Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

05 août 2009

Le célèbre gérant US

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John husman reste sceptique sur la hausse des marchés et reste baissier, mais reconnait que le marché pourrait encor monter a court terme de quoi saper le moral des ours

http://finance.yahoo.com/tech-ticker/article/294995/Hussman-Today

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04 août 2009

ING IM sous-pondère les actions par rapport aux obligations :

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(AOF / Funds) - ING IM demeure sous-pondéré sur les actions par rapport aux obligations dans les portefeuilles diversifiés, indique le gestionnaire dans sa lettre mensuelle d'investissement. Il reste prudent quant aux fondamentaux des actifs risqués. «Les risques sur les bénéfices sont toujours d'actualité, surtout pour 2010, où les prévisions d'une baisse sont attendues dans les prochains mois», écrit-il. ING précise avoir réduit fin juin sa surpondération sur les marchés émergents et celle sur le crédit, après avoir enregistré des gains importants ces derniers mois.

«Alors que les fondamentaux sont très positifs pour ces classes d'actifs sur un horizon à moyen-long terme, il nous semble prudent de prendre nos profits car des vents contraires pourraient survenir à court terme», ajoute-il.

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02 août 2009

La déflation bientôt enterrée !

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La Tribune.fr - 30/07/2009

Par Dr. Yann Schorderet, CFA, stratégiste quantitatif, Sous-Directeur chez Mirabaud & Cie Banquiers Privés.

A en croire les glissements annuels des indices des prix à la consommation, les grandes puissances économiques auraient déjà sombré en déflation. Ainsi l'Europe et les Etats-Unis seraient tous deux affligés du pire des maux en économie ! A y regarder de plus près cependant, ce verdict basé sur la seule lecture de l'indice des prix à la consommation est trompeur bien heureusement. Plus encore, si ce spectre déflationniste reste un risque à court terme, l'agenda de sa mort prochaine peut être annoncé de manière formelle.

Pour comprendre l'origine de cette situation, il suffit de rappeler l'un des faits marquants du premier semestre de l'année passée. En raison d'un engouement sans précédent pour les matières premières, de très nombreux investisseurs se sont rués sur les véhicules qui y étaient rattachés, créant in fine une bulle spéculative sur ces biens particuliers. Pour mémoire, le baril de pétrole qui s'échangeait à environ cent dollars au début de l'année 2008 s'est négocié à près de cent cinquante dollars six mois plus tard. Comme chacun le sait, les éléments de crise déjà présents à l'époque et conjugués à ceux naissant de cette folle envolée provoquèrent l'effondrement des prix de toutes les matières premières.

Une seule observation extrême peut lourdement peser sur la moyenne de l'échantillon

La pratique la plus courante en ce qui concerne l'évaluation de l'inflation revient à calculer la variation sur douze mois des différents paramètres du coût de la vie. Dans ce contexte, la chute des prix des produits bruts relatée ci-dessus est particulièrement importante. Pour reprendre l'exemple du prix du pétrole, le déclin dépasse cinquante pour cent en glissement annuel ! Malgré un poids relativement marginal de l'essence et des autres postes liés à l'alimentation et à l'énergie dans l'indice des prix à la consommation, cette baisse de prix est si forte qu'elle s'impose face aux pressions inflationnistes émergeant des autres composantes de l'agrégat. Ce problème est bien connu des statisticiens : une seule observation extrême peut lourdement peser sur la moyenne de l'échantillon. En ce sens, la moyenne n'est plus représentative de la tendance centrale de la distribution. Non seulement ce pseudo phénomène déflationniste est la conséquence de quelques biens spécifiques, mais en outre, les valeurs de référence utilisées dans le calcul des glissements annuels sont entachées des mouvements spéculatifs ayant caractérisé le marché des "commodities" sur la première moitié de l'année écoulée.

Deux remarques résument simplement ce propos : lorsque les matières premières sont exclues des indices des prix, les chiffres se situent bien au-dessus du seuil de zéro. Ironiquement aux Etats-Unis, le taux d'inflation émanant de la version dite sous-jacente de l'indice des prix à la consommation est maintenant proche de deux pour cent, soit le seuil de tolérance généralement admis par les banquiers centraux ! Alternativement, lorsque l'évolution de la version globale est examinée sur une période qui n'est pas biaisée par la bulle précédemment citée, c'est une progression de l'indice des prix qui est au contraire observée. Rappelons à ce titre que les cours pétroliers se sont appréciés de plus de trente pour cent depuis le début de l'année.

Ce constat permet d'annoncer formellement la mort de ce phénomène identifié à tort comme déflationniste. Dès que les effets de base dont il est question seront définitivement enterrés, les pressions exercées par les prix des matières premières disparaîtront naturellement. En rappelant que les cours des "commodities" ont commencé à trembler à la mi-juillet 2008, la fin de l'évolution négative des indices des prix est déjà programmée.

Les craintes proférées depuis le début de la crise seraient-elles donc infondées ? Non, mais il s'agit de reconnaître les réelles raisons de s'inquiéter. Un processus déflationniste constitue un danger pour l'économie si les agents anticipent une baisse des prix et reportent leur consommation en conséquence. Dans cette perspective, ce n'est pas le retour des prix des matières premières à des niveaux moins exubérants qui doit causer souci puisque le phénomène n'engendre pas un recul de la demande de la part des ménages, bien au contraire. Par contre, la dégringolade des prix des maisons incite ceux qui envisagent l'acquisition d'un bien immobilier à patienter, voire les détenteurs d'un prêt hypothécaire à se désendetter, ce qui induit un risque déflationniste évident

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29 juillet 2009

La pandémie N1H1 pourrait provoquer un « flight to quality » :

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(AOF / Funds) - Dans le cadre d'une étude consacrée à l'impact économique de la pandémie N1H1, Natixis s'est penché sur ses conséquences boursières possibles en se basant sur l'impact du SRAS. Selon la banque, la réaction probable des marchés financiers à une pandémie est celui d'un « flight to quality ».

Comme à Hong-kong lors du SRAS, on pourrait donc assister à une hausse des cours de l'or, à la sous-performance boursière des pays les plus touchés par le virus, à la surperformance mondiale des secteurs pharma et santé et à l'ouverture des spreads souverains des pays les plus touchés.

Natixis souligne cependant que « ces évolutions sont temporaires et circonscrites à la durée de la pandémie ».

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25 juillet 2009

De bonnes nouvelles !

Traduit de http://www.navellier.com

Cette semaine, il y a eut de signes positifs d'une amélioration de l'économie.  Les ventes de maisons existantes ont augmenté pour le troisième mois consecutif  pour la première fois depuis 2004. Et les indicateurs avancés du Conference Board Index ont  progressé pour le troisième mois consécutif, aussi.  Aaron Smith, de Economy.com dit c'est un bon signe.
"Une troisième hausse mensuelle consécutive dans le Conference Board est un signe  que la  récession se termine", at-il dit dans un rapport de recherche.

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Ned Davis Research est du même avis.  En fait, NDR dit que la récession a pris fin en Juin et que la poursuite des gains dans les actions va probablement continuer, selon les dernières récessions c’est comme cela que ca ce passe.  Historiquement, le rendement moyen pour le S & P a été 8,76% six mois après la fin d'une récession (depuis 1949), et 14,35% 12 mois plus tard.
NDR affirme que le leading indicators dans le monde n’a pas été aussi fort qu’en ce moment(il faut rmonter a 34 ans pour voir ce niveau).  En 1975, la dernière fois qu'ils ont été à ce niveau, le S & P a bondi de plus de 30% au cours des 12 prochains mois

PS : j’ai beaucoup d’estime pour Louis Navellier ce gérant US est souvent a contre courant de la majorité des autres gérants, son approche plaide en sa faveur, il suffit de regarder les rendements de ses portefeuille sur le LT pour s’en rendre compte

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23 juillet 2009

"Bourse: il n'est pas trop tard pour acheter"

Michel Munger
Argent

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Oui, les principaux indices boursiers composés de titres de grandes entreprises ont beaucoup monté depuis le début de l'année mais certains croient que les actions deviennent quand même plus abordables.



Pourtant, les deux indices cités ont grimpé de façon assez impressionnante, les gains semblant se cristalliser avec les profits largement supérieurs aux attentes annoncés par des géants comme Goldman Sachs (GS) et Apple. Du creux du 3 mars à la fin de séance mardi, le S&P 500 a pris 41,1% à près de 955 points. À Toronto, le TSX a gagné 39% à 10 515 points.

«Au cours des dernières semaines, toutefois, même si les indices ont atteint des plus hauts pour l'année, nous notons que leur évaluation est en fait plus attirante», dit Pierre Lapointe.

Selon ses calculs, le S&P 500 vaut 12,6 fois les profits de 2010 alors que le S&P/TSX s'établit à 12,8 fois les profits. Il y a deux mois, ils étaient respectivement situés à 12,8 et 13,3 fois les profits.

«Le déclin des ratios de cours-bénéfices reflète le fait que les analystes révisent leurs prévisions à la hausse, précise l'économiste. C'est aux antipodes avec l'habitude de réviser à la baisse alors que l'exercice financier avance.»

Selon M. Lapointe, «les analystes étaient probablement trop sombres au début de l'année. En considérant les surprises hautement positives de l'actuelle saison des résultats financiers, il est probable que les fortes révisions à la baisse du début de 2009 continuent à être renversées pour les prochaines semaines.

Questionné à l'idée qu'un certain enthousiasme a envahi le marché, Jean-René Ouellet, analyste principal au groupe conseil en portefeuilles chez Valeurs mobilières Desjardins réplique qu'il constate plutôt un «enthousiasme certain». Au point où la création de comptes de courtage en Chine vient d'atteindre un rythme annuel de 25 millions…

M. Ouellet croit toutefois que le scepticisme n'est pas complètement parti, remarquant que les contrats à terme ne prévoient pas une hausse pour les indices et que beaucoup d'argent est encore sur les lignes de côté chez les investisseurs institutionnels.

Quant aux évaluations, dit-il, elles laissent un peu de place pour faire un peu d'argent même si le potentiel n'est pas extraordinaire. «Nous les regardons et elles tournent autour de 13 ou 14 fois les profits au lieu de 16 fois. Avec des taux d'intérêt bas, on peut justifier des évaluations plus élevées. Et préparez-vous, les estimations de profits sont révisées à la hausse.»

S'il voit l'occasion de faire des achats, l'analyste ne veut pas faire de spéculation. Il dit préférer les achats sélectifs sur un horizon de trois ans et toujours aligner les proportions selon le profil de l'investisseur au lieu de constamment effectuer de grands changements.

«La règle la plus importante n'est pas quel titre choisir mais si vous êtes investi ou non. Ceux qui avaient 50% d'actions et 50% d'obligations au début de 2008 ont pu perdre 16%. Ceux qui avaient 60% d'obligations au début de 2009 ont profité du rebond sur 40% de leur portefeuille au lieu de 50%.»

Enfin, quels sont les achats sélectifs que Jean-René Ouellet ferait aujourd'hui ?

Dans le secteur bancaire, il s'intéresse à la Banque TD (TD) car il la juge moins risquée que les autres pour le long terme. La société d'ingénierie SNC-Lavalin (SNC) l'intéresse aussi car elle a raflé beaucoup de contrats et sa situation financière demeure solide.


Bonne bourse

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21 juillet 2009

*** DES MARCHES QUI GRIMPENT TROP DROIT...

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** La spirale haussière se poursuit sur l'ensemble des places mondiales. Cette fois-ci, elle est alimentée par l'annonce d'un accord de financement sauvant temporairement la banque CIT -- et la mise de ses principaux créanciers. Si la crainte de voir l'établissement déposer le bilan n'avait aucunement ralenti la hausse des marchés la semaine passée, son maintien à flot participerait en revanche à l'euphorie ambiante.

La banque spécialisée dans les prêts aux PME aurait trouvé un accord de dernière minute dimanche avec un groupe de prêteurs, lui donnant accès à trois milliards de dollars qui lui permettront donc d'échapper pour le moment à la faillite. Mais ces liquidités providentielles lui seront facturées plus de 10%... et CIT va devoir éteindre les principaux foyers de pertes, ce qui se révélera douloureux pour une bonne partie de la clientèle composée de PME et de PMI du secteur de la confection et du commerce de détail.

La Bourse de Paris gagne 1,6% à 3 270 points, tandis que l'Euro-Stoxx 50 gagne 1,25% à 2 500 points tout rond. Outre-Atlantique, c'est le Nasdaq Composite (+0,8% à mi-séance) qui aligne la plus longue série gagnante jamais observée depuis plus de cinq ans -- il faut remonter à mi-mai 2005.

Les technologiques inscrivent au passage un plus haut annuel à 1 906 points et surpassent l'éphémère zénith des 1 897 points du 14 octobre 2008. Le concept de résistance graphique semble devenu sans objet...

Aucune correction supérieure à 0,75% n'a pu voir le jour en 52 heures de cotation (cumul des heures d'ouverture officielles depuis le 9 juillet). Cela constitue une sorte d'impossibilité technique : la sécurisation des gains entraîne mécaniquement des retracements ponctuels de 30% à 40% des mouvements haussiers quotidiens... mais cette fois-ci, rien, absolument rien ne vient émailler la courbe ascendante. D'ailleurs, il s'agit en l'occurrence d'un canal parfaitement rectiligne.

** Mais notre étonnement va bien au-delà : si nous sommes confronté à un drôle d'objet graphique, nous restons perplexe devant le scénario psychologique induit par l'évolution des cours.

Estimez-vous possible que les investisseurs, les day traders et les hedgers (qui écrêtent les excès du marché) puissent demeurer irréductiblement optimiste durant plus de 50 heures d'affilée ?

Ils n'auraient été troublés ni par les trimestriels de Sony Ericsson... ni par ceux de Nokia... ni par ceux de General Electric. Ils n'ont pas plus été indisposés par la forte hausse des défaillances sur les cartes de crédit et les prêts jumbo (supérieurs à 650 000 $)... Et tout ça est très difficile, voire impossible, à imaginer.

Les investisseurs sont loin d'être naïfs. S'ils se plaisent à réciter leur petit catéchisme haussier en soulignant que 70% des 55 sociétés ayant dévoilé leurs chiffres ont battu le consensus, ils ne s'attardent guère sur le fait que la moitié des "bonnes surprises" -- qui les auraient tant réjouis -- sont dues à des éléments exceptionnels : plus-values de cession de filiales pour Bank of America et JP Morgan ou abattements fiscaux non récurrents. Un bon tiers des profits inattendus proviennent d'économies liées à des plans de restructuration, des réductions de coûts -- le plus souvent du nombre de salariés.

Et plus de 55% des chefs d'entreprises sondés début juillet s'attendent à une poursuite des dégraissages d'effectifs, à des mesures d'externalisations de centres de coûts... et pire que tout, à une généralisation du principe de renégociation des salaires à la baisse.

En étant très cynique, nombre de chefs d'entreprises auraient intérêt à ne pas trop embellir les bilans trimestriels de leur société -- si ce n'est pour faire monter ponctuellement les cours et exercer des stock options. En effet, crier misère est le meilleur moyen de créer un choc de peur suffisamment puissant pour amener les salariés à consentir des baisses de rémunération significatives.

** Rassurez-vous, ils n'auront pas besoin de noircir le tableau très longtemps : la conjoncture va s'en charger à leur place, une fois évacués les derniers effets positifs des réductions d'impôts sur la consommation et de l'extension des délais d'indemnisation pour les chômeurs. A ce propos, plus d'un tiers des personnes percevant des allocations sont sans emploi depuis plus de six mois, un record !

Car que croyez-vous qu'il adviendra de la croissance aux Etats-Unis lorsque le chômage réel -- pas celui de la fiction statistique -- atteindra les 20%, sachant qu'il flirte déjà avec les 16% ?... Et que se passera-t-il lorsque 20% des sociétés cotées (les compagnies aériennes en tête de liste) auront négocié une réduction des salaires ?

Nous prédisons -- et les Américains qui ne lisent pas le Wall Street Journal nous rejoignent -- une chute sans précédent de la consommation. Elle amputera de 3% à 4% la croissance virtuelle que s'acharnent à nous vendre les médias les plus influents : 70% des ménages comptent réduire d'une manière ou d'une autre leurs dépenses pour la rentrée, en faisant les soldes, par exemple, ou en achetant plus sur internet.

Ils souhaitent continuer d'augmenter leur taux d'épargne -- mais si les salaires baissent, ils se disent prêts à transformer radicalement leur mode de vie : adieu shopping et achats d'impulsion !

Ceux qui ont des contracté des emprunts à taux variable et qui ont la tête sous l'eau depuis que la Bourse remonte (au prix d'une tension sur le loyer de l'argent) se demandent s'ils ont intérêt à poursuivre la ca valerie financière via les cartes de crédit... ou s'ils ont intérêt à se déclarer en faillite au plus vite : mieux vaut une fin dans la douleur qu'une douleur sans fin ! Cela leur permettrait de pouvoir quitter leur logement et trouver de meilleurs postes -- s'il s'en présente -- dans d'autres bassins d'emplois.

** La vision économique idyllique à laquelle Wall Street feint de croire est tout au plus le reflet de l'euphorie qui s'est emparé de quelques traders et gérants de hedge funds depuis que des banques -- sauvées par l'argent du contribuable -- ont engrangé des profits spéculatifs (à redistribuer entre quelques stars des marchés dérivés) dont l'ampleur fait débat jusqu'à la Maison Blanche.

Les commentateurs excellent à jeter un voile discret sur les chiffres qui fâchent (les saisies immobilières battent des records, plus de deux tiers des états américains sont au bord de la faillite, les recettes fiscales s'effondrent partout)... et à monter en épingle des chiffres complètement faussés, comme ceux du chômage hebdomadaire jeudi dernier, ou subjectifs, comme la confiance des consommateurs ou les indicateurs avancés du Conference Board.

Ce dernier indice, publié ce lundi, a progressé pour le troisième mois consécutif (de +0,7%). Il conforte ainsi l'hypothèse d'un redressement de l'économie américaine d'ici à la fin de l'année... mais la composante emploi -- la seule qui devrait intéresser Wall Street -- se dégrade.

** Et puisque les experts adorent se rassurer avec des statistiques "moins pires", comment apprécient-ils le ralentissement de l'embellie des indicateurs avancés ? Ils affichaient des hausses de 1,3% en mai et de 1,0% en avril.

Bien entendu, lorsque l'argument de la tendance "plus positive" ne tient plus, on parle d'autre chose. Par exemple du diagnostic théoriquement plus favorable de la Fed au sujet de la croissance -- comme si Ben Bernanke devait nécessairement mettre son discours en adéquation avec les stratégies de ceux qui orchestrent la hausse des indices depuis une dizaine de jours.

Wall Street s'était envolé jeudi de 1% sur une prétendue déclaration de Nouriel Roubini approuvant la vision d'un rebond de la croissance au deuxième semestre. L'intéressé a démenti ; il continue d'affirmer que la récession sera sévère en 2009 et que le gros danger réside du côté de la consommation... même si effectivement, la situation de crise aiguë semble derrière nous, ce qui est conforme à la thèse défendue dans toutes ses dernières interventions publiques.

Pas un mot naturellement sur cette mise au point dans les médias. L'urgence est de matraquer avec suffisamment d'insistance la prochaine fable qui entretiendra l'illusion que Wall Street grimpe en fonction d'éléments d'actualité objectifs... qu'une hausse de 10% sans le moindre retour en arrière est le phénomène boursier le plus naturel du monde -- et il s'agit du plus spectaculaire mouvement ascendant jamais observé en début de période de publication des trimestriels.

** Certains nous interrogent avec insistance pour connaître notre avis sur les composants de la recette miracle qui permet de faire passer le CAC 40 de 2 960 à 3 270 points. Sur ce sujet, nous n'avons guère de doutes concernant la mise en oeuvre de programmes de trading informatisés systématisant la hausse des indices cash pour s'assurer de plus-values historiques sur les instruments dérivés.

Le plus accablant, c'est que plus l'action des machines à gérer les ordres (par centaines à la microseconde) est voyante et évidente... plus les médias tentent d'y voir le reflet d'une psychologie favorable des investisseurs, d'une actualité souriante.

Mais pourquoi paierait-on le commentateur d'une série de tiercés truqués... s'il n'était capable de justifier de façon convaincante que les champions du jour --- les vainqueurs les plus improbables -- avaient bénéficié d'un terrain souple juste ce qu'il faut... d'une erreur de placement des favoris (dont les jockeys ont en fait tiré discrètement sur le mors) au sortir de la dernière courbe... et d'une forme physique éclatante grâce à un régime macrobiotique... alors que leur organisme contient jusqu'à la saturation un véritable cocktail d'ana bolisants, de caféine et d'E P O.

Mais comme les commissaires de course sont de mèche avec les plus gros parieurs, vous n'êtes pas près de connaître la vérité... du moins pas officiellement !

Philippe Béchade,

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2003

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http://www.hedgefundletters.com/

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12 juillet 2009

Un régal cet article(Merci pat!)

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La vision de Bill Gross et Mohamed El-Erian (PIMCO)

Adaptez votre stratégie de placement

* Jean-François Cloutier, Les Affaires
* ( http://www.lesaffaires.com/article/0/publication--lesaffaires/2009-07-11/495693/adaptez-votre-strateteacutegie-de-placement.fr.html )

Nouvelles considtions, nouvelles stratégies... il faut s'adapter! Photomontage : Les Affaires

Mieux vaut s'y adapter tout de suite : la crise a donné naissance à un nouvel univers financier qui change la donne pour les investisseurs. Voici comment prospérer dans cette nouvelle réalité.

" Certains des changements les plus soudains survenus sur les marchés, dans les habitudes des ménages, dans le rôle des institutions et dans les politiques gouvernementales perdureront vraisemblablement au cours des prochaines années ", affirment Bill Gross et Mohamed El-Erian, gestionnaires de la firme américaine PIMCO.

Faible croissance de l'économie et forte inflation figurent parmi les facteurs qui bouleverseront le monde financier au cours des trois à cinq prochaines années, selon eux. Nous vous présentons les principales réflexions des sages de PIMCO ainsi que des conseils pour vous aider à adapter votre stratégie de placement à la nouvelle réalité.

1 La fin de l'enrichissement facile

Les prochaines années seront marquées par un phénomène de désendettement majeur des entreprises et des ménages, dit Bill Gross, directeur de l'exploitation chez PIMCO.

La richesse, qui a été générée récemment en grande partie par ceux qui ont gagné de l'argent avec l'argent des autres, en profitant au maximum de l'effet de levier, ne sera plus créée de la même façon.

" Depuis 30 ans, une proportion croissante des fortunes a été constituée par ceux qui parvenaient à emprunter ou à rassembler l'argent des autres ", dit Bill Gross.

Il souligne que, si l'époque récente a vu d'authentiques bâtisseurs, comme Bill Gates et Steve Jobs, elle a aussi été marquée par l'enrichissement plus ou moins " moral " de personnes ou d'entreprises simplement placées au bon endroit, au bon moment.

" Parce que notre économie était encore dans un stade relativement nouveau d'endettement, ceux qui ont emprunté pour investir dans des placements risqués, mais donnant des rendements élevés, n'avaient pas de besoin de posséder des compétences hors du commun pour s'enrichir; ils n'avaient qu'à être capables de convaincre une banque ou une compagnie d'assurance de leur prêter de l'argent ", explique-t-il.

Il en conclut qu'il sera beaucoup plus difficile de s'enrichir à l'avenir qu'au cours des dernières années.

David McAusland, avocat spécialisé dans les fusions et acquisitions, chez McCarthy Tétrault, prévoit aussi que les entreprises ne pourront plus autant miser sur l'endettement pour croître. " Certains modèles d'entreprise sont mis au défi par le resserrement des conditions de crédit. Les approches vont devoir changer ", affirme-t-il.

Comment vous adapter

Il est plus important que jamais de porter attention au niveau d'endettement des entreprises dans lesquelles vous investissez.

Stephen Gauthier, portefeuilliste chez Demers Valeurs mobilières, applique maintenant dans ses choix de placement la méthode de la valeur économique ajoutée, qui tient compte du coût des emprunts réalisés par les entreprises.

Parmi les entreprises qui seront pénalisées par le nouveau contexte, il voit l'assureur Manuvie. " L'entreprise continue de s'endetter comme si de rien n'était, alors que le coût du financement s'accroît ", note-t-il. À l'inverse, il salue la gestion prudente du producteur québécois de jus A. Lassonde. " Son coût du capital tend à diminuer, et ça lui profitera. "

2 Le déclin de l'empire américain

Les États-Unis perdent du terrain sur les autres pays, et le plan de sauvetage de centaines de milliards de dollars annoncé par l'administration Obama accélérera ce déclin, prévoit Bill Gross. " La capacité des États-Unis de produire des fortunes semble décliner, ce qui laisse croire que le niveau de vie y décroît par rapport à celui d'autres pays. "

Corollaire de ce constat, les pays en émergence gagnent en importance. Des données compilées par Bloomberg révèlent que les marchés du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) comptent maintenant pour 24 % de la capitalisation boursière mondiale, comparativement à 18 % au début de l'année.

Bill Gross aime en particulier la Chine, l'Inde et le Brésil. " La croissance des prochaines années proviendra des pays où la consommation représente encore une petite partie de l'activité économique ", affirme-t-il.

Comment vous adapter

Si investir dans les marchés émergents n'a pas permis de se protéger de l'effondrement boursier en 2008, le faire en ce moment est un pari audacieux qui pourrait rapporter gros. Vous pouvez investir à peu de frais dans les pays émergents par l'intermédiaire de fonds négociés en Bourse tels que iShares CDN MSCI Emerging Markets Index Fund, de Barclays Global.

Christopher Davis, de Morningstar, note aussi qu'on peut profiter de la croissance dans les pays émergents en investissant dans des multinationales américaines qui y brillent, comme Coca-Cola, qui réalise 80 % de ses revenus à l'étranger.

3 Le retour de l'inflation

Les emprunts colossaux contractés par le gouvernement américain auront des conséquences, tant pour la santé financière des États-Unis que pour l'économie mondiale.

Au sortir de la crise, les États-Unis pourraient passer à l'histoire comme le pays qui se sera endetté le plus rapidement, dit Bill Gross. " Je ne vois pas comment nous pourrons revenir de sitôt à un contexte de prudence budgétaire ", prévient-il. Cela implique un fardeau fiscal qui handicapera les Américains, mais aussi le monde entier, pour longtemps.

Après le Royaume-Uni, les États-Unis pourraient bien être le prochain pays dans la liste des États susceptibles de subir une décote par l'agence de notation Standard & Poor's, croit M. Gross. Cela déstabiliserait tout le système financier. Outre une perte de confiance dans le système capitaliste, l'endettement des États- Unis pourrait engendrer une poussée inflationniste mondiale et avoir d'autres conséquences néfastes, comme une dévaluation du dollar américain, jusqu'ici une valeur refuge.

Inquiets de voir la valeur de leurs investissements dans les bons du Trésor rétrécir comme peau de chagrin, les Chinois et les bailleurs de fonds américains pourraient chercher à diversifier leurs placements, ce qui entraînerait la baisse du billet vert.

Comment vous adapter

Une façon sûre de se protéger contre l'inflation est d'investir dans les obligations à rendement réel. C'est le seul placement qui procure une protection assurée contre l'inflation, affirme Dan Hallett, pdg de la firme Dan Hallett & Associates.

Il n'est toutefois pas facile pour le petit épargnant de se procurer des obligations à rendement réel, car ce marché est restreint. La façon la plus simple d'investir dans ce type de placement est de le faire par l'intermédiaire de fonds communs ou de fonds négociés en Bourse, comme iShares Canadian Real Return Bond Index Fund.

Un placement dans l'or peut aussi offrir une certaine protection contre l'inflation et les variations de taux de change. L'immobilier est également reconnu comme une protection contre la hausse des prix.

4 Une croissance anémique de l'économie

" Pour les trois à cinq prochaines années, attendez-vous à une croissance médiocre du PIB ", dit Mohamed El-Erian.

Finis, les taux de croissance de 3 % ou plus que nous avons connus à de nombreuses reprises depuis le milieu des années 1990; attendez-vous plutôt à une progression de 2 %, voire de 1 % , prévient M. Gross.

Toutes les régions du monde y goûteront : tant les États-Unis et le Royaume-Uni, frappés de plein fouet par la débâcle du secteur financier, que l'Europe continentale, occupée avant tout à préserver l'intégrité de l'Union européenne et qui est allergique à l'inflation, et le Japon, qui est surendetté et dont la populaiton vieillit rapidement.

Parmi les pays émergents, PIMCO voit deux groupes apparaître : ceux dont les finances sont faibles, qui vont régresser à un stade de sous-développement; et ceux dont les finances sont saines (Chine, Inde et Brésil), qui poursuivront leur marche vers le développement, quoique à un rythme moindre.

Comment vous adapter

Il y a peu de façons d'échapper à cette nouvelle réalité, sinon d'augmenter votre niveau d'épargne pour parvenir à compenser la faiblesse des rendements qui découleront d'une économie affaiblie.

Christopher Davis, de Morningstar, recommande aussi de porter une attention supplémentaire aux frais de gestion de vos placements, afin d'en payer le moins possible. Analysez votre portefeuille de fonds communs, par exemple, afin de vous assurer que vous ne payez pas des frais de gestion supérieurs à ceux de la moyenne des fonds de la même catégorie.

Attention aussi à ne pas laisser de l'argent aux gouvernements en ne réclamant pas toutes les déductions fiscales auxquelles vous avez droit.

5 Le rôle accru de l'État

Le rôle économique de l'État a régressé constamment depuis le changement de cap amorcé par les administrations Thatcher et Reagan, au début des années 1980.

C'était l'époque de la promotion du libre-échange et de la mondialisation. Cette tendance serait sur le point de s'inverser, au moment où les gouvernements jouent les sauveurs. Mohamed El-Erian entrevoit un monde où le gouvernement reprend les rênes de l'économie. Pour les investisseurs, cela aura d'importantes conséquences. " On privilégiera désormais ce qui est politiquement souhaitable, plutôt qu'économiquement souhaitable ", précise M. El-Erian.

Cet ancien cadre du Fonds monétaire international est anxieux. " Il est inquiétant de voir que le secteur public est celui qui fixe les prix dans certains marchés. Il est encore plus inquiétant de le voir prendre possession de modes de production et de distribution qui, en temps normal, étaient la chasse gardée du secteur privé. "

Les marchés pourraient donc être perturbés par la lourde main de la bureaucratie gouvernementale au cours des prochaines années. " Une réglementation accrue, des taxes plus élevées et des interventions du gouvernement dans l'économie comptent parmi les facteurs qui restreindront les rendements potentiels ", affirme M. El-Erian.

Comment vous adapter

Comme investisseur, vous devriez tenter de prévoir ce que le gouvernement achètera et l'acheter avant lui, recommande Bill Gross.

Suivant cette logique, Stephen Gauthier, de Demers Valeurs mobilières, se montre partisan des placements dans les énergies vertes promues par l'administration Obama. À plus long terme, il croit que les infrastructures pourraient aussi être un secteur porteur.

UN CONSOMMATEUR EN MUTATION

" Il y a un changement majeur dans le comportement des consommateurs. Ce phénomène sera bénéfique à long terme, mais aura pour effet de ralentir la reprise à court terme. "

- Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale de San Francisco

10,8 %

Taux de chômage aux États-Unis en octobre prochain, selon David A. Rosenberg, économiste en chef chez Gluskin Sheff. Le chômage dépasserait alors son sommet historique de 1982. M. Rosenberg prévoit que le marché de l'emploi continuera de se détériorer en 2010.

UNE AUTRE BOUÉE DE SAUVETAGE

" Le gouvernement américain devra probablement mettre en oeuvre un autre plan de relance en 2010. "

- Arthur Levitt, ex-président du conseil de la Securities and Exchange Commission et conseiller pour Goldman Sachs

( REPÈRES )

La réputation des gestionnaires de PIMCO (Pacific Investment Management Company) n'est plus à faire.

Spécialistes des titres obligataires, ils ont aidé des milliers d'investisseurs à s'enrichir depuis la création de la firme en 1971. C'est pourquoi les analyses qu'ils publient périodiquement sont lues par les plus grands décideurs.

Pour qui veut connaître les tendances de l'économie et du placement, elles sont incontournables. Dans A New Normal, un texte élaboré dans la foulée d'un forum organisé au siège social de PIMCO en Californie, Mohamed El-Erian, pdg de la firme et cochef de l'investissement, et Bill Gross, directeur de l'exploitation, esquissent les grandes lignes du paysage financier d'ici trois à cinq ans.

Posté par patmail, 11 juillet 2009 à 15:45

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01 juillet 2009

Reporting Cervinvest juin 2009

10

http://cervininvest.blogspot.com/search/label/reporting%20de%20gestion

Il faut souligner la qualité du travail de recherche de Thierry

Posté par forcast à 11:59 - L'avis de gérants - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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