Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

02 août 2009

Les devises anticipent souvent le marché d’action

2003

On scrute souvent le Yen ou le $ mais il serait peut-être bien de s’intéresser a la livre britannique

Elle est corrélée à la fluctuation des actions

ooor

Mais ce qui est vraiment intéressant c’est la durée de ses cycles (8 ans) comme le souligne kevinsmarketblog

El ô surprise et de taille la livre vient a peine de débuter un nouveau cycle de hausse est-ce que les actions en feront de même ?

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26 juillet 2009

Etonnant

Voici une vue sur 3 ans de l’évolution de l’€ et du $, ils sont tous 2 au même point ! Je trouvais ce graphique troublant a force d’entendre dire que le $ ne cesse de plonger, par contre ce qui est certain c’est qu’ils ne vont pas rester ensemble dans la même zone c’est une anomalie étant donné que depuis de longues années l’un progresse a l’inverse de l’autre je suis curieux de voir ce qu’ils nous préparent

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23 juillet 2009

Sans commentaire soit il plonge soit un rebond technique a partir d’ici

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16 juillet 2009

plouf!

BD pour l’$

C’est lui qu’il faut suivre pour connaitre la suite des événements

Si $ baisse, MP pétrole et indices monteront encore et encore

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Reste à savoir ce que feront les détenteurs de la dette US à savoir les chinois, a ce sujet j'aime bien l'image qui suit

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14 avril 2009

Fin du dollar: Chine et Brésil passent aux actes

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Fin mars, la Chine avait fait sensation en proposant de remplacer le dollar comme monnaie internationale par un panier de devises géré par le FMI. A court terme, c’est irréaliste mais à plus long terme, elle n’a évidemment pas que des inconvénients et nul, y compris aux Etats-Unis, ne se hasarde à prédire qu’elle ne verra jamais le jour.

Mais la Chine persiste et signe. Discrètement. Elle vient ainsi d’annoncer que les échanges commerciaux entre cinq villes (dont Shanghai) et l’étranger allaient s’effectuer en yuan, monnaie pourtant non convertible. Concrètement, la banque centrale chinoise monte des prêts croisées avec ses homologues d’autres pays pour permettre aux importateurs locaux de payer en yuan des biens fabriqués en Chine. Exit donc le dollar même si, pour le moment, on ne connaît ni la date ni les modalités concrètes de cette opération et même si la Chine n’a pas fait référence à ses propositions d’avant G20. Pas question d’humilier publiquement le partenaire américain. Juste faire pression.

Le Brésil serait-il intéréssé ? Dès le 3 avril (au lendemain du G20 donc), Lula a révélé qu’il avait proposé la veille au président Hu Jintao que le commerce entre les deux pays se fasse en devises locales et non plus dans le billet vert. Il ne s’agit pas de paroles en l’air: le sujet sera à l’ordre du jour de sa visite à Pékin le 19 mai.

Ce n’est certes pas encore la fin de l’hégémonie du billet vert mais, manifestement, les pays émergents (on sait que la Russie soutient l’idée chinoise) n’ont pas l’intention de lacher le morceau.

Frédéric Lemaitre (Le MOnde)

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L’actualité de la crise : La guerre feutrée du dollar a commencé, par François Leclerc

Publié par Paul Jorion

Billet invité.

LA GUERRE FEUTREE DU DOLLAR A COMMENCE

La bataille que les Chinois ont engagée contre la suprématie du dollar en tant que principale monnaie de réserve et d’échange commercial ne fait que commencer. En réalité, elle a débuté avant le dernier G20, en Asie, à la suite de la précédente crise des années 1997 et 1998. Tous les commentateurs avisés s’accordent à penser qu’il va s’agir d’une nouvelle longue marche, durant probablement plusieurs décennies. Sans attendre sa conclusion, de premiers pions ont été avancés, une fois réalisé le coup d’éclat initial de la publication de l’article du gouverneur de la banque centrale, qui sera retenu par l’histoire, avec comme objectif, qui a été atteint, de polariser l’attention à la veille de la tenue du G20.

Ce qui est sorti de ce sommet n’était pas à la hauteur du débat que les Chinois souhaitaient engager, ayant pourtant clairement expliqué qu’ils n’étaient pas pressés et que des étapes pouvaient être envisagées, en vue de progressivement établir les DTS dans leur nouveau statut de monnaie de réserve, au détriment du dollar. Le veto absolu des Américains à ce sujet, ainsi que la timidité excessive des européens, ont eu pour conséquence son escamotage, tout du moins dans les propos tenus en public, ainsi que dans les déclarations finales.

Le rôle grandissant du FMI, résultant de l’accroissement de ses ressources a seul été relevé, ainsi que l’adoption d’une date butoir de modification à dose homéopathique des droits de vote en son sein en faveur des pays émergents. Sans remettre en cause son contrôle de fait par les USA. Avec comme hochet la possibilité que le prochain président du FMI soit choisi dans les rangs de ces derniers pays.

Ce qui a été une véritable fin de non-recevoir à leur égard n’a certainement pas surpris les autorités chinoises, engagées dans une partie complexe, à la fois à court et à long terme. Cherchant à combattre la brutale décélération de sa croissance économique, et ses effets sociaux dévastateurs, à relancer en interne la machine, tout en poursuivant des objectifs fondamentaux, le développement de son commerce et de ses échanges extérieurs, la sûreté de ses approvisionnements en matières premières, ainsi que la préservation de ses avoirs en devises étrangères, principalement en dollars.

Que s’est-il passé depuis ? L’interprétation des données relatives aux transactions sur les bons du Trésor américains étant pour le moins complexe, cette question ne sera pas évoquée dans l’immédiat, afin de se concentrer sur d’autres aspects de la situation, non moins décisifs à terme bien que moins brûlants dans l’immédiat.

De multiples accords de swaps de devises ont été annoncés en un très court laps de temps. Ils concernent pour l’essentiel l’Amérique Latine et l’Asie. Tous ont en commun d’écarter l’utilisation du dollar des transactions commerciales bilatérales entre la Chine et un nombre de plus en plus grand de pays. En Amérique Latine, l’Argentine et le Brésil, les deux piliers du Mercosur, se sont engagés dans cette voie. En Asie, il s’agit de l’Indonésie, de la Corée du Sud, de la Malaisie et de Hong Kong (qui a pour monnaie le dollar de Hong Kong). Le Bélarus a également adopté un tel accord de swap de devises. Il s’agit, exprimé en dollars, de montants potentiels atteignant déjà un montant de près d’une centaine de milliards de mise en œuvre de devises.

Ces accords contribuent non seulement à écarter le dollar d’un nombre grandissant de transactions commerciales, prémunissant les pays qui les activent des problèmes de change qui en résultent, mais ils ont également pour conséquence de faire progressivement émerger le yuan comme monnaie de référence des échanges commerciaux internationaux, à un niveau certes encore modeste. Porté par le développement du commerce international chinois, à l’export comme à l’import, qui ne peut que reprendre lorsque la crise actuelle ne sera plus dans son stade aigu actuel, le yuan va petit à petit devenir une sorte de yuan international, ce qui de facto posera à terme la question de sa convertibilité aux autorités chinoises. La voie du grignotage de la position hégémonique du dollar est désormais toute tracée. L’euro n’y contribue plus seul.

D’autres accords ont déjà été signés par les Chinois, adaptés à l’économie de pays détenteurs de matières premières. C’est le cas avec l’Equateur, membre de l’OPEP et producteur de pétrole, qui vient de signer un accord lui permettant de bénéficier d’un financement d’un milliard de dollars, qu’il va progressivement rembourser avec des livraisons de pétrole à la Chine.

Les autorités chinoises, enfin, ont crée un fonds d’investissement et de coopération, doté de dix milliards de dollars, destiné à développer avec les pays de l’ASEAN des infrastructures favorisant les échanges entre ceux-ci et la Chine, tandis qu’ils ont alloué une somme de quinze milliards de dollars, afin de consentir aux mêmes pays des prêts à 3 ou 5 ans, offrant à ces derniers, qui gardent un souvenir cuisant du FMI, une alternative financière.

Mais ce panorama serait tout à fait incomplet, s’il n’était pas fait mention d’un autre phénomène majeur touchant aux échanges commerciaux. En Amérique Latine, l’ALADI, qui regroupe 12 Etats membres du sous-continent, a été fondée en 1980 afin de développer les échanges commerciaux entre ceux-ci et d’engager la mise en place progressive d’une zone de libre-échange. L’Argentine ayant passé en 2008 un accord avec le Brésil en vue de se passer du dollar dans ses échanges commerciaux (dont il va falloir examiner de près la réalisation), il est question que cette procédure soit étendue, question qui sera mise à l’étude lors de la prochaine réunion, en mai ou juin prochain, de l’ALADI.

Beaucoup plus avancé en Asie, le projet d’un FMI régional pourrait prendre corps assez rapidement. Il s’appuierait sur l’initiative de Chiang Mai (une ville de Thaïlande), la création en 2000, aux lendemains de la crise asiatique de 1997-1998, d’un réseau d’accords multilatéraux de swaps de devises, qui avait pour vocation la création d’une zone de libre-échange asiatique. La décision en avait été prise par ce que l’on appelle l’ASEAN+ 3, le regroupement avec les Etats membres d’Asie du Sud-Est de l’association de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud.

A l’époque, l’initiative de Chiang Mai a été barrée par les Etats-Unis et n’a pas connu beaucoup de concrétisation, la Chine ayant eu à son égard une attitude ambiguë, notamment en raison de ses rapports avec le Japon. Aujourd’hui, la réactivation de ce qui pourrait devenir un FMI asiatique est envisagée. Sans que tous les contours de cet organisme n’aient encore été discutés, il aurait été déjà décidé de le doter ultérieurement d’un budget de 120 milliards de dollars.

La question est bien entendu de savoir à quel rythme ce projet pourrait avancer, ainsi que l’attitude que les Etats-Unis pourraient adopter à son égard. Certains experts prédisent un assouplissement de leur politique, considérant que les Américains pourraient voir d’un bon œil l’apparition d’un pôle financier venant renforcer l’action du FMI. Si c’était le cas, cela permettrait aux pays principaux pays membres de ce pôle, à commencer par la Chine (qui serait avec le Japon le principal pourvoyeur de fonds), d’obtenir en son sein un pouvoir que les Américains se refusent à lui accorder au sein du FMI.

Tous ces accords avancent à leur rythme, mais la machine est en marche et le dollar est nécessairement sur la défensive

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JEAN-MARC VITTORI (Les Echos)

Pagaille monétaire

[ 14/04/09 ]

Institut rural de Lesneven, dans le Finistère, pas très loin de Brest. On vient de tenter d'expliquer le cheminement de l'incroyable crise que nous vivons à des animateurs de coopérative agricole, des éleveurs, des étudiants. Une main se lève. En bon Parisien, on redoute une question épineuse sur les nouvelles subventions aux céréaliers ou l'architecture de la prochaine politique agricole européenne. La question de Guillaume va au-delà, pointe un épisode qui manque dans l'histoire racontée. « Et le rouble ? Et le won ? Comment les voyez-vous ? »

C'est vrai que la question monétaire est passée au second plan ces derniers mois. Elle a été soigneusement écartée des sommets du G20. La parité de l'euro en dollar ne provoque pas de hauts cris, alors que c'est la star sur les marchés des changes (27 % des transactions contre 13 % pour le lien yen-dollar et 12 % pour le « câble » livre sterling-dollar). Les Européens sont soulagés de voir leur monnaie osciller autour de 1,30 dollar depuis six mois, 15 % de moins que l'été dernier. Les Américains ont d'autres chats à fouetter. Seuls les Chinois animent la scène médiatique en contestant la prééminence du billet vert - une contestation d'autant plus remarquable qu'elle pourrait leur faire perdre des fortunes, car ils sont les premiers détenteurs au monde de titres américains.

Mais il n'y a pas que le dollar dans la vie. Les autres monnaies, elles, ne donnent pas l'image d'une sérénité fragile, mais au contraire d'une violente tempête. Fin 2008, l'euro s'est apprécié d'un quart face à la livre britannique. Cette hausse a brutalement amputé les pensions de milliers de retraités anglais installés dans la douceur périgourdine, qui ont dû déménager en catastrophe vers le crachin anglais. Les Irlandais, qui vivent dans la zone euro, ont perdu toute compétitivité vis-à-vis du Royaume-Uni qui absorbait le cinquième de leurs exportations. Le rouble russe, lui, a perdu un tiers de sa valeur face au dollar depuis l'été dernier - donc 20 % face à l'euro. Guillaume, le questionneur de Lesneven, est concerné au premier chef. Il est l'une des figures de la filière porcine française, qui exporte 70.000 tonnes vers la Russie chaque année. Et qui compte parmi ses bons clients la Corée du Sud, dont le won a perdu 30 % de sa valeur en deux ans. A l'est de l'Europe, les mouvements sont encore plus violents. Le forint hongrois a dévissé autant que le won, mais en neuf mois. Le zloty polonais s'est affaissé de 9 % au cours du dernier mois.

Ces ajustements monétaires violents sèment la pagaille parmi les entreprises. Pas seulement dans leur stratégie déjà encombrée d'incertitudes. Pas seulement dans leur politique de prix (quand la devise d'un pays se déprécie, elles doivent vendre plus cher ou sacrifier leur marge). Mais aussi dans leurs circuits de production, car beaucoup d'entre elles ont éclaté leurs chaînes de fabrication un peu partout dans le monde. Si elles paient moins cher la production dans les pays aux monnaies dévaluées, elles en rapatrient des profits eux aussi dévalués, y trouvent plus difficilement du crédit et avancent dans le brouillard. En ces temps de déprime, un euro plus fort aggraverait encore la situation sur le Vieux Continent, tout comme un yen plus fort massacre actuellement l'économie japonaise. Comme l'écrivent les économistes de la Deutsche Bank dans leur dernier « Focus Europe », « les nouvelles positives sur la zone euro risquent d'être neutralisées par le taux de change de l'euro. Les dévaluations compétitives poussent l'euro plus haut. Selon les calculs de la BCE, une réévaluation durable de 5 % pourrait réduire le PIB de 0,5 % à 0,9 % au bout d'un an ». Un coup de frein qui serait beaucoup plus sévère si le dollar venait à flancher. Jusqu'à présent, la devise des Etats-Unis a été préservée de la tempête par les investisseurs, qui ont préféré voir le placement rassurant plutôt que la flambée du déficit budgétaire américain. C'est la plus mauvaise monnaie à l'exception de toutes les autres. Mais cet arbitrage pourrait ne pas être éternel...

La guerre des devises est pour l'instant silencieuse. Elle n'en est pas moins implacable. Un protectionnisme monétaire peut être aussi efficace - et aussi nuisible - qu'un protectionnisme douanier ou financier. Un jour ou l'autre, les dirigeants de la planète devront s'attaquer à la question. La dernière fois, c'était en 1944, à Bretton Woods.

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26 mars 2009

Luo Ping :"Nous vous détestons car le dollar va se déprécier ! "

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Des propos très durs, mais aussi un aveux d'impuissance !
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« Nous vous détestons car le dollar va se déprécier » déclare une responsable de l’autorité de regulation des banques chinoises, tout en affirmant que la Chine doit encore acheter et détenir des bons du trésor, faute de mieux (FT)

http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=5874 l'article source en anglais :

http://www.ft.com/cms/s/0/ba857be6-f88f-11dd-aae8-000077b07658.html?nclick_check=1

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07 janvier 2009

LE MARCHE DES CHANGES EN PLEINE AGITATION

FIORENTINO

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07 janvier 2009 |

C'est sur le marché des changes que la volatilité s'est déplacée. On assiste à des mouvements d'une amplitude étonnante.En ce début d'année, c'est sur le marché des changes qu'on a des fluctuations de grande amplitude
Depuis quelques semaines, les indices boursiers se sont stabilisés, momentanément, et toute la volatilité s'est reportée sur les monnaies. Pour mémoire en moins d'un moins, l'euro est passé de 1.24 à 1.47 pour redescendre hier à 1.33. Le sterling lui affiche tous les jours ou presque des records de baisse face à l'euro. Avec une question de fond derrière tous ces mouvements: où va le dollar. Et là deux écoles s'affrontent. Les partisans du first in, first out. C'est à dire ceux qui pensent que les Etats Unis étant entrés les premiers en récession, vont être les premiers à rebondir et qui jouent donc le dollar à la hausse. Et de l'autre côté, ceux qui, comme moi pensent que l'explosion du déficit budgétaire américain et les taux zéros aux Etats Unis vont finir par faire fuir les investisseurs en dollars.

Est ce qu'on n'assiste pas non plus à une guerre des monnaies pour relancer les exportations?
On va y assister. Cela a déjà commencé. Les Chinois ont repris leur dumping en faisant baisser le yuan, les Japonais se battent tous les jours pour faire baisser le yen, et les Etats Unis n'ont pas d'autre arme pour relancer leurs exportations que de dévaluer le dollar. Chacun va tenter de faire baisser sa monnaie. Et l'Europe risque d'en faire les frais puisqu'elle n'a pas de vraie politique commune en matière de changes.

Alors en conclusion l'euro à 1.20 ou l'euro à 1.60?
J'ai tendance à pencher pour un dollar faible, et pour un euro à 1.60. Nous allons encore vivre quelques semaines d'incertitude et d'extrême volatilité mais une tendance devrait se dessiner rapidement

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31 décembre 2008

Le grand vainqueur de l’année restera bien le Yen

23% sur l’année 2008, au même titre que le Gold il faut toujours garder un œil sur cette devise avant de prendre une décision d’investissement pour du LT(regain d'aversion au risque)

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«L’euro peut devenir une monnaie de référence»

patmail

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Propos recueillis par perrine Créquy | JDF | 31.12.2008 | Mise à jour : 12H14
François Nembrini, directeur exécutif de la plateforme de trading de devises FXCM, fait le point sur les défis pour l’euro, qui fête son dixième anniversaire ce jeudi.
Lefigaro.fr/jdf.com – Quel bilan dressez-vous des dix premières années de l’euro ?
François Nembrini – La mise en place de l’euro, comme la construction de l’Union européenne, a été émaillée de nombreux doutes. Cette méfiance face à la nouvelle monnaie unique européenne s’est traduite par une baisse de son taux de change face au dollar jusqu’en 1996. Mais depuis 2001, l’euro a pris de plus en plus de poids sur le marché des devises. Il a désormais acquis une véritable crédibilité.

Quels sont les nouveaux défis pour la monnaie unique ?
La question désormais est de savoir si l’euro peut devenir une monnaie de référence. Cette problématique a émergé en 2008, et elle pourrait trouver sa réponse au cours des prochains mois. Mais la crise a montré que, jusqu’à présent, le dollar reste la monnaie de réserve vers laquelle on se tourne en cas de crise.

Comment l’euro peut-il obtenir le statut de monnaie de référence ?
La clé de cette évolution se situe dans le camp politique. Les gouvernements des différents pays européens devront être capables de prendre des décisions comme un seul groupe économique. Ils devront faire preuve d’une grande coopération. Il s’agira d’un test pour les institutions européennes. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, maintient une politique conservatrice sur l’euro, avec des taux qui resteront positif, alors qu’ils sont déjà nuls au Japons, aux Etats-Unis, et qu’ils devraient bientôt l’être au Royaume-Uni. Cette politique crée les conditions d’une évolution positive de l’euro. Grâce à des taux plus forts que ceux des autres économies qui font autorité, et à une politique économique coordonnée entre ses membres, la zone euro peut parvenir à sortir de la crise rapidement. Cette réussite encouragerait les placements de fonds étrangers en euro, et la monnaie unique deviendrait alors une monnaie de référence dans le monde.

Quels sont les avantages à disposer d’une monnaie qui fait référence ?
Prenons l’exemple des Etats-Unis. Grâce au dollar, qui est la monnaie de référence actuellement, ce pays est en mesure d’émettre de la dette à taux plus faible. Des bons du Trésor américain récemment émis, avec un rendement presque nul, ont ainsi été plébiscités. Les investisseurs ont placé leurs fonds dans ces obligations de l’état américain car ils ont confiance dans ce pays. Ils sont certains que leur argent ne sera pas perdu. Personne ne doute de la solvabilité du pays qui dispose d’une monnaie considérée comme la valeur la plus stable. Cela permet donc également au pays d’emprunter à des taux plus faibles.

Quel niveau peut atteindre l’euro dans les prochains mois ?
L’euro s’échange actuellement contre 1,40 dollar environ. Ce niveau est déjà élevé. Bien sûr, si les Etats-Unis peinent à sortir de la crise, ou si le déficit américain enfle trop par rapport à l’économie, alors le dollar pourrait fléchir encore face à l’euro. Mais les monnaies ont tendance à revenir vers leur valeur moyenne. Le cours moyen de l’euro est de 1,17 dollars. Les tensions entre l’euro et le dollar devraient donc s’apaiser en 2009. Les traders en devises préfèrent actuellement miser sur les parités entre une monnaie très faible face à une monnaie très forte, par exemple sur la livre sterling face au franc suisse, ou sur le dollar australien face au yen.

La crise peut-elle convaincre les euro-sceptiques d’adopter la monnaie unique ?
Adopter l’euro est une décision très politique. Ce choix implique non seulement la disparition de la monnaie nationale, mais surtout la perte du contrôle de la politique monétaire, puisque celle-ci est gérée en toute indépendance par la Banque centrale européenne. Pour convertir les euro-sceptiques, la zone euro devra sortir au plus vite de la crise.

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16 décembre 2008

Avec la dette publique, la Fed signe la mort des T-Bonds... et du dollar

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mardi 16 décembre 2008, 11:14:57 | Bill Bonner
** Le sol se dérobe sous nos pieds : vendez le dollar... vendez les bons du Trésor US.

* Les Américains tiennent bon... ils ne paniquent pas. Ils font bien. Puis ils se mettent au travail -- et réalisent qu'ils sont sans emploi. Ils regardent leur épargne-retraite -- sagement investie dans un portefeuille diversifié -- et réalisent qu'elle a perdu la moitié de sa valeur. Les prix de leurs maisons perdent 20%. Dans des villes comme San Diego, Las Vegas et Miami, les pertes sont plutôt de l'ordre de 30-40%.

* Le sol cède... et ils se retrouvent en enfer.

* Ce qui doit se produire se produira. Un poisson, ça nage. Un oiseau, ça vole. Et une bulle, ça doit éclater. La bulle de dette privée a déjà éclaté. A présent, la bulle de dette publique doit elle aussi éclater. Et le dollar doit chuter. C'est à ce moment-là que le sol s'ouvrira vraiment... pour de nombreuses personnes, l'effondrement du dollar effacera ce qui reste de leur patrimoine. Les fonds de pension et les compagnies d'assurance seront réduits en poussière. Les épargnants ne seront pas épargnés.

* Les investisseurs se sont précipités hors d'investissements risqués de toutes sortes -- les marchés émergents, les marchés matures, l'immobilier, les matières premières -- pour se ruer dans les bras vigoureux et rassurants des bons du Trésor US. "Donnez-moi vos masses de dollars... cherchant protection contre le capitalisme", déclare l'Oncle Sam, "et je vous donnerai un rendement de 2,58% sur dix ans. Donnez-moi votre argent durant 91 jours, et je ne vous donnerai rien en retour".

* Est-ce une bonne affaire, cher lecteur ? Tout dépend de la solidité du sol sous le marché obligataire US. Jusqu'à présent, alors que la terre s'effondre sous d'autres classes d'actif, le marché des T-Bonds a tenu bon.

** Mais c'est là la raison pour laquelle le verbe "devoir" a été inventé. Lorsque quelque chose doit se passer, cette chose se passe. Le gouvernement fédéral US a déjà une dette nationale officielle dépassant les 10 000 milliards de dollars. Pour l'an prochain, le déficit dépassera probablement les 1 000 milliards de dollars... et pourrait atteindre les 2 000 milliards d'ici 2010 -- soit plus de quatre fois le plus gros déficit jamais enregistré par le pays... et plus que le budget US tout entier il y a sept ans de ça seulement. A ce rythme-là, dans quelques années, la dette américaine dépassera le PIB US.

* Est-il probable de voir les autorités augmenter la quantité de dette US dans de telles proportions sans en réduire la qualité ? Est-il probable que la dernière reconnaissance de dette émise par le gouvernement fédéral vaudra autant que la première ? Non, ce n'est pas probable. Quelque chose doit céder.

* Et nous parlons-là de sommes considérables. Une entreprise ou un petit gouvernement peut parfois emprunter plus que ses revenus annuels. Ses emprunts peuvent être financés par un petit pourcentage des épargnants imprudents de la planète. Prêter au gouvernement US à une telle échelle, c'est une autre paire de manches. Cela mobilise une grande partie de l'épargne mondiale totale -- et réduit, dans les faits, la capacité de croissance économique planétaire.

* Tout le monde -- à part les banquiers, bien entendu -- sait que prêter de grosses sommes à un petit pays est extrêmement spéculatif. Mais prêter aux Etats-Unis à 2,85% pendant dix ans, voilà qui sent mauvais : une odeur de certitude. On ne peut pas emprunter de telles sommes sans conséquences... et les conséquences d'une telle quantité de dette ne peuvent qu'être néfastes.

* Il nous semble quasiment inévitable de voir les obligations US se transformer en piège pour votre argent. Parce qu'il est presque acquis que le sol cèdera sous les pieds des investisseurs obligataires. Pourquoi ? Ben Bernanke nous l'a déjà dit. Lorsque l'emprunt devient difficile, la Fed se tourne vers d'autres formes de liquidités -- elle achète elle-même les bons du Trésor US. En d'autres termes, au lieu d'emprunter aux épargnants -- laissant ainsi la masse monétaire nette inchangée -- le Trésor empruntera à la Fed. Où la Fed obtiendra-t-elle ses milliers de milliards de dollars supplémentaires ? Elles les créera à partir de rien.

* Voilà pourquoi le dollar est à la baisse.

* "Le statut de refuge du billet vert mis en doute", rapportait le Financial Times.

* L'euro a terminé la séance d'hier à 1,36 $ -- un niveau qu'il n'avait plus vu depuis de nombreux mois. Et l'or grignote du terrain.

* Le dollar va tout droit en enfer, cher lecteur. Débarrassez-vous en. Et vendez aussi les bons du Trésor US. Peut-être sommes-nous un peu en avance avec de tels conseils. Mais nous n'aurons pas tort.

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