05 novembre 2008
Time Magazine interviews Jim Rogers
Encore et toujours positif sur les MP agricoles et la Chine, il explique pourquoi il croit très fort au potentiel de ce pays même si celui-ci connait actuellement une baisse de régime
http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1855667,00.html
29 octobre 2008
Jim Rogers se montre de nouveau acheteur actif des «commodities»
lupus

La tendance haussière demeure intacte dans ce domaine, outre la meilleure protection possible contre l’inflation, qui risque de ressurgir grandement
PHILIPPE REY
agefi 24/10/08
Si vous conduisez une Maserati
à Londres, New York ou Zurich,
vous conduirez peut-être un tracteur
demain. Les besoins sont
énormes dans l’agriculture, qui
pourrait se révéler un domaine
plus porteur que la finance dans
les dix prochaines années! Les
matières premières agricoles
sont devenues un des thèmes favoris
de l’investisseur américain
Jim Rogers, comme il l’a souligné
jeudi devant un large auditoire
à Zurich à l’occasion de la
Foire 2008 des produits structurés.
L’ancien associé de George
Soros a couvert ses positions à
découvert («short») lors de la semaine
terrible du 10 octobre dernier
et a commencé à réinvestir
des liquidités dans le secteur des
matières premières. L’Américain
se montre depuis des années fondamentalement
haussier à
l’égard des «commodities». Toutefois,
il n’avait pas caché, il y a
un an, qu’une baisse était probable
dans une tendance haussière
à long terme. Les besoins restent
immenses pour 3 milliards d’individus
en Asie, lesquels vont
continuer à accroître la demande,
tandis qu’existe un problème
d’augmentation de l’offre
pour différentes matières
premières, en particulier le pétrole.
Par ailleurs, Jim Rogers
juge les besoins colossaux en matière
d’approvisionnement énergétique
et d’eau dans les pays
émergents, notamment en Asie.
Aussi a-t-il par exemple constitué
une position en actions ABB
il y a plusieurs années.
Risque d’inflation
gigantesque
Les matières premières restent
la meilleure protection contre
l’inflation, qui risque de ressurgir
de manière explosive dans
quelques temps.
Jim Rogers critique
vertement, en effet, le plan
de sauvetage des banques mis en
oeuvre par les gouvernements et
banques centrales. Leur injection
massive de liquidités alimentera
l’inflation. Si cela se produit, les
marchés des actions pourraient
connaître une longue période de
stagnation comme durant les années
70. Il est d’ailleurs improbable
que ces mesures puissent
contrecarrer une sévère récession
due à au processus douloureux
d’élimination de l’énorme
excès qui s’est produit sur les
marché du crédit. Une telle correction
n’ira pas sans mal, à tel
point que la meilleure solution
pour résoudre le problème eût
été de laisser les banques spéculatrices
aux actifs toxiques tomber
en faillite et de permettre
une reprise des actifs en détresse
par des acheteurs privés sains.
Pour Jim Rogers, il est honteux
que l’Etat et les autorités monétaires
renflouent des banques
aux dirigeants et traders incompétents
et irresponsables. Rejoignant
ainsi Warren Buffett lorsque
ce dernier affirme qu’il y a
plus de banques que de bons banquiers.
On assiste actuellement
à une liquidation forcée en
masse. En pareille période, la
meilleure manière de faire de
l’argent est d’investir dans des actifs
non touchés fondamentalement.
Ce qui est le cas des matières
premières.
Et le «stock
picking» ou achat ciblé d’actions?
Jim Rogers estime qu’il existe, en
l’espèce, des opportunités intéressantes
pour un bon investisseur.
Le problème est qu’une
grande majorité fait moins bien
que les indices. Concernant les
matières premières en particulier,
l’Américain préfère les acheter
directement au lieu de le faire
à travers des sociétés.
18 août 2008
Jim Rogers vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
lupus

*** LES MATIERES PREMIERES : HAUSSIERES JUSQU'EN 2022 ?
** La Chine est la prochaine grande puissance mondiale, que nous le voulions ou non. Le XIXe siècle a été le siècle du Royaume-Uni, le XXe siècle celui des Etats-Unis, le XXIe siècle sera celui de la Chine. Oui, ils se disent communistes, mais laissez-moi vous dire qu'ils sont aujourd'hui parmi les meilleurs capitalistes du monde. En Chine, ils épargnent et investissent plus de 35% de leurs revenus. Aux Etats-Unis, nous épargnons et investissons 2% de nos revenus. En Chine, quand ils entrent dans le monde du travail, ils ne demandent pas "j'ai droit à combien de jours de vacances ?", mais plutôt : "je peux venir travailler combien de jours par an ?" Ils savent comment nous vivons en Occident et ils veulent vivre de la même façon. Ils travaillent de l'aube au coucher du soleil. Ils épargnent et ils investissent.
- Je vous encourage donc à prendre exemple sur la Chine. Ce pays va changer le monde. Le meilleur conseil que je puisse vous donner, c'est d'enseigner le chinois à vos enfants et à vos petits-enfants. Parce que cela va devenir la langue la plus importante de leur vie. Ma fille n'a que cinq ans et elle parle parfaitement le mandarin. Elle le parle comme une vraie Chinoise. Quand elle est née, j'ai embauché une nourrice chinoise et je lui ai demandé de ne parler qu'en mandarin à ma fille. Je ne me contente pas d'en parler, j'agis. Ma famille s'est récemment installée en Asie afin que mes deux filles puissent grandir en parlant le mandarin. Le meilleur atout pour des enfants nés entre 2003 et 2008 est de parler couramment le mandarin. Je le sais parce que je le vis et que je dépense beaucoup de temps et d'argent pour ça.
** Une autre chose que nous devons comprendre en tant qu'investisseurs, c'est le dollar US. Le dollar est la devise de réserve mondiale depuis près de 60 ans. C'est sur le point de changer. Le dollar est désormais une devise terriblement défectueuse. En 1987, les Etats-Unis étaient encore une nation créditrice. C'est aujourd'hui la nation la plus endettée que le monde ait connue. Les Etats-Unis doivent 13 milliers de milliards de dollars au reste du monde. 13 milliers de milliards de dollars, c'est déjà une grosse somme à devoir au reste du monde, mais le pire, c'est que cette dette augmente de 1 000 milliards de dollars tous les 15 mois. Tous les 15 mois, les Etats-Unis s'endettent de 1 000 milliards de dollars de plus. C'est un calcul terrifiant.
- Mes filles sont des citoyennes américaines. Elles ont des comptes en banque. Mais elles n'ont pas de comptes en banque américains, elles ont des comptes dans des banques suisses. Elles savent ce que Washington fait à la valeur du dollar. Elles savent qu'au cours de leur vie, le dollar sera -- au mieux -- problématique. Je vous encourage à apprendre des leçons de mes filles. Et à trouver des moyens de vous protéger...
** Tournons-nous enfin vers les marchés financiers. Dans les années 1980 et 1990, le marché obligataire était un marché haussier. Mais selon moi, le marché obligataire a atteint son sommet. Les obligations ne seront pas un bon investissement dans les années à venir. Elles vont baisser. Je suis baissier sur les obligations -- pour tout vous dire, je suis baissier sur les obligations à long terme du gouvernement US, parce que je pense que c'est le pire endroit pour investir votre argent. A moins d'avoir une situation particulière, vous ne gagnerez pas d'argent par le biais des obligations. Y en a-t-il parmi vous qui gèrent des portefeuilles d'obligations ? Je vous encourage fortement à trouver un autre emploi, parce que cela va bientôt faire partie des pires boulots qui existent. Allez voir votre patron et dites-lui : "écoutez, j'ai changé d'avis, je ne veux plus m'occuper des obligations".
- Les actions occidentales étaient aussi dans un marché haussier dans les années 1980 et 1990. Le marché haussier a, selon moi, atteint son maximum en 2000, et n'a fait que marcher en crabe depuis. Vous ne gagnerez pas non plus beaucoup d'argent avec les actions occidentales dans les prochaines années. Au mieux, les actions resteront limitées à leur trading range. Les courtiers vous disent que les actions grimpent toujours. C'est faux. Nous avons traversé plusieurs périodes au cours desquelles les actions ne faisaient que stagner durant de longs mois, voire de longues années. Entre 1966 et 1984, les actions n'ont rien fait. Pendant 18 ans, les actions n'ont pas bougé. Nous traversons à nouveau une période de ce genre. Si vous savez bien choisir les actions, vous gagnerez sûrement beaucoup d'argent dans une période comme celle-ci. Certaines personnes ont fait fortune dans les années 1970. Mais la plupart des gens ne sont pas très doués pour ça. La plupart des gens ont besoin d'un marché haussier classique pour gagner de l'argent.
- Eh bien, nous avons un marché haussier en ce moment : il s'agit des matières premières, des ressources naturelles, des commodities, appelez ça comme vous voulez. Permettez-moi de vous rappeler qu'il y a 30 ans, les gens ne savaient pas ce que voulait dire "fonds d'investissement". La plupart des gens ne savaient pas ce qu'était la bourse. Si vous étiez allé à Paris, Rome ou Madrid dans les années 1980 et que vous aviez demandé : "emmenez-moi à la Bourse", la plupart des gens vous auraient dit : "c'est quoi la Bourse ?" Ils n'auraient pas su de quoi vous parliez. Puis le monde a vécu un énorme marché haussier des actions, tout le monde a regardé la télévision et appris ce qu'étaient les fonds d'investissement, les actions, les fonds de couverture... vous connaissez la suite de l'histoire. Eh bien, les matières premières en sont encore à ce stade.
- Dans le monde, il existe plus de 70 000 fonds par le biais desquels les investisseurs individuels peuvent investir dans les actions. Il existe moins d'une centaine de fonds par le biais desquels les investisseurs individuels peuvent se positionner sur les matières premières. C'est une catégorie d'actifs que l'on ne connaît pas assez, que l'on n'a jamais utilisés, dans lesquels on n'investit pas assez, même si les ressources naturelles sont la deuxième catégorie d'actifs dans le monde, juste derrière le marché des devises étrangères. Nous avons de longs marchés haussiers dans les matières premières, puis des marchés baissiers, et de nouveau de longs marchés haussiers. Je ne suis pas particulièrement intelligent, je suis seulement allé voir. Vous pouvez vous aussi aller voir. Vous n'avez pas besoin que je vous dise tout ça.
- Maintenant quelqu'un va forcément demander : "combien de temps ces périodes vont-elles durer ?" Je n'ai pas la moindre idée de combien de temps va durer le marché haussier actuel des matières premières, mais je peux vous dire ce que j'ai trouvé grâce à mes recherches. Le plus court marché haussier des matières premières a duré 15 ans et le plus long a duré 23 ans. Si l'on suit ces références historiques, ce marché haussier va durer jusqu'entre 2014 et 2022... Le marché haussier des matières premières prendra fin un jour, mais nous avons encore le temps de voir venir...
agora 18/8/08
17 juillet 2008
Le plan de sauvetage de FNM et fre est une catastrophe

Les contribuables seront criblées de dettes si le Congrès américain approuve le plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson
L'économie américaine est en récession, peut-être la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale
Bernanke et Paulson sont la ruine de ce qui a été une des plus grandes économies du monde,''dit Rogers. il ya 300 millions d'Américains qui vont devoir payer pour cela
Source big picture
Pour voir la video
http://bigpicture.typepad.com/comments/2008/07/jim-rogers-fann.html
26 avril 2008
Ca decoiffe
lupus
** Nos correspondants américains cèdent la parole à Keith Fitz-Gerald, du New China Trader : Keith a réalisé une longue interview de Jim Rogers, spécialiste des matières premières source agora avril 2008
Keith Fitz-Gerald (Q) : En ce moment, de grosses sommes d'argent convergent vers et autour de la Chine. Pensez vous que les Etats-Unis, avec tous les problèmes qu'ils rencontrent actuellement, risquent d'être laissés de côté ?
Jim Rogers : Absolument.
Le dollar US est une devise terriblement défectueuse. J'essaye de sortir tout mon argent du dollar. Je ne vois pas pourquoi quiconque investirait dans le dollar, et par extension, dans les Etats-Unis, au vu de la situation actuelle. L'Amérique est probablement la nation la plus endettée que le monde ait jamais vue !
La dette extérieure des Etats-Unis augmente au rythme de 1 000 milliards de dollars tous les quinze mois. Cette dette dépasse aujourd'hui les 13 000 milliards de dollars et elle augmente très rapidement. C'est la politique officielle de la banque centrale : dévaluer la devise. Ils tentent de faire chuter le dollar.
Q : Le gouvernement a parfaitement bien réussi jusqu'à maintenant.
Rogers : Et vous n'avez encore rien vu !
Ils essayent de dévaluer le dollar. J'essaye d'être patriotique. J'essaye de vendre des dollars. C'est ce qu'ils veulent. J'essaye donc de les aider à faire chuter la valeur de la devise. Tous les Américains devraient faire de même...
Mais la plupart des gens -- enfin, surtout moi -- se joignent à ceux qui essayent d'éviter le dollar, parce que Washington a envoyé un message très clair : "nous voulons que le dollar s'effondre. Nous ferons de notre mieux pour qu'il s'effondre".
A chacun de prendre ses décisions. J'essaye de faire ce que la Fed attend de moi, et je vends des dollars.
Q : Selon moi, l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, et le directeur actuel, Ben S. Bernanke, pourraient être considérés comme les pires présidents de toute l'histoire de la banque centrale. N'êtes-vous pas de mon avis ?
Rogers : [Bernanke] et Greenspan vont sûrement, à eux deux, mener la Fed à sa perte. Deux banques centrales ont fait faillite ici aux Etats-Unis. Cette troisième banque centrale va faire faillite elle aussi, à cause de Bernanke et Greenspan.
Il y a deux semaines, la Fed a ajouté 200 milliards de dollars à son bilan d'hypothèques. Je ne sais pas jusqu'où ils pourront étendre ce bilan, mais s'ils continuent de cette façon, c'est tout ce qui leur reste. C'est peut-être infini. J'en doute. Mais on peut prétendre qu'il n'y a pas de limite ; il suffit d'imprimer de l'argent au Zimbabwe ou ailleurs. Tout ça aura une fin... mais c'est vraiment insensé
Q. (Keith Fitz-Gerald) : Pensez-vous qu'il y ait un espoir pour que les Etats-Unis s'en sortent, sous certaines conditions, ou le pays est-il condamné à devenir un perdant économique ?
Rogers : Historiquement, les pays qui se sont retrouvés dans ce genre de situations ne s'en sont sortis qu'après une crise ou une semi-crise, voire un énorme coup de chance.
Le Royaume-Uni s'en est sorti grâce à la découverte de la mer du Nord. Donnez-moi le plus gros puits de pétrole du monde, ou l'un des plus gros, et moi aussi je vous sors le pays de ce marasme. Si vous avez un gros coup de chance [vous pouvez échapper à ce genre de problèmes], sinon, personne n'a encore pu régler des problèmes de ce type sans passer par une gigantesque crise ou au moins une semi-crise.
Aux Etats-Unis, la plupart des gens ne sont pas conscients du problème !... Les USA ne réagiront pas tant que les choses n'iront pas très très mal.
D'autres proposent une réponse en disant que la chute du dollar rend les Etats-Unis compétitifs -- réponse qui fonctionne à court terme. Mais aucun pays ne s'est jamais remis sur pied en faisant chuter sa devise, pas à long terme ni même à moyen terme.
De nombreux pays ont pensé trouver une solution en dévaluant leur devise. Mais ça n'a jamais fonctionné, si ce n'est à très, très court terme.
Q : Serions-nous en train d'assister à une décennie de pertes économiques semblable à celle que l'on a vue au Japon dans les années 1990 ?
Rogers : La Fed fait la même erreur que les Japonais à l'époque. Ils essayent de dire : "nous n'abandonnons personne. Nous allons imprimer beaucoup de devises. Nous allons baisser les taux d'intérêt à zéro. Et nous ne voulons pas que qui que ce soit fasse faillite. Nous poserons autant de pansements que nécessaire".
Sauf que poser des pansements sur un patient atteint de cancer n'a jamais été une solution.
Arthur Burns, qui dirigeait la Banque centrale américaine dans les années 1970, a fait exactement ce que Bernanke est en train de faire aujourd'hui. Il s'est précipité pour imprimer plus de devises en disant "oh, tout va s'arranger".
Mais l'économie ne s'est jamais remise, l'inflation a atteint des sommets et le dollar s'est retrouvé sous pression. Il leur a fallut appeler Paul Volcker à la rescousse ; les taux d'intérêt ont dépassé les 20%. Ils ont finalement tué l'inflation et résolu le problème.
[Les autorités actuelles] font exactement les mêmes erreurs que Burns en son temps. Pourtant, ce problème va durer bien plus longtemps que tous les autres aux Etats-Unis. Il va même certainement empirer.
Parce que, maintenant, les Etats-Unis sont un pays endetté. Nous sommes le pays le plus endetté du monde. Au moins, dans les années 1970, nous étions encore créditeurs. Le Japon a pu survivre parce qu'il était le plus gros créditeur à l'époque. Cela leur a permis de ne pas disparaître de la surface de la terre.
L'Amérique est aujourd'hui le pays le plus endetté que le monde ait jamais vu. Et l'avenir ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices...
(Keith Fitz-Gerald) La Fed doit-elle intervenir comme elle l'a fait ces derniers mois ?
Rogers : Bernanke devrait avoir honte d'être encore assis là. Vous savez, j'ai lu le Federal Reserve Act. Il n'y est écrit nulle part que [la Banque Centrale] est censée renflouer les banques d'affaires ! Il n'y est pas écrit non plus qu'on doit renflouer Wall Street. Leur mission, c'était de garder une devise solide, puis de créer de l'emploi -- d'aider l'emploi. Mais il n'est dit nulle part "renflouez les banques d'affaires".
Les banques d'affaires font faillite depuis des siècles. Nous n'en sommes pas encore à la fin du monde... même si les banques d'affaires font faillite. Elles ont seulement causé un certain recul, et alors ?
En réalité, les récessions sont bénéfiques au système. Elles nettoient le trop-plein. Et du trop-plein, croyez-moi, il y en a à Wall Street depuis ces dix dernières années. On ne croise jamais des cultivateurs de coton de 29 ans au volant de Maserati ou dans des jets privés à destination de contrées exotiques. Par contre, des gars de Wall Street...
Et l'idée que nous devons maintenant leur venir en aide est tout simplement ridicule ! Je n'ai jamais vu aucun d'eux rendre son chèque de bonus.
Les marchés de la dette ont rapporté beaucoup. Nous savons désormais que cet argent a été gagné de façon incorrecte, si ce n'est illégale, et pourtant, maintenant, nous sommes censés les renflouer. C'est déjà terrible qu'ils soient autorisés à garder leur argent. Mais le plus scandaleux, c'est que cela coûterait plus cher d'essayer d'empêcher la récession que de la traverser.
Nous avons aujourd'hui des filets de sécurité. Nous en avions aux Etats-Unis dans les années 1970, et les Japonais en avaient dans les années 1990. Il y a des preuves irréfutables qui indiquent que cela coûterait plus cher d'essayer d'éviter les problèmes que de les affronter.
Q : C'est une réflexion intéressante, je n'y avais jamais pensé.
Rogers : Et bien, nous verrons si ça se vérifie. Dans la nature, il existe un phénomène naturel, les feux de forêt. Ce sont des choses terribles. Mais la nature les a inventés pour nettoyer les forêts et leur permettre de repousser sur de nouvelles fondations, plus solides. C'est aussi ce que font les récessions, c'est un phénomène naturel.
Personne n'aime les récessions, tout comme personne n'aime les feux de forêt. Mais au final, tout le monde se sent mieux. Bernanke pense qu'il peut stopper ça ; mais il va détruire le système en essayant de le sauver.
Q : Pensez vous qu'une partie du système financier puisse y survivre ? Ou pensez-vous que les changements seront tellement importants que nous n'y verrons clair que dans quelques années ?
Rogers : Reposez-moi cette question dans cinq ans, dans 10 ans. C'était sans doute vrai dans les années 1930. C'était même vrai après les années 1960. Très peu de gens se sont intéressés à la finance dans les années 1970, très peu. Toute une génération a ignoré la bourse dans les années 1930 et 1970.
Est-ce que cela va se reproduire ? Probablement, pour toutes les raisons dont nous avons parlé.
Il y aura donc de gros changements, c'est sûr. Si vous êtes dans le secteur qui s'occupe des faillites et qui les règle, vous avez un bel avenir devant vous -- à Wall Street ou dans le domaine légal. Si vous êtes dans les matières premières, vous avez un bel avenir. Certains secteurs de la communauté financière vont bien s'en sortir. Beaucoup d'autres vont disparaître ou au moins traverser de graves difficultés.
Q : Jusqu'où le dollar peut-il baisser ?
Rogers : Je n'en ai aucune idée. Il faut que je le regarde évoluer. Les politiques et les bureaucrates peuvent faire des choses terriblement idiotes, ils l'ont prouvé au cours de l'histoire.
Ils peuvent même faire des choses tellement idiotes que personne n'y croit. Et on doit se contenter de les regarder faire.
28 février 2008
Quantum's Jim Rogers says US 'out of control'
pour lui l'or va a 3500$,Pénurie alimentaire et 20ans de hausse sur les MP
http://business.timesonline.co.uk/tol/business/economics/article3451136.ece
15 février 2008
interview de Rogers
Jim Rogers: Commodities Picks and Pans
http://finance.yahoo.com/tech-ticker/article/1284/Jim-Rogers:-Commodities-Picks-and-Pans?tickers=
12 février 2008
Jim Rogers Interview
Jim Rogers Interview
http://www.resourceinvestor.com/pebble.asp?relid=39907
06 février 2008
La derniere interview de Jim Rogers
La dernière interview de Jim Rogers
Quelques morceaux choisis :
La Fed n’a plus le contrôle. Nous allons avoir probablement une des pires récessions que nous avons connues depuis la Seconde Guerre mondiale.
Rogers regarde la Fed est encore prête à ajouter des liquidités à un environnement déjà inflationniste et voit l'histoire de 1970 se répéter. "Il s'agit d'un danger réel et, en fait, une probabilité."
«Je suis ravi de voir ce qui se passe à Shanghai et à Hong Kong", dit-il. ""Comme je l'ai dit, une correction serait salutaire, le marché chinois était en danger et sur le point de se transformer en une bulle. Je trouve cela extrêmement encourageant. Le gouvernement fait de son mieux. Principalement ils ont Essaie de traiter le cas de l'immobilier, mais ca a eu un effet sur les actions, aussi. Je soupçonne fort que la correction n'est pas tout à fait terminée en Chine. Mais je suis en train de me préparer. Je commence à penser à l'achat d'actions nouvelles en Chine pour la première fois depuis un certain temps. Et Je ne suis pas prés passé à l'achat en Amérique ».
Traduit de :
http://money.cnn.com/2008/01/30/news/international/okeefe_rogers.fortune/index.htm?postversion=2008020307
30 janvier 2008
video de Jim Rogers
L’avis de Jim Rogers sur la situation actuelle et ce qu’il achète pour le moment : le YEN, le franc suisse…


















