14 mars 2008
superbe topo sur les MP
Les matières premières et la différence (TH.trade)

J'entends souvent sur ce forum qu'elles vont baisser, qu'il y a une bulle ou je ne sais quoi, oui et non, il ne faut pas faire de généralités, elles ont toutes leur spécificités, elle réagissent toutes selon l'offre et la demande, mais comparer du cuivre avec du blé ou encore de l'Or est tout bonnement ridicule, le blé monte pas spécialement quand le cuivre monte et inversement c'est pas parce que le cuivre descend que l'Or baisse, même dans chaque sortes de matières il y a des différences. Par exemple les métaux de bases sont sensible à la conjoncture, mais ils réagissent aussi aux stocks, ils réagissent aussi aux besoins, prenons un autre exemple, la Chine, vous croyez qu'elle achète tous les métaux le même jour, non ils sont pas si bêtes pour le cuivre elle achète en général autour de 7000$ et stock quand le cours arrive vers 8000 elle achète une autre matière qui est devenue meilleur marché.etc...
L'Or est différent du palladium, pourtant ils sont des métaux précieux oui mais l'un est plus lié à la production automobile que l'autre, donc plus sensible à la conjoncture...
Je vais pas faire un cours, juste je voudrais que vous compreniez que le cacao, c'est pas du platine, le coton c'est pas du zinc, l'or c'est pas du blé, à non cet exemple à un double sens....
Le molybdène c'est pas du café, le caoutchouc c'est pas du maïs etc.....
Alors arrêter les posts il y a une bulle sur les mps ou dites moi sur les quelles, arrêter de dire les matières premières vont monter ou descendre, certaines vont dans un sens et les autres font l'inverse, elles sont ´nommées matières premières mais réagissent toutes différemment, enfin non pareil suivant l'offre et la demande, mais la demande est pas faite par les même personnes et dans le même but.
Relisez mes posts sur mon forum perso de bourso vous verrez...
Pour ce qui est de la spéculation, oui il y en a comme dans chaque classes d'actifs et c'est normal puisqu'il existe des moyen d'y investir et de plus en plus, ils s'en créent des nouveaux tous les jours, vous croyez qu'ils sont occupé à créer un futur etf sur le minerais de fer simplement comme ça, non il le font pour pouvoir y investir...
Et c' est tant mieux cette spéculation, quand les indices dévissent la spéculation rentre sur les matières premières, quand ils sont au tapis ils retournent en partie sur les indices, moi je joue l'effet Yoyo,
Investir sur les matières premières c'est loin d'être fini, mais il faut être réactif avoir de bons produits, bien connaître les causes et effets de ce marché, prendre ses pvs rapidement et jouer au Chinois, moi je dis ça et je me fous des mps, ce qui m'intéresse aujourd'hui dans les mps c'est leurs diversités , je peux couvrir mon portefeuille et au même moment lui mettre de l'adrénaline avec la matière juste à coté, le tout dans la bourse c'est de se diversifier le portefeuille, de se le protéger, aujourdhui une grosse part dans les Mps et demain une grosse part dans les bancaires ou les services ou encore les tableaux, peu
m' importe, j'essayerai toujours de me remettre en question si demain il faut investir dans la pierre et bien se sera la pierre la base de mon portefeuille, si c'est les voitures de collections ou les courgettes, les poulets ou encore les timbres et l'élevage de gnous et bien j'essayerai de m'y mettre.
Remettez vous sans cesse en question, mais faites le surtout bien et de manière approfondie, les certitudes vous mèneront qu'au désastre, rien n'est jamais acquis dans la vie et c'est pour cela qu'elle vaut la peine d'être vécue....
Thierry
05 mars 2008
L’année du Rat plaide pour les matières premières
pirson
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Carmignac gestion continue de jouer ce thème associé à la croissance des pays émergents.Selon Frédéric Leroux, les investisseurs sous-estiment le potentiel de hausse des ressources de base car ils se focalisent sur le ralentissement économique aux Etats-Unis.
En cette année du Rat, les matières premières restent le thème d'investissement à jouer. Frédéric Leroux, gestionnaire de fonds chez Carmignac Gestion, justifie ce choix par le rééquilibrage de la croissance mondiale. «Nous ne croyons pas au découplage des marchés émergents par rapport à la croissance économique américaine. Nous pensons plutôt qu'un ajustement de la croissance mondiale en faveur de ces économies s'opère»a-t-il avancé lors d'une conférence ce mercredi. Selon lui, cet ajustement passe notamment par la consommation des matières premières. «Les pay s émergents sont devenus les principaux consommateurs de ressources de base.
De plus, certains pays comme la Chine se montrent intelligents en constituant des stocks lorsque la demande baisse» constate-t-il. «Des régions comme l'Inde n'ont pas encore développé le même appétit que l'Empire du Milieu, et elles constituent un précieux relais dans la zone» ajoute-t-il.
Frédéric Leroux estime que le marché sous-estime le potentiel de hausse des matières premières. «Les investisseurs réfléchissent toujours comme si on était en 1990, et considèrent que puisque les Etats-Unis connaissent un ralentissement économique marqué, les prix des ressources de base vont également suivre le mouvement» affirme-t-il. Le gestionnaire de fonds cite l'exemple de s prix pétroliers. «Les pays hors OCDE sont devenus les moteurs de la croissance de la demande en pétrole» note-t-il. «L'augmentation des ventes automobiles dans ces régions pousse la consommation de carburants. La Russie, la Chine, mais aussi des pays producteurs comme l'Arabie Saoudite et l'Iran ont de plus en plus besoin de cette ressource avec un e consommation domestique de plus en plus importante»observe-t-il. «De plus, les prix de l'énergie sont tellement bas dans ces pays, en particulier pour l'Arabie Saoudite, le Kowait et l'Iran, que la hausse des cours pétroliers ne pénalise pas leur consommation» précise-t-il.
03 mars 2008
La Fed vaincue par les commodities ?
La Fed vaincue par les commodities ? |
Peu d'analystes l'ont vraiment souligné mais il s'est passé quelque chose de très important la semaine dernière; peut-être un tournant en fait : lors de son intervention devant le Congrès, Ben Bernanke a clairement insisté sur le fait que la hausse des cours des matières premières nourrit actuellement la dynamique inflationniste...Magnifique lieu commun, nous direz-vous !... mais, bien moins qu'il n'y parait, en réalité, car la Fed brise ici un tabou essentiel à savoir qu'elle sacrifiait jusqu'à présent, plus ou moins implicitement, la vigilance en matière d'inflation sur l'autel du retournement à tout prix - c'est le cas de dire... - de l'économie américaine via une politique de baisse des taux ultra-volontariste. |
29 février 2008
L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années
lupus
Hervé Lievore
Stratégiste au sein d'AXA Investment Managers

«L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années (souvent entre 5 et 8 ans) en ne perdant pas de vue que la volatilité est naturellement forte pour cette classe d’actif»
Quelle est la tendance des prix des matières premières ?
Si nous considérons le prix des matières premières dans leur ensemble et sur le long terme (il est possible de remonter jusqu’au 19ème siècle), nous observons que le cours des matières premières, corrigé de l’inflation, a eu tendance à décliner.
A partir des années 2000, la tendance de long terme semble s’être inversée. Toujours en données corrigées de l’inflation, nous nous inscrivons dans une phase de remontée relative des prix.
A la différence du passé, les phases de hausse du cycle semblent être plus longues et plus importantes dans leur ampleur que les phases de baisse. C’est en cela (la tendance) que nous avons une inflexion. La nature fondamentalement cyclique des matières premières reste plus que jamais d’actualité.
Ainsi, la phase de hausse connue, en particulier en 2007, sur le prix des matières premières va appeler inéluctablement une correction, probablement dès cette année, mais cette correction devrait être modérée et de courte durée.
Comment expliquez-vous cette inversion de tendance ?
Cela tient essentiellement à deux éléments. Tout d’abord, il y a un choc de demande. Très clairement depuis 2001, les grands pays émergents, notamment la Chine et l’Inde, ont connu une forte accélération de leur développement économique et une importante augmentation des revenus des agents économiques domestiques. Dès lors, les consommateurs de ces pays accèdent plus rapidement à un pouvoir d’achat de classe moyenne et acquièrent davantage d’automobiles, de biens d’équipement etc. Cela engendre des consommations additionnelles en métaux et en énergie sur une échelle jamais vue dans l’histoire.
Par ailleurs, du côté de l’offre, la faiblesse chronique des prix dans les années 1985-2000 s’est traduite par de trop faibles investissements dans les capacités de production. Au début des années 2000, lorsque le choc de demande des émergents est apparu, les producteurs ont eu du mal à faire face et les prix ont monté en conséquence. Compte tenu des délais d’ajustement, le déséquilibre est durable.
Quelle sera la réaction de l’offre par rapport au choc de la demande ?
Cette réaction va beaucoup dépendre de la nature de la matière première.
Au demeurant, la mise en exploitation d’une nouvelle mine ou d’un nouveau gisement nécessite du temps. Il va falloir procéder à des explorations, mettre en exploitation la mine avec toutes les infrastructures qui lui sont liées. Les délais peuvent s’élever à une dizaine d’années.
En revanche, les matières premières agricoles sont des produits pour lesquels les capacités de production peuvent être ajustées sur des délais plus courts. C’est la raison pour laquelle dans l’ensemble des matières premières, ce sont les denrées agricoles qui ont décollé le plus tardivement et se montrent les plus volatiles.
Quel regard portez-vous sur la thématique énergétique ?
Un point essentiel est de savoir si l’offre est en mesure de progresser au moins aussi rapidement que la demande. A l’heure actuelle, nous pouvons raisonnablement espérer que cela soit le cas des métaux industriels à moyen terme.
Cette affirmation est sans doute moins évidente en ce qui concerne l’énergie. Le décalage durable entre offre et demande amène à penser que la thématique énergétique est prometteuse.
La hausse du prix du baril de pétrole à 100 $, a conduit à l’éviction de toute une fraction de la demande potentielle de cette matière première qui a basculé de ce fait sur des sources alternatives, en premier lieu le charbon.
A-t-on évalué la demande additionnelle ?
Par définition, la demande totale d’un produit ne peut dépasser ce qui est produit plus ce qui est prélevé des stocks. C’est pour cette raison que l’offre de pétrole est à peu près égale à la demande effective. Les consommateurs qui se reportent sur le charbon préféreraient certainement recourir à du pétrole, ne serait-ce qu’en raison des contraintes de transport, de pollution et de rendement énergétique. La hausse de la consommation de charbon, ramenée à un équivalent pétrole, peut fournir une approximation de ce que serait la demande de pétrole si le prix n’était pas contraignant.
Si le prix du baril était resté à un niveau bas, celui de 1999, la demande effective serait vraisemblablement supérieure à ce niveau.
Quels sont les principaux risques sous-jacents à ce secteur ?
Un des principaux risques réside à mon sens dans un fort ralentissement de la croissance économique mondiale, en particulier si les Etats-Unis entraient dans une véritable récession durable.
Pour certains, même en cas de fort ralentissement, les pays de l’OPEP ont fixé un seuil en dessous duquel le prix du baril ne pourra pas baisser, à savoir 80 $.
Je pense que les contraintes physiques qui pèsent sur le marché imposent un prix moyen de 80$ indépendamment de toute interférence de l’OPEP.
Ponctuellement, il est possible d’envisager un accident de marché, une évolution catastrophe du cours du pétrole et des prix qui descendraient en deçà de 80$.
L’OPEP n’a pas un contrôle parfait sur l’évolution des prix sur les marchés mondiaux. Les décisions prises par cette organisation en matière de production mettent plusieurs mois à se traduire dans la structure des prix au niveau international.
Quel est votre avis sur les tensions géopolitiques ?
Je ne souscris pas réellement à l’idée selon laquelle les cours de l’énergie sont influencés par les tensions géopolitiques. En 1999, lorsque le prix du baril était à 10 dollars, il existait des tensions dans le monde mais le taux d’utilisation des capacités de production était suffisamment bas pour faire en sorte qu’un accident conjoncturel de nature géopolitique n’ait pas un impact tel sur le marché qu’il puisse orienter les prix dans un sens ou dans un autre.
Le fait de prêter attention aujourd’hui à la moindre guérilla dans un pays exportateur de pétrole comme le Nigéria s’explique par un taux d’utilisation des capacités de production très élevé.
Feriez-vous une distinction entre les métaux de base et les métaux précieux s’agissant de la corrélation existante avec la conjoncture économique ?
Très certainement. Les prix des métaux précieux suivent une logique différente des prix des métaux de base, ces derniers étant davantage liés au cycle économique international.
Dans la mesure où nous devrions avoir un ralentissement de la croissance économique cette année, nous avons beaucoup de mal à envisager une hausse pour les métaux de base.
Le prix de l’aluminium se situe aux alentours de 2400 $ la tonne (un niveau légèrement en hausse depuis le point bas atteint en 2007 : 2100 $ la tonne).
Le cuivre est l’un des produits les plus liés à la conjoncture, sachant qu’un important débouché de ce métal est la construction. Nous sommes actuellement sur un prix de 7775 $ la tonne (dans le haut de la fourchette de ce qu’on observe depuis 2006, même si les évolutions sont très erratiques).
Le marché de l’acier est assez particulier en ce sens qu’il dépend des négociations entre les sidérurgistes et les producteurs de fer. Le marché qui donne la tendance aujourd’hui est le marché chinois.
S’agissant des métaux précieux, l’or est véritablement la valeur symptomatique du moment. La logique de prix est dictée par deux paramètres. Tout d’abord, l’équilibre existant entre l’offre et la demande. La demande émanant des grands pays émergents et des fonds d’investissement spécialisés dans l’or est très robuste. Parallèlement nous observons le déclin de la production de certains pays phares comme l’Afrique du Sud qui, pendant longtemps, a été le premier producteur mondial (à la fin de l’année 2007, c’est la Chine qui est devenu le premier pays producteur).
Par ailleurs, un autre élément qui explique l’attrait pour l’or est la remontée de l’aversion au risque et la crainte de la résurgence de l’inflation. L’or est un investissement physique qui rassure plus que le papier.
Quelle est la situation pour les denrées agricoles ?
I
l me semble que la structure de production des produits agricoles est influencée par la thématique énergétique.
En témoigne l’exemple du coton. Le coton se trouve sous la forme d’une fibre textile et sous la forme d’une graine servant à la production d’huile de graines de coton.
Les évolutions de ces catégories de produits de coton sont quasiment opposées. Le coton textile fait l’objet d’un niveau élevé de subventions de la part du gouvernement américain et est structurellement en surcapacité de production. Actuellement le prix de la fibre de coton textile est équivalent à celui du début des années 2000.
S’agissant de l’huile de coton, qui ne bénéficie pas de ces subventions, le cours actuel est très sensiblement supérieur à celui des années 2000. Les prix ont été multipliés par plus de 3.
Cette explosion s’explique en partie par l’utilisation de l’huile de coton dans la production de biocarburant.
Qu’en est-il des autres matières premières agricoles ?
Toutes les matières premières impliquées dans la production des biocarburants ont vu leur prix augmenter : blé, soja, maïs.
Ce qui s’est passé avec le soja est particulièrement intéressant. Le cours des graines de soja n’a cessé d’augmenter. Or, en matière de biocarburant, le gouvernement américain subventionne la filière maïs, mais pas la filière soja. Par conséquent les producteurs de soja sont en train progressivement de basculer une partie de leur production sur le maïs.
A ces questions de produire (ou de ne pas produire) tel ou tel produit agricole, il faut ajouter, notamment dans le cas des céréales, des niveaux de stocks très faibles. Ainsi, les stocks mondiaux de riz (rapportés a la consommation) sont au plus bas depuis 1977 et il faut remonter au-delà des années 60 pour retrouver des stocks mondiaux de blé aussi faibles que ceux d’aujourd’hui.
Quid du sucre, la matière première la plus propice à la production des biocarburants ?
Concernant ce produit, nous sommes sur une tendance de nouveau haussière, après trois années mouvementées. Entre 2004 et 2006, nous avons assisté à une forte tension sur le cours du sucre en raison notamment des anticipations de demande de biocarburants. Fort logiquement, répondant au signal des prix, les producteurs ont accru les surfaces cultivées un peu partout dans le monde. Or, en 2006, les conditions climatiques ont été particulièrement propices à la production de canne à sucre. Nous nous sommes retrouvés alors en surproduction. En conséquence, nous avons eu une baisse relativement importante des prix entre le début 2006 et l’été 2007.
Recommanderiez-vous à un investisseur de placer son argent sur le marché des matières premières ?
La carte de l’énergie me semble la plus prometteuse compte tenu du développement des grands pays émergents et de l’impact sur les prix internationaux.
Il y a peu de doute que la demande connaisse un tarissement de manière durable. Une perturbation temporaire est envisageable en cas de récession économique sévère cette année. Mais les besoins énergétiques s’inscrivent dans une tendance de fond indéniable.
J’opterai s’agissant des métaux industriels pour un investissement de moyen terme pour lesquels la rigidité de l’offre est moins élevée que dans le cas du pétrole. Par exemple, l’aluminium est le métal le plus présent sur terre. L’humanité ne manquera pas tout de suite de métaux industriels, il y a juste besoin d’un peu de temps pour que les capacités de production (extraction et raffinage) puissent se faire.
Les produits agricoles seront très influencés par la thématique énergétique. Plus la demande d’énergie progressera, plus nous arriverons à la limite des capacités de production des énergies conventionnelles -pétrole et dans une moindre mesure le charbon- et plus la demande pour des sources alternatives d’énergie va se matérialiser, notamment les biocarburants. Cependant, cette dernière affirmation est à relativiser en raison de considérations environnementales. La production de biocarburant nécessite un recours assez sensible en engrais, et va nécessiter dans le futur de mobiliser de nouvelles terres cultivables. Or, l’une des dernières possibilités pour accroître significativement les capacités de production réside dans la déforestation. Cela se voit particulièrement au Brésil, en Malaisie et en Indonésie.
Qu’en est-il des stratégies d’investissement à adopter pour investir dans les matières premières ?
Une distinction est faite entre les actions conventionnelles et les futures. Les méthodes de gestion sont différentes. Sur les trackers, ce qui prime, c’est la réplication d’un indice. Il n’y a pas véritablement de valeur ajoutée, la performance du fonds étant calquée sur celle de l’indice. Cela permet de manière générale, de limiter les frais de gestion.
La gestion dans l’univers des actions est souvent une gestion plus active et implique des décisions d’investissement prises par le gérant. Par exemple, Axa IM propose un fonds sur le thème de l’énergie, Axa WF Junior Energy, qui présente l’originalité de sélectionner des valeurs à la fois spécialisées dans l’exploration et l’ingénierie pétrolière (le segment le plus porteur de la chaine de production et de distribution de l’or noir) et ayant des petites ou moyennes capitalisations (car elles bénéficient d’un potentiel de valorisation plus important que les grands groupes et leur performance est moins corrélée aux fluctuations des prix du pétrole).
Tant que les marchés actions resteront sous la menace d’une correction alimentée par le dégonflement de la bulle du crédit aux Etats-Unis, il sera sans doute plus prudent de privilégier les trackers sur indices de futures. Mais, à moyen terme, des valorisations plus attractives avec des perspectives de croissance toujours robustes devront se traduire par un report sur les actions de sociétés liées aux matières premières.
L’horizon temporel est a ce titre décisif. L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années (souvent entre 5 et 8 ans) en ne perdant pas de vue que la volatilité est naturellement forte pour cette classe d’actif. 2008 devrait nous en fournir une bonne illustration.
Propos recueillis par Imen Hazgui
Son parcours
Hervé Lievore a rejoint AXA Investment Managers en 2007 en tant que Stratégiste.
Auparavant, il a travaillé pendant 11 ans pour Natixis où il occupa successivement les fonctions d’Adjoint du responsable du service de documentation financière puis d’Économiste Asie.
Hervé est titulaire d’un DESS de finance de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (2005) ainsi que d’un DESS de gestion de l’information en entreprise de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1996).
les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement
lupus
PRIM' Alternative/b.louvet
Benjamin Louvet fev 2008
Directeur général délégué de PRIM' Alternative

«Alors que les marchés actions sont risqués pour le moment, que la situation de l'immobilier reste relativement délicate, les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement»
Quel regard portez-vous sur la situation du pétrole ?
Nous sommes relativement prudents sur les perspectives pétrolières. Nous pensons que le pétrole ainsi que ses produits dérivés sont actuellement soutenus par des éléments macro-économiques majeurs.
Tout d'abord, une pression extrême exercée par une demande sans cesse croissante, particulièrement de la part des grands pays émergents, Chine et Inde en tête. Même si l'économie américaine est amenée à ralentir, ces pays continueront à augmenter leur consommation.
C'est ainsi que l'Agence internationale de l'énergie annonce pour l'année 2008 une hausse de la consommation de l’ordre de 2 millions de barils. Nous devrions atteindre ainsi une consommation de 87 millions de barils par jour.
Parallèlement l'offre suit difficilement. Nous avons des problèmes au niveau des capacités de raffinage. Nous observons des tensions géopolitiques relativement importantes : le risque de conflit en Iran, la situation tendue entre la Turquie et le nord de l'Irak, les conflits au Moyen Orient…
A cela il faut ajouter les affrontements armés qui existent dans plusieurs grandes zones clés. Par exemple les affrontements réguliers au Nigéria, les rebelles du delta du Niger réclamant leur part de la manne pétrolière exploitée par les sociétés occidentales. Nous avons eu récemment deux accrochages avec la société Total et un bateau de Nigéria LMJG, grande compagnie régionale.
Par suite, les mauvaises conditions climatiques ont également des incidences dans les capacités de production : une plate-forme a dû fermer en mer du Nord à la suite de grands vents qui ont endommagé les installations électriques, des raffineries ont dû fermer dans le Delaware et en Louisiane...
Ces phénomènes météo sont de plus en plus récurrents et font peser un risque sur la production à tout moment.
Pensez-vous que la demande additionnelle provenant des pays émergents compensera l'affaiblissement de la demande engendrée par le fort ralentissement de l'économie américaine ?
Il est difficile de le dire. Ce qui est certain c'est que la demande additionnelle provenant notamment de pays comme la Chine et l'Inde parviendra à limiter de manière forte l'impact d'un ralentissement économique aux États-Unis. Cela constituera donc un facteur de soutien au prix du pétrole.
Il y a également un élément politique à prendre en considération, à savoir la position de l'OPEP. Cette organisation a clairement fait comprendre que l'impact des prix du pétrole étant aujourd'hui beaucoup moins important sur l'inflation et la croissance économique mondiale, elle fera le nécessaire pour maintenir le prix du pétrole à un niveau relativement élevé. Nous pouvons considérer que le nouveau seuil plancher se situe entre 75 et 80 $.
Ainsi, le risque de voir le cours baisser fortement est relativement limité.
Pensez-vous pour autant que le prix du baril de pétrole a vocation à augmenter ?
Si l'économie américaine venait à ne pas ralentir fortement, je pense que nous pourrions atteindre un prix du baril aux alentours de 125 $ d'ici la fin de l'année.
Récemment Hugo Chavez a menacé les Etats-Unis en raison du bras de fer judiciaire qui oppose le géant pétrolier américain Exxon Mobil et le Venezuela.
Je pense qu'il n'est pas pricé à l'heure actuelle dans le prix du pétrole un éventuel incident avec le Venezuela. Sont pris en compte, les affrontements répétitifs au Nigéria, les éventuelles interruptions de production provenant de l'Irak.
Quel regard portez-vous sur les métaux de base ?
Le rythme de croissance de l’économie mondiale, même si les États-Unis n'entrent pas en récession, a vocation à ralentir. Ainsi, les besoins en métaux de base vont à notre sens s’affaiblir.
L'infléchissement de la demande devrait alors permettre de détendre le marché des métaux de base à travers le monde. Ceci étant, nous avons encore un équilibre précaire entre l'offre et la demande et des niveaux de stocks qui sont relativement faibles. La détente devrait donc être relativement limitée.
Qu’en est-il du marché des métaux précieux ?
Nous sommes positifs concernant ce marché. Nous anticipons la présence d'une inflation comme l'indique la banque centrale européenne. Ceci donne à l'or tout son sens en tant que réserve de valeur, puisque c'est un actif tangible et physique.
En outre, parce que la situation américaine est délicate, nous ne voyons pas comment le dollar pourrait reprendre de manière violente. Ce dernier devrait même s'effriter davantage face à l'euro.
Ceci constitue un support supplémentaire pour l’or et les métaux précieux qui sont corrélés négativement par rapport au dollar.
De plus, au niveau mondial, les conflits ont tendance à se multiplier : Moyen-Orient, Kenya… Contre toutes ces instabilités politiques, l'or constitue un placement très recherché actuellement.
Enfin, la production en elle-même ne cesse de baisser. Les interruptions suite à des difficultés sur le réseau électrique ne cessent de se répéter en Afrique du Sud. Ce dernier qui était le premier producteur mondial a été déclassé l’année dernière par la Chine.
À côté de l’or, le platine fait également l'objet de beaucoup de tensions car les stocks sont relativement peu élevés. Mais le platine est davantage utilisé dans l’industrie. Aussi si nous avons un ralentissement économique marqué, le platine serait plus enclin à décliner.
Quelle est la situation concernant les matières premières agricoles ?
Nous sommes pour certaines denrées alimentaires sur des niveaux de stock historiques très faibles revus tous les mois à la baisse par les autorités compétentes. Le département agricole américain a sorti sa dernière mise à jour mensuelle il n’y a pas longtemps, les stocks de soja ont été revues à -10%.
Les stocks de céréales au niveau mondial sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
Certes les nouvelles cultures qui ont été mises en place l’année dernière, devraient permettre de faire face à la demande et de reconstituer légèrement les stocks. Mais il y a un élément qui n’est pas du tout maîtrisé et qui peut faire des dégâts importants, c’est la météo. Nous avons eu une tempête de neige en Chine, d’une violence extrême pour la saison. Près de 40% de la récolte d’oléagineux de type colza a été endommagée, voire détruite. Ainsi les Chinois vont être obligés d’importer massivement des oléagineux de l’extérieur pour compenser les pertes de production. Ceci va constituer un fort soutien des prix.
De même nous pouvons mentionner la sécheresse qui a eu lieu en Australie, en Ukraine.
Parallèlement de plus en plus de pays font face à une inflation interne très forte et s’efforcent, pour défendre leurs prix domestiques, de limiter les exportations : la Russie, l’Argentine.
Comment voyez-vous évoluer la situation ?
Dans le meilleur des cas, il n’y a pas d’incident météo et la courbe devrait légèrement se détendre. Mais la tendance de fond est que la demande est bien présente et qu’elle est complètement inélastique au prix.
En effet, autant sur le pétrole ou sur les métaux, il est possible de reporter ses achats, ou de les remplacer par d’autres achats -ainsi, dans le domaine automobile, quand le pétrole augmente trop, il est possible de remplacer le plastique par la feutrine- autant il n’est pas concevable de faire de substitution en ce qui concerne les denrées alimentaires. Se nourrir est un besoin primaire.
Il y a un risque de voir corriger le prix sur certaines matières premières agricoles qui ont cru de manière excessive (+100% pour le blé en moins de 8 mois). Néanmoins le potentiel de progression demeure.
Est-ce la même stratégie d’investissement adoptée pour chacun de ces trois grands domaines ?
Nous avons sur les trois fonds la même approche : des paniers de matières premières gérés en repondérant l’ensemble des différents produits tous les jours dans le portefeuille. C’est une gestion acheteuse, de type indicielle, qui n’utilise pas d’effet de levier, qui intervient sur la première échéance (il n’y a pas de trading, c’est de l’exposition pure), et qui est couverte contre le risque de change. L’idée est d’offrir aux clients uniquement une exposition aux matières premières.
Quelle est la composition de vos fonds ?
S’agissant de notre fonds sur les matières premières énergétiques lancé en mai 2005, le panier est composé de cinq produits, le pétrole brent, le pétrole américain, le fuel domestique, l’essence, et le gazoil.
Notre fonds lié aux métaux précieux qui date de décembre 2005 est exclusivement dédié à l’or.
Enfin le fonds matières premières agricoles créé en mars 2006 réunit 7 produits : le maïs, le blé, le sucre, le soja, l’huile de soja, le colza et le canola.
Les produits composant le panier sont susceptibles d’évoluer en cas de changement des grands enjeux de moyen/long terme guidant la construction du portefeuille.
Comment expliquez-vous la multiplicité des produits dans vos fonds ?
La gestion indicielle sur les matières premières présente d’importantes différences avec la gestion indicielle telle qu’elle est traditionnellement réalisée sur les actions. Répliquer la performance d’un indice boursier n’est pas très difficile. Il suffit de suivre un coefficient d’ajustement quotidien en fonction des émissions de titres.
Quand vous détenez une matière première physique, il y a un coût de stockage et un coût de déperdition. Ces coûts doivent se ressentir sur le contrat à terme. Ainsi la performance du marché physique n’est pas la performance qu’il est possible de capter. Il y a lieu de réduire cette différence au maximum.
Nous nous sommes efforcés d’utiliser la structure de ces marchés pour réduire les effets sur le portefeuille.
Dans notre fonds énergie, il y a cinq produits qui composent notre portefeuille. L’objectif est de combiner des périodes de tension et de détente qui n’ont pas lieu au même moment afin de lisser la structure de prix sur la performance. Ainsi à coté du pétrole, il y a dans ce fonds de l’essence et du fuel domestique. Au-delà du fait que pour des raisons structurelles, nous pensons qu’il y a autant de tension sur le marché du raffinage que sur le marché du brut, la structure du prix indique que l’essence est un produit très utilisé pendant l’été (la driving season, période des vacances aux Etats Unis), alors que le fuel domestique sert essentiellement à ce chauffer pendant l’hiver.
En combinant du fuel domestique et de l’essence sans plomb dans le portefeuille, nous avons deux produits dont la saisonnalité est différente et dont la courbe de prix va nous pénaliser ou nous avantager à des moments différents. Cela réduira l’écart entre la performance du sous- jacent et la performance du physique de la matière première et aura au final un impact positif sur la performance totale du portefeuille.
Cette multiplicité des produits ne concerne pas votre fonds lié aux métaux précieux qui inclut seulement l’or, pourquoi ?
Nous avons regardé la structure de prix et cherché à déterminer s’il était pertinent d’avoir plusieurs produits dans le portefeuille. Nous avons observé que la structure de prix était globalement la même. Les métaux précieux à l’inverse du pétrole sont des marchés de stock : une fois consommé le pétrole n’existe plus, ce qui n’est pas le cas de l’or. Si il y a une tension sur les prix, des détenteurs d’or pourront avoir un intérêt à revendre leur or pour générer un équilibre sur le marché
Parce que la structure de prix est identique, stable et constante, nous n’avions aucun intérêt à faire appel à plusieurs produits pour lisser les impacts de la structure des prix.
Vous procédez suivant un principe d’équipondération et de repondération quotidienne. Pourquoi ?
L’idée est de ne pas faire du trading : nous voulons que le client qui vient chez nous sache exactement ce qu’il achète. Sinon, cela devient trop aléatoire. En repondérant tous les jours notre portefeuille, nous assurons aux clients qu’ils achèteront une quantité connue de chacun des produits qui composent le portefeuille, et ce quel que soit leur date de souscription. Ce n’est par exemple pas le cas pour les grands indices sur matières premières.
Notre philosophie d’investissement se veut lisible et parfaitement prévisible. C’est la meilleure des solutions à notre sens.
Quelles sont vos recommandations d’investissement ?
En ce qui concerne le pétrole, le potentiel de hausse étant pour le moment limité, nous ne sommes ni à l'achat ni à la vente. Toutefois, les prix devraient être soutenus par l’attitude de l’OPEP. Nous sommes donc à conserver.
Si l'activité économique ralentit, alors que nous avons encore une masse monétaire relativement bien développée, et qu’il est risqué pour le moment de placer l'argent sur le marché actions, que la situation de l'immobilier reste relativement délicate, les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement.
Propos recueillis par Imen Hazgui
Commodities
Les tracker powershares que je préfère, la vue est sur 1 an !
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Même avec les US en récession ils continuent à monter, ce dont beaucoup doutaient
26 février 2008
Le Programme alimentaire mondial en alerte....
(lupus)

ALIMENTATION. L'agence s'inquiète de la hausse des prix et craint de ne plus assurer la distribution.
AFP
Mardi 26 février 2008
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) risque de devoir rationner les produits alimentaires, compte tenu de l'augmentation de leur prix, a déclaré sa responsable Josette Sheeran au Financial Times de lundi.
Si les donateurs du PAM ne contribuent pas davantage à apporter leur contribution, a-t-elle mis en garde, celui-ci devra alors envisager de «rationner l'aide alimentaire» et même de la limiter aux personnes qui en ont besoin.
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies, dont Josette Sheeran est la directrice générale, est l'agence humanitaire la plus importante du monde et joue un rôle essentiel concernant la sécurité alimentaire.
Une situation urgente
«Notre capacité à faire parvenir de la nourriture aux personnes s'amenuise alors que les besoins ne cessent d'augmenter.»
Cette dernière souligne que le problème de la faim dans le monde est en train de changer. «Avant, affirme-t-elle, la situation n'était pas urgente, maintenant elle l'est.»
Selon sa directrice générale, le PAM est confronté au problème d'«une nouvelle forme de faim» où les prix des aliments deviennent trop chers pour ceux qui en ont besoin. «Un grand nombre de pays», souligne-t-elle, sont affectés maintenant par cette «nouvelle forme faim», comme l'Indonésie, le Yémen, le Mexique.
Le retour du rationnement
Par exemple, selon Josette Sheeran, l'Egypte a étendu son système de rationnement alimentaire pour la première fois depuis vingt ans. Le Pakistan a aussi réintroduit un système de cartes de rationnement, qui avait été abandonné au milieu des années 1980.
Même dans certains pays développés, des familles «sautent» leurs trois repas quotidiens pour n'en faire qu'un ou d'autres ne s'en tiennent qu'à un produit alimentaire de base, ajoute la directrice générale Josette Sheeran.
24 février 2008
Une panne d'électricité.(th.trade)
C'est tout bête, une panne d'électricité ; en général, ça se répare en un tournemain, et ça s'oublie tout aussi vite.
Mais la panne dont je vous parle aujourd'hui paralyse un pays tout entier… plonge les marchés de matières premières planétaires dans le chaos… et provoque de vastes bouleversements dans un secteur bien précis des ressources naturelles.
Elle pourrait bien se révéler être la panne la plus dévastatrice de cette décennie… mais aussi vous rapporter jusqu'à 100% de gains dans les mois qui viennent.
Comment ça ? Eh bien… permettez-moi de vous emmener en Afrique du Sud pour y voir plus clair -- si l'on peut dire, puisque voilà des semaines que les Sud-Africains doivent s'éclairer à la bougie... sont obligés de faire bouillir leur eau avant de la boire parce que leurs usines de traitement ne fonctionnent plus... se retrouvent au chômage technique faute d'énergie... et ainsi de suite.

Le gouvernement sud-africain affirme être confronté à "une urgence nationale". Themba Khumalo, ministre des Affaires d'Eau et de Foresterie en Afrique du Sud, a même déclaré que c'est "une catastrophe".
Selon le journal Libération, la croissance même du pays est atteinte, avec des pertes qui atteindraient jusqu'à 100 millions d'euros par jour -- et ça fait des semaines que ça dure.
Mais le secteur le plus durement atteint, dans cette histoire, c'est celui des mines. C'est un point crucial -- parce que c'est là que cette crise fait naître des opportunités absolument spectaculaires, notamment pour un métal bien particulier, qui a toutes les chances de voir son prix s'envoler… jusqu'en 2013 !
Comprenez-moi bien : pour ce métal, le marché se trouve actuellement dans des conditions exceptionnelles, comme on n'en rencontre qu'une seule fois dans une vie d'investisseur. La demande s'enflamme, tandis que l'offre subit des pressions sans précédent. Tous les ingrédients sont réunis pour des profits à trois chiffres… voire plus -- et je pèse mes mots.
Le charbon au banc des accusés
Revenons à l'Afrique du Sud et à sa panne géante. L'entreprise qui fournit la majeure partie de l'électricité sud-africaine s'appelle Eskom. Or selon un article paru récemment... "aucune des centrales à charbon d'Eskom, qui fournirait 90% de l'électricité du pays, ne fonctionne à plein régime".
Il n'y a pas de cause unique à ce gigantesque problème. L'approvisionnement d'Eskom est mauvais. Sur certains sites, le charbon lui-même est de mauvaise qualité, ou humide. Sur d'autres sites encore, les livraisons sont erratiques. Il y a eu des incidents de maintenance. Des problèmes techniques. Cela fait des années qu'on n'a pas investi dans les infrastructures, qui sont d'une vétusté ahurissante. Les ingénieurs qualifiés manquent, le personnel technique aussi.
Bref, c'est la série noire pour Eskom. C'est à tel point que la société a perdu 25% de sa capacité de production ! Imaginez le chaos chez nous si EDF était obligée de fonctionner à 75% de ses capacités seulement...
Pour tenter de faire face, Eskom a dû cesser d'exporter de l'électricité dans les pays voisins (ce qui provoque des perturbations considérables dans des économies déjà fragiles) et recourir au rationnement. La société a demandé à ses plus grands clients de réduire "volontairement" leur consommation d'au moins 10%.
Les grandes entreprises d'extraction d'or en Afrique du Sud, comme AngloAmerican, Harmony et Gold Field, en sont réduites à ne faire tourner que le minimum des machines dans leurs mines. Il n'y a plus que les pompes à eau et l'aération qui fonctionnent.
La production, la fabrication et la transformation des ressources naturelles ont ralenti de manière catastrophique. Sur les marchés matières, tous les secteurs sont touchés, et les ondes de choc se répercutent partout dans le monde. Quant à l'Afrique du Sud, dont l'économie dépend presque entièrement du secteur minier, c'est une catastrophe nationale.
Il n'y a quasiment plus de mines sud-africaines en fonctionnement, à l'exception de BHP et AngloAmerican, qui continuent de tenter d'approvisionner Eskom en charbon.
Les mines de diamants sont elles aussi touchées, tout comme la production d'uranium, d'aluminium, de chrome, de cobalt, de manganèse, de palladium et surtout… de platine.
Une équation économique classique…
… qui est aussi la clé de gains considérables
Voyez-vous, depuis qu'Eskom a réduit l'approvisionnement des mines en électricité, le prix du platine est monté en flèche, passant de 300 $ à plus de... 2 170 $ l'once ! Et ce n'est pas fini. On est confrontés ici à l'équation économique la plus classique et la plus claire qui soit :
Offre sous pression (et quelle pression !) + demande exponentielle = envol des prix
Maintenant que nous avons vu à quelles difficultés est confrontée l'offre, permettez-moi de vous en dire un peu plus sur la demande. Vous n'allez pas tarder à comprendre pourquoi la continuation de la hausse du platine est inévitable.
Le platine est sous pression :
Quand je vous dis que la demande est exponentielle, ce ne sont pas des paroles en l'air.
Le platine, deux fois plus précieux que l’or, est aussi… 35 fois plus rare que le métal jaune ! Inutile de vous dire que la production est vite absorbée par le marché -- d'autant plus qu'un secteur en particulier a un appétit féroce…
Quatre millions d'onces de platine -- soit près de la moitié de la production -- sont absorbées par l'industrie automobile. Laquelle est en pleine explosion, avec la puissance et la richesse nouvellement acquise de pays émergents comme l'Inde et la Chine.
En Inde, par exemple, le pouvoir d'achat a été multiplié par deux depuis 2000. 45 millions d'Indiens roulent en deux-roues et rêvent d'une voiture -- 1,4 million de voitures ont été vendues en Inde en 2007. Ce chiffre passera à 2,2 millions en 2010.
Le pays ne compte que huit automobiles pour 1 000 habitants. Un peu plus en Chine avec 24 véhicules pour 1 000 habitants, contre 491 pour 1 000 en France, 546 en Allemagne... et plus de 700 aux Etats-Unis ! Sachant qu'il y a 800 millions d'Indiens et un milliard de Chinois... vous imaginez le potentiel ?
En Chine, on vise pour 2010 les 40 autos pour 1 000 habitants, soit un doublement du parc automobile en deux ans ! Le marché est énorme. Conséquence ? En Chine, la demande de platine a augmenté de 60% en 2006.
Et ce n'est qu'un début...
En effet, pas question de sortir des voitures sans pots catalytiques. Réchauffement, pollution au CO2... les réglementations sont de plus en plus strictes, voire drastiques. Même dans les pays émergents.
Et que faut-il pour faire des pots catalytiques ? Du platine ! Quand je vous disais qu'on se trouve dans des conditions idéales pour une hausse historique du platine, vous en avez là la preuve.
D'autant que…
Le platine sera irremplaçable
pendant encore longtemps !
On parle de plus en plus des nanotechnologies, qui permettront à terme de réduire considérablement la quantité de platine nécessaire aux pots catalytiques.
C'est vrai que ces nouvelles technologies auront un impact. Mais gardez en tête que le marché est gigantesque : elles n'auront probablement qu'une influence limitée sur la demande. Sans oublier que les nanotechnologies ne seront pas immédiatement appliquées à l'ensemble du marché ! Entre le prototype et la généralisation au marché, il peut s'écouler des mois, voire des années.
Le platine n'est tout simplement pas substituable dans l'immédiat. Et ce n'est pas tout…
Quelques chiffres et une pénurie
qui devrait se prolonger jusqu'en 2013 !
Depuis 1997 le marché du platine est déficitaire.
Seule l'année 2006 a constitué une exception, avec une offre dépassant la demande de... 10 000 onces seulement !
Voici les derniers chiffres : la demande a grimpé de 2,9% en 2007, soit un nouveau record de 6,925 millions d'onces de platine consommées. Conséquence : l'offre ne suivant pas, le marché était déficitaire de 265 000 onces en 2007.
Et avec la crise en Afrique du Sud, la situation devrait s'aggraver en 2008.
Eskom a beau jurer qu'elle fournira 90% des besoins en électricité des mines, ce chiffre est trompeur. En effet, pour que les mines puissent fonctionner, elles ont besoin d'un niveau d'approvisionnement de base. Les mines profondes, par exemple, utilisent 50% du courant uniquement pour les fonctions essentielles comme les pompes et l'aération.
Les 50% restants servent à transporter les mineurs et les métaux.
Une réduction de courant de "seulement" 10% engendre donc en fait beaucoup plus de dégâts -- qui, en plus, ne se limitent pas à une simple chute de la productivité.
Pourquoi ? Tout simplement parce que l'Afrique du Sud assure 80% de la production mondiale de platine… et que quasiment tous les nouveaux projets de mines de platine sont en Afrique du Sud.
Eskom ne semble pas être en mesure de subvenir aux besoins en électricité du pays pour un bon moment encore. Le fournisseur a mis en route un programme pour construire de nouveaux sites. Mais ces centrales ne devraient pas être opérationnelles avant 2012 ou 2013 !
En d'autres termes, la production de platine ne pourra pas revenir à la normale avant plusieurs années en Afrique du Sud. Le marché, complètement captif, sera littéralement forcé à la hausse jusqu'en 2012 au moins.
Je vous parlerai également d'un cousin souvent ignoré, voire méprisé, de l'or…
Le platine -- et ses trois compagnons du "Carré Magique" -- présentent un potentiel spectaculaire --
les investisseurs institutionnels s'en mêlent
Jusqu’à très récemment, seuls les groupes miniers et industriels avaient accès au marché du platine. Mais depuis peu, vous aussi avez directement accès au métal platine grâce aux ETF et certificats.
Les banques et investisseurs institutionnels ont flairé la bonne affaire : les lancements de fonds d’investissements sur le platine se multiplient.
Et comme vous le savez certainement, pour créer et promouvoir un certificat sur le platine, il faut que la banque émettrice détienne dans ses coffres du platine physique. En garantie.
La firme ETF Securities a déjà stocké 6 000 onces à cette fin. Et la Banque Cantonale de Zurich, qui a lancé son propre fonds, devrait à terme détenir 70 000 onces de ce métal dans ses coffres.
Ce platine, les investisseurs institutionnels ne vont pas pouvoir l'inventer ; il faudra bien qu'ils l'achètent quelque part.
Vous imaginez ce que ce gigantesque afflux de nouvelle demande va provoquer, sur un marché qui est déjà en flux tendu ? Rappelez-vous qu'en 2007, le déséquilibre offre/demande de platine dépassait déjà les 265 000 onces !
La hausse du platine est là pour durer. Il n'y a plus de temps à perdre…
Les métaux précieux sont de plus en plus demandés… alors que leur quantité diminue. Je vous le disais plus haut, c'est la recette parfaite pour des profits considérables. Il ne tient qu'à vous d'en profiter.
Les conditions actuelles sont tout simplement exceptionnelles pour le platine et les autres métaux de mon "Carré Magique". Je ne pense pas que nous reverrons une telle opportunité avant des décennies et des décennies. Agissez maintenant, vous pourriez vous en trouver bien plus riche d'ici quelques années.
Je vous souhaite de fructueux investissements,
Isabelle Mouilleseaux
22 février 2008
ponderation du CRB
En réponse à ray concernant la pondération du CRB, va voir ce lien, j’avais en collaboration avec HardInvestor traité du sujet
Bien à toi
http://000999.forumactif.com/les-hard-investors-f7/forcast-l-importance-de-savoir-de-quoi-on-parle-crb-t5555.htm#19403
Etats-Unis : ça va planter ?...
Etats-Unis : ça va planter ?... |
Nous voulons parler de l'agriculture bien sûr... Encore que, pour l'économie d'une manière générale, nous miserions volontiers sur une amélioration finalement assez rapide de la conjoncture outre-Atlantique à la faveur de la politique implicitement (si ce n'est explicitement...) pro-inflationniste de la Fed, efficacement relayée par l'un de ses corollaires à savoir l'actuelle production – à un rythme littéralement stakhanoviste – de pétrodollars qui, d'une manière ou d'une autre, viendront se recycler sur des actifs américains...Pour ce qui est de l'agriculture, il est très clair que l'évolution des surfaces dédiées aux différents produits sera, compte tenu de la nervosité extrême des marchés, un facteur déterminant dans la dynamique des cours ces prochains : elle est donc suivie comme le lait par le feu par des opérateurs au bord de la crise de nerfs... Et le ministère américain de l'agriculture (USDA) vient justement de livrer sa dernière mouture – riche d'enseignements – en la matière. |

















