02 mai 2008
LA FED ET LES BULLES
PWELCOME
02 mai 2008 | 08h32 dans L'EDITO DU JOUR
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La FED nouvelle est arrivée. Et sa renaissance passe par le meurtre du père. Un grand classique…L’homme qu’on croyait intouchable, inattaquable, indétrônable subit depuis quelques semaines un flot incessant de critiques. On reproche à Alan Greenspan, ancien président de la banque centrale Européenne, d’avoir été à l’origine des deux bulles qui ont déstabilisé l’économie Américaine : la bulle technologique de la fin des années 90 et la bulle immobilière des années 2000. Sa politique de taux d’intérêt bas et d’injection massive de liquidités aurait accéléré la spéculation et serait responsable de la récession Américaine. Pour se défendre, l’ancien Maître du monde avance un argument massif : « Le rôle d’une banque centrale n’est pas de contrôler la valeur des actifs ». Comprenez, une banque centrale a pour objectifs le contrôle de l’inflation, et, accessoirement, la stimulation de la croissance. Mais, comme ce fut le cas de 2002 à 2006 par exemple, si l’inflation reste basse, la FED n’a aucune raison de relever ces taux uniquement parce que les prix des actifs immobiliers flambent de façon incontrôlée. Le débat n’est pas de savoir si Alan Greenspan a raison ou tort. Ce débat est déjà un combat d’arrière garde car l’administration Américaine a pris une décision historique : étendre le rôle de la FED à la lutte contre les bulles d’actifs.. Le Congrès va être appelé à approuver l’équivalent des « pleins pouvoirs » pour la FED. La FED pourra dés lors, et aura même l’obligation, d’intervenir directement en forçant les institutions financières à modifier leurs pratiques si elle juge que l’économie globale pourrait souffrir de l’accélération de la valeur d’un actif. On ne peut que regretter que la FED n’ait pas assumé ce rôle depuis 10 ans ; nous aurions évité la crise des marchés du crédit. Mais aujourd’hui la FED pourrait prouver qu’elle a tiré les leçons du passé. Les actifs dont la valeur croit de façon exponentielle aujourd’hui, comme le Nasdaq en 2000 et l’immobilier en 2006, ce sont les matières premières. Et la FED peut briser la spéculation dés aujourd’hui : il suffirait d’augmenter de façon drastique les appels de marges sur les marchés à terme. On verrait instantanément si la hausse des matières premières est spéculative ou fondamentale. La FED nouvelle est arrivée. Et sa renaissance passe par le meurtre du père. Un grand classique…
28 avril 2008
Interview d'Edouard Carmignac (chriss54)
http://www.carmignac-gestion.com/fr/actualite.asp?id_actu=121
Bourse : faut il revenir à l'achat?
SKIL
Bourse : des analystes qui repassent à l'action ?
(Boursier.com) -- Dans leur lettre hebdomadaire, les analystes de JP Morgan ont examiné la classe d'actif composée par les actions qui restent soumises à rude épreuve depuis l'été dernier et la propagation de la crise des 'subprimes' en provenance des Etats-Unis. Ces analystes ont fait le constat que la liquidité devenait de plus en plus chère, mais également que les taux d'intérêt réels étaient devenus négatifs rapportés aux taux de dépôts actuels observés dans la zone des Etats-Unis, du Japon et en Asie.
De plus, la tendance des révisions de bénéfices semble se retourner à la hausse grâce notamment aux mesures menées par les différentes autorités mondiale après un point bas atteint au mois de janvier. Ces mesures pourraient ainsi soutenir le marché des actions sur le deuxième trimestre de l'année selon le bureau d'étude.
Mais les analystes restent malgré tout préoccupés par une éventuelle nouvelle vague de révisions de résultats dans les mois à venir. Le marché obligataire ne voyant pas la fin de la crise arriver pourrait lui aussi profiter à l'appréciation du marché action... Dans ces conditions, les analystes de JP Morgan concluent qu'un retour sur le marché est possible pour les investisseurs sous-pondérés en actions et surpondérés en cash actuellement.
26 avril 2008
a lire , leur dernier rapport
dictat
http://www.treetopam.com/intranet/userUpload/fundsFiles/RTCVINTFRMAR08.pdf
Cinq conseils boursiers
Comment investir avec prudence dans la bourse? Les experts donnent 5 conseils.
«Privilégiez les secteurs défensifs»
«Nous croyons fermement en un scénario de récession aux États-Unis. Nous avons donc corrigé la répartition sectorielle de notre portefeuille. Les actions des secteurs défensifs - tels que l'industrie pharmaceutique, le secteur de l'alimentation et des boissons - et le secteur des services d'utilité publique ont nettement surperformé le marché au cours des trois récessions américaines précédentes (début des années 1980, 1990 et 2000). Parmi les grandes actions, citons Unilever, Procter & Gamble, Pfizer. Investir dans ces secteurs, c'est opter pour la sécurité. Même en récession, ces actions offrent un bon rendement.» (Philippe Gijsels, Fortis Bank)
«Étalez vos achats dans le temps»
«Les investisseurs désireux de profiter des faibles niveaux de cours actuels pour investir en Bourse ont intérêt à ne pas recourir d'emblée à la totalité de leurs liquidités. Il est en effet difficile de prévoir quand un marché volatil touche le fond. La meilleure stratégie consiste dès lors à étaler ses achats dans le temps.» (Gert Bakelants, L'Investisseur)
«Diversifiez, diversifiez, diversifiez»
La diversification est plus que jamais la clé du succès en Bourse. L'environnement est en effet encore moins prévisible que d'habitude et les marchés réagissent de manière très binaire : une bonne nouvelle engendre une flambée des cours, la moindre information négative cause un brusque effondrement. C'est le cas pour les actions et des obligations publiques ou d'entreprises. La diversification permet de limiter les fluctuations de la valeur du portefeuille dans un contexte de volatilité anormalement élevée.» (William De Vijlder, Fortis Investments)
«Achetez des actions de valeur»
«L'offre d'actions faiblement valorisées s'est considérablement accrue. Optez pour celles qui proposent un rendement de dividende élevé ou une sous-valorisation historique et sectorielle.» (Jan Deprez, SG Private Banking)
«Focalisez vous exclusivement sur le long terme»
«Aujourd'hui, il n'y a aucun sens à acheter des actions pour réaliser un gain intéressant à deux ou trois mois. Les investisseurs doivent se concentrer sur des thèmes à long terme, comme l'agrobusiness. L'évolution des besoins alimentaires, l'énergie propre et la pénurie de terres arables font des matières premières agricoles un thème attrayant. Nous n'investissons pas directement dans les matières premières, mais dans des entreprises (BASF, Monsanto), qui profitent indirectement de cette évolution. Les marchés émergents figurent aussi parmi les thèmes à longue échéance.» (Peter De Keyzer, ABN Amro Private Banking)
16:22 - 08/04/2008
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05 avril 2008
George Soros annonce deux nouveaux risques
lupus
• La réorganisation de la surveillance financière américaine a manqué son but, écrit dans le Financial Times George Soros, auteur d'un livre qui sortait hier (The new paradigme, e-book sur Edition Public Affairs).
Les régulateurs continuent de croire au fondamentalisme de marché qui suppose que les marchés retrouveront d'eux-mêmes un équilibre. La crise des «subprime» souligne les limites de cette approche. Les autorités doivent se préparer à deux nouveaux risques.
L'un touche aux dérivés de crédits de défaut (CDS), dont le montant atteint 29000 milliards d'euros, soit 5 fois la dette américaine. Si un défaut se produit, on verra si la contrepartie remplit ses obligations, avertit l'auteur. Il recommande la création d'une sorte de société de clearing pour ces opérations.
Et le second risque touche aux saisies résultant de l'incapacité de payer les intérêts hypothécaires. George Soros propose que l'on modifie la loi sur les faillites ou que l'agence hypothécaire offre des garanties.
03 avril 2008
Le rebond des Bourses n'est pas appelé à durer!
Le rebond des Bourses n'est pas appelé à durer!

Philippe Gijsels (stratégiste chez Fortis) prévoit que les Bourses termineront 2008 sur un bilan négatif (-14 %).
(l'écho) - Les Bourses sont-elles au bout de leur peine ? Le rebond des indices mardi nous incite à abonder dans ce sens. Avec les montants colossaux de dépréciations avoués il y a deux jours par la banque suisse UBS dans le cadre de la crise du subprime, nombre d'investisseurs ont l'impression que le pire est derrière nous.
Pour appuyer ce sentiment, ils évaluent que les institutions financières, victimes de la crise financière, se sont à présent quasi toutes faites connaître et que les dégâts sont, pour l'essentiel, chiffrés. En outre, alors que les banques regardent à deux fois avant de se prêter, voilà que des banquiers comme BNP Paribas, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan sortent du bois et viennent prêter main-forte à UBS pour l'aider à renforcer ses fonds propres. Le jour même de cette opération de « sauvetage », la banque d'affaires américaine Lehman Brothers n'avait rencontré de son côté aucune difficulté à lever 4 milliards de USD.
VIX rassurant
"Les informations touchant UBS et Lehman Brothers sont interprétées comme le signe que la crise du crédit est presque arrivée à son terme », commente Andrea Kramer, de chez Schaeffers. L'évolution de l'indice VIX de la Bourse des options de Chicago conforte ces propos. Cet indice, qui mesure la volatilité implicite des cours des actions du S & P 500, vient de retrouver un plus bas de 5 semaines. Sur la seule journée du 1er avril, il a reflué de 11 % à 22,68. Les actions UBS et Lehman Brothers ont, pour leur part, rebondi de 12,3 % et 17,8 % respectivement. De toute évidence, la crise financière est entrée dans une nouvelle phase. Une phase qui tend à rassurer les intervenants sur les marchés financiers. Pour autant, peut-on imaginer que les soucis d'hier puissent être rayés d'un seul trait ? Et les Bourses renouer avec plus de stabilité, voire repartir de l'avant ? Nombre de prévisionnistes en doutent, arguant du fait que de nouvelles dépréciations d'actifs sont toujours possibles. Il y a seulement quelques jours, Goldman Sachs indiquait que le montant des dépréciations et des pertes sur crédit dues au « subprime », atteindra le montant de 460 milliards de USD. Pour l'heure, et selon des chiffres compilés par « Bloomberg », on arrive à 232 milliards de USD. Le fait que l'euribor à 3 mois reste collé à ses plus hauts niveaux de l'année de 4,70 % dans la zone euro ne permet pas non plus de se montrer optimiste.
Analystes trop optimistes
Stratégiste (actions) auprès de Fortis, Philippe Gijsels pense que la tendance des Bourses restera baissière. Le rebond des cours opéré mardi avec l'annonce de mauvaises nouvelles, est caractéristique de marchés de court terme, considérés comme survendus. Mais ce rally, qui profite aussi du fait que les liquidités abondent avec le début d'une nouvelle période trimestrielle, peut bien durer 2 à 3 semaines, explique Gijsels. « Les cours peuvent encore monter de 5 à 6 % », dit-il. Il recommande toutefois beaucoup de circonspection, car ce rebond peut fort bien aussi s'achever aujourd'hui ou demain.
Pour justifier ses prévisions prudentes, le stratégiste invoque les estimations d'analystes toujours trop optimistes à ses yeux pour les bénéfices des entreprises. « S'il s'avère que les USA basculent dans la récession, il faut prévoir une baisse des profits pouvant aller jusqu'à 20 % », affirme-t-il. Philippe Gijsels prévoit que l'environnement boursier restera difficile durant 12 à 18 mois depuis les plus hauts de 2007. Il n'exclut pas que les indices puissent retenter les plus bas atteints cette année. Pour 2008, il évalue que les Bourses achèveront 2008 sur un bilan négatif proche de -14 %.
Marc Collet
11:33 - 03/04/2008
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Ne vous précipitez pas en Bourse!

Les investisseurs ne doivent pas se précipiter sur les actions. Les marchés risquent d’être volatils pendant encore un certain temps. Ceux qui tiennent absolument à revenir en Bourse ont intérêt à faire preuve de prudence et à étaler leurs achats. Tel est le message des experts belges.
La fin de la crise du crédit n'est pas encore en vue. Sept analystes sur dix estiment que nous trouvons aujourd'hui dans l'œil du cyclone. Une minorité -trois sur dix-, estiment que les Bourses vont rester volatiles dans les semaines à venir mais que le pire est passé.
Les analystes belges optent dès lors pour la prudence. Jamais auparavant dans cette enquête Mon Argent, ils n'avaient alloué un poids aussi important aux liquidités dans le portefeuille idéal. Avec 14% de liquidités - contre 6% au début de la crise des crédits en juin 2007 - et 33% d'obligations, les investissements sûrs accaparent près de la moitié du portefeuille.
Le poids octroyé aux liquidités n'est pas un hasard. Avec celles-ci, les experts se préparent à entrer progressivement sur les marchés
d’actions. «Les liquidités ne constituent en effet qu'une position temporaire, vu la volatilité actuelle des marchés. De plus, le rendement des placements à court terme est intéressant, puisqu'il se monte à 4%. Nous allons cependant réduire ces positions au cours des mois à venir», annonce Pol Pierret, d'AXA Investment Managers. Les liquidités représentent 30% du portefeuille du stratège.
Actions
En moyenne, les analystes voient les actions belges progresser de 8% au cours des 12 mois à venir. Pour les trois prochains mois, ils
s'attendent à un gain limité à 1,8%. Les prévisions pour les marchés d'actions européens dans leur ensemble sont similaires. Mais les analystes sont moins positifs pour les Bourses américaines: ils tablent sur un gain de 6,3% pour l'indice Dow Jones Industrial au cours des 12 mois à venir.
On retrouve également quelques partisans d'une baisse parmi les analystes que nous avons interrogés. Philippe Gijsels, de Fortis Banque, pronostique que les Bourses vont encore perdre 5% au cours des 12 mois à venir. «Sauf achat spéculatif, il est encore beaucoup trop tôt pour racheter des actions», dit-il. «Nous pourrions, certes, assister à un rebond au cours des jours à venir, mais la tendance n'en reste pas moins baissière. Je fonde mon opinion sur le fait que l'économie américaine va entrer en récession et que la crise du crédit va encore durer quelque temps», poursuit-il. Avec 20%, les actions ne représentent qu'un poids limité de son portefeuille.
On remarquera également l'évolution en matière sectorielle. Les banques et assurances peinent aujourd'hui à rester dans le top 5. Fin 2007, alors que les banques s'échangeaient pourtant à des niveaux supérieurs, ce secteur était encore le préféré des analystes belges.
Cette place est à présent occupée par l'industrie pharmaceutique, suivie par les télécommunications et le secteur pétrolier. «Les
groupes pharmaceutiques et pétroliers sont faiblement valorisés. Au cours actuel, ils offrent un alléchant rendement de dividende, qui dépasse souvent celui des obligations», note Jan Deprez, de SG Private Banking.
Philippe Gijsels explique ses réticences vis-à-vis du secteur financier: «Nous avons abaissé notre avis à ‘neutre’ sur le secteur.
Actuellement, le rapport cours/valeur comptable est beaucoup plus important que le rapport cours/bénéfice, selon nous. Or, le premier
fluctue entre 1,1 et 1,15 pour la plupart des groupes financiers européens. Et dans un contexte baissier, le ratio cours/valeur comptable peut encore facilement retomber à 1, de sorte qu'il demeure un risque de baisse de 15%. Nous n'affirmons pas que cette baisse va effectivement se produire, mais nous avons appris à devenir prudents. Les perspectives bénéficiaires pour 2009 sont également très importantes. Après un mauvais cru 2007 et une année 2008 difficile, les banques vont devoir prouver qu'elles peuvent à nouveau renouer avec les bons résultats de 2006. Et je ne suis pas sûr qu'elles y parviennent», craint Gijsels.
Ces choix sectoriels s'expriment également au niveau des actions belges favorites. Les cinq premières citées sont les banques Dexia et KBC, Belgacom et les holdings GBL et GIMV, qui se négocient moyennant une décote respective de près de 30% et 20%.
La fin du krach
pwelcome
La fin du krach
Magazine Challenges | 03.04.2008 |

Confronté à une crise bancaire majeure et à une lourde chute des marchés financiers, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, n'a pas tremblé : son action a ramené la confiance chez la plupart des investisseurs. L'heure semble bien au retour en Bourse.
Merci, Ben. Merci, oui, d'être resté fidèle au thésard que vous avez été, usant vos jeunes neurones sur une mythique crise de 1929 dont vous vous êtes fait, depuis, une spécialité. Au nom de ces longues heures d'études, vous n'avez pas failli. Dûment instruit des errements d'une banque fédérale dont l'impéritie plongea le monde dans la pire catastrophe économique de son histoire, vous avez, une fois devenu son président, su trouver les mots et accomplir les actes qui nous ont épargné une funeste réplique. On annonce ce 31 mars que le gouvernement a décidé d'élargir vos pouvoirs et de confier à votre chère Fed le soin de surveiller les marchés financiers. C'est lajuste récompense de votre mérite. A vous, Ben Bernanke, la communauté financière, reconnaissante, vous dit merci.
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Fed hyperactive
Peut-être le modeste président de la Réserve fédérale trouvera-t-il un jour pareille missive dans la boîte aux lettres de sa maison de Capitol Hill, à Washington. On le sait peu : lui-même a été victime de la crise des subprimes. Acheté neuf 839000 dollars en 2004, son logement a vu sa valeur culminer, selon Bloomberg, à 1,1 million de dollars en 2006, avant de revenir à son prix de départ en 2008. Une crise immobilière qui s'invite sur les seuils cossus d'un district huppé de la capitale fédérale, c'est la preuve que l'heure est vraiment grave. Et il a fallu que Ben Bernanke se batte comme un beau diable pour éviter le pire.
De mémoire d'économistes, rarement une banque centrale est allée aussi loin. Qu'on en juge. Sept baisses de taux consécutives, soit un loyer réel de l'argent diminué de 82%. Des dizaines de milliards de dollars de liquidités injectés dans le système bancaire. La possibilité exceptionnelle offerte aux banques d'investissement - les Goldman Sachs, Merrill Lynch, Lehman Brothers - de se refinancer à la propre fenêtre d'escompte de la Fed, une tente à oxygène jusqu'alors réservée aux banques commerciales. Puis, en fin de course, la montée de Ben himself sur le ring avec le sauvetage en direct de Bear Stearns. Ce sont 30 milliards de dollars d'actifs pourris de cette banque d'affaires que la Fed a rachetés, avant de la céder à JP Morgan. Henry Paulson, le secrétaire américain au Trésor, en a encore des frissons dans le dos : «Les décisions récentes de la Fed ne doivent être vues comme un précédent que pour des périodes inhabituelles de turbulences.» Une manière de souligner qu'en l'espèce l'institution a pratiqué une chirurgie lourde. Pour quel résultat ?
Pour Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, il est simple : «La crise financière est finie», nous dit-il (lire page 69). De retour des Etats-Unis, où il a sondé les reins et les coeurs des investisseurs, son verdict est sans appel : tous sont prêts à rentrer sur les marchés. Signe que la confiance revient, les abondantes liquidités, qui s'étaient reportées sur les matières premières, reviennent sur des achats plus classiques. En dix jours, le Dow Jones a repris 3,3%; le CAC 40, 2,9%. Certes, on est loin de l'euphorie, mais l'hémorragie est clairement stoppée. «Ben Bernanke a enrayé la crise», affirme Patrick Artus.
Prudence après la déprime
Un optimisme qui est loin d être unanime. Dans une conférence donnée le 19 mars devant First Finance, à Paris, André Lévy-Lang, l'ancien patron de Paribas, et Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique d'Exane-BNP Paribas, ont rappelé que la crise bancaire, elle, reste d'actualité. La perte potentielle sur les subprimes est aujourd'hui évaluée entre 100 et 250 milliards d'euros. Surtout, d'autres actifs sont affectés, comme les crédits hypothécaires commerciaux, les crédits à la consommation, sans parler des financements des LBO ou des engagements des hedge funds. Globalement, le risque est estimé à 400 milliards d'euros. Or les banques n'en auraient reconnu que le tiers.
D'autres mauvaises surprises sont donc possibles. Les banquiers centraux, dans leur ensemble, considèrent donc que le crédit crunch est toujours d'actualité, et que le financement interbancaire reste tendu. Le 26 mars, devant le Parlement européen, Jean-Claude Trichet, président de la BCE, dans une de ces formules qui font son mystère, a indiqué :«Je ne dirai pas que le pire est derrière nous.»
Pourtant, du côté des investisseurs, le climat semble bien sur le point de changer. «La confiance pourrait être de retour, ce qui pourrait initier un renversement de tendance pour le dollar», déclarait le 31 mars un dirigeant de la Sumitomo Trust & Banking. «Nous sommes prêts à réinvestir, les valeurs commencent vraiment à être massacrées», explique de son côté Thierry Flecchia, président de Flinvest. Certes, la prudence reste de mise, mais la déprime a cédé le pas à l'envie d'y croire. «On vient défaire -20% en ligne droite, ça ne peut pas durer», estime Marc Renaud, président de Mandarine Gestion. Dans les pages qui suivent, Challenges a sélectionné les sicav qui vous permettront de rebondir. En croisant les doigts pour que Ben reste fidèle à ses convictions de jeunesse.
par Daniel Fortin & Agnès Séverin
31 mars 2008
Marc Fiorentino : "Cette crise est la chance des États-Unis "
La Tribune - 31/03/08 - rrwpm
LE CHAT DE LATRIBUNE.FR

Marc Fiorentino : "Cette crise est la chance des États-Unis "
Marc Fiorentino avait prédit la crise du subprime.
Après seize années d'expérience de direction d'équipes européennes de banques américaines sur les activités de marché (Bank of America, Drexel Burnham, Paine Webber et Salomon Smith Barney), l'ancien directeur général de Salomon Smith Barney France (de 1995 à 1999), fondateur en 1999 et principal actionnaire d'Euroland Finance, a répondu jeudi, de 15 à 16 heures, aux questions nombreuses et variées des internautes de latribune.fr.
" Il y a un an exactement, quand je parlais de baisse du CAC et de récession aux États-Unis, je recevais des mails peu agréables. Il suffisait de lire les journaux américains pour voir que l'on proposait des prêts à taux zéro pendant deux ans pour des achats immobiliers sans apport, avec une promesse de réponse dans les vingt-quatre heures. C'est un signe qui ne trompait pas. " Il a fait partie des premiers à avoir prévu la tempête boursière et financière qui a sévi depuis l'été dernier, mais refuse aujourd'hui de sombrer dans la sinistrose. Il vante notamment " l'extraordinaire réactivité de la Fed ". Mais il défend aussi la BCE, la Banque centrale européenne.
Pour lui, son président, Jean-Claude Trichet, " joue bien son rôle de contrepoids anti-inflationniste face à une Fed pro-croissance. C'est la combinaison de ces deux politiques en apparence opposées mais en réalité complémentaires qui permettra la consolidation de la sphère financière. Il ne manque plus qu'une chose : stopper la chute du dollar. " Il souligne que sans interventions des États et des banques centrales, " il n'y aurait plus aujourd'hui de système financier " . Mais ajoute : " Ce qui est inexcusable, c'est l'absence complice de contrôle pendant la période d'euphorie. "
Pour notre invité, la tornade est passée, mais pas le mauvais temps. " Après le rebond de ce deuxième trimestre, les marchés financiers reprendront une tendance baissière car il faudra deux ans pour que les banques absorbent le coût de leurs erreurs. " Et de prévoir des concentrations dans ce secteur. " Il n'est pas certain que des banques comme UBS ou même Merrill Lynch puissent rester indépendantes. " Il est en outre d'accord avec Robert Le Fahler pour estimer que " les compagnies d'assurances ont des risques induits importants. Je crois comme vous que ce seront les prochaines victimes de la deuxième phase de baisse qui pourrait se produire après le rebond que je vous ai annoncé ".
" Situation exceptionnelle "
La grande question que se posent aujourd'hui les internautes à propos de la Bourse est ainsi résumée par Steeve : " Quand pourrons-nous espérer réinvestir ? " Nombreux sont ceux qui veulent savoir si, selon le gourou d'Euroland Finance, le CAC 40 va tomber à 4.000 points ou remonter vers les 6.000 et à quelle échéance. Pour Marc Fiorentino, " on peut réinvestir prudemment dès maintenant. Le marché doit rebondir, Euroland prévoit avant l'été un rebond du CAC à 5.000-5.200. Il y a de nombreuses valeurs massacrées, mais attention, dès que vous aurez vos 20 % de plus-value, prenez vos profits. " Il recommande notamment des valeurs comme Alstom, Vinci ou Capgemini.
Marc Fiorentino répond à Romain que les États-Unis vont réussir à se redresser. " Cette crise est la chance des États-Unis. Elle va leur permettre de se désintoxiquer de leur addiction aux crédits et aux dettes. Le problème pour le reste du monde, c'est que les États-Unis vont revenir à leur politique d'isolationnisme. Dans deux ans, ils en sortiront grandis, le reste du monde affaibli. "
Pas question pour le patron d'Euroland Finance de nier le phénomène évoqué par Joseph Perez : le credit-crunch. " Il n'y a plus de liquidités disponibles et les banques ont fermé leur guichet pour les crédits de toutes sortes. " Pour autant, il reste serein sur les entreprises françaises qui " sont dans une situation exceptionnelle avec des profits record ". Il souligne qu'elles n'ont pas besoin de financement majeur et ont appris depuis cinq ans à vivre sans les banques, qui " préféraient jouer au casino plutôt que de financer les entreprises. Les banques vont vouloir à nouveau leur prêter de l'argent et les spreads ne devraient pas augmenter. "
Marc Fiorentino a choisi de clore son intervention par un conseil : " Quand tout le monde est optimiste comme en juin dernier, il faut vendre. Quand tout le monde a capitulé comme cette semaine, il faut acheter. C'est pour cela que le journal "La Tribune"[dans lequel il tient une chronique hebdomadaire] m'appelle "le Contrarian". "
29 mars 2008
le dernier rapport de Rothschild
Merci bacoco pour ces 2 liens
http://www.lcf-rothschild.ch/fr/geneve/news/tendances/tdmar08.pdf
http://stockmarketcycles.com/9update.html




















