créé énormément de capacités productives qui sont devenues excédentaires. C’est pourquoi on a beaucoup d’offre, beaucoup de concurrence, notamment en provenance de l’Asie, et une chute de la demande due à la crise. En Suisse, on est passé de 100 000 à 150 000 chômeurs en quelques mois.

– Le danger d’une déflation est-il réel aujourd’hui?

– On est plutôt en phase de désinflation. Une déflation, c’est le niveau général des prix qui baisse et pour longtemps, et elle est quasiment toujours accompagnée d’une dépression. Alors que la désinflation est une baisse des prix temporaire, dans certains segments, provoquée par une baisse de la demande.

– La hausse du prix du pétrole et des matières premières va-t-elle inverser la tendance?

– Dans le cas du pétrole, il y a de la spéculation avec des tankers pleins qui attendent d’être livrés. Dans le cas du cuivre et du minerai de fer, beaucoup de producteurs ont fermé des mines et stoppé des projets en raison de la crise. Il faudra plusieurs années pour les redémarrer. Du moment que la demande reprend, et que les nouvelles capacités ne seront pas effectives avant plusieurs mois, il y a un problème de rareté. Ce qui explique la récente hausse des matières premières et qui pourrait pousser les prix à la consommation à la hausse.

– Quel est votre scénario le plus probable pour les mois à venir en ce qui concerne l’évolution des prix à la consommation?

– D’ici la fin de l’année, on va voir une inflation légèrement positive en Suisse, en Europe et aux Etats-Unis. Et ce grâce au taux positif du début de l’année. En outre, à la fin de l’année on repassera au-dessus de la barre du 0% d’inflation. En Suisse, on restera tout de même largement en dessous de 1%, voire 0,5%. Conséquence d’une légère reprise des prêts par les banques. La mauvaise nouvelle c’est que l’emploi ne reprendra pas avant 2012. C’est le bémol à ajouter à cette situation.

leTemps.ch

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04 août 2009

Une crise pour rien 2 August 2009

otto

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Avez-vous remarqué comment la baisse graduelle de la volatilité sur les marchés financiers a résulté en une renaissance des investissements à destination des actifs à risques? L'optimisme étant incontestablement de retour, il est ainsi de bon ton d'annoncer une reprise globale de la croissance dès l'an prochain précédée - et en partie provoquée - par le grand retour des "carry trades ". On croyait ces opérations spéculatives consistant à s'endetter dans des Devises à faible taux d'intérêts afin d'investir dans des actifs à rendement mortes et enterrées mais cet ingrédient crucial de mesure de la confiance sur les marchés financiers effectue son grand come-back et, ma foi, tant pis si la croissance qu'il insufle est superficielle parce que construite sur des fondations strictement basées sur des considérations d'appât du gain. En fait, c'est depuis le deuxième trimestre de cette année que le climat de confiance se rétablit graduellement, regain d'optimisme invesrément proportionnel à une volatilité en constante décélération même si elle reste à des niveaux supérieurs à la période ayant précédé l'implosion de la crise des subprimes en Août 2007.

Bien plus que la reprise elle-même qui n'a pas encore eu lieu, c'est les anticipations de cette reprise ainsi que le story telling y étant associé qui ont permis les appréciations boursières de ces derniers mois, démontrant du même coup le comportement complètement irrationnel d'investisseurs qui n'ont décidément rien appris car mus par un seul et unique réflexe pavlovien, celui de gagner avant les autres! Croyant bien faire - et n'ayant pas d'autre choix du reste pour éviter la liquéfaction généralisée-, les Banques Centrales ont, en réduisant drastiquement leurs taux d'intérêts, mis elle-même en place la dynamique d'un rétablissement économique qui sera une fois de plus redevable à des investissements fictifs parce que reposant sur du crédit.

La ruée frénétique au rendement se fait sur les cadavres des sinistrés de la crise et alors même que les vagues successives du tsunami ne se sont pas encore complètement retirées : les marchés sont comme ces insatiables dragons de la mythologie qui exigent un sacrifice régulier. L'instabilité financière globale est encore pour longtemps parmi nous, elle est comme un feu ravageur entretenu en permanence par un secteur financier tout puissant et global - tout puissant parce que global! Dans les années 60, Minsky relevait déjà que l'instabilité financière était constitutive de l'évolution économique. Loin d'assainir le système, nos dirigeants se bornent à en réparer les pièces défectueuses responsables des comportements excessifs. Où en sont les tentatives Américaine et Européenne visant à intensifier la régulation du système?

La réalité est que, totalement coincés - voire étouffés - entre des recettes fiscales nettement déclinantes et des dépenses publiques dont la maîtrise leur a échappé, nos Etats Occidentaux ont désespérément besoin du secteur financier, intermédiaire incontournable dans le financement de leurs déficits désormais monstrueux. Les obligations d'Etat émises à travers le monde devant ainsi atteindre les 5'000 milliards de dollars en 2009, dont 3'000 milliards pour les seuls Etats-Unis, nos démocraties Occidentales ne sont plus que des colosses de glaise aux pieds d'argile dont le ratio de l'endettement par rapport au P.I.B. devrait dépasser les 100% dans un certain nombre de pays. Nous vivons hélas dans un système qui, structurellement, crée 1 dollar de croissance pour 4 ou 5 dollars de dettes... 300% d'émissions obligataires souveraines supplémentaires pour les Etats-Unis, 400% pour la Grande Bretagne, 50% pour l'Union Européenne, nos Gouvernements nous montrent ainsi eux-même la voie dans laquelle doivent s'engager spéculateurs et investisseurs!

Et les travaux des économistes Rogoff et Reinhart présagent du pire : les déficits des principales économies pourraient atteindre 33'000 milliards de dollars, soit 86% de leur P.I.B. global et moyen. S'il est vrai que le montant total des investissements mondiaux serait de l'ordre des 120'000 milliards de dollars, le financement de cette dette relève dès lors de la mission impossible...

On le constate, les fondamentaux n'ont pas changé même si l’œil du cyclone semble aujourd'hui s'être déplacé des Etats-Unis vers le continent Européen. L'Union, et avec elle les pays de l'OCDE, parviendra probablement à éviter la tempête parfaite mais la crise a achevé de lever le voile sur l'incapacité de nos dirigeants Européens à adopter des règles communes en matière de stimuli économiques. La crise est passée mais en Europe rien ne s'est passé !

Des plans de sauvetage bancaire strictement nationaux au coup de grâce final survenu lors du sommet de Juin dernier où la proposition cruciale de forcer un gouvernement à des dépenses décidées par l'Union a été rejetée...Les pouvoirs resteront donc aux mains des Etats membres, l'Union Européenne étant condamnée à rester encore pendant longtemps cette construction médiane qui ne satisfait personne. Une certitude toutefois : la crise fera à coup sûr disparaître le seul instrument de coordination ayant à ce jour assuré la rigueur et la crédibilité économique Européenne, à savoir le Pacte de Stabilité. Pacte qui sera remplacé - ou pas - par des décisions de politique intérieure. L'Allemagne fait déjà cavalier seul en ayant inscrit dans sa Constitution un déficit budgétaire qui ne devra pas dépasser 0.35% de son P.I.B. à l'horizon 2016! L'Allemagne donne ainsi l'exemple à suivre, démontrant de façon cinglante sa capacité à adopter une loi nationale bien plus stricte et efficiente que la laxiste loi Européenne.

Alors oui : nos économies globales se sont très certainement stabilisées aujourd'hui après une phase de déclin brutal. Minsky, lui, n'aurait pas été surpris par la crise, il s'attendrait probablement à une autre crise dans quelques années...

Michel Santi

gestionsuisse.com

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03 août 2009

Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali

otto

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En 1929 une réglementation très stricte avait été imposée aux banques responsables de la crise, ce n'est même plus le cas.

| lundi 3 août 2009

La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.

Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui, rien n'est imposé à personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie. De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.

En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt de l'Etat, cette institution plus que centenaire fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu'ils rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...

Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaine, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.

Ces lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je.

Jacques Attali

slate.fr

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02 août 2009

« Le soleil brille, brille, brille ! »

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PAR YVES DE KERDREL | JDF HEBDO | 01.08.2009 | Mise à jour : 20H27
« Le soleil brille, brille, brille ! » Non, ce n'est pas le dernier bulletin de la météo des plages mais la chanson que fredonnent les prisonniers de l'armée japonaise dans le film Le Pont de la rivière Kwaï. Cette histoire, inspirée de faits réels vécus par Pierre Boulle pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il était directeur des plantations du groupe Rivaud en Malaisie, montre comment des otages arrivent à « positiver » une situation difficile, de manière à garder le moral dans un environnement hostile.
Le soleil brille sur tous les marchés, et les investisseurs qui achètent aujourd'hui des titres ressemblent furieusement à ces soldats qui partaient en sifflant construire dans l'enthousiasme le fameux pont de la rivière Kwaï. Comme eux, ils sont les otages d'une situation dramatique, même si certains continuent de penser que la sortie de crise arrivera en temps et en heure à la fin de l'année. Comme eux, ils n'ont d'autre choix que de regarder briller le soleil, puisqu'ils sont privés de toute liberté d'arbitrage. Chaque publication de résultats, a été curieusement jugée positive, alors que les comptes semestriels ne sont sauvés que par des plans d'économies drastiques dont les effets déflationnistes seront très durs.
Bref, on aurait tort de croire que ce « rally estival » est l'amorce d'un mouvement durable. Le soleil brille. Mais, à la fin du film, les prisonniers font eux-mêmes sauter le pont qu'ils ont construit avec un si bel entrain. En prenant conscience, petit à petit, de la très forte dégradation des comptes des entreprises, les investisseurs risquent de provoquer eux-mêmes un violent retour à la réalité. Autant dire qu'il vaut mieux prendre quelques bénéfices avant eux

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31 juillet 2009

La prochaine crise économique sera verte !

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31/07/2009 
d'Amid Faljaoui(trends tendances)
A votre avis quelle sera la prochaine bulle en Bourse ? La question peut sembler étrange mais elle a du sens. Après tout, c'est le propre de la Bourse : tous les 5 ou 10 ans, il y a une bulle plus ou moins grave. On a connu la bulle Internet qui s'est dégonflée au début des années 2000, puis on a eu la bulle du crédit immobilier que chacun connaît sous le nom de «crise des subprimes». Aujourd'hui, journal économique français La Tribune se demande quelle sera la suivante ?

Les plus avertis diront qu'il s'agira de la bulle obligataire, celle des obligations d'Etat puisque que, comme vous le savez, les gouvernements se sont endettés jusqu'au coup pour sauver les banques et pour relancer l'économie. Voilà une piste, en effet. Mais comme le faisait remarquer La Tribune à juste titre, cette bulle n'est pas celle de demain, c'est déjà celle d'aujourd'hui.

Alors, je repose la question : quelle sera la bulle de demain ? Pour connaître la réponse, il suffit de regarder autour de vous. Regardez le succès du film HOME de Arthus-Bertrand. Il faut regarder le succès des Ecolos en Belgique ou en France. Il suffit de regarder le programme de Barack Obama, très centré sur l'énergie verte. Dans le cas d'Obama, il suffit de voir quels sont ses conseillers, des banquiers d'affaires de Wall Street dont la plupart sont également convaincus du futur de l'économie verte, la fameuse green economy...

Et puis si vous n'êtes pas encore convaincus, relisez la déclaration du G8 ! Elle aborde largement la «croissance verte». C'est donc évident : la prochaine bulle sera verte ! Il y a déjà des Bourses d'échanges du CO2 et, comme une partie du capital de la Bourse américaine appartient à une banque d'affaire américaine très investie dans le business vert, tout est prêt pour le prochain scénario de crise. Sauf que cette crise sera verte comme la couleur du dollar. Mais rassurez-vous, nous avons encore un peu de temps avant qu'elle ne dégonfle. Juste le temps de faire fortune ... ou de mordre la poussière.

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Pourquoi le système des pensions ressemble à la fraude de Madoff

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27/07/2009 09:04
d'Amid Faljaoui(trends tendances)
Le but de cette chronique n'est évidemment pas de traumatiser les lecteurs avec de mauvaises nouvelles. Et, en général, je suis plutôt de nature à regarder le bon côté des choses. Il y a, néanmoins, une question qui mérite d'être posée et que beaucoup d'économistes se posent -mais uniquement en privé-. Va-t-on vers une guerre de générations ?

Regardez les chiffres, ils sont clairs. D'ici 2050 la population mondiale va augmenter et surtout vieillir. On aura, en Europe, de plus en plus de gens de plus de 64 ans. Donc, la dépendance des gens inactifs à l'égard des gens actifs sera encore plus grande demain qu'aujourd'hui. Avec pour conséquence, que la charge financière qui pèse sur les actifs va encore plus augmenter.

Et si on ajoute à cela le fait que la dette publique a augmenté partout à cause des sauvetages bancaires, il est clair que les actifs de moins en moins nombreux verront toute la charge financière reposer sur leurs épaules. Cette charge risque d'être telle que les actifs de demain risquent de se réveiller un beau matin en disant qu'ils refusent de payer pour les plus âgés. Et quand les économistes parlent, en privé, de guerre des générations, c'est évidemment à cela qu'ils font allusion.

En réalité la crise actuelle force tous les gouvernements à se poser la question de l'équilibre durable de leurs finances publiques. Et notamment celui des pensions. Dans le système qui est appliqué aujourd'hui en Europe, ce sont les derniers entrés dans le système qui paient pour ceux qui en sortent comme pensionnés. En réalité, si vous réfléchissez deux minutes à ce système, il faut bien reconnaître que c'est un système de Ponzi... du nom de l'escroc qui en a inspiré un autre plus récent du nom de Bernard Madoff.

Eh oui : en quelque sorte, notre système de pension actuel équivaut en gros au même montage que celui mis en place par Bernard Madoff. La seule différence avec les clients grugés de Madoff, c'est que nous en sommes conscients. Le scénario du pire pourrait donc encore être évité. Si vous savez comment, écrivez une lettre au premier ministre. Il vous en sera reconnaissant.

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30 juillet 2009

Les bons résultats des entreprises américaines sont illusoires

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LE MONDE | 28.07.09 |
Si le secret du bonheur est de savoir se contenter d'ambitions modestes, alors les investisseurs en Bourse doivent se croire au paradis. Plus du tiers des sociétés qui entrent dans la composition de l'indice américain S & P 500 ont publié leurs résultats pour le deuxième trimestre. D'après Thomson Reuters, les bénéfices n'atteignent qu'aux deux tiers leur niveau de 2008, mais plus des trois quarts des sociétés ont fait mieux que ce que les analystes attendaient : ce n'est pas loin d'être un record absolu. Il faut cependant garder la tête froide.
L'impression que les entreprises gèrent mieux la crise que prévu explique sans aucun doute que le S & P 500 ait progressé de plus de 20 % depuis fin mars. Les bases d'une convalescence semblent toutefois encore très fragiles, car en réalité les sociétés non financières sont parvenues à améliorer leur résultat uniquement en comprimant les coûts. Les données publiées par le département du commerce américain montrent que les stocks du secteur manufacturier et du commerce ont fondu depuis le début de l'année.

Il ne sera pas aisé de reproduire de trimestre en trimestre ces stratégies de réponse faciles et rapides à mettre en oeuvre. A force de réduire les coûts, il n'y aura bientôt plus personne pour répondre au téléphone ou pour confectionner les sandwiches. Quant aux stocks, ils ne peuvent pas continuer de baisser sans compromettre à un moment ou à un autre le fonctionnement de l'entreprise.

Les sociétés ont besoin d'augmenter leur chiffre d'affaires, ce qui suppose la croissance de l'économie en général. Et là, les perspectives sont moins bonnes. Il n'est peut-être pas si surprenant de constater que les entreprises du S & P 500 qui ont déjà publié leurs résultats ont vu leur chiffre d'affaires baisser en moyenne de 2 % par rapport à 2008.

La reprise de la consommation des ménages et des entreprises américains, qui pourrait relancer le chiffre d'affaires, ne va pas se produire à brève échéance. Selon une enquête récente de la National Association of Business Economics, les sociétés vont encore réduire leurs effectifs et leurs investissements, ce qui signifie que les ventes vont encore baisser. En outre, particuliers et professionnels épargnent leurs liquidités pour rééquilibrer leur budget. Quand ils seront prêts à dépenser de nouveau, ce sera avec beaucoup de circonspection.

Sachant que, par ailleurs, les analystes vont réévaluer leurs estimations à la hausse, il y a fort à parier qu'il sera beaucoup plus difficile de surpasser les prévisions au prochain trimestre. Sauf à ce que les ménages et les entreprises mettent rapidement la main au portefeuille, le dynamisme de la Bourse va être de courte durée.

(Traduction de Christine Lahuec.)

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29 juillet 2009

La gestion de portefeuille impose de faire des choix et de s'y tenir.

Vraiment bonne ses chroniques

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Par Roland Laskine le 27 juillet 2009
Est-il opportun de prendre des bénéfices après la forte hausse que nous venons de connaître ? A voir l'abondance des commentaires que suscite mon dernier billet, la question fait débat. Certains approuvent et vont clairement dans mon sens. D'autres me rappellent qu'il faut se laisser porter par la tendance et ne jamais vendre trop tôt.

En Bourse tout est question de convictions, l'avenir dira rapidement si j'ai eu raison d'alléger une partie de mes positions sur le portefeuille PEA Dynamique qui a progressé de 21,8% depuis le début de l'année. Le fait que j'ai décidé, en plus, de remplacer les titres vendus par des Lyxor Short CAC 40 qui évoluent à l'inverse du marché suscite également de nombreuses réactions.

Il est encore trop tôt pour juger de la pertinence de cette stratégie, mais elle a l'avantage d'être claire. J'ai décidé  de sécuriser mes gains en sortant une partie des titres les plus volatiles et en couvrant une partie des positions restantes par les ETF qui jouent la baisse.

Prendre des bénéfices et couvrir son portefeuille est une décision de saine gestion après une période de forte hausse. Elle vous expose certes à un risque de « manque à gagner » si la hausse se poursuit, mais en agissant de la sorte au moins a-t-on le sentiment de ne pas subir le marché, ce qui est déjà une bonne chose.

Cette stratégie ne signifie qu'il faut sonner la retraite et sortie du marché. Le potentiel de rebond des actions est encore important, mais on a rarement vu la Bourse monter sans discontinuer pendant plus de deux semaines. Si dans les jours à venir, le marché baisse réellement, il faudra sans doute revenir à une stratégie plus agressive sur le portefeuille PEA Dynamique. Si il continue de monter, il faudra tenir bon et assumer ses choix. C'est-à-dire accepter d'avoir raté une partie de la poursuite de la hausse et se dire que puisque la Bourse a encore monté ce n'est pas le moment de revenir ce cette stratégie de préservation des plus-values engrangées.

La semaine à venir promet en tout cas d'être très active en Bourse. Aux Etats-Unis, les publications de résultats vont se poursuivre en sachant que le plus gros est déjà passé et que plusieurs importantes statistiques sont attendues. Parmi elles figureront les premiers chiffres du PIB américains pour le deuxième trimestre. En Europe, les publications de résultats ne font que commencer et il n'est pas sûr qu'elles soient aussi encourageantes que celles réalisées aux Etats-Unis.

Mais ce qui me renforce dans la conviction que le marché pourrait s'acheminer vers une correction dans les prochains jours, c'est que toutes les bonnes nouvelles sur les résultats et l'économie sont déjà connues. Outre le fait que ce type de configuration est propice au prises de bénéfices, il est évident que pour permettre au marché de poursuivre à court terme sa course en avant, il faudra des nouvelles encore meilleures, ce qui est loin d'être acquis.

Lundi après-midi la bourse de New-York était d'ailleurs hésitante, voire carrément orientée à la baisse, en dépit de l'annonce d'une progression de 11% des ventes de logements neufs en juin. La semaine dernière, le marché avait très favorablement réagit à l'annonce d'une moindre dégradation que prévu des prix de l'immobilier, car cette annonce constituait un événement. Cette semaine, ce bon chiffre des ventes est tombé à l'eau.

Notre prudence de court terme sur l'évolution des marchés doit donc être interprétée, comme une opération tactique de gestion de portefeuille. Le sens de la marche reste pour les mois à venir toujours le rattrapage des cours à la hausse dans la perspective d'une amélioration de l'activité économique dans le monde. Ce rattrapage concerne toujours les valeurs cycliques qui sont directement concernées par ces anticipations d'amélioration de la conjoncture. Un portefeuille trop défensif a au contraire de fortes chances de continuer de sous-performer le marché.

S'agissant de la grippe A et des peurs de pandémie, un sujet qui vous préoccupe au plus haut niveau, j'y reviendrais cette semaine. Pour l'heure juste un mot : la menace est réelle, mais les boursiers n'ont généralement  pas l'habitude de s'émouvoir des problèmes potentiels qui peuvent survenir, tant que ceux-ci ne se manifestent pas de manière concrète. Or pour l'instant, ces menaces ne bloquent pas la reprise. Ca peut paraître idiot, mais c'est comme ça !

PS : Un grand merci confraternel au journal Money Week, dont les journalistes ont eu la bonne idée d'élire dans le numéro du 16 au 22 juillet mon blog, comme étant le « meilleur blog » boursier du moment.

http://blog.jdf.com/jdf-laskine/

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27 juillet 2009

Pour la bourse, la récession a touché un plancher

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Pierre-Alexandre Sallier
Wall Street et les marchés européens ont bondi de 10% depuis la mi-juillet. La conviction que les entreprises ont connu leur trimestre le plus difficile s’installe. Reste aux marchés à intégrer le scénario d’une sortie de crise qui pourrait s’avérer beaucoup plus lente qu’imaginé

Jeudi soir, les commentaires enthousiastes fusaient, alors que les marchés européens venaient de connaître leur neuvième séance de progression. De son côté, Wall Street venait d’engranger 10% de hausse en l’espace de douze séances. Le message? Les bilans tracés par les entreprises sur leur activité entre avril et juin dernier montrent que le fond de la crise est touché. Place à la reprise.

La réalité pourrait s’avérer un peu plus terne. Les plus dubitatifs s’empressent de replacer ce sursaut boursier – qui a marqué une pause vendredi en Europe – dans son contexte. A New York, le S & P 500, qui reflète le parcours boursier de cinq cents entreprises américaines, s’est, pour l’instant, contenté d’effacer la moitié des pertes accusées depuis la faillite de la banque Lehman Brothers, paroxysme de la crise actuelle. D’autres rappellent que la hausse actuelle des marchés reste propulsée par une activité très faible: jamais, en vingt ans, les transactions sur la place de New York n’ont autant ralenti à l’approche de la pause estivale, mesure l’agence Bloomberg.

Le fond est atteint…

En réalité, ces espoirs tiennent – comme toujours en bourse – aux profits que les entreprises dévoilent les unes après les autres pour la période allant d’avril à juin dernier. A première vue le spectacle est effrayant: aux Etats-Unis, leurs bénéfices – qui plongent depuis un an et demi – sont encore inférieurs de 35% à ceux engrangés douze mois plus tôt, montrent les décomptes du bureau Thomson Reuters. En Europe, la baisse est de 44%.

Oui mais. La communauté financière est convaincue que ce printemps 2009 a marqué le nadir de la crise. Les sondages organisés par Thomson Reuters à la mi-juillet montrent que les opérateurs sont convaincus que le déclin des bénéfices va enfin s’apaiser. «Au niveau mondial, la rentabilité des entreprises approche celle observée au plus bas des précédentes récessions», note l’équipe de stratèges boursiers de Robert Buckland, chez Citigroup à Londres.

… mais la reprise sera lente

Cette conviction s’appuie également sur les signaux un peu moins dramatiques en provenance de l’économie réelle, aux Etats-Unis, mais surtout en Asie. Déjà, les experts sortent des cartons les plans de la future reprise. Se penchant sur les crises des quatre dernières décennies, ceux de Citigroup rappellent que «les profits remontent de plus de 20% au cours des deux premières années de la reprise».

Cette référence à des récessions «classiques» peut surprendre alors qu’il y a quelques mois la planète semblait rejouer l’apocalypse de 1929. Et que tout semble indiquer que, compte tenu des bouleversements subis, la reprise, poussive, fera face à de forts vents contraires: le consommateur américain reste en état de choc, le système bancaire sort à peine du chaos et les gouvernements croulent sous les dettes contractées pour sauver le système financier.

10

Autant de facteurs que les opérateurs boursiers n’ignorent pas. Alors pourquoi cet enthousiasme de façade? Peut-être parce que, cyniques, ceux-ci réalisent la violence avec laquelle les multinationales ont dû sabrer leurs coûts ces derniers mois, au prix de centaines de milliers de licenciements. La remarque des experts de Citigroup, selon lesquels «une reprise atone de l’activité peut conduire à un fort rebond des profits», n’aurait ainsi rien d’un paradoxe. Pas plus que les propos de ceux de Goldman Sachs, qui voient les plus importants groupes européens accroître leurs profits de 34% dès 2010.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/414e6070-7892-11de-9458-7c867b6bc061%7C0

Posté par forcast à 14:00 - l'avis des economistes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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