Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

30 avril 2008

Un avis sur l'or et les MP

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"Pour l'or, tous les indicateurs sont au vert cette année" - Frank Holmes, président d'US Global Investors


Aujourd'hui 30/04/08 à 09:04 Catégorie : Interview du Jour

Hausse record du pétrole, faiblesse du dollar et demande accrue d'infrastructures de la part des pays émergents... Les fonds matières premières et métaux précieux continuent à attirer les spéculateurs

(La Vie Financière) - Où en est le cycle boursier ?

F. H. Nous sommes dans la quatrième année du cycle présidentiel américain. C'est très positif, car l'administration en poste tente de baisser les taux et de faire marcher la planche à billets pour des raisons électorales, d'autant que les Américains votent essentiellement en fonction de leur portefeuille. Pour faire face à la crise financière, les Etats-Unis ont injecté 800 milliards de dollars dans l'économie, soit quatre fois plus qu'après l'attentat du 11 septembre 2001. Et ils ont ramené les taux d'intérêt au-dessous du niveau de l'inflation ! Cela devrait faire monter la Bourse.

Et l'or, cette année ?

Tous mes indicateurs sont au vert. Le risque de baisse de l'or me semble limité à 50 dollars, pour un potentiel de hausse à 200 dollars.

Et le pétrole ?

Le pétrole va rester cher. Dans les années 70, le cours de l'or noir a monté pour des raisons politiques. L'embargo de l'Opep a brutalement fait baisser l'offre. Aujourd'hui, c'est la hausse durable de la demande qui est à l'origine de l'augmentation des prix. En Inde, la consommation annuelle de pétrole par habitant est 25 fois plus faible qu'aux Etats-Unis. Le phénomène de rattrapage ne fait que commencer. Le développement des pays émergents soutiendra durablement la demande de pétrole. C'est très favorable pour le métal jaune, car les cours de l'or et du pétrole sont fortement liés.

Comment expliquez-vous ce lien ?

Historiquement, toute forte progression de l'or noir entraîne une hausse de l'inflation. N'oubliez pas que la « relique barbare » est aussi une monnaie et que les pays pétroliers aiment diversifier leurs gigantesques ressources en recourant à l'euro, au franc suisse mais aussi à l'or.

Quels sont les autres facteurs de hausse ?

La faiblesse du dollar est également un facteur primordial. De plus, les banques centrales limitent leurs ventes d'or, mais il y a de nouveaux gros acheteurs. En novembre 2005, la Russie a annoncé vouloir porter ses réserves d'or de 5 à 10 %.

Et les matières premières ?

Pour trouver un thème d'investissement, je cherche d'abord à comprendre la politique économique des dix pays les plus peuplés au monde. Leur croissance globale n'est pas près de s'arrêter. En janvier 2008, la Chine et l'Inde ont annoncé qu'elles investiraient 1 500 milliards de dollars rien qu'en infrastructures ! C'est de bon augure pour les matières premières, pour le cuivre notamment, qui pourrait facilement doubler, pour atteindre 8 dollars.

Que faut-il acheter : du cuivre, de l'or, des mines ?

Les mines d'or réalisent de moins bonnes performances que le métal. La débâcle financière récente a pesé sur leurs actions, et cela a entraîné un gigantesque appel de marge, si bien que les acteurs ont vendu toutes les classes d'actifs pour réduire leurs engagements. Les mines ont aussi souffert de la concurrence des certificats d'investissement (ETF). J'aime les mines d'or qui extraient également beaucoup de cuivre, comme Yamana Gold (AUY, 14 dollars). Selon mon analyse des cash-flows, ce producteur présente une décote de 40 % par rapport aux autres sociétés. La production pourrait cependant passer de 1,3 million d'onces d'or en 2008 à 2,2 millions en 2012. Le cours de Peak Gold (PIK, 0,75 dollar canadien) pourrait également tripler, d'après Pierre Lassonde, président de Newmont Mining, car il va fusionner avec Metallica et New Gold, ce qui lui donnera la taille critique. La production de cette nouvelle entité devrait augmenter considérablement. Freeport-MacMoran (FCX ; 105 dollars) ne se paie que 10 fois les résultats, ce qui n'est pas beaucoup pour ce très gros producteur indonésien d'or, de cuivre et de molybdène !

D'autres actions ?

L'argent métal monte toujours plus vite que l'or. Silver Wheaton (SLV, 16 dollars) me semble être la meilleure affaire de ce secteur car c'est une société qui n'exploite pas directement les mines mais perçoit des redevances avec des marges importantes. Endeavor (EDV, 7dollars canadiens), banque d'affaires spécialisée dans le domaine minier, a généré 60 % de retour sur investissement par an. Elle est à l'origine du financement de nombreuses sociétés prestigieuses comme Eurasia, Silver Wheaton, Gold Corp. Avec un PER de 3, cette action pourrait tripler. D'autant plus que les OPA devraient se multiplier en 2008, car il est bien moins cher aujourd'hui d'acheter de l'or en Bourse que d'en découvrir !


Propos recueillis par Claude Bejet
Interview parue dans la Vie Financière n° 3281

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06 avril 2008

Jim Sinclair lance un pari audacieux

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Il ne s’agit en aucun cas d’une rumeur ou d’un hoax c’est du sérieux, j’ai vérifié

Voici son pari : si l’or ne va pas à 1650$ avant la deuxième semaine de janvier 2011, il vous donnera 1000000 $ !

Ce n’est pas nécessaire de vous dire que ce pari fait le tour de la blogosphère et des sites US, on se croirait revenu au temps des chasseurs de prime à l’époque du far ouest

http://www.jsmineset.com/ARhome.asp?VAfg=1&RQ=AR,1&ARList=1&cTID=&cCat=&PRID=&cSubCat=&Full=1&Archive=&ArtSel=$6006$

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14 mars 2008

2239$ pour le gold?

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L’or  n’est même pas encore à la moitié de sa hausse en tenant compte de l’inflation ajustée le gold pour être au même niveau que son pic de 1980 devra toucher 2239$
Explication :
http://online.wsj.com/article/SB120545831427235437.html?mod=rss_markets_main

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13 mars 2008

La moitié de l’or des banques centrales aurait disparu

(Th trade)

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Par : Nicolas Flamel

Les banques centrales pourraient bien ne posséder dans leurs coffres que la moitié de l’or qu’elles prétendent détenir, déclare un groupe de veille dans une annonce publiée récemment dans le Wall Street Journal.

Le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA), déclare que la Réserve Fédérale et le Trésor américain manipulent subrepticement les réserves d’or du pays en participant à des leases non-déclarés. Le GATA pense que la majeure partie de l’or loué de cette façon ne retournera jamais dans les coffres des banques centrales.

« Avec une demande d’or mondiale si forte, il est devenu impossible de récupérer la majeure partie de l’or qui a été loué sans faire énormément augmenter son prix », déclare le président du GATA, William J. Murphy III.

« La plupart des observateurs calcule que les réserves des banques centrales sont supposées s’élever à environ 30 000 t d’or dans le monde, mais nous pensons que la quantité d’or qui s’y trouve réellement est plus proche de 15 000 t », a affirmé Murphy, « le reste a disparu ».

Le Trésor américain réfute cette affirmation, insistant sur le fait que les stocks sont contrôlés régulièrement.

« Nous voulons révéler et stopper la manipulation du marché de l’or par le Trésor américain et la Réserve Fédérale dès à présent », a déclaré Murphy, ajoutant que « l’objectif de cette annonce est d’informer les gens du monde de l’investissement de ce qui se passe dans les coulisses des marchés de l’or et des marchés financiers américains ». Il a expliqué que le GATA a décidé de verser 264 000 $ au Wall Street Journal pour placer une annonce d’une page entière dans l’édition nationale car la presse financière n’a pas couvert l’événement.

L’annonce s’intitule « Quelqu’un a-t-il vu notre or ? », et affirme que les réserves d’or américaines entreposées à Fort Knox ou à West Point ont gravement diminué car la Réserve Fédérale et le Trésor américain les envoient à l’étranger pour régler des transactions complexes destinées à étouffer le prix de l’or.

Le GATA déclare également que la stratégie de manipulation du prix de l’or par le gouvernement américain a commencé à échouer.

« L’objectif de cette manipulation est de cacher la mauvaise gestion du dollar américain afin qu’il conserve sa fonction de monnaie de réserve du monde », peut-on lire dans cette annonce.

« Le prix récent de l’or, approchant les 1000 $ l’once, montre que le plan d’étouffement du prix est en train de vaciller, déclare le GATA. « Lorsque tout le monde aura compris que les banques centrales étouffent le prix de l’or, son prix pourrait monter jusqu’à 3000 $, 5 000 $ l’once, voire plus ».

Comme preuve de la manipulation du prix de l’or par le Trésor américain et la Réserve Fédérale, le GATA cite le rapport hebdomadaire du Trésor sur la position des réserves internationales de devises du gouvernement, qui depuis le mois de mai a inscrit les prêts et les swaps d’or comme une composante des réserves d’or américaines.

L’annonce cite également une déclaration de l’ancien gouverneur de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan, qui a dit au Congrès le 24 juillet 1998 que «les banques centrales se tiennent prêtes à prêter de l’or en cas d’augmentation de son prix ».

La déclaration la plus récente du Trésor américain quant aux positions des réserves internationales américaines, publié le 24 janvier, fait état de 71 515 000 milliards de dollars de réserves de devises internationales, dont 11 041 000 milliards de dollars d’or (y compris les dépôts d’or, et, le cas échéant, l’or swappé).

La Banque des Règlements Internationaux rapporte que le marché des produits dérivés de l’or a atteint un record de 640 milliards de dollars en décembre 2006.

Murphy souligne que faire remonter les produits dérivés vers les transactions des banques centrales, et déterminer précisément le degré d’implication de la Réserve Fédérale et du Trésor américain est impossible pour le moment, étant donné le manque de responsabilité publique et de transparence du système financier des produits dérivés de l’or dans le monde entier.

Murphy a déclaré que son groupe a formulé une requête à l’intention du Trésor américain et de la Réserve Fédérale « afin de découvrir ce qu’il en est de cette ‘composante’ des réserves d’or américaines ».

« Qu’en est-il réellement de l’or américain qui est supposé appartenir au peuple américain ? », demande-t-il. « L’or américain a-t-il été mis en jeu sans que le Trésor ou la Fed ne mette le peuple américain au courant ? »

Une déclaration sur le site du Trésor affirme que le Fonds de Stabilisation des Échanges n’a pas été utilisé afin de manipuler le prix de l’or. Mais impossible de trouver sur le site du Trésor une déclaration qui nie catégoriquement que celui-ci procède à des swaps d’or, des leases ou des contrats à terme pour d’autres raisons que celle de manipuler le prix de l’or.

La London Bullion Market Association publie sur son site Web une liste de plus de 80 membres travaillant en tant que « faiseurs de marché pour les banques d’investissement » dans les marchés mondiaux de l’or et des matières premières, et qui sont à l’origine et participent à divers produits dérivés de l’or, dont les leases et les swaps.

Les membres américains de la liste de la London Bullion Market Association comprennent Bear Stearns Forex Inc., Goldman Sachs International, JP Morgan Chase Bank, Bank of America, Citibank, Merrill Lynch et Morgan Stanley.

Un mémorandum rédigé le 28 février 2003, au nom de Barrick Gold Corporation, un grand producteur d’or affilié à la banque d’investissement J. P. Morgan, reconnait que Barrick se livre, avec les banques centrales, à des leases d’or et à d’autres transactions liées à l’or, sans toutefois admettre que ces transactions sont réalisées au nom de la Réserve Fédérale et du Trésor.

En septembre 1999, après une réunion des banques centrales européennes à Washington, celles-ci ont signé ce qui est maintenant connu sous le nom d’ « Accord de Washington », un accord dans lequel les banques ont accepté de limiter leurs ventes d’or à 400 tonnes par an et de ne pas étendre leurs opérations de leasing au cours des 5 ans que couvre l’accord.

Dans le cas d’un lease d’or, une banque centrale prête de l’or à une banque d’investissement avec un taux d’intérêt nominal, habituellement 1%.

Ensuite, la banque d’investissement met l’or prêté sur un marché, tel que le London Bullion Market, où l’or physique est vendu, augmentant ainsi la quantité d’or disponible sur le marché.

Des problèmes surgissent lorsque le prix de l’or augmente beaucoup comme cela a été le cas au cours des derniers mois, avec une once à plus de 900 $.

Et quand, à la fin de la période de bail, il faut rendre à la banque centrale l’or prêté, il se peut que la banque d’investissement doive retourner sur le marché et acheter de l’or à un prix bien plus élevé que lorsqu’il a été prêté.

Afin de se couvrir contre ce risque, la banque d’investissement achète habituellement des contrats à terme ou des options d’achat d’or pour s’assurer d’être fournie à une date et à un prix futurs spécifiés.

Dans le monde des produits dérivés de l’or, il existe une grande diversité de contrats, dont des transactions dans lesquelles les banques centrales s’échangent leurs réserves d’or afin de pouvoir poursuivre le leasing ou d’autres transactions dérivées de l’or, qui utilisent l’or de l’autre banque centrale et non le leur.

Les swaps d’or rendent les transactions des banques centrales encore moins transparentes et plus difficiles à suivre.

D’après les règles actuelles du FMI, les banques centrales ne sont pas tenues de révéler, sur leur déclaration financière, la quantité d’or qui devra servir pour honorer des contrats sur des produits dérivés de l’or, dont des leases et des swaps.

Pas plus que les banques d’investissements ne sont tenues de révéler au public les contrats par lesquels elles prêtent de l’or qui appartient aux banques centrales.

L’or atteint aujourd’hui de nouveaux records, avec des contrats à terme se rapprochant chaque jour de 1000 $ l’once sur le New York Mercantile Exchange.


Nicolas Flamel

Alchimiste moderne

..ou comment faire de l’or avec du papier

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L'or atteint 1.000 dollars l'once pour la première fois

L'or atteint 1.000 dollars l'once pour la première fois

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L'or, qui connaît une ascension continue depuis le début de l'année, a dépassé jeudi pour la première fois le seuil très symbolique des 1.000 dollars l'once, aidé par la dégringolade du dollar, les incertitudes économiques mondiales et la flambée du pétrole.

Après avoir pulvérisé le 2 janvier un record historique qui remontait au second choc pétrolier (850 dollars en janvier 1980), le cours au comptant du précieux métal a atteint jeudi 1.000,45 dollars l'once

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11 mars 2008

ca continue encore et encore

l'ETF streetTRACKS Gold Shares (NYSE: GLD), augmente encore de 7 tonnes pour atteindre un sommet historique de 655 tonnes, le demande reste très forte

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06 mars 2008

Gold a CT : haut risque

Sans remettre en cause la superbe ride sur le gold, faites gaffes avec vos positions ca commence a divergé très fort (trop) sur tous les indicateurs technique, autre soucis à prendre au sérieux c’est l’explosion de € actuelle qui n’est pas suivie par le métal jaune c’est asse rare pour être pris en compte , il ne faut pas ignorer que même une grosse correction qui ramènerai le gold sur sa MM 200 jours soit plus ou moins 20% ne serait pas un mauvais signe pour la poursuite de la hausse que du contraire

gold

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26 février 2008

encore 8tonnes

Buy low, watch the price go higher

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The statistics for the streetTRACKS Gold Shares ETF (NYSE:GLD) indicate an additional eight tonnes were added to the trust yesterday. Is this important in any way?
On the eleven previous occasions since last August when eight tonnes or more were added to the trust, the price of gold was, on average, $71 higher just 30 days later.

They seem to have a knack for buying low and then watching the price go higher.

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25 février 2008

La Chine muscle son marché de l'or

  (th.trade)

T3IMCA5CPR96CAZG36S5CAE2Y752CAF77KRQCAKSRE3VCAB6W84ICAMWJMP5CAK08IS6CAD2I3B2CA6QUT98CAW7UKT4CAY7Q4J9CA2QBS2YCA9GGNPPCAC5LLS3CA04X276CA9GT6A5CAN5V5NNCA7U25D3

Emmanuel Gentilhomme

Nous vous l'avons assez dit : le développement de la Chine repose sur un "capitalisme maîtrisé". Depuis la fin des années 70, le Grand Timonier de l'Empire du Milieu est l'Etat. Un Etat qui manoeuvre aussi doucement que le pays est immense, et qui sait où il va. Bref, la Chine met tout en oeuvre pour gagner sa place dans la cour des grands. Cela vaut aussi pour l'or : pour les Chinois, il est de plus en plus aisé d'accéder au métal jaune...

Vous le savez déjà si vous nous avez lu : avec une production de l'ordre de 270 tonnes l'année dernière, la Chine est maintenant en tête des pays producteurs d'or, devant l'Afrique du Sud. Sa croissance économique de l'ordre de 10% l'an stimule la demande de métal, qu'elle provienne des particuliers ou des entreprises.

Libéralisation aurifère à la chinoise
Discrètement, la Chine s'est dotée d'un marché de l'or, mettant fin à 50 années d'un monopole d'Etat exercé par la Banque populaire de Chine -- la banque centrale chinoise. C'était en octobre 2002, lorsque le Conseil d'Etat a créé la Bourse de l'or de Shanghai, (Shanghai Gold Exchange, SGE). On ne peut pas dire que Pékin soit bien loin, puisque c'est la banque centrale chinoise qui s'en est occupé.

Depuis lors, la Chine n'en dispose pas moins d'un marché organisé du métal jaune, sur lequel acheteurs (comme les joailliers, les banques, etc.) et vendeurs (principalement les groupes miniers) peuvent se "rencontrer". En outre, le SGE respecte des règles proches de celles du LBMA, le marché international de Londres, le plus important au monde pour le négoce physique de l'or. On notera d'ailleurs que parmi les principes qu'il annonce respecter, le SGE cite (texto), "l'ouverture, l'équité, la justesse, et l'honnêteté". N'est-ce pas magnifique...

Les tribulations de l'or en Chine
La Chine voit loin, en voici la preuve. Lors d'une conférence organisée à Lisbonne en 2003, Shen Xiangrong, président du SGE, a fait part de ses trois principaux objectifs : "ouvrir le marché de l'or à l'investissement en proposant la livraison physique du métal" ; "attirer les investisseurs individuels en proposant de nouveaux produits", car "nous considérons le marché des investisseurs individuels comme un complément naturel du marché physique" ; et enfin "intégrer la Bourse de l'or de Shanghai aux marchés internationaux afin d'en faire un marché financier centré sur l'activité d'investissement".

Le ton est clair : cette Bourse de l'or a été créée pour faciliter le négoce du métal fin dans le pays, ce qui revient à dire qu'elle contribue à étendre le marché de l'or. Autre qu'il vous fait bien noter : dès le départ, les Chinois envisagent l'or comme une matière première, mais aussi comme un véhicule d'investissement.

Qui profite de cette Bourse ? D'abord, comme le remarque Shen, les particuliers chinois : avant 2002, c'était au camarade Banquier central qu'il fallait s'adresser pour échanger de l'or. Autant dire que la détention de métal était difficile, et que la confiance ne régnait pas vraiment... Grâce à cette Bourse de l'or et à ses différents courtiers, les Chinois peuvent acheter et vendre des produits d'investissement en or (par exemple, la pièce "panda" pesant une once d'or, mais d'autres produits sont à l'étude), suivant un prix de marché affiché en yuans par gramme. C'est tout de même plus pratique !

Gold is business
Bien évidemment, les particuliers ne sont pas les seuls visés. En organisant son marché de l'or, la Chine souhaite aussi -- et, dirais-je, avant tout -- servir les intérêts de sa "communauté des affaires", en mettant à sa disposition une gamme de produits aurifères similaire à celle dont disposent les sociétés occidentales. Mineurs, joailliers, bijoutiers, mais aussi industriels de l'électronique et sociétés de services financiers : tous sont concernés.

Certes, le marché de l'or "au comptant" qu'est le Shanghai Gold Exchange constituait un bon début. Mais ce n'était pas suffisant : pour se prémunir des fluctuations des cours du métal jaune -- ou pour en profiter --, les industriels -- ou les investisseurs... -- ont aussi besoin de produits dérivés. Par exemple des futures, ou "contrats à terme" en bon français. Un future est un contrat par lequel des parties s'engagent à acheter -- ou à vendre -- une certaine quantité d'un produit, à une date et un prix fixés à l'avance. Ces contrats sont bien connus des courtiers américains du Nymex. Aux Etats-Unis s'échangent des futures sur toutes les matières premières, de l'or noir à l'or jaune en passant par le soja et le boeuf.

Depuis un mois, les courtiers chinois peuvent faire de même sans quitter l'Empire du Milieu. Le 28 décembre dernier, le régulateur chinois a donné son feu vert à la négociation de contrats à terme sur l'or. Où donc ? Sur le Shanghai Futures Exchange, qui traitait déjà des futures sur le zinc, le pétrole et le polyéthylène.

Le future commence le 9 janvier
Retenez bien ce jour : à Shanghai, la cotation des futures aurifères a commencé le 9 janvier dernier. Il s'agit de contrats libellés en yuans portant sur 1 kilo de métal jaune. Selon une rumeur de marché, au début, le contrat ne devait porter que sur 300 grammes, mais ce poids aurait finalement été relevé... afin de décourager les particuliers amateurs d'émotions spéculatives. Le Chinois est joueur... Bref. Au terme du contrat, il est possible de se faire payer sa valeur en yuans, ou de prendre livraison du poids de métal correspondant.

Selon un porte-parole du marché à terme de Shanghai, le but de ces contrats est de faciliter "la détermination du prix de l'or et de permettre la couverture des risques de prix", la livraison physique n'étant pas l'objectif principal. Pour cela, le Shanghai Futures Exchange invite à se reporter vers le Shanghai Gold Exchange, où la bagatelle de 1 800 tonnes d'or ont changé de mains en 2007, selon People Daily (09/01).

Shang Fulin, patron de la Commission de régulation des services financiers, a déclaré au journal China Daily (10/01) que "les contrats à terme sur l'or étendront la gamme de 'futures' actuellement disponibles, alors que ces derniers jouent un rôle de plus en plus important dans la stabilisation des marchés financiers, et qu'ils sont utiles la croissance économique nationale".

Patron du groupe minier Shandong Gold, Shi Min s'est immédiatement félicité de l'arrivée de ces contrats qui, je n'en doute pas, vont faciliter la vie de son directeur financier : "le lancement des 'futures' sur or tombe à point nommé. Alors que le métal jaune atteint des niveaux record, les mineurs ont plus besoin que jamais de se couvrir contre la forte volatilité des prix résultant des changements brutaux du sentiment du marché".

Les financiers à l'affût
Bien évidemment, les industriels ne sont pas les seuls à fêter l'arrivée de ces nouveaux instruments financiers. D'ailleurs, le maire adjoint de Shanghai, Feng Guoqin, a déclaré (toujours à China Daily, le 10/01) que ces nouveaux contrats à terme "reflètent l'accélération du développement de Shanghai en tant que centre financier". Il n'a pas échappé aux banquiers que l'extension des produits financiers basés sur l'or est de bon augure pour le marché de l'épargne : on ne parle pas encore d'ETF en Chine, mais d'autres pays émergents -- comme l'Inde -- s'y sont déjà mis.

En tout cas, Jeffrey Christian, PDG du bureau d'études américain en matières premières CPM Group. Jeffrey Christian note que la Chine devient progressivement l'un des premiers producteurs d'or au monde, un grand raffineur ainsi qu'un marché de choix pour la bijouterie. Il y va même de sa prévision : "la Chine va devenir aussi un grand marché pour les investisseurs. Elle aura donc un influence croissante sur les prix de l'or".

Alors que les volumes de négociation des futures chinois sur l'or sont pour l'heure limités, Jeffrey Christian rappelle : "les acteurs du marché chinois devraient se souvenir que lors de la cotation des premiers 'futures' sur or au Japon et aux Etats-Unis, dans les années 70 et 80, les volumes initiaux était faibles. Mais plus tard, ces deux pays sont devenus les principaux centres de négociation des contrats aurifères. Il pourrait très bien se passer la même chose sur le marché chinois".

Avis aux amateurs : le dragon chinois se nourrit aussi d'or, il a de l'appétit, et de quoi payer l'addition

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Beau récapitulatif de Jo

ghj

Chronologie de la crise financière et hausse de l'or

http://argent-or.blogspot.com/2008/02/chronologie-de-la-crise-financiere-et.html

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