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27 octobre 2006

L'Inde est un marché à fort potentiel

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"L'Inde est un marché à fort potentiel"

Capital.fr [23/10/2006

L'indice indien Sensex évolue à des niveaux record, porté par la forte croissance économique, supérieure à celle des autres pays émergents. Le sous-continent bénéficie d'un cadre politique, juridique, économique et monétaire favorable et d'une bonne gouvernance d'entreprise. Eric Mookherjee, qui gère le fonds Shânti India nous fait part de ses principaux thèmes d'investissement sur ce marché.


Capital.fr : Pourquoi investir en Inde aujourd'hui ?

Eric Mookherjee : L'Inde est un des marchés émergents les plus prometteurs, avec une croissance structurelle à long terme estimée à 7,3%, soit deux points de plus que celle de la Chine. La « plus grande démocratie du monde » bénéficie d'un cadre politique stable, d'un environnement juridique propice aux affaires, d'un système bancaire sain et d'une pyramide des âges favorable (population jeune). La main d'œuvre est abondante, qualifiée et anglophone. L'Inde possède le plus grand système éducatif au monde avec 1.000.000 d'écoles, et une production de 350.000 ingénieurs par an contre 100.000 pour toute l’Europe.


Capital.fr : L'environnement monétaire et boursier est-il favorable aux investisseurs ?

Eric Mookherjee : L'économie indienne bénéficie à la fois d'une politique monétaire vigilante, qui permet de maintenir l'inflation sous contrôle (proche de 5%), et d'une devise forte. Les réserves de change (estimées à près de 163 milliards de dollars) sont mises à contribution pour empêcher la roupie de s'écarter trop fortement du billet vert. L'environnement boursier est également favorable, avec une gouvernance d’entreprise de qualité. Ceci a comme conséquence une rentabilité des fonds propres particulièrement élevée (25% pour les 100 premières valeurs indiennes).


Capital.fr : L'indice indien se situe actuellement à des niveaux record. Le marché ne vous paraît-il pas déjà bien valorisé ?

Eric Mookherjee : Le PER moyen estimé des actions indiennes ressort à 17,5 pour l'exercice fiscal 2006/2007 clos au 30 mars (source Bloomberg), un niveau élevé mais justifié par le taux de croissance soutenu des bénéfices (progression moyenne attendue de 22% pour les cinq prochaines années) ; la forte rentabilité des capitaux permet aux bénéfices de rapidement se refléter dans les valorisations des sociétés. De plus, la Bourse de Bombay (Mumbai) est une des plus riches du monde par le nombre de valeurs cotées, ce qui génère de nombreuses opportunités au niveau du stock picking (sélection des titres).


Capital.fr : Quelles sont les principales faiblesses de l'économie indienne ?

Eric Mookherjee : Outre le conflit latent au Cachemire et la progression du SIDA, l'Inde a un problème de dépendance énergétique, avec une facture pétrolière de plus en plus lourde. L'ascension des cours de l'or noir, la progression des salaires dans le secteur des services (informatique, banques et pharmacie) et la hausse des prix de l'immobilier alimentent les tensions inflationnistes, avec le risque d'un durcissement monétaire excessif de la banque centrale, à court terme. Par ailleurs, 60% de la population ne profite pas du cercle vertueux du développement (accès insuffisant à l'éducation et aux soins).


Capital.fr : Quels secteurs d'activité recommandez-vous de surpondérer dans un portefeuille ?

Eric Mookherjee : Nous privilégions les services informatiques (Infosys), les services bancaires (ICICI) et les biens de consommation haut de gamme (construction automobile, bijouterie). Nous apprécions Suzlon (éolien) ainsi que des petites valeurs comme Iflex (informatique bancaire), Petronet (gaz), Britannia (biscuits) et Titan (filiale de Tata), présent dans l'horlogerie et la bijouterie.

Propos recueillis par Nicolas Gallant.

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Posté par forcast à 10:27 - Fonda Inde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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