24 mars 2008
Bon marché, le Japon cherche un catalyseur
Bon marché, le Japon cherche un catalyseur

La réappréciation du yen entrave toujours pour l'heure la Bourse de Tokyo.
(l'écho) - Alors que les fonds en actions japonaises connaissent des moments difficiles, deux gérants actifs dans le secteur nous aident à y voir plus clair.
Si le fonds UBAM Japan Equity souffre aujourd'hui, comme tous ses homologues, de la déliquescence dont a été frappé le marché japonais depuis plus d'un an, son gérant, Albert Abehsera, estime toutefois que la situation ne devrait plus se dégrader.
Le marché japonais est actuellement peu cher. La moitié des valeurs japonaises se traitent actuellement en dessous de la valeur de leurs actifs, c'est-à-dire en faillite virtuelle. Le gérant tente donc d'identifier le catalyseur qui pourrait faire remonter les valorisations, ce qui s'avère difficile.
Patienter avec les big caps…
La situation économique au Japon risque de demeurer tendue et la solution devrait passer par une amélioration des perspectives de la conjoncture internationale.
Le marché japonais est en effet très sensible au sentiment de marché. Une amélioration de ce sentiment global pourrait alors faire du Japon une cible très attractive pour les investisseurs « value ». Il reste cependant difficile de dire si cela se produira dans trois mois ou deux ans. Abehsera est toutefois convaincu que le redémarrage sera extrêmement brutal. Le fonds UBAM Japan Equity continue donc de mettre l'accent sur les grandes capitalisations qui sont plus ouvertes à la croissance mondiale. Les petites capitalisations devraient en effet continuer de souffrir du marasme de l'économie domestique, même si leurs valorisations sont extrêmement attrayantes.
Le portefeuille continue par ailleurs à surpondérer le secteur technologique et à sous-pondérer les valeurs financières. Le fonds est actuellement encore plus décoté que le marché japonais lui-même puisqu'il affiche un PER attendu pour 2008 de 11, ce qui est sa décote la plus élevée jamais constatée.
… et jouer les dividendes
Le fonds Fidelity Japan Dividend Growth est également toujours dans l'expectative. Laurent Del Grande, le gérant du fonds Fidelity Japan Dividend Growth, ne montre pas un enthousiasme débordant pour le marché japonais pour les mois à venir.
Conscient de la sous-valorisation patente du marché japonais, il ne voit pas à court terme ce qui pourrait durablement faire revenir la hausse. S'ajoute à cela la réappréciation progressive du yen qui risque de peser sur les bénéfices des exportateurs, dont on sait qu'ils ont un poids considérable dans les indices et dans les esprits des investisseurs.
Or, rien n'indique que les investisseurs japonais soient prêts à racheter massivement des actifs domestiques grâce au renforcement de leur devise. Si ce mouvement semble affleurer depuis quelque temps, il est loin de pouvoir contrebalancer les flux venant de l'étranger. Dans ces conditions difficiles, Del Grande s'attache plus que jamais à la composante « dividende » de son analyse. Il affiche d'ailleurs une large préférence pour les dividendes traditionnels par rapport aux rachats d'actions qu'il estime moins pérennes dans le temps et donc moins favorables à une surperformance de long terme du titre.
Le gérant estime que le critère des dividendes s'impose de plus en plus dans la gestion d'actions japonaises. En 2007, les valeurs à dividendes élevés ont ainsi fait en moyenne mieux que l'indice Topix. Le gérant a récemment alloué plus de capital vers les capitalisations moyennes, où il décèle des opportunités intéressantes. Ce qui illustre sa tendance à favoriser les sociétés sous-évaluées dont les titres sont largement survendus.
Fabrice Kremer
11:15 - 20/03/2008
Copyright © L'Echo
16 mars 2008
Japon suite
Suite à une petite discussion avec lupus sur le Japon et mon message sur le sujet
http://forcast.canalblog.com/archives/2008/03/15/8336313.html#trackbacks
Voici un très bel article sur le sujet que lupus m’a posté
Le Japon est le pays le moins touché par la crise des crédits»
Helmut Becker, professeur à la Sophia University de Tokyo, juge que le potentiel de l'économie nippone est actuellement sous-estimé par les marchés.
Yves Hulmann le temps
Samedi 15 mars 2008
Depuis le début de l'année, l'indice Nikkei a reculé de 16,5%, davantage que le S & P à New York (-11,9%) ou le SMI (-15,4%). Outre les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale, les hésitations dans le processus de nomination d'un nouveau gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) ajoutent un facteur d'incertitude pour l'économie nippone. Malgré tout, le système bancaire japonais est le moins touché par la crise des «subprime», et le taux de chômage du pays reste à son plus bas historique, argumente l'Allemand Helmut Becker, professeur d'économie à la Sophia University de Tokyo et conseiller régulier du gouvernement japonais. Interrogé en marge d'une série de conférences organisées par Fisch Asset Management, une société spécialisée dans les emprunts convertibles, il explique pourquoi il juge le potentiel de la deuxième économie mondiale sous-estimé par les marchés.
Le Temps: De 2001 à 2002, le pessimisme était de mise à propos de l'économie japonaise. Cette période a été suivie par une situation de quasi-euphorie entre fin 2004 et début 2005, puis d'une nouvelle correction. Où se situe-t-on actuellement?
Helmut Becker:Le Japon a traversé une longue phase de difficultés qui a débuté en 1992 pour ne se terminer que durant les années 2004 et 2005. Cette période a été marquée par une double crise qui - tout comme celle des «subprime» aux Etats-Unis - a commencé par l'éclatement d'une bulle immobilière pour se prolonger dans le secteur bancaire. La situation actuelle sur les marchés est plus difficile à comprendre. Le Japon est le pays le moins touché par la crise des hypothèques à risque aux Etats-Unis, mais il subit de plein fouet la récente correction boursière. L'ensemble du secteur financier japonais, qui inclut aussi l'assurance, n'a amorti jusqu'à présent que l'équivalent de 1,4 milliard de dollars, comparé à 60 milliards pour les banques américaines et européennes jusqu'à fin 2007 seulement. Malgré tout, la bourse japonaise se porte plus mal que celle des pays qui sont directement touchés par la crise des «subprime»!
- Comment expliquez-vous ce paradoxe?
- La faiblesse de la bourse japonaise s'explique notamment par le fait que les investisseurs étrangers s'y sont beaucoup engagés dès 2005. Aujourd'hui, 26% de la capitalisation de la bourse de Tokyo est aux mains d'investisseurs étrangers, une proportion qui atteint même 40% dans le secteur bancaire.
- La crise des crédits aux Etats-Unis aura néanmoins tôt ou tard un impact sur les banques japonaises...
- En 2002, les banques japonaises détenaient encore d'importantes créances douteuses, représentant 8,4% de l'ensemble de leur portefeuille. Cette part a été ramenée à 1,08% aujourd'hui. Durant ces cinq dernières années, les établissements nippons ont eu suffisamment à faire sur le plan interne pour ne pas encourir des risques ailleurs.
- La récente correction est exagérée?
- La vente massive de titres sur le marché japonais est en tout cas en contradiction complète avec la performance de son industrie. Les quelque 1700 entreprises cotées à la bourse de Tokyo devraient réaliser pour l'exercice 2007-08, clos à fin mars, des bénéfices record, et cela pour la cinquième année consécutive. Les plus grands groupes industriels devraient même enregistrer une croissance à deux chiffres de leurs bénéfices.
- Vos pronostics pour le yen?
- Une longue phase de faiblesse du yen s'achève. Celle-ci a aussi été une des causes de l'abondance de liquidités sur les marchés. Au lieu d'être absorbées dans le pays, ces liquidités ont surtout servi à financer les opérations de «carry trade». Tant que les investisseurs étaient enclins au risque, ils ont continué à s'endetter en yens pour placer cet argent dans d'autres monnaies. Mais, avec le récent retour de balancier, les opérations de «carry trade» se font plus rares. Conséquence: plus la crise s'étend, plus le yen se renforcera, non seulement face au dollar, mais aussi par rapport à l'euro. Une réappréciation d'au moins 10% du yen par rapport au dollar peut être attendue d'ici à la fin de cette année.
- Quelles en seraient les conséquences pour l'industrie?
- L'industrie japonaise a largement profité ces dernières années de la faiblesse du yen. Mais, entre-temps, elle a aussi réduit ses surcapacités et su se restructurer. Les nombreuses années de déflation - à côté de tous leurs effets négatifs - ont aussi eu pour conséquence de réduire à néant les demandes de hausse des salaires, ce qui a accru la compétitivité de l'industrie. Et cela malgré l'amélioration conjoncturelle de ces dernières années et un taux de chômage inférieur à 4%. Le retour à une situation de légère inflation au Japon - de l'ordre de 0,25% - n'y a rien changé non plus.
- Qu'en est-il de l'évaluation des actions japonaises?
- Les actions de l'indice Topix se négocient avec un ratio cours/bénéfice d'environ 16, un bas niveau historique. Le rendement des dividendes des actions, d'environ 1,6%, est supérieur au rendement des emprunts à dix ans. D'autres facteurs parlent aussi en faveur de la bourse japonaise. Ces dernières années, beaucoup d'investisseurs nippons ont préféré utiliser leurs yens pour les placer dans des devises telles que le dollar néo-zélandais, davantage rémunératrices en intérêt. Cette tendance est en train de s'atténuer. Par ailleurs, la privatisation de la banque postale japonaise permettra à cet établissement d'effectuer des placements en bourse, ce qui accroîtra la demande en actions. Le projet de créer un fonds souverain au Japon pourrait aussi donner une impulsion supplémentaire à ce marché. Il est en effet envisagé d'utiliser une partie des 973 milliards de dollars de réserves de devises gérées actuellement par Tokyo pour les investir dans un fonds étatique. Compte tenu des craintes que ferait peser un tel transfert sur le cours du dollar, ce projet n'a que peu de chances de se concrétiser à court terme.
05 mars 2008
le Japon cache ses subprimes
le Japon cache ses subprimes > le gong
pris sur autre forum >
Parmi les 400 à 500 Milliards de Dollars de pertes estimées du fait des subprimes, les Américains et Européens en ont confessé et assumé à ce jour environ 140. Autrement dit, quelqu'un - ou quelques uns - n'ont pas encore procédé à leur mea culpa et ce quelqu'un pourrait bien être les banques japonaises...
En effet, les établissements bancaires sont sous pression légale car de nouvelles et strictes procédures comptables en vigueur les contraignent à une transparence accrue pour l'exercice se clôturant fin Mars 2008. Ainsi, la réplique du tremblement de terre américain dû aux subprimes pourrait bien venir du pays du soleil levant et d'Asie en général... en espérant que cette réplique ne soit pas aussi violente que la secousse initiale! De fait, et comme il n'y a en général pas de fumée sans feu, les établissements bancaires japonais ont déjà considérablement resserré le robinet du crédit, ce qui ne présage rien de bon quand on sait que les taux d'intérêt nippon sont à ...0.5%!

La fameuse théorie du "découplage" entre économie US et économies asiatiques a fait long feu car l'économie japonaise, qui est toujours - et de très loin - la seconde économie au monde doit aujourd'hui faire face à des périls aussi graves que l'économie américaine.
Les commandes industrielles s'affaissent de manière inquiétante, la construction de nouvelles maisons atteint son niveau le plus bas depuis quarante ans et les prix de l'immobilier à Tokyo ont déjà perdu 22% depuis cet été... Par ailleurs, signe avant-coureur de récession régionale, les exportations japonaises d'acier et de semi-conducteurs vers la Chine sont en net repli. Ainsi, ce grand marché asiatique supposé relativement immunisé à toute contamination occidentale et devant prendre le relais en cas de crise américaine se révèle tous comptes faits étroitement dépendant de la bonne forme de l'économie US. Et comment espérer le contraire puisque les consommateurs américains achètent 30% de leurs marchandises en Asie, exactement comme il y a dix ans?
La Banque du Japon va donc devoir baisser ses taux d'intérêts même si, avec des taux aussi bas, il ne lui reste que fort peu de munitions. Elle devra donc boire le calice jusqu'à la lie et renouer avec la politique de "baisse quantitative " utilisée régulièrement jusqu'à un passé récent et consistant à approvisionner généreusement les banques avec des "hélicoptères " chargés de liquidités. Il semblerait que l'espoir né il y a quelques mois selon lequel l'économie japonaise soit guérie de ses maux endémiques se soit rapidement évaporé et cela pose au monde un problème.
En effet, ce pays est de très loin le premier créancier mondial car ses investissements à l'étranger se montent à 3'000 Milliards de Dollars, chiffre qui représente la totalité de la dette américaine ! les liquidités placées sur des bourses ayant décollé ces dix dernières années comme celle de Nouvelle Zélande, du Brésil, d'Islande et surtout de Grande-Bretagne sont ainsi estimées à 1'000 Milliards de Dollars.
L'opération classique de ces quinze dernières années ayant consisté en des emprunts libellés en Yens car peu coûteux, convertis en d'autres Devises et investis à l'étranger...Le Japon peut donc véritablement être considéré comme notre pompe à liquidités et c'est peu dire qu'une partie de notre bien être en dépend ! Il semblerait bien pourtant que cette pompe soit en train de s'inverser avec de forts rapatriements de capitaux en cours ayant pour effet direct une forte appréciation du Yen.
Ddu fait de leur excédent commercial, les japonais réalisent annuellement un bénéfice net de 250 Milliards de Dollars mais les statistiques américaines démontrent néanmoins que leurs investissements en bons du Trésor US sont restés stables. Il y donc de fortes présomptions que ces sommes aient été injectées dans le réseau américain des subprimes... A ce jour, les principales grandes banques japonaises n'ont reconnu que 4.7 Milliards de pertes mais Mitsubishi - la plus importante - a révisé 12 fois en hausse le montant de ses pertes depuis seulement le mois de Novembre dernier! Il semblerait bien que le monde de la finance nippon nous joue le "remake " des années 1990 où, de peur de perdre la face, il avait remis de multiples fois l'annonce de mauvaises nouvelles.
LeGong.
06 octobre 2007
JAPAN
Lazard Gestion :"Misez sur le Japon qui est contra-cyclique" ODYSEE
Capital.fr a sélectionné 27 fonds pour 2007. Deuxième point de l’année sur Objectif Japon avec Joël Le Saux, gérant chez Lazard Gestion de ce fonds actions japonaises qui affichait, au 3 août, une performance de –1,92% depuis son entrée dans la sélection, le 1er décembre 2006.
Capital.fr : Objectif Japon est le seul fonds de notre sélection à enregistrer une performance négative. Qu’est-ce qui pèse sur les actions japonaises ?
Joël Le Saux : Le marché japonais est revenu à ses plus bas de l’année. Un niveau qu’il avait déjà connu début mars lors de la correction intervenue sur les marchés internationaux. Il s’est ensuite repris en mai et en juin. L’évolution du Yen pèse toujours sur les performances enregistrées en euro. Depuis le 1er janvier, la monnaie japonaise a encore reculé de près de 4% après avoir perdu 13% en 2006. Du côté de l’économie, les exportations restent dynamiques, tout comme les investissements productifs. Quant à la consommation, elle n’est pas si mauvaise. Seule déception, mais elle est de taille, les niveaux de prix restent faibles. Il n’y a pas encore d’inflation.
Capital.fr : Ce dynamisme économique retrouvé se traduit-il dans les comptes des entreprises ?
Joël Le Saux : Pas encore tout à fait. Les trois quarts des sociétés cotées ont déjà publié leurs trimestriels. Hors valeurs financières, les résultats courants ont enregistré une progression de l’ordre de 19%. Toutefois, cette bonne performance s’explique par la vigueur d'une vingtaine de grandes sociétés seulement sur près de 900 que compte la cote. Dans leur immense majorité, les sociétés japonaises ont toujours du mal à relever leurs prix finaux. Même si des signes encourageants émergent ça et là. Par exemple, le numéro un japonais de la mayonnaise a relevé ses prix d’environ 10%. C’est la première fois en 17 ans.
Capital.fr : Un investisseur français doit-il se diversifier sur les actions japonaises ou pensez-vous que ce marché va continuer à souffrir ?
Joël Le Saux : Je suis confiant car les résultats des sociétés japonaises devraient encore s’étoffer et tous les segments de la cote devraient en profiter. En outre, les marchés japonais ne sont pas du tout affectés par les problèmes de l’immobilier aux Etats-Unis qui secouent le marché des deux côtés de l’Atlantique. D’ailleurs, les stratèges de la maison Lazard ont réitéré, il y a quinze jours, leur position du début de l’année. A savoir qu’ils restent prudents sur les marchés actions en général. Mais, ils privilégient toujours le Japon, qui est un marché contracyclique. Les stratèges de Lazard Frères Gestion préconise d’alléger les positions sur les marché américains et européens.
Capital.fr : Quelles sociétés préférez-vous ?
Joël Le Saux : Nous continuons de privilégier les groupes industriels. Ces derniers exportent la majeure partie de leur production et, grande première, affichent pour la première fois des marges supérieures à celles de leurs concurrents américains. Parmi eux, nous avons sélectionné l’équipementier automobile Denso, le fabricant de camion et de pick up Isuzu. Ce dernier devrait bénéficier de la volonté des autorités japonaises de favoriser le développement du diesel en vue d’économiser l’énergie. Le conglomérat Mitsubishi Electric qui est le leader des ascenseurs en Asie. Il fabrique aussi des escaliers roulants, des climatiseurs et des automatismes pour chaînes de production. Nous sommes également très confiants sur les sociétés d’instruments médicaux, comme Olympus ou Terumo, le leader du matériel médical jetable, ou Shimadzu, le spécialiste des chromatographes et des spectromètres.
Propos recueillis par Olivier Vilain
Autre interview de Joël Le Saux (Mars 2007) sur le fonds Objectif Japon
Ces SICAV qui ignorent la crise boursièrePropos recueillis par Sylvain D'Huissel. Publié le 06 septembre 2007Actualisé le 06 septembre 2007 : 15h56
ENTRETIEN. Certaines SICAV ont passé un agréable mois d'août. Pour nombre d'entre elles, ce fût même l'occasion de se distinguer. Tour d'horizon avec Hisanori Gondo, gérant de fonds japonais chez ING à Tokyo.
Si certaines SICAV des pays émergents, comme les SICAV mixtes dynamiques Chine, ont affiché au cours du mois d'août de très belles performances malgré la crise, d'autres OPCVM au profil plus atypique ont également surperformé le marché. C'est le cas de celles investies en obligations d'Etat japonaises, libellées en yens. Ces dernières ont profité de la remontée du yen, concomitante à la crise des marchés. Entretien avec Hisanori Gondo, gérant japonais des fonds ING (L) Invest Japan, ING (L) Invest Japanese Small and Mid Caps.
Comment expliquer la relative bonne tenue, face à la crise, des fonds mutuels investis dans les obligations du gouvernement japonais depuis un mois ?
Hisanori Gondo.- La majorité des obligations du gouvernement japonais sont toujours détenues par des investisseurs japonais, qu'ils soient institutionnels ou individuels. En général, un investisseur japonais typique, dont le mode de placement est conservateur, n'effectuera pas de modification tactique de ses positions en passant d'un actif à l'autre. Ces investisseurs semblent penser, que pendant une période d'accroissement des incertitudes sur les marchés mondiaux, conserver ses investissements dans les obligations du gouvernement japonais reste une stratégie fiable et viable. Et ce, en dépit des importantes variations de rendements qui évoluent, eux, avec les placements à revenus fixes.
Quels mécanismes expliquent la corrélation entre la montée du yen et la baisse des marchés pendant la crise du "subprime" ?
Hisanori Gondo.- Un élément important qui a contribué à l'appréciation du yen est la diminution des pratiques de "carry-trade". La contraction du crédit et son retrait des investissements à risque ont conduit les investisseurs à délaisser leur position de "carry trade". De plus, le renforcement du yen a accéléré la tendance de sorte que les investisseurs fuient le "carry trade" afin d'éviter des pertes monétaires supplémentaires.
On évoque souvent le "carry-trade" pour expliquer l'évolution du yen. Est-ce que l'inversion de ce phénomène peut perdurer ?
Hisanori Gondo.- La pratique du "carry trade" avec une stratégie de court terme semble avoir assez largement régressé. Toutefois, le "carry trade", avec une stratégie de long terme, reste ce qu'il est. Ceci s'explique par le fait que les institutions financières japonaises et les investisseurs individuels ont longtemps souffert des taux d'intérêt faibles qui dominent au Japon. Aussi longtemps que les taux d'intérêts japonais resteront à ce niveau, le "carry trade" se poursuivra, étant donné que les investisseurs nationaux continueront d'investir à l'étranger, là où les revenus sont plus importants.
Si le yen devait continuer de grimper, la BoJ serait-elle prête à adopter un statu quo en matière de politique monétaire ?
Hisanori Gondo.- Si l'appréciation du yen est la conséquence de la crise du crédit, la BoJ pourrait maintenir ses politiques en matière de taux afin de garantir la stabilité des marchés financiers au niveau mondial.
Si le yen devait s'envoler, le ministère des Finances pourrait intervenir pour réduire la volatilité de la monnaie. En fin de compte, le principal objectif de la BoJ reste le contrôle de l'inflation. Ainsi, à moins que la fluctuation du yen altère la situation de l'inflation au Japon, le yen ne devrait pas être le principal argument qui viendrait appuyer une décision de la BoJ.
Quelles parités yen / dollar et yen / euro prévoyez-vous pour les prochains 18 mois ?
Hisanori Gondo.- Tant que la crise du crédit se poursuit et que la BoJ conserve sa politique monétaire, nous nous attendons à une appréciation modérée du yen. La parité yen en dollar par rapport aux cours actuels pourrait se modifier de 5 à 10 yens et la parité yen en euro de 5 à 20 yens en faveur du yen.
http://www.lefigaro.fr/sicav/20070906.WWW000000381_ces_sicav_qui_ignorent_la_crise.html
Quelques chiffres sur le Japon...
Quelques chiffres sur le Japon :
2ème économie mondiale : PIB de plus de 4.900 milliards d’USD en 2004.
127 millions d’habitants ; taux de chômage de 4.4%. Une démographie défavorable à long terme mais positive à moyen terme. La réduction de la population active devrait limiter le taux de croissance.
Déficit public élevé: 6.5% du PIB en 2004 : retour à un surplus primaire.
Endettement public de 151%du PIB mais taux de TVA faible (5%).
Croissance moyenne de 1% depuis 10 ans. Déflation forte depuis plusieurs années caractérisée par la forte baisse des prix des actifs (immobilier et marchés financiers). Stock d’épargne très important chez les particuliers: 14 000 milliards de USD. Taux d’épargne global de 7,2% en 2004. Industrie caractérisée par quelques secteurs très compétitifs sur le plan international.
Automobile, électronique, machine-outil, mécanique de précision, acier, chantiers navals. Excédents de balance des paiements massifs (3.7% du PIB environ). En 2004 les exportations ont représenté12,9% du PIB.
Un contexte politique stable.
Prédominance du Parti Libéral Démocrate. La victoire de M. Koizumiaux élections du 12 septembre renforce la possibilité de réformes structurelles. Le Japon cherche à rompre son isolement en passant des accords de libre-échange; c’est fait avec Singapour, le Mexique et la Thaïlande. D’autres accords sont en discussion avec la Corée.
Contexte international :
- tension avec la Chine et siège au conseil de Sécurité;
- nucléarisation de la Corée.
La croissance reprend en 2005.
La croissance de l’année 2004 a été révisée en baisse (à 2.4%) en raison notamment de la modification du déflateur d’inflation. L’économie, après une phase de ralentissement, est entrée dans une phase de reprise; le PIB du 1er semestre a progressé de 4.6% en rythme annualisé en raison notamment de la progression de la consommation. Nous devrions assister à une certaine décélération au troisième trimestre selon M. Sajide Mizuho, qui a cependant relevé ses perspectives de croissance à2,5% pour l’année fiscale 2005 et à 2,8% pour 2006. La conjoncture internationale reste porteuse au niveau américain, chinois et des pays pétroliers. La croissance Chinoise devrait continuer à bénéficier au Japon; la croissance Américaine devrait se poursuivre; le Japon bénéficie également du développement de l’Inde, du Brésil et de la Russie. Les indicateurs avancés de l’OCDE restent bien orientés et pourtant ils n’incluent ni la Chine, ni l’Inde.
La croissance est de plus en plus domestique.
La déflation des actifs est terminée: la bourse reprend depuis 2 ans et les prix de l’immobilier remontent au centre de Tokyo et dans certaines grandes villes. L’effet de richesse négatif ne devrait plus peser sur la consommation et les banques devraient être rassurées sur la valeur de leurs garanties. La consommation est favorisée par le faible niveau du chômage et par la nécessité pour les entreprises de conserver un personnel qualifié notamment en limitant le recours au travail temporaire. L’investissement est favorisé par le retour à la rentabilité des sociétés qui ont réduit leurs dettes et par l’obsolescence des équipements. Le cercle vicieux du remboursement des dettes devrait faire place à des politiques plus expansionnistes des sociétés. Les opérations financières devraient être facilitées.
Les paradoxes du Yen.
Le Japon possède les plus importantes réserves de change du monde (822 milliards de dollars à fin juillet 2005). L’excédent de la balance commerciale s’est réduit mais reste considérable (110 milliards de dollars sur les douze derniers mois). La Banque du Japon a massivement soutenu le dollar en début d’année 2004; elle semble désireuse d’éviter une trop forte appréciation du Yen tant que la déflation n’est pas terminée. Les autorités chinoises ont adopté un panier de référence incluant 4 monnaies principales (dollar, euro,won et yen). Ceci devrait permettre une appréciation du yen à moyen terme. Depuis 2001 le Yen a baissé contre l’Euro.
Le marché financier.
Le marché a baissé de 60% par rapport à ses plus hauts de fin 1989. Pourtant, les bénéfices des sociétés sont plus élevés maintenant et les taux sont plus bas. C’est le 2ème marché du monde en terme de capitalisation: 10.78% du Bloomberg World Market Cap à fin Septembre 2005 pour 14.7% du PIB mondial. L’indice TOPIX (1ère section de la bourse de Tokyo) comporte 1659 valeurs et a une capitalisation de 437000 milliards de Yens. La détention d’actions des particuliers est très faible. Une grande partie de l’épargne est détenue au sein du système postal dont la privatisation va être effectuée. Les sociétés ne devraient plus effectuer des provisions massives comme lors des 3 années précédentes. Elles vont continuer à ajuster leurs bilans en fonction des nouvelles règles comptables en termes de survaleurs notamment. L’offre et la demande de titres s’améliorent fortement avec la fin des ventes de participations croisées par les banques et les sociétés. Les compagnies d’assurances ont moins de 10% d’actions. Depuis octobre 2005, 575 bureaux de poste ont commencé la commercialisation de FCP (à titre de test).
L’évaluation du marché est attrayante.
P/E: 17 sur 2005 et 15 sur 2006.
A moyen terme les profits des sociétés pourraient s’accroître de façon substantielle en raison des départs en retraite.
EV/EBITDA: 4.97 sur 2004
Rentabilité des fonds propres en nette amélioration: 9.7%e en 2004
Rendement:1.12% (à comparer à1.52%sur les JGB-Emprunts d’Etat Japonais et 0.09% sur les bons à3 mois). Le rendement prospectif sur l’exercice en cours est de 1,42% donc supérieur au rendement des obligations ce qui a été historiquement une excellente zone d’achat. La fiscalité est très favorable: 10% sur les plus-values et sur les dividendes pour les 4 ans à venir. La capitalisation de toutes les valeurs cotées à la première section de la bourse de Tokyo ne représente que 69% du PIB Japonais.
Evolution du Price/Book. Les sociétés Japonaises ont pris conscience de la nécessité de disposer d’un cash-flow suffisant ce qui les amène à augmenter la part des profits dans la valeur ajoutée. Les 1186 sociétés de la 1ère section ayant publié leurs résultats à fin Juin 2005 ont eu une progression moyenne de 7.6% de leur bénéfice courant alors qu’elles avaient prévu une baisse moyenne de 12.9% pour le premier trimestre.
Concepts d’investissement.
Suivi étroit des principales valeurs de la cote (Toyota, Mitsubishi-Tokyo Financial, Canon…). Recherche des sociétés leaders dans leur secteur (Nidec, Ibiden…). Les enseignements de l’indice Herfindhal. Intérêt pour les «low-cost»..Recherche des sous-évaluations apparues à la suite de la longue baisse du marché et des abandons de couvertures par les analystes. Apparition au Japon de raiders (opération sur Nippon BroadcastingSystem). Modification des normes comptables et du Code de Commerce. Expo de Nagoya. Défiance sur les «poison pills»
http://www.haussmann-patrimoine.fr/echiquier_japon.htm
04 juillet 2007
special Japon
Tokyo va-t-elle poursuivre sur sa lancé pirson
Au plus haut depuis sept ans
TOKYO L'évolution de la Bourse japonaise dépendra cette semaine d'un indice clé sur la confiance des entrepreneurs nippons, les opinions étant partagées sur le potentiel d'ascension du Nikkei, proche de son plus haut depuis sept ans, selon des courtiers.
Au cours de la semaine écoulée, l'indice Nikkei-225 a reculé de 50,27 points ou de 0,28 % à 18.138,36 points, après un gain de 1,21 % la semaine précédente.
Après avoir atteint leur plus haut niveau depuis sept ans le 21 juin, les actions japonaises ont souffert la semaine dernière de prises de bénéfices, dans le sillage de la piètre performance de Wall Street.
"Tous les yeux sont maintenant rivés sur le Tankan", a observé Toshihiko Matsuno, courtier à SMBC Friend Securities. Cet indice qui doit être publié lundi devrait témoigner de la stabilité de la confiance des grandes entreprises manufacturières nippones, avec une hausse de leurs projets de dépenses, selon les prévisions. "Certains investisseurs sont toujours enclins à l'achat", a estimé M. Matsuno, qui table sur un Nikkei autour de 18.000 points dans les jours qui viennent. D'autres courtiers restaient plus prudents. "Les gains de vendredi étaient purement dus à des réajustements de portefeuilles juste avant la clôture des comptes du premier trimestre", a estimé Norihiro Fujito, analyste de Mitsubishi UFJ Securities. "Les derniers indicateurs économiques n'étaient pas assez bons pour affirmer que la déflation a complètement disparu du pays", a-t-il ajouté, craignant de voir les ventes d'actions persister.
Le point sur le Japon... lupus
COTE MACRO
le Tankan inchangé en juin laisse présager une hausse des taux
2/7/o7
TOKYO (AFX) - La confiance des grandes entreprises japonaises
est restée intacte en juin par rapport à mars, selon l'enquête Tankan publiée
lundi par la Banque du Japon (BoJ) qui, selon les économistes, laisse présager
un nouveau resserrement monétaire dans les tout prochains mois.
Selon cette enquête trimestrielle, un des indicateurs économiques les plus
attentivement observés au Japon, l'indice de confiance des grandes entreprises
manufacturières est resté inchangé à +23, comme le prévoyaient les économistes.
Cet indice avait atteint en décembre +25, son plafond en deux ans.
L'indice de confiance pour les grandes entreprises non manufacturières est
également resté inchangé, à +22 points, alors que les économistes s'attendaient
en moyenne à ce qu'il recule de deux points.
Les indices du Tankan mesurent, sur un très grand nombre de questions posées
à près de 11.000 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, la
différence entre le pourcentage de sociétés estimant que la situation est
favorable et le pourcentage de celles qui jugent qu'elle ne l'est pas.
L'enquête de juin a également indiqué que les grandes entreprises prévoient
des investissements en capital en hausse de 7,7% sur un an lors de l'exercice
2007-2008, qui a débuté en avril. Lors de la précédente enquête, ces entreprises
ne prévoyaient qu'une hausse de 2,9% de leurs dépenses en capital.
"Le simple fait que l'indice principal concernant les grandes entreprises
n'ait pas diminué sera un argument pour la Banque du Japon qui, d'après ce qu'on
dit, cherche une occasion de relever les taux le plus tôt possible", a commenté
Taro Saito, économiste au NLI Research Institute.
Le Tankan est en effet l'un des principaux thermomètres utilisés par la
Banque du Japon pour décider des orientations de sa politique monétaire.
Le 21 février, la BoJ avait relevé son taux directeur d'un quart de point à
0,50%, sept mois après avoir aboli la politique de taux d'intérêt zéro qu'elle
pratiquait depuis 2001 pour combattre la baisse des prix.
La plupart des économistes s'attendent à un nouveau resserrement monétaire
dans le courant de l'été, la BoJ ne cachant pas son impatience de "normaliser"
le loyer de l'argent au Japon, le plus bas du monde industrialisé, afin de
freiner le surinvestissement et la fuite des capitaux nippons à l'étranger.
"A notre avis, ce Tankan ne comporte aucune grosse surprise et nous
continuons à prévoir une hausse des taux de la BoJ en septembre", a estimé Akira
Maekawa, économiste au Crédit Suisse.
D'autres économistes tablent sur un relèvement en août, voire en juillet.
Les prochaines décisions de politique monétaire au Japon sont programmées pour
les 12 juillet, 23 août et 19 septembre.
"La Banque du Japon va probablement considérer que ce Tankan confirme que
les conditions sont réunies pour une hausse des taux", a estimé lui aussi
Yoshikiyo Shimamine, économiste au Daiichi-Life Research Institute.
"Les projets de dépenses en capital des entreprises sont assez forts, vu les
bons chiffres de la production aux Etats-Unis et des économies en Europe et en
Asie. C'est en ligne avec le scénario de la BoJ pour relever les taux, car la
banque centrale dit qu'elle cherche à garantir une reprise économique durable et
estime que les prix recommenceront à augmenter", a-t-il ajouté.
Le principal obstacle pour une hausse des taux reste, pour l'instant,
l'absence totale d'inflation au Japon. Les prix à la consommation ont ainsi
diminué pour le quatrième mois d'affilée en mai (-o.1%
La Dernière Heure 2007
Poison japonais
Serge Ledermann, Lombard Odier Darier Hentsch & Cie
2/7/o7
Un marché est resté en marge de l'effervescence boursière générale: le Japon. Et ce, malgré l'amélioration de la conjoncture et une évolution favorable des résultats des sociétés. C'est que le bât blesse toujours du côté du gouvernement d'entreprise et la frilosité à l'égard des fusions et acquisitions (M & A) demeure vive.
Or, il se trouve que les principaux moteurs de la hausse des marchés des actions au cours des 18 derniers mois ont été la recherche de la croissance - trouvée essentiellement dans les marchés émergents - et les transactions de fusions et acquisitions couplées aux rachats d'actions, deux phénomènes communément résumés sous le terme «de-equitisation». Les sociétés européennes ont désormais bien compris et intégré les caractéristiques du modèle financier capitalistique américain. Elles se concentrent aujourd'hui sur l'évolution - à la hausse - de leur cours de bourse pour se «protéger» d'opérations de rachat ou éventuellement «se vendre» relativement cher... Les membres du management étant de nos jours plus largement rémunérés en options et autres actions de leur groupe, l'intérêt d'un cours élevé apparaît évident.
Rien de tel au Japon où nous assistons à de nombreuses manœuvres défensives de la part de beaucoup de sociétés, celles-ci tentant d'introduire dans leurs statuts des clauses dites «poison pills», qui rendent toute opération de reprise coûteuse et contraignante pour l'acheteur potentiel. Comme le niveau des taux d'intérêt demeure très bas au Japon et les rendements des fonds propres augmentent de manière significative, les opérations de refinancement des bilans devraient être une aubaine pour nombre d'opérateurs financiers tant japonais qu'internationaux. Les grandes maisons de private equity sont d'ailleurs en train d'ouvrir des bureaux au pays du Soleil-Levant dans la perspective d'une évolution des mentalités locales et de l'assouplissement du cadre réglementaire. On peut donc s'attendre à une pression accrue sur les sociétés japonaises pour qu'elles développent une approche stratégique, tant sur le plan industriel que financier, qui les hisse au niveau de leurs consœurs occidentales.
Le marché japonais des actions surprend les investisseurs par un comportement peu prévisible et offre une certaine décorrélation avec les autres marchés. Gageons que les opérations de M & A s'opéreront au moment où les autres grands marchés auront largement épuisé ces stratégies. 
Coté Fonds Small Caps.... 12:16 02/07/07
Les gérants sur les petites sociétés japonaises ont perdu la main.....
CONTRE-PERFORMANCE. Depuis un an, les fonds en petits titres nippons sous-performent en moyenne leur indice de référence de 15%.
Olivier Schaerrer
2 juillet 2007 le temps
Il est classique que les fonds sous-performent en moyenne leur indice de référence. Mais sur la bourse de Tokyo, ce défaut a dépassé toutes les bornes. Depuis un an, les fonds en petites capitalisations japonaises sont de 15% en dessous de leur indice de référence, un record. Exprimés en francs, ils sont tous en baisse.
Selon les chiffres compilés par Morningstar, la lanterne rouge de ce groupe est un portefeuille de la Société Générale (GLE.PA), le SGAM Fund Equities Japan Small Cap. En francs, la valeur de ses parts recule de 26%. L'UBS (UBSN.VX) vient juste devant, avec une baisse de 19% pour l'UBS (Lux) EF- Small & Mid Caps Japan.
Simultanément l'indice de référence gagne 3,5% alors que les 19 fonds pris ensemble cèdent 11,7%. Cette dégringolade a incité les analystes de Standard & Poor's à revoir à la baisse leurs notes sur les fonds.
Le meilleur fonds cède 0,4%. Ce portefeuille d'Axa (CS.PA), l'Axa Rosenberg Japan Small Cap est géré selon des principes quantitatifs qui s'appuient sur une base de données de 3400 titres. Ce fonds a tendance à sous-performer lorsque le marché privilégie les valeurs de croissance de faible qualité au détriment des fondamentaux, selon les analystes de Standard & Poor's qui lui ont attribué la note AA.
Les moins mauvais sont gérés à Tokyo
Il est géré par une équipe basée à Tokyo qui se compose de quatre gestionnaires et de deux courtiers. Elle est secondée par un centre de recherche aux États-Unis pour contrôler les résultats des modèles quantitatifs et le contrôle du risque.
Les banques européennes ont une grande confiance dans la société de Sparx. Lombard Odier Darier Hentsch, Swisscanto, Paribas et Clariden Leu ont sous-traité leur gestion et l'ont confiée à cette société de Tokyo. Il s'ensuit une relative homogénéité des performances entre produits concurrents. Si tous ces fonds suivent les mêmes principes, ils ne sont pas tous gérés par la même personne et affichent sur un an des reculs de 4%, 7% et 9%. Les contre-performances sont bien réelles mais, rétorqueront les gérants, ils réussissent à se trouver dans le premier tiers des résultats les moins décevants.
Le problème est plus général, «les petites capitalisations japonaises souffrent de la comparaison avec les autres petits titres asiatiques qui réalisent des croissances beaucoup plus importantes», explique Christophe Gautier, analyste chez LODH.
08 janvier 2006
Japon : des perspectives toujours prometteuses
Japon : des perspectives toujours prometteuses
La Tribune - édition du 06/01/06
Ce sera difficile de faire mieux. L'année dernière, le Kabuto-chô s'est hissé à la première place des grandes Bourses mondiales, avec un gain de 40,2 %. Le 26 décembre, le Nikkei passait au-delà des 16.000 yens : un plus-haut jamais atteint depuis près de six ans. En fait, cet engouement de la part des investisseurs n'a fait qu'accompagner les premiers signes d'une vraie sortie de crise pour le pays...
Après plusieurs tentatives avortées, l'économie nippone semble enfin sur la voie de la croissance durable. Avec l'espoir de la fin prochaine d'un long cycle de déflation. En novembre, les prix à la consommation ont augmenté pour la première fois depuis plus de deux ans. De leur côté, les entreprises, après une période douloureuse de restructuration, parviennent aujourd'hui à engranger des bénéfices considérables. En 2005, les profits des sociétés du Nikkei 225 avaient crû de 29 %, un record qui devrait être entretenu par une croissance de 12,4 % cette année, selon Factset. D'autant que, aussi bien pour 2005 que pour 2006, ces anticipations ont été revues au cours des trois derniers mois à la hausse, de 1,3 %. Dans la foulée, le marché devrait aussi marquer une pause.
Onéreuses.
Les actions japonaises sont aujourd'hui onéreuses, avec des ratios cours/bénéfices de 18 fois pour 2006, contre 13 fois en Europe et 15 fois aux États-Unis. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la hausse est terminée : l'indice phare pourrait encore gagner environ 10 % cette année, selon le consensus des stratèges. Certes, il est encore tôt pour être précis. Mieux vaut, cependant, attendre un repli lié aux prises de bénéfices pour se positionner sur ce marché. Et surtout ne pas se lancer en direct, mais par le biais d'une Sicav ou d'un fonds commun de placement.
09 décembre 2005
Quelle belle courbe ;-)
Bourse de Tokyo: Nikkei regagne 1,45% malgré la déception du PIB
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de vendredi sur un rebond de 1,45%, à 15.404,05 points, au lendemain d'un net repli et malgré la révision à la baisse de la croissance du PIB au troisième trimestre, selon des courtiers.
Le Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, boucle la semaine sur un gain de 220,69 points, effaçant en partie le recul de plus de 300 points enregistré la veille.
L'indice élargi Topix de toutes les valeurs du premier tableau a évolué de façon similaire. Il a gagné 22,50 points (+1,43%) à 1.591,23 points.
Le marché n'a pas souffert, semble-t-il, de la révision à la baisse de la croissance au troisième trimestre à +0,2% (contre +0,4% précédemment), même si les analystes s'attendaient à une forte révision à la hausse, aux alentours de +0,7%.
Le gouvernement a indiqué que ses prévisions de croissance de +1,6% pour 2005-2006 restaient un objectif réalisable.
01 décembre 2005
SGAM Japan : C'est le moment d'investir dans les large caps
SGAM Japan : C'est le moment d'investir dans les large caps
Pour Masato Degawa, responsable de la gestion à SGAM Japan, la fin de la déflation devrait intervenir au début de l'année prochaine. En effet, "la crise bancaire au Japon est déjà derrière nous" et les prix de l'immobilier ne peuvent plus baisser, du moins à Tokyo, estime-t-il. Le signal déclencheur devrait être la décision de la Banque du Japon d'augmenter son taux d'intérêt directeur, actuellement fixé à 0,0 %. La fin de la déflation devrait provoquer une forte augmentation des bénéfices des grandes sociétés, "plus importante que ne le pensent la plupart des gens", assure Masato Degawa. Dès lors, il conseille aux investisseurs européens d'allouer de 80 % à 90 % de leur investissement japonais à des valeurs ayant une capitalisation supérieure à 1,5 milliard d'euros. Il a déjà, pour sa part, procédé à cette réallocation depuis cet été, et ces grande valeurs ont progressé "de façon extraordinaire" depuis septembre. Toutefois, le rebond risquant de ne pas durer, il conseille de surpondérer de nouveau les petites valeurs (jusqu'à 25 % du portefeuille) à partir de début 2006. Il reste globalement optimiste sur le Japon, en particulier sur le secteur des métaux et de l'acier, où l'offre peine à répondre à la demande. Il est également positif sur le papier, la distribution, et estime que le secteur automobile japonais, qui produit des véhicules peu gourmands en carburant, devrait continuer à progresser. Aux investisseurs n'ayant pas froid aux yeux, il conseille de se positionner sur les valeurs technologiques, car ces sociétés souffrent beaucoup de la déflation et leurs actions n'ont guère progressé. En revanche, les valeurs immobilières sont devenues trop chères, selon lui.
17 novembre 2005
le japon est il vraiment de retour ? 17/11/05
Avant de lire cet article il faut préciser que l’auteur est reconnu comme étant un bear invétérer donc sa vision est souvent alarmiste mais il est parfois dans le bon A vous de juger
LE JAPON EST-IL DE RETOUR ?
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Par Chris Mayer (*)
Lorsque Rakuten, le plus grand site d'achats en ligne du Japon, a discrètement acquis une portion de Tokyo Broadcasting System et annoncé son intention de fusionner TBS et Rakuten, ça a fait du bruit au Pays du Soleil Levant.
Ce genre de chose n'était pas censé se produire au Japon. Au lieu de cela, la caractéristique principale de l'économie japonaise était une sorte de stabilité forcée. Elle était censée être dépourvue des éléments les plus libres du capitalisme américain, comme les rachats et les fusions. Mais cette époque est terminée.
Fut un temps où la bourse japonaise était un spectacle fascinant. Le monde entier ne s'en lassait pas. Des livres expliquaient que le Japon était en marche pour conquérir le monde. Les Etats-Unis, prédisaient les experts, ne seraient bientôt plus qu'un vassal dans le nouvel empire japonais. Quand on y réfléchit, on entend les mêmes arguments aujourd'hui au sujet de la Chine.
Après le sommet de 1989, le rideau est tombé, et depuis, ça patauge plutôt. L'indice boursier Nikkei a chuté à un plancher de 7 831 en avril 2003, une chute de 80% par rapport à son sommet. Cela semble marquer le plus bas.
Depuis, il a lentement rampé hors de son trou. Aujourd'hui, il est aux environs de 13 199 -- près de sommets de quatre ans, avec un gain de 68% par rapport à son plancher, mais bien au-dessous de son ancien zénith de 38 915.
J'ai écrit un article haussier sur le Japon dans ma lettre d'information, Capital & Crisis, en avril 2004. Depuis, le Nikkei a rebondi, et on entend plus souvent parler du Japon dans les médias. Une récente couverture du magazine The Economist déclarait : 'Le soleil se lève aussi'. Les volumes ont grimpé au Japon, reflétant un afflux d'argent cherchant à participer à la reprise japonaise -- qui va des fonds de pensions européens aux riches magnats du pétrole moyen-orientaux.
Normalement, je ne serais pas aussi excité par événement dont les médias nous rebattent les oreilles. Mais il est difficile d'ignorer la deuxième plus grande économie au monde. Et nous pourrions arriver à des conclusions différentes en matière d'investissements.
La question est donc la suivante : la renaissance du Japon est-elle réelle, ou bien les sentiments apparemment haussiers sur le Japon sont-ils prématurés ? A vrai dire, je penche pour la première hypothèse. Permettez-moi de vous montrer quelques preuves, qui, je pense, offrent le portrait convaincant d'une économie en voie de guérison.
Les changements les plus importants sont ceux qui se produisent sur le terrain -- dans des entreprises individuelles, dans les divers secteurs et dans le système bancaire. La consolidation de l'industrie japonaise n'est qu'une partie de l'histoire. Les excès du précédent boom ont finalement été éliminés, comme les poignées d'amour d'un homme qui se serait mis au sport. A leur place, une économie plus légère et plus compétitive est en train d'émerger.
Alors qu'elles étaient autrefois chargées de mauvaises dettes et d'emprunteurs sans espoir, les banques japonaises ont fait un grand nettoyage. Aujourd'hui, les créances douteuses ne sont plus que la moitié de ce qu'elles étaient en 2001. Résultat : le système bancaire japonais est prêt à se développer à nouveau. Pour la première fois en sept ans, les prêts sont en hausse au Japon, signe clair d'une amélioration des conditions économiques.
La véritable réémergence est également évidente dans des endroits comme Nagoya, au coeur du Japon industriel. Les vieilles industries comme l'acier, la céramique, les automobiles, les machines et les produits chimiques sont en plein boom.
Comment le Japon et ses coûts élevés peuvent-ils faire concurrence à la Chine et ses coûts bas ? Facile : ils ne le font pas. Le Japon a grimpé d'un échelon dans la hiérarchie, produisant des produits haut de gamme sophistiqués -- des choses comme des voitures hybrides et de la robotique destinée à l'usage industriel.
Jusqu'à présent, les industriels de Corée du Sud et de Chine se sont montrés incapables d'imiter le savoir-faire technologique du Japon. En fait, certains des plus gros clients du Japon sont d'autres usines asiatiques.
Il faut également compter avec l'incroyable efficacité des entreprises japonaises. Il n'y a qu'au Japon qu'un nouvel aéroport pourrait être achevé avec 2 mois d'avance et un milliard de dollars d'économie, comme cela s'est récemment produit à Nagoya.
Les baissiers sur le Japon s'inquiètent du vieillissement de la population, comme si le Japon pouvait se trouver à court de travailleurs. En allant jusqu'à des extrêmes risibles, les prévisions démographiques japonaises montrent une population en diminution constante, à tel point qu'il n'y resterait que trois personnes d'ici l'an 3000. Ce genre de projection ne devient jamais réalité parce que la démographie change -- même lentement. Le Japon trouve déjà des travailleurs à l'étranger. Les employeurs embauchent de plus en plus d'immigrants provenant de la Chine ou du Brésil.
Les baissiers peuvent également souligner que le Japon dépend lourdement du pétrole étranger -- il importe quasiment la totalité de ses besoins pétroliers. C'est vrai, mais c'est ignorer l'ensemble du tableau. La dépendance pétrolière du Japon est en baisse. Il n'y a pas si longtemps de cela, en 1991, le pétrole fournissait 57% de l'énergie japonaise. Aujourd'hui, il en est à 49% et continue de diminuer.
Le Japon a recours à des alternatives comme l'énergie nucléaire, le charbon et le gaz naturel. Même ainsi, les Japonais sont bien plus efficaces dans leur consommation d'énergie. Sur une base per capita, l'utilisation d'énergie japonaise représente environ la moitié de celle des Etats-Unis.
Autre source de doutes sur les perspectives boursières du Japon : les autochtones n'achètent pas. Les ménages japonais n'investissement que 8,5% de leurs actifs en actions japonaises. Pensant que les habitants du pays sont les mieux placés pour savoir ce qu'il en est, certains trouvent que c'est là la preuve que l'Occident se laisse prendre au piège.
Assez ironiquement, cependant, les autochtones peuvent parfois être les derniers à reconnaître ce qui se passe, surtout après des années de déceptions. Regardez la Corée du Sud. Ce marché a explosé de 24% cette année, parmi les meilleurs au monde. Et pourtant, seuls 6% des Coréens possèdent des actions de leurs marchés. Ce n'est que récemment que les détentions coréennes de titre coréens ont commencé à grimper.
Comme le note Christopher Wood, stratégiste en chef pour les valeurs asiatiques au sein de la banque d'investissement CLSA : 'plus longtemps les citoyens japonais n'achètent pas, plus il devient inévitable de les voir acheter. Et lorsqu'ils le feront, ce sera tous à la fois'. Ce manque d'achats nationaux est un autre facteur de hausse pour le marché.
Meilleures salutations,
Chris Mayer
Pour la Chronique Agora
09 novembre 2005
Investir sur le Japon en 2006
Investir sur le Japon en 2006
Depuis deux ans, l'omniprésence de la «success story» chinoise dans les éditoriaux en a caché une autre, celle du Japon. C'est en partie justifié : l'ouverture d'un pays-continent de la taille de la Chine ne peut laisser indifférent. Or, de la hausse des prix des matières premières aux accumulations de réserves de change, le facteur chinois est aujourd'hui largement intégré par les marchés globaux. En revanche, et c'est plutôt injustifié, l'ampleur des réformes structurelles menées au Japon depuis 1998 est relativement minorée. Certes, la perspective d'une sortie de déflation en 2006 est désormais consensuelle grâce à la communication de la Banque du Japon. Mais les conséquences probables du retour de la deuxième économie mondiale sur la scène internationale après dix ans de stagnation, de crises financières et de restructurations, laissent en général indifférent. Or, il n'est pas imaginable que des entreprises désendettées, des banques à nouveau saines et des ménages de plus en plus optimistes continuent de se concentrer sur la restauration de leurs bilans. Au contraire, les entreprises sont à nouveau en position de se développer, les banques de distribuer des crédits et les ménages de consommer. Ce «changement de monde» commence à être intégré sur les actions, ne l'est pas encore sur les taux d'intérêt et est loin de l'être sur le yen, dont la faiblesse face au dollar est la surprise de 2005.
Sébastien Doisy
Département Stratégie et Recherche



















