04 février 2008
Les Futurs etf aurifère
Les Futurs etf aurifère th trade
A L'ASSAUT DES PAYS EMERGENTS
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Par Emmanuel Gentilhomme (*)
Des ETF pacifiques...
Ces fonds en or sont si attrayants qu'ils font des émules dans le monde entier, notamment dans le Pacifique. Au Japon, en août dernier, Nomura Securities a lancé à la bourse d'Osaka le premier "ETF" sur l'or nippon. Mais les autorités réglementaires ont imposé des restrictions à cet ETF, par exemple qu'il ne soit pas possible de le "transformer" en or physique, qu'il soit adossé à des obligations... C'est plus un produit financier qui suit le cours de l'or qu'un ETF. Les puristes estiment donc qu'il ne s'agit pas d'un "vrai".
Et parmi ces puristes, l'on trouve la banque américaine State Street Capital, promoteur du plus gros ETF sur or au monde. En ce moment, State Street réfléchit d'ailleurs à étendre au Japon la cotation de son streetTRACKS Gold Shares, gagé sur un stock d'or physique. State Street a de l'expérience en la matière : en rendant son ETF américain accessible depuis Singapour, en 2006, la banque US était la première à introduire un tel produit en Asie... A suivre.
... des ETF hindous...
Phénomène nouveau, les pays émergents s'y mettent aussi ! Le tout premier d'entre eux est... la Turquie. Lancé sur le marché d'Istanbul en 2006, le "Goldist" est le premier ETF sur or recensé dans un pays émergent. Il rassemble actuellement 1,3 tonne d'or, et est organisé par des banques turques.
En Inde aussi, les métaux précieux figurent en bonne place dans la culture traditionnelle. Dans le journal indien Business Line du 7 janvier, M. Dilip, patron de la société de gestion de fortune Impetus Wealth Management, rappelait que "historiquement, en Inde, l'épargne et l'or ont parties liées, d'autant que le pays a consommé presque 750 tonnes de métal jaune [en 2007]. Nous constatons aujourd'hui qu'un nombre croissant de gens se tournent vers les ETF, qu'ils estiment plus sûrs que la détention physique de métal". Sans doute car les Indiens n'ont pas à se charger du stockage de l'or des ETF...
Ce grand pays émergent compte déjà quatre ETF sur or alors que les premiers ne sont apparus que l'année dernière. Enfin, cinq : le 23 janvier dernier, Quantum Mutual Fund en a rajouté un de plus, qui a la particularité de permettre la négociation demi-gramme par demi-gramme. Au cours du jour, un gramme d'or vaut 20 euros (1 150 roupies). Autant dire qu'il s'agit d'un ETF aurifère grand public particulièrement adapté au niveau de vie de "l'investisseur émergent" !
... et bientôt des ETF arabo-persiques !
Toujours actif, le Conseil mondial de l'Or compte bien investir le Moyen-Orient. Son directeur général régional, Moaz Barakat, a déclaré le 8 janvier dernier : "Nous envisageons de lancer des ETF sur l'or cette année à Dubai". Juste en face de l'Iran, aux Emirats arabes unis, la ville de Dubaï est l'une des places financières les plus modernes de la région. Une place friande de métaux précieux : elle recèle déjà un marché spécialisé, le DGCX, pour "Dubai Gold & Commodities Exchange" (Bourse de l'or et des matières premières de Dubai).
Moaz Barakat a assuré que cet ETF respectera la charia, qui interdit le versement d'intérêts où l'investissement dans des activités liées aux jeux ou à l'alcool. Bon, ce n'est pas bien difficile avec l'or... Il a ajouté : "Ici, le marché est très intéressé par les ETF sur or en raison de la sécurité de l'actif auquel ils exposent". Voilà qui n'est pas neutre pour des pétromonarchies qui, pendant des décennies, ont investi une bonne partie des recettes tirées des hydrocarbures dans des obligations américaines libellées en dollars...
Bref, le nombre d'ETF aurifères en gestation semble indiquer que la demande d'or d'investissement n'est pas près de se tarir. Ce qui témoigne du fait que le métal jaune regagne, peu à peu et dans le monde entier, son statut de réserve de valeur. Son statut monétaire ?
Meilleures salutations,
Emmanuel Gentilhomme
Pour la Chronique Agora
04 septembre 2007
Encore et tjrs les technos
BESPOKE I NVESTMENT revient sur la performance des technos à CT en rouge depuis le 19/07 et en bleu c’est le mois d’aout et donc il comprend la fameuse correction et bien comme vous le constatez c’est les technos qui s’en sortent le mieux.
Il conseille alors de se remémorer la crise russe de 1998 cars la correction que nous venons de subir y ressemble beaucoup et regardez comment les technos ont Alor évoluées
http://bespokeinvest.typepad.com/bespoke/2007/09/august-sector-r.html
28 juin 2007
Le retour des technos
Voila qui confirme ce que je vous disais hier sur les technos;-)
Le retour des technos
par Jurgen Vluijmans | 28 juin 2007
A la fin du siècle dernier, les fonds technologiques étaient le nec plus ultra. Et si l'éclatement de la bulle technologique a largement égratigné la confiance qu'ils inspirent, cela ne signifie pas que votre portefeuille doive totalement les ignorer.
L'éclatement de la bulle technologique en mars 2000 a largement réduit les souscriptions dans les fonds qui investissent dans la technologie. Selon les chiffres de Morningstar, les fonds de placement ordinaires y investissaient la moitié de leurs actifs au summum de l'euphorie boursière, il y a aujourd'hui un peu plus de sept ans.
A présent, la part des entreprises technologiques ne dépasse plus 15 %. De nombreux clients n'ont pas supporté de voir leurs fonds technologiques afficher des pertes de l'ordre de 50 % à 60 %, voire plus, et ont vendu leur participation au plus bas. C'est un fait que le Nasdaq affichait 5.132,52 points à son plafond du 10 mars 2000 et perdait 62 % deux ans plus tard.
Mais à l'époque, les valorisations défiaient la raison, et le krach était inévitable. Actuellement, nous nous trouvons à environ 2.630 points, soit à peu près la moitié. Il n'en reste pas moins qu'à très long terme, celui qui avait investi un montant de 100 EUR dans l'indice le 5 février 1971, date de création du Nasdaq, se retrouve aujourd'hui avec 2.600 EUR.
Optimisme justifié
Après la catharsis nécessaire que nous avons connue, nous pensons qu'il y a plusieurs raisons d'être optimiste. Tout d'abord, les valorisations exubérantes de la fin des années 90 ont disparu, et laissé la place à des c/b réalistes, plus conformes à la moyenne du marché.
Même les poids lourds, comme Microsoft, Intel et Cisco ont subi de lourdes pertes, sans que cela n'affecte leur modèle économique. Ces entreprises ont d'ailleurs profité des années qui ont suivi l'éclatement de la bulle technologique pour nettoyer leur bilan, et certaines d'entre elles, comme Microsoft, disposent désormais d'énormes liquidités, qu'elles peuvent utiliser pour verser des dividendes élevés ou racheter des actions propres.
Pour rester avec l'exemple de Microsoft : la nouvelle version de Windows s'est déjà vendue à plus de 20 millions d'exemplaires ! Un succès incroyable, et dont profitent également d'autres entreprises. Pensons notamment aux producteurs de cartes RAM, puisque le nouveau système d'expression est beaucoup plus gourmand en mémoire vive que Windows XP ou 2000.
Rajesh Varma, gestionnaire de fonds au sein de la société franco-luxembourgeoise Carmignac Gestion, affirme ainsi, dans un récent rapport de gestion de l'organisme : « Nous sommes toujours optimistes sur la technologie. Le secteur est moins cyclique que par le passé et profite d'une meilleure diversification géographique des ventes, ce qui réduit sa dépendance au marché américain. »
Il faut dire que depuis 2000, les choses ont vraiment changé. Selon de nombreux observateurs, le 11 septembre 2001 est un moment clé dans l'économie internationale, mais d'autres spécialistes, comme Geert Noels, économiste en chef chez Petercam, évoquent plutôt l'adhésion de la Chine à l'OMC, l'organisation mondiale du commerce.
L'événement s'est produit le 11 décembre 2001, exactement trois mois après les attentats. La Chine est ainsi devenue le 143e membre de l'OMC, mais certainement pas le moins influent. Le boom de l'économie chinoise a ainsi drainé une hausse de la demande de technologie à tous les niveaux.
L'Inde aussi, avec ses légions de spécialistes hautement qualifiés, affiche une croissance impressionnante ces dernières années. « La part de marché de l'Inde atteint désormais pas moins de 3 % du marché mondial de l'externalisation en informatique et télécommunications, alors qu'en raison des faibles coûts de main-d'oeuvre et de la capacité des entreprises indiennes à empocher d'importants contrats, nous pouvons nous attendre à une croissance de 35 % sur base annuelle au cours des cinq années à venir dans ce secteur », indique Carmignac Gestion.
Après des années de sous-investissement, plusieurs organismes, comme les banques, vont à nouveau accroître leurs investissements dans les technologies. Selon certains chiffres, le secteur bancaire dépense plus de 210 milliards USD par an en logiciels, matériel et services informatiques. Autre chiffre : en 2007, on estime qu'un milliard de GSM seront vendus dans le monde !
Une autre raison d'être optimiste est que plusieurs entreprises ont effectivement conquis le monde en sept ans à peine. Pensons par exemple à Google, la référence en matière de recherche sur Internet, Apple, qui a lancé les révolutionnaires Ipod et iPhone, et Research in Motion, qui, en 1999, a développé le Blackberry, un petit appareil mobile qui permet de lire ses e-mails et qui fait actuellement fureur chez les managers et dirigeants politiques surchargés.
Et qui, il y a sept ans, aurait pu penser que presque chaque Belge posséderait un GSM ? En bref, la technologie est effectivement capable de bouleverser notre mode de vie et prendre mars 2000 comme point de référence est totalement excessif : à l'époque, la raison n'avait plus cours, et entreprises comme investisseurs avaient des attentes totalement irréalistes. Avec les conséquences que l'on sait.
Possibilités en matière de fonds
La technologie couvre un large éventail d'entreprises. Des producteurs de matériel informatique, à la biotechnologie et à la nanotechnologie en passant par les développeurs de logiciels, le choix est vaste. En raison de la nature même des entreprises - souvent basées dans un pays lointain, sans historique, avec une évolution très rapide du marché et un bêta élevé -, il est essentiel de diversifier ses placements.
Vu le risque trop élevé des actions individuelles, pour l'investisseur moyen, les fonds sont donc la manière toute indiquée de profiter des dernières évolutions technologiques. Mais puisqu'il existe des milliers de fonds technologiques sur le marché, nous avons réalisé une petite sélection de deux fonds qui, selon nous, peuvent prendre place dans votre portefeuille.
Attention cependant : la technologie restant un secteur terriblement risqué, nous limiterions le poids de ce fond de votre portefeuille à 5 % au maximum. Nous estimons par exemple qu'une combinaison des deux fonds ci-dessous (chacun 2,5 %) se justifierait totalement.
Carmignac Infotech
Le premier fonds qui a notre préférence est Carmignac Infotech (LU0109929157). Ce produit nous a séduits parce que nous croyons dans le mode de gestion innovant de Carmignac, qui n'utilise pas de benchmark . Depuis la création du fonds, le rendement s'établit à -71,33 %, dans la lignée des performances du MSCI World Information Technology .
A long terme, nous sommes cependant persuadés que ce fonds pourra battre le marché grâce à la stratégie particulière de son gestionnaire Rajesh Varma. Bien que les Etats-Unis représentent 40 % des moyens gérés, le fonds possède également des participations significatives en Asie, et notamment au Japon (11,7 %), à Taïwan (11,1 %), en Inde (9,1 %) et en Corée du Sud (8,4), pour ne citer que les poids lourds.
Le gestionnaire ne mise pas directement sur le secteur de l'Internet et trouve davantage de valeur dans le secteur des logiciels, où des actions comme Nuance, NDS et Adobe constituent quelques participations. Le logiciel est dès lors le premier poste du portefeuille (16,71 % des moyens gérés). Les frais d'entrée s'élèvent à maximum 4 %, mais chez Keytrade Bank, vous pouvez y investir moyennant une commission forfaitaire de 9,95 EUR.
Les frais de gestion sont raisonnables : 1,5 % plus 20 % de la surperformance du fonds par rapport à son indicateur de performance en cas de performance positive.
Fidelity Technology Fund
Le Fidelity Technology Fund (LU0099574567), géré par Michael Reznikas, est davantage axé sur le benchmark MSCI World Technology . Le fonds obtient un score total de trois étoiles de la part de Morningstar. Alors que le gestionnaire de Carmignac privilégie les capitalisations moyennes, plus de 84 % du portefeuille Fidelity est investi dans les grandes capitalisations.
De même, le fonds est très clairement axé sur l'Amérique du Nord, puisque le gestionnaire y a investi plus de 76 % de ses actifs. Alors que Carmignac préfère les logiciels, ce fonds est investi à plus de 56 % dans les producteurs de matériel, contre 21,6 % pour les logiciels. Parmi les principales participations, nous retrouvons des vieilles connaissances, comme Microsoft (9,5 % des actifs investis), IBM (5,8 %), Cisco (5,8 %), Intel (4,4 %) et Hewlett-Packard (4,3 %).
Les frais de gestion s'établissent à 1,5 % par an, et les frais d'entrée à maximum de 5,25 %, mais ce fonds est également proposéà tarif réduit par l'intermédiaire de Keytrade Bank. Nous estimons enfin que ces deux fonds sont parfaitement complémentaires.
Jurgen Vluijmans
27 juin 2007
Qui a oublié la folie des dotcom de 2000 ?
Qui a oublié la folie des dotcom de 2000 ?
Personne et c’est bien ça le problème des technos, le Nasdaq est le seul indice US a ne pas avoir dépassé ses anciens plus hauts preuve que cette bulle était vraiment énorme.
Sans affirmer qu’il y retournera un jour, cela fait tout de même 7 ans que les technos traînent la patte par rapport aux autres secteurs.
Il ne faudrait pas perdre de vue que comme n’importe quelle autres secteurs de l’économie les technos sont cycliques aussi.
La volatilité des matières premières, du pétrole et de l’immobilier aux États-Unis annonce un changement de direction possible dans le cycle économique. Cette possibilité doit être reconnue dans la gestion d’un portefeuille d’investissements
Si on prend un indice technos généraliste comme le $DJUSTC versus l’indice mondiale le $WLSH on constate que les technos commencent a mieux performer

Pourquoi prendre $DJUSTC simplement parce qu’il ratisse plus large que le Nasdaq
Vous pouvez voir sa composition ici :
http://www.marketwatch.com/tools/industry/componentlist.asp?bcind_ind=9500&bcind_period=3mo
Curieusement pas grand monde ne parle du retour des technos et pourtant sournoisement le secteur monte plus que ce que l’on pense le problème est qu’il ne faut pas seulement s’attarder au Nasdaq pour voir si les technos montent.
Pas convaincu ? Regardez sur 1 an quel est le secteur qui sort la tête hors de l’eau ;-)
Pas question de miser tout son portif en technos : de 10 à 15 % semble une proportion raisonnable. Enfin, il faut avoir conscience que le risque de ces valeurs est à la hauteur de leur potentiel car elles amplifient les mouvements du marché, à la hausse comme à la baisse. Dans un monde où tout va plus vite, il faudra donc se montrer réactif pour profiter de leur potentiel.
Cela fait maintenant quelques années que les investisseurs délaissent les technos pour miser sur les pays émergents ou sur les valeurs liées aux matières premières. Il n’empêche, les fondamentaux sont bons : les bilans des entreprises sont sains, la consolidation est en marche et la demande est au rendez-vous. Dans ces conditions, il y aura forcément un jour une nouvelle rotation sectorielle au profit des technologiques. Reste maintenant à savoir quand...
Le seul hic c’est que le réveil (si il a bien lieu maintenant des technos) ne correspond pas pleinement a la théorie des cycles économiques
29 janvier 2007
THREADNEEDLE est positif sur les technologiques pour 2007
THREADNEEDLE est positif sur les technologiques pour 2007 (f.ullman)
(Newsmanagers.com) - Depuis l’effondrement boursier dû à la "bulle" Internet, les investisseurs se méfient du secteur technologique. Cormac Weldon, responsable des actions américaines de Threadneedle Investments, juge que les perspectives de ce secteur s’améliorent depuis août 2006, tendance qui devrait se poursuivre tout au long de 2007. "Nous avons surpondéré le software et sous-pondéré le hardware et les semi-conducteurs pendant un certain temps. Mais, dès la deuxième moitié de l’année, nous avons corrigé notre sous-exposition dans le hardware. Nous avons aussi continué à accumuler des actions software", note-t-il. L’augmentation des bénéfices des sociétés s’est encore accentuée et, par conséquent, leurs investissements en de nouveaux équipements IT devraient se renforcer en 2007. Cisco, Apple et Microsoft devraient bénéficier de ce courant, selon Cormac Weldon. Un autre secteur technologique digne d’intérêt, mais négligé par certains investisseurs, car considéré comme une niche, est celui des jeux vidéo.
14 novembre 2006
les télécom
Je vous signalais ici qu’il était temps de revenir sur le secteur telecom
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=23019&pid=2866152
C’était dans ce cas uniquement basé sur l’AT mais il semble que les fondamentaux s’améliorent également c’est pourquoi vous devriez vous intéresser au secteur de plus près si ce n’est déjà fait
| Vodafone a fait mieux qu'attendu au S1, l'action monte |
par Santosh Menon LONDRES, 14 novembre (Reuters) - Le géant de la téléphonie mobile Vodafone Group < VODAFONE GRP. ORD SHS $0.10 > a publié mardi des résultats semestriels supérieurs aux attentes et confirmé ses objectifs annuels en dépit de l'annonce d'une nouvelle dépréciation de survaleurs de 8,1 milliards de livres (12 milliards d'euros). Le groupe britannique a dégagé sur les six mois au 30 septembre un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) de 6,24 milliards de livres sterling (9,26 milliards d'euros) pour un chiffre d'affaires de 15,6 milliards. Les analystes tablaient en moyenne sur un Ebitda de 6,08 milliards, leurs estimations s'échelonnant de 5,98 à 6,19 milliards. Le consensus pour le chiffre d'affaires ressortait à 15,63 milliards. "Ces résultats montrent que Vodafone est en passe d'atteindre ses principaux objectifs pour l'exercice en cours. Les pressions concurrentielles et réglementaires en Europe ont été compensées par de bons résultats dans nos marchés en développement et aux Etats-Unis", a déclaré dans un communiqué le directeur général du groupe, Arun Sarin. |
| Telefonica revoit en légère hausse ses prévisions 2006 |
par Elisabeth O'Leary et Robert Hetz MADRID, 14 novembre (Reuters) - L'opérateur espagnol Telefonica < TELEFONICA > a publié mardi des résultats sur neuf mois supérieurs aux attentes et revu en légère hausse ses prévisions pour l'ensemble de l'année, des annonces saluées par une hausse de son cours de Bourse. Le titre gagnait 0,9% à 15,55 euros après une heure d'échanges, une progression conforme à celle de l'indice DJ Stoxx européen des opérateurs < DJ STOXX 600 TECHN. > mais inférieure à celle du britannique Vodafone < VODAFONE GRP. ORD SHS $0.10 > qui bénéficie fortement de L'ensemble du secteur profite actuellement d'un regain d'intérêt des investisseurs après une période de désaffection. Un analyste a souligné que Telefonica avait relevé des objectifs déjà ambitieux pour le secteur. |
28 septembre 2006
Secteur des semi-conducteurs
Secteur des semi-conducteurs : La croissance se poursuit (pirson)
Après la piètre performance relative du secteur des puces et à l'aube d'une période traditionnellement faste pour les semi-conducteurs (rentrée des classes et fêtes de fin d'année), les investisseurs qui s'attendent à un atterrissage en douceur de l'économie américaine peuvent se remettre à chercher des opportunités dans ce secteur. Cela dit, une certaine sélectivité s'impose…
Après l'engouement suscité par la technologie à la fin des années '90, la récession de 2001-2002 s'est avérée la période la plus désastreuse de l'histoire de l'industrie des semi-conducteurs. Une récession économique mondiale, la chute de la demande de PC après le cycle de remplacement lié au changement de millénaire et la faillite d'innombrables entreprises Internet ont déclenché l'effondrement de la demande de puces et de la rentabilité des entreprises concernées. L'industrie a alors rationalisé, repris son souffle en 2003 et renoué avec une forte croissance (28%) en 2004. Après la correction des stocks, le rythme de croissance est retombé à 7% l'année dernière. Et pour 2006, nous tablons sur une croissance d'environ 9%, ce qui est conforme au taux de croissance annuel de la décennie écoulée.
Radioscopie du secteur des semi-conducteurs
Intel domine le secteur depuis la nuit des temps, avec un chiffre d'affaires de 34,6 milliards USD en 2005. Il est suivi par Samsung (18,3 milliards USD) et Texas Instruments (10,1 milliards USD). Les Européens STMicroelectronics (8,8 milliards USD), Infineon (8,2 milliards USD) et Philips (6,0 milliards USD) occupent respectivement les 5e, 7e et 8e rangs mondiaux. Philips a toutefois vendu récemment 80% de sa division "Semi-conducteurs".
Surfer sur les vagues de l'économie mondiale
A mesure que le secteur des semi-conducteurs a gagné en maturité, le lien avec l'évolution du PNB (produit national brut) mondial s'est renforcé. C'est ainsi que la corrélation entre la croissance du secteur des semi-conducteurs et le PNB n'était que de 0,53 entre 1986 et 2005 contre déjà 0,91 entre 1998 et 2005. D'un autre côté, nous constatons que le rythme de croissance du secteur diminue : il est passé de 15% sur une base annuelle (période 1984-1994) à 9% plus récemment (1994-2005). Cette croissance plus modérée donne en outre à penser que les cycles des puces seront moins marqués à l'avenir. Il n'empêche que les semi-conducteurs restent le segment le plus cyclique au sein d'un complexe technologique déjà volatil, avec comme corollaire une volatilité élevée des bénéfices, des marges et des cours.
Nous posons le même constat si nous comparons le bêta du segment des semi-conducteurs (1,74) avec celui de deux autres sous-secteurs technologiques importants : hardware & equipment (1,31) et software & services (1,12). En clair, cela signifie que si le marché élargi (S&P 500) augmente de 1%, le groupe des semi-conducteurs augmentera de 1,74%. En revanche, si le marché recule, le secteur des puces sera également davantage sous pression. Cette tendance à amplifier les mouvements du marché est évidemment une arme à double tranchant. Autant dire qu'investir dans le secteur des puces n'est pas donné à tout le monde. C'est ainsi que le Philadelphia Semiconductor Index (SOX en abrégé) est particulièrement sous pression depuis le début de cette année (-6,5%). Le SOX est généralement considéré comme l'indice de référence du pays des semi-conducteurs et intègre à la fois des producteurs de puces et des fabricants d'équipements pour puces. L'indice en question se comporte nettement moins bien que l'indice technologique élargi (Nasdaq Composite : -1,5%) et que l'indice général (S&P 500 : +4%). Après la piètre performance relative du secteur des puces et à l'aube d'une période traditionnellement faste pour les semi-conducteurs (rentrée des classes et fêtes de fin d'année), les investisseurs qui s'attendent à un atterrissage en douceur de l'économie américaine peuvent se remettre à chercher des opportunités dans ce secteur. Cela dit, une certaine sélectivité reste de mise…
Concentration sur les marchés porteurs
Vu que les tendances de croissance des différents marchés finaux divergent de plus en plus, il est important de bien estimer quels segments joueront les locomotives. Avec 42%, le computing (PC et périphériques) représente la majeure partie des ventes du secteur mais l'élastique semble tendu au maximum. Grâce à l'importante percée et à la répartition géographique de la téléphonie mobile, les applications de communication (25%) occupent le deuxième rang. Les applications grand public (16%), comme les lecteurs MP3, les téléviseurs/enregistreurs/appareils photo numériques et les consoles de jeux, vont encore gagner en importance à l'avenir. Les applications industrielles (8%), le secteur automobile (8%) et l'aéronautique (2%) ferment la marche.
Un combat de titans
Un PC sans microprocesseur, c'est comme une voiture sans moteur. Cet important segment de l'industrie des semi-conducteurs est de facto un duopole composé d'Intel et d'Advanced Micro Devices (AMD). Bien qu'Intel continue clairement à dominer les débats, sa part de marché (en volumes) a sensiblement diminué ces trois ou quatre dernières années, en particulier dans le domaine des serveurs (de 95 à 75%) et dans celui des desktops (de 85 à 75%). AMD a réussi à gagner de la part de marché essentiellement par le lancement de produits innovants. Les deux protagonistes en sont pour l'instant à se livrer une guerre des prix, encore exacerbée par la faible demande de PC. Un cycle de modernisation des PC suite au lancement de Vista (la nouvelle version de Windows de Microsoft) prévu pour début 2007 pourrait faire du bien. Nous n'excluons toutefois pas un nouveau report de la date d'introduction de ce produit et nous nous attendons à ce que l'effet dopant sur la demande de puces pour PC ne se fasse ressentir que graduellement (2007-08). Nous éviterions dès lors provisoirement le segment des processeurs, jusqu'à ce que la tempête se soit calmée. Comme les mauvaises nouvelles ont déjà été partiellement intégrées dans les cours (Intel : -22% ; AMD : -16%), nous appliquons pour l'instant un rating neutre à ces deux valeurs, mais il faudra assurément faire preuve de patience.
Allo, allo?
Nous préférons nous tourner vers le segment des puces pour la technologie sans fil (téléphones mobiles), qui devrait continuer à croître davantage que le secteur des puces dans son ensemble. Le marché des téléphones mobiles est porté par le passage aux appareils de la troisième génération, qui utilisent des puces plus pointues, et par la demande de modèles d'entrée de gamme dans des pays émergents comme la Chine et l'Inde. Pour cette année, nous misons sur une croissance de 17% du marché (en volumes), alors que la branche PC devra sans doute se contenter de moins de 10%. Les deux grands acteurs dans ce segment sont Qualcomm et Texas Instruments.
Notre préféré
Dans le segment des puces pour la technologie sans fil, notre préférence va à Texas Instruments, qui est le numéro un des puces pour téléphones mobiles et compte Nokia et Motorola parmi ses principaux clients. Ces deux poids lourds du GSM ont récemment publié des résultats en béton et ont confirmé leurs bonnes prévisions pour le reste de l'année. TI peut en outre profiter de l'éclosion de marchés comme la téléphonie Internet, la télévision numérique et le haut débit.
FORTIS
17 septembre 2006
focus sur le secteur des telecom....
focus sur le secteur des telecom.... (lupus)
Les perspectives du secteur télécom peuvent paraître limitées : concurrence accrue, durcissement de la réglementation. Cependant, nous restons confiants quant à l’avenir de ce secteur, qui reste correctement valorisé.
Le secteur télécom 12/09/2006
L’effondrement de l’indice du secteur télécom au début des années 2000 avait été à la hauteur de l’optimisme durant la bulle Internet, lequel avait poussé les groupes télécom dans une course aux acquisitions et aux investissements massifs notamment dans l’UMTS (téléphonie 3G). Par la suite, les grands opérateurs nationaux ont changé de stratégie, se concentrant alors sur la rentabilité, en mettant en place des programmes drastiques de réductions de coûts et d’investissements ainsi que de ventes d’actifs non stratégiques. Aujourd’hui, l’indice sectoriel continue néanmoins toujours de sous-performer les indices mondiaux.
Avec l’essor récent des nouvelles technologies de communications (téléphonie sur Internet, WIFI/WIMAX…) qui pousse les prix des communications et les marges à la baisse, et sur fond de guerre des prix, de durcissement de la réglementation, les valeurs télécom ont en fait du mal à faire croître leurs ventes et leurs bénéfices. Ces éléments renforcent bien sûr les craintes des investisseurs à l’égard des perspectives du secteur. Si elles peuvent être en partie justifiées, nous ne tombons pas non plus dans un pessimisme exagéré quant à l’avenir du secteur, qui de surcroît selon nous reste correctement valorisé.
SECTEUR TÉLÉCOM MONDIAL (GRAS) /
INDICE MONDIAL DES ACTIONS DEPUIS 2000
Après le krach boursier, l’indice télécom s’est redressé moins vite que les actions mondiales sur fond de performances et perspectives toujours mitigées.
Un secteur qui mue
Depuis l’ouverture du marché télécom à la concurrence un peu partout dans le monde durant les années 90, force est de constater que le secteur mue assez rapidement au gré des innovations technologiques risquant ainsi de remettre en cause la suprématie des grands opérateurs nationaux. Aujourd’hui, il y a par exemple la téléphonie sur Internet, qui permet de communiquer presque gratuitement grâce à des coûts plus faibles (ou de nouvelles sources de revenus comme la publicité sur Internet par exemple). Face au prix des communications qui chutent, les opérateurs nationaux du secteur se sont alors focalisés sur les revenus fixes issus de l’abonnement téléphonique. Mais l’avenir n’est pas garanti avec le récent essor du dégroupage total, notamment en Europe, favorisé par les autorités de réglementation. Le dégroupage total permet de choisir un opérateur (ou câblo-opérateur) autre que l’ancien monopole public pour l’abonnement téléphonique.
L’activité mobile n’est pas non plus en reste. Elle doit faire face aussi à l’essor des technologies WIFI/WIMAX qui permettent de téléphoner à moindre coût et d’utiliser l’Internet à haut débit. A terme, les risques auxquels sont confrontés les grands opérateurs sont non seulement celui de pertes de marchés, mais aussi celui de baisse de rentabilité. En fait les activités liées aux nouvelles technologies pourraient s’avérer moins rentables, car plus concurrentielles.
La téléphonie mobile en panne de croissance
La croissance du marché de la téléphonie mobile en Europe s’est fortement ralentie du fait d’un taux de pénétration très élevé. Cela a aussi favorisé la montée de la concurrence puisque les opérateurs mobiles, s’ils veulent croître, doivent attirer les clients de leurs concurrents ou tenter d’augmenter le revenu moyen par utilisateur. Cette faiblesse de l’activité arrive d’ailleurs au moment où la réglementation des institutions européennes semble se durcir. Ces dernières veulent par exemple imposer une baisse des tarifs de roaming (communications depuis l’étranger) de plus de 50% d’ici mi 2007. Cela pourrait amputer les revenus des opérateurs mobiles de 2 à 5% selon nous.
Convergence
Les grands opérateurs nationaux ne restent néanmoins pas les bras croisés. Ils ont par exemple lancé des offres intégrées combinant téléphonie fixe, mobile, Internet, TV avec une seule facture, un seul interlocuteur sur n’importe quel support mobile, PC, TV… Cette stratégie qui explique en partie la résurgence récente des mouvements de fusions et acquisitions dans le secteur nous semble intéressante, car elle peut permettre de réduire les pertes de parts de marchés dans l’accès téléphonique, voire même de faire croître le revenu moyen par abonné.
Par ailleurs, la diversité des services de communications des grands opérateurs nationaux pourrait leur accorder un leadership naturel sur le marché de la convergence. Grâce à la modernisation des réseaux télécoms, lesquels utilisent de plus en plus de fibres optiques (remplace le vieux fil de cuivre), ils espèrent offrir à terme des services innovants ou plus performants : BT et AT&T sont à la pointe dans ce domaine. Ces derniers espèrent d’ailleurs avoir une offre TV moins chère que le câble avec davantage de services.
Enfin, de nouvelles sources de revenus, comme la publicité, issus de la TV ou de l’Internet sur téléphonie mobile grâce notamment au lancement à venir de la téléphonie 3,5G en Europe pourraient aussi s’avérer intéressantes. Ces paris ne sont pas encore gagnés, mais ils témoignent selon nous de la réactivité des acteurs du secteur qui ont en outre acquis une certaine expérience en matière de mauvais investissements lors de la bulle technologique.
Baisse de rentabilité limitée
Si la téléphonie sur Internet possède un fort potentiel de croissance, il nous paraît néanmoins raisonnable de penser que le marché de la téléphonie fixe traditionnelle n’est pas condamné. L’essor de la téléphonie mobile n’a d’ailleurs pas réussi à en venir à bout. Par ailleurs, pour l’instant, le dégroupage n’a eu qu’un impact limité dans les comptes des opérateurs télécoms (le nombre de lignes dégroupés en Europe ne devrait représenter pas plus de 5% fin 2006 contre 2,5% en 2005). De même, les technologies comme le Wimax ne sont pas encore complètement au point. Ainsi, le lancement de la téléphonie mobile de génération 3,5 pourrait bien avoir 2 à 4 ans d’avance en termes de lancement. Enfin, la santé financière des groupes télécom reste globalement saine, notamment en ce qui concerne la rentabilité. Au-delà des plans de restructuration, les départs massifs à la retraite des fonctionnaires durant les prochaines années (France Telecom, Deutsche Telekom) devraient permettre de freiner la baisse inéluctable des marges opérationnelles, notamment dans la téléphonie fixe. Les rapprochements entre opérateurs au sein d’un même pays ou d’une même zone doivent permettre de dégager davantage de synergies que les acquisitions à l’international.
Conclusion
Par la communication haut débit, le secteur télécom s'apprête à vivre des changements importants. La partie s’annonce difficile, mais nous pensons que bon nombre de grands opérateurs possède les connaissances nécessaires (recherche, marketing,…) et aussi les moyens financiers pour affronter ces changements et maintenir un niveau satisfaisant de rentabilité. On privilégiera aussi les sociétés qui rémunèrent confortablement leurs actionnaires (sous forme de dividendes ou de rachat d’actions), ce qui permet en outre de réduire quelque peu le risque lié à ses actions.
6 valeurs à acheter
· France Télécom (code ISIN FR0000133308)
L’essor plus rapide que prévu de la téléphonie sur Internet en France a poussé l’opérateur à lancer 2 profits warning cette année. Selon nous, les incertitudes sur les perspectives de croissance du groupe pèsent de façon exagérée sur le cours. Mais le rendement brut sur dividende (plus de 7%) est confortable.
· Vodafone (code ISIN GB00B16GWD56)
Nous apprécions la nouvelle politique de recentrage géographique du Britannique. Il semble le mieux placer pour profiter d’un éventuel décollage de la téléphonie 3,5G dans le monde.
· Telefonica (code ISIN ES0178430E18)
Grâce à son important positionnement en Amérique Latine, le groupe possède un des potentiels de croissance à long terme parmi les plus élevés du secteur en Europe. Nous apprécions aussi la politique du management en matière distribution de dividende et de rachats d'actions
· AT&T (code ISIN US00206R1023)
L’intégration de ses récentes acquisitions se passe au mieux. En outre, les autorités américaines se montrent plus clémentes en matière de réglementation. De bon augure avant la finalisation de sa dernière acquisition (BellSouth).
· Deutsche Telekom (code ISIN DE0005557508)
L’opérateur pâtit actuellement de la faiblesse des marchés mobile et fixe en Allemagne. La direction tente néanmoins de réagir en mettant en place une nouvelle stratégie marketing inspirée du succès de sa filiale américaine (20% des ventes), tout en mettant l’accent sur la réduction des coûts.
· BT Group (code ISIN GB0030913577)
Sa très forte exposition à la téléphonie fixe lui confère un risque supérieur à la moyenne. Le management expérimenté de BT a néanmoins permis au groupe d’enregistrer des performances solides et encourageantes ces 2 dernières années.
source TPV
16 août 2006
Le secteur des télécoms
Le secteur des télécoms
Portrait d'un mal-aimé
Bien qu'il y ait pas mal de choses positives à dire sur les entreprises de télécommunication européennes, les cours dans ce secteur laissent en général toujours fortement à désirer.
Lorsqu'en mars 2003, la reprise s'est amorcée, les champions des télécoms ont réussi à retrouver brièvement leur lustre d'antan. Mais chemin faisant, ils ont dû s'incliner devant les secteurs plus cycliques et les producteurs d'énergie pour finalement rétrograder en queue de peloton boursier. 2005 a été une annus horribilis et ce que nous avons déjà vécu en 2006 n'est pas non plus de bon augure.
Des avantages malgré tout
Pourtant, il y a pas mal de choses positives à dire à propos de ce secteur. Ainsi, ces dernières années, les rapports cours/bénéfice ont reculé à des niveaux historiquement bas. Si nous tenons compte du bénéfice attendu pour les douze prochains mois, nous nous situons même sous la moyenne du marché (11,7 contre 12,5). Le secteur brille aussi par ses superbes rendements du dividende (c.-à-d. le dividende divisé par le cours). Sur la base des dividendes prévisionnels pour les douze mois qui viennent, le DJ Stoxx Telecom atteint un rendement du dividende de 5,50%, contre 3,36% à l'indice élargi DJ Stoxx 600. De ce fait, les actions télécom offrent en général un rendement supérieur à celui d'une obligation à long terme libellée en euros.
Un matelas
Les juteux dividendes forment assurément un matelas sous les cours, ce qui limite le potentiel de baisse des actions concernées. Et nous avons pu constater récemment qu'il joue bien son rôle. À la mi-mai, une brusque tempête s'est déclenchée au-dessus des marchés d'actions, qui, en l'espace de deux semaines, ont vu se volatiliser l'intégralité des gains engrangés depuis le début de l'année. Mais le secteur des télécoms a crânement résisté et a concédé très peu de terrain sur le champ de bataille boursier. Et ce n'est pas étonnant, puisque chaque recul des cours implique que les rendements du dividende sont encore plus attrayants par rapport aux coupons des obligations à long terme.
L'évolution des bénéfices
Il est clair que le poids de cet argument dépend en grande partie de la manière dont le marché considère la croissance future des dividendes. À cet égard, les prévisions relatives à l'évolution des bénéfices sont capitales. Si nous prenons les chiffres du consensus comme étalon, il y a peu de raisons de s'inquiéter de prime abord. La croissance moyenne des bénéfices dans le secteur télécom européen pour 2007 et 2008 est estimée respectivement à 9,7 et 9,8%, alors que pour le marché dans sa globalité, elle est de 8,8 et 8,3%. Nous ne devons pas craindre d'effritement de la croissance du dividende de ce côté, en particulier à moyen terme.
Le point faible
Le point faible du scénario est plus proche de nous, en l'occurrence dans le consensus de cette année. Ici, le secteur télécom est le mauvais élève de la classe, avec une croissance de 7,2% des bénéfices, alors que la moyenne du marché est de 11,2%. Pour bon nombre de grands groupes, comme France Telecom, Deutsche Telekom ou Belgacom, les chiffres sont même encore plus défavorables. La raison de ce scepticisme? Une série de grands défis auxquels le secteur est confronté et auxquels il n'est pas évident de trouver une réponse adéquate.
Les défis
Premier défi: la téléphonie classique, où les recettes sont en recul parce que les usagers passent massivement à la téléphonie mobile. Si nous nous projetons dans le futur, nous relevons un danger encore plus grand, avec la téléphonie via Internet, qui permet aux gens de communiquer entre eux pour une fraction du prix actuel. Une technologie qui va sans doute éclipser la téléphonie fixe.
Mais la téléphonie mobile est elle aussi victime de crampes. Parallèlement à la concurrence féroce, les organes en charge de la réglementation ne cessent d'intervenir pour imposer toutes sortes de mesures de limitation des tarifs au nom de la défense du consommateur, ce qui sape la croissance des bénéfices et mine les marges. De plus, les entreprises du secteur se voient contraintes d'investir pour améliorer les applications mobiles à haut débit sans toujours savoir si ces efforts seront rentables.
Triple play
Par ailleurs, il y a l'intégration de la télévision, de la télécommunication et de l'Internet, ce qu'on appelle le triple play dans le jargon. L'Internet via la télévision ou la télévision via l'ordinateur, tout est possible. Et que dire de la vidéo à la demande? Ou de la ribambelle de chaînes thématiques que l'on peut obtenir grâce à la télévision numérique? La conséquence de cette évolution technologique est que les entreprises télécom et de médias voient leurs champs d'action se chevaucher de plus en plus. Résultat: la concurrence s'accroît, si bien qu'il devient de plus en plus difficile d'avoir une tarification lucrative. De plus, toutes ces nouvelles applications requièrent des investissements et leur rentabilité reste encore très incertaine. D'aucuns se posent par exemple des questions à propos des montants exorbitants déboursés pour acheter les droits de retransmission des rencontres de football. Il faut réaliser un sacré chiffre d'affaires pour amortir ces dépenses et atteindre une rentabilité suffisante.
Les pôles de croissance
Outre ce scepticisme, il convient toutefois de souligner que la révolution qui se déroule dans ce secteur crée aussi des opportunités. Citons par exemple l'accroissement spectaculaire du trafic de données et l'augmentation rapide du nombre d'abonnements haut débit. Le networking au niveau des entreprises ouvre aussi de belles perspectives, quoique pour l'instant, il reste un élément marginal. Avec la téléphonie mobile, ces activités constituent actuellement le moteur de la croissance. Reste à savoir si elles vont pouvoir compenser à temps (et suffisamment) les effets du déclin de la téléphonie fixe.
Les perspectives
Le marché a des doutes et pense que le secteur va entamer cette année une traversée du désert. Où et surtout quand celle-ci va-t-elle prendre fin? C'est toute la question. À en croire le consensus général, la situation pourrait déjà s'améliorer dès l'année prochaine. La croissance des bénéfices prévue pour 2007 et 2008 est en effet conforme au pronostic du marché, voire légèrement supérieure. Si nous y ajoutons l'actuel rapport cours/bénéfice, lui aussi globalement conforme, nous pouvons en déduire que la valorisation du secteur est correcte et possède même un modeste potentiel de progression.
Le principal danger serait que la traversée du désert dure plus longtemps que prévu, avec des années supplémentaires de croissance trop modérée des bénéfices et des cours qui continuent à s'enliser. C'est un risque à ne pas sous-estimer. Dans sa quête de nouvelles activités porteuses, le secteur doit en effet explorer des terrains relativement nouveaux, où le risque d'erreurs stratégiques est plus important. Selon nous, il n'y a toutefois aucune raison précise de bouder les actions télécom. Sur un marché haussier, le secteur télécom traînerait tout au plus la patte, sans toutefois essuyer de pertes effectives au niveau des cours, tandis que sur un marché baissier, l'effet tampon des dividendes resterait intact, sauf si la croissance des bénéfices devait s'évaporer et la faisabilité de la politique en matière de dividendes, être mise en péril. Mais nous ne voulons pas nous montrer aussi pessimistes
FORTIS/l.pirson
04 janvier 2006
Merrill Lynch privilégie les télécoms et la pharmacie pour 2006
Merrill Lynch privilégie les télécoms et la pharmacie pour 2
Merrill Lynch privilégie les télécoms et la pharmacie pour 2006
Pour 2006, les analystes de Merrill Lynch recommandent de surpondérer les sociétés à faible endettement. Ils privilégient le secteur de la pharmacie au détriment des banques européennes. Les actions de croissance semblent avoir retrouvé les faveurs des analystes. Merrill Lynch recommande de céder les secteurs européens qui ont bénéficié des faibles rendements réels, au profit des valeurs de croissance. Les télécoms sont surpondérés, même si un rallye de cette industrie ne devrait se déclencher qu’une fois les prix du pétrole en baisse


























