Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

29 juillet 2009

Les biotechnologies résistent plutôt bien à la crise

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DOSSIER RÉALISÉ PAR OLIVIA DERREUMAUX | JDF HEBDO | 25.07.2009 |
Les biotechnologies, sociétés de recherche médicale, sont aujourd'hui plus que jamais considérées par les grands laboratoires comme un relais de croissance indispensable pour pallier une recherche-développement en mal de productivité. Extrêmement gourmandes en capitaux, elles ont été fragilisées par les difficultés de financement nées de la crise financière. Mais les partenariats noués avec les grands laboratoires permettent aux plus prometteuses d'entre elles de tirer leur épingle du jeu.
Il n'est pas sûr qu'en juin 2008, en lançant son OPA pour acquérir les 44,1 % qu'il ne détenait pas encore de sa filiale américaine Genentech, le laboratoire suisse Roche se soit attendu à entamer une bataille boursière de huit mois avec son partenaire de près de vingt ans. Mais c'est un fait, nombre de sociétés de biotechnologies sont conscientes de l'enjeu qu'elles représentent pour des laboratoires pharmaceutiques à la recherche-développement en panne. Conséquence : pas question pour ces biotechs de brader leurs molécules, des produits ayant nécessité plusieurs centaines de millions de dollars de développement et s'adressant à des marchés potentiels pouvant atteindre des dizaines de milliards de dollars.
Les biotechs, sociétés spécialisées dans le développement de médicaments à partir d'organismes vivants (cellules, bactéries...), sont une révolution au sein d'une recherche médicale travaillant auparavant presque exclusivement à partir de procédés chimiques. Peu connues il y a quelques années et confinées au marché américain jusqu'au milieu des années 80, elles sont aujourd'hui près de 6.000 dans le monde. Un chiffre encore appelé à croître lorsqu'on prend conscience de la multiplicité des solutions thérapeutiques qu'offrent ces techniques de recherche. Selon Ernst & Young, elles devraient représenter en 2010 plus de 100 milliards de ventes au niveau mondial et 50 % des nouveaux médicaments.
Difficile alors de s'y retrouver dans un univers où le taux d'échec reste important (sur 10 molécules entrant en essais cliniques, une seule atteindra le marché). Mais les grands laboratoires suivent de près et depuis longtemps les entreprises dont les pipelines (portefeuilles de produits) arrivent aujourd'hui à maturité. Les plus connues se situent sur le territoire américain : elles représentent 75 % des 85 milliards de dollars de chiffre d'affaires générés par le secteur au niveau mondial.
D'ailleurs, 18 des 20 plus grandes biotechs sont américaines, et certains de leurs produits figurent dans le Top 10 des médicaments les plus vendus au monde. C'est le cas de l'Enbrel (5,1 milliards de dollars de ventes en 2008), un traitement contre les rhumatismes découvert par la biotech américaine Immunex, appartenant aujourd'hui au groupe Amgen.
Autre exemple : la recherche issue de la société américaine Genentech a permis de mettre sur le marché le MabThera (un médicament contre la leucémie et l'arthrite rhumatoïde), l'Avastin (traitement du cancer colorectal et du sein) ou encore l'Herceptin (traitement d'une forme de cancer du sein). Des blockbusters de 5 milliards de dollars qui font aujourd'hui le bonheur de Roche. Le laboratoire suisse avait misé dès 1990 sur cette pépite américaine, devenant son actionnaire majoritaire.
Des besoins insatisfaits
Si l'issue des recherches effectuées par ces biotechs est souvent incertaine, les laboratoires ont pris conscience de l'importance de ne pas passer à côté du futur blockbuster. Conséquence : les partenariats de recherche ont tendance à être signés de plus en plus tôt.
Sanofi-Aventis, qui a annoncé en mai dernier un accord de licence et de recherche avec la biotech américaine Exelixis, illustre cette tendance.
Selon les termes de l'accord, Exelixis, qui possède deux molécules anticancéreuses en phase I d'essais cliniques (donc loin de la première commercialisation), recevra du laboratoire français des paiements d'étape pouvant atteindre 1 milliard de dollars ! Et, si les produits sont commercialisés, la biotech touchera des redevances. Un peu cher payé peut-être pour des projets encore risqués, mais cette stratégie illustre un autre enjeu des biotechs, à savoir, leur capacité à répondre à des besoins médicaux encore insatisfaits. « Les Big Pharma se concentrent aujourd'hui sur les biotechs travaillant dans les domaines les plus attrayants commercialement parlant , explique Michael Sjöström, gérant du fonds PF (LUX) Biotech. Les projets les plus prometteurs ont déjà trouvé preneur et, s'il ne devrait pas y avoir d'intensification des fusions-acquisitions, la dynamique de rachat va demeurer car les laboratoires recherchent encore des relais de croissance. » En tête de liste : les biotechs travaillant dans la cancérologie, les maladies métaboliques (diabète, obésité...), la virologie (hépatites B et C, sida...) ou les maladies neurodégénératives (maladie d'Alzheimer). Les réponses thérapeutiques à ces maux sont encore faibles et les laboratoires sont prêts à débourser des sommes importantes pour avoir accès aux traitements innovants.
Mais pas question non plus de dépenser à tort et à travers. Les projets ne présentant pas une différentiation suffisante par rapport aux traitements existants peinent à attirer l'attention des laboratoires.
C'est l'amère expérience qu'est en train de vivre le groupe français Nicox, dont la principale molécule, le Naproxcinod, est arrivée en fin de phase III. Cet anti-inflammatoire ne pourra révéler tout son potentiel que si Nicox arrive à signer un accord avec un partenaire bien implanté sur le marché américain. Or cet accord tardera à se matérialiser tant que le produit n'aura pas démontré un profil suffisamment novateur sur un marché de l'inflammation où les besoins ne sont pas criants.
Priorité aux liquidités
Beaucoup de biotechs ont misé sur une stratégie intermédiaire, assurant seules les premières phases d'essais cliniques puis « licenciant » leurs produits à de grands groupes.
L'impératif est de gérer au plus près la trésorerie, dans des activités très gourmandes en capitaux. Les sociétés de biotechnologies ont d'ailleurs figuré parmi les premières vicitimes du durcissement des conditions de financement au plus fort de la crise financière. On estime qu'aux Etats-Unis 30 % des biotechs ont moins de six mois de trésorerie devant elles.
Dans l'Hexagone, les investissements dans les biotechs ont chuté de 79 % entre 2007 et 2008, selon une étude de France Biotech. Et les levées de capitaux en Bourse ont fondu. L'an dernier, en France, seul Ispogen s'est introduit, levant 12 millions d'euros. Dès lors, pour ces entreprises devant se refinancer environ tous les trois ans, la gestion du cash reste serrée. Les sociétés françaises cotées ont heureusement encore de la visibilité devant elles. « Je ne serais pas non plus surpris qu'une fenêtre s'ouvre d'ici à cet automne, rassure par ailleurs Michael Sjöström. Cela permettrait d'assister à la fois à de nouvelles introductions en Bourse et à un retour des appels au marché. » De quoi passer la crise assez sereinement pour les principaux acteurs français du secteur.

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14 août 2008

Les soins de santé, meilleur secteur défensif de l'année

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L'heure de gloire du secteur des soins de santé en Europe serait-elle arrivée? En ces temps mouvementés, les investisseurs ont tendance à se réfugier dans les valeurs défensives. Parmi elles, les pharmaceutiques et autres valeurs du secteur médical semblent les plus courtisés depuis quelques semaines.
(l'écho) - Beaucoup plus que les « utilities » et les télécoms. Ces derniers secteurs ont perdu respectivement 20 % et 26 % cette année. Bien plus que leur consœur qui n'a perdu que 6,9 %, et qui rebondit sensiblement depuis le mois de mars.

« Les pharmaceutiques ont été un secteur vraiment très décevant ces six dernières années, en partie à cause des inquiétudes à propos de la pression sur les prix, en partie aussi à cause des expirations de brevet », décrit Andrew Bell, stratégiste européen chez Rensburg Sheppards Investment Management.

« Le risque des brevets est assez bien circonscrit et le risque à la baisse est moindre ». L'année passée, le secteur des soins de santé avait perdu près de 11 %, alors que télécoms et utilities avaient gagné plus de 14 %.

Insensible à la conjoncture

Le bond du dollar contre l'euro et la livre sterling ne peut que soutenir la tendance, selon une note de Tim McCarron, gestionnaire du Fidelity European Fond. McCarron observe que 40 % de leur profit proviennent des Etats-Unis.

À l'exception de Sanofi-Aventis, toutes les grosses sociétés pharmaceutiques ont sorti des bénéfices par action supérieurs au consensus des analystes lors des résultats du deuxième trimestre, de 2 % à 11 % selon un recensement de Citigroup.

« Leurs profits devraient être relativement insensibles à ce qui se passe en termes de crise du crédit et de ralentissement mondial de l'économie », estime Ronan Carr, stratégiste actions européennes chez Morgan Stanley.

« Le secteur pharmaceutique peut compter sur de solides bilans, ce qui selon moi est une caractéristique également attrayante ». Morgan Stanley surpondère le secteur, avec Novartis au sommet de la liste. McCarron vient d'augmenter sa surpondération et recommande Novartis, Roche et la société espagnole Grifols, spécialiste en produits sanguins.

100 % à l'achat sur alapis

Avec une hausse de près de 30 %, Grifols est en tête des meilleures performances de l'année dans l'indice sectoriel du DJ Stoxx 600.

Sur 15 analystes sondés par l'agence « Bloomberg », 8 sont à l'« achat ».

60 % des analystes conseillent d'acheter l'action Novartis et 86 % l'action Roche. Leur performance sur l'année reste néanmoins étale. Au sein des valeurs des soins de santé, les analystes sont également friands des sociétés actives dans les appareils médicaux ou les gestionnaires d'hôpitaux. Épinglons notamment les allemandes Rhön Klinikum et Fresenius, ainsi que la filiale de cette dernière Fresenius Medical. La semaine passée, la première a annoncé avoir enregistré un profit en hausse de 18 % sur le premier semestre. Sur 18 analystes, 13 conseillent d'acheter la valeur. Fresenius et sa filiale attirent à eux deux plus de 70 % d'opinion à l'« achat ». Le potentiel de hausse des cours semble par contre plus important pour la maison mère, avec un objectif de cours moyen de 61,13 euros (contre 54 euros hier à la clôture hier).

Enfin, malgré une baisse de près de 25 % de sa valeur depuis le début de l'année, la société Alapis est la plus plébiscitée. Tous analystes sondés par Bloomberg la recommandent à l'« achat ». Active autant dans les détergents et les cosmétiques que des produits pharmaceutiques pour animaux, la société vient d'intégrer le cercle fermé des valeurs reprises dans l'indice européen DJ Stoxx 600. (avec Reuters)
Serge Quoidbach
10:53 - 14/08/2008
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07 février 2008

Les fonds de biotechnologies : peut être le bon moment d'y croire

Les fonds de biotechnologies :     PIRSON

peut être le bon moment d'y croire

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Après 7 années de sous-performance, la tendance s'est inversée depuis 6 mois. Notamment, grâce à une vague soutenue de concentration dans le secteur.

(l'écho) - Parmi les secteurs portés au Panthéon de la Bourse en 2000, la biotechnologie a depuis déchanté. En sous-performant les grands indices depuis 7 années consécutives, le secteur a connu un long purgatoire. Pourtant, depuis 6 mois, la tendance semble s'inverser.

De quoi redonner peut-être de l'intérêt aux investisseurs. Dans ces conditions, un fonds est incontournable : il s'agit du fonds Pictet Biotech. A l'occasion d'un entretien avec le gérant du fonds Pictet Biotech, Michael Sjöstrom, nous avons pu obtenir quelques informations particulièrement intéressantes.

Vague de concentration

Première constatation, le secteur est actuellement soumis à une vague soutenue de fusions et de développement de partenariats. Ceci illustre bien l'intérêt que représente dorénavant la biotechnologie, notamment pour les grands groupes pharmaceutiques. Ceci est une première forme de soutien pour les cours de Bourse du secteur.

Ensuite, les taux de croissance du secteur demeurent proches de 20% par an, tandis que le secteur présente un très faible risque par rapport à la conjoncture économique. Il s'agit donc d'un profil qui peut plaire à un marché craintif sur les perspectives de croissance américaines.

Enfin, les valorisations sont au plus bas depuis 10 ans. Dans un contexte où le marché risque de focaliser sur les secteurs défensifs, la biotechnologie, plus mature qu'il y a une dizaine d'années, permet aujourd'hui de jouer un thème défensif, tout en affichant une croissance forte et régulière. Le secteur serait par conséquent l'une des industries bénéficiant des meilleurs fondamentaux.

En attendant le déclic

D'après le gérant, le secteur nécessite simplement une impulsion de la part du secteur pharma, qui permettrait de faire revenir les investisseurs sur les métiers de la santé au sens large. Ensuite la sélection au sein de ce secteur devrait avantager les biotechnologies.

En effet, dans un cadre de remboursement plus restrictif par les autorités publiques, la capacité à imposer des prix élevés sera prépondérante. Pour avoir cette liberté, il faut savoir offrir des procédés innovants, à forte valeur ajoutée et donc peu copiables. Or c'est sur ce terrain qu'évolue la biotechnologie.

Preuve de sa confiance dans les développements futurs, le gérant continue donc d'investir l'ensemble des capitaux qui lui sont confiés. Le portefeuille reste très concentré, ses 10 premières positions représentant 55% du portefeuille. Le poids des valeurs moyennes est voué à rester proche de 50%, car peu importent les conditions de marchés, c'est là que se situe le plus gros potentiel.

Fabrice Kremer
L'Echo

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11 janvier 2007

Présentation du fond Pictet Biotech par L'Initié de la Bours

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Présentation du fond Pictet Biotech par L'Initié de la Bourse (pirson)
Biotech en première ligne

Nous ne cachons pas notre penchant pour le secteur de la biotechnologie. Avec nos achats de valeurs biotech
belges, nous l’avons déjà suffisamment montré. Mais sur les marchés
européens et américains surtout, de nombreuses actions du secteur recèlent également un potentiel appréciable.
Compte tenu de la distance qui nous sépare de ces marchés,
nous préférons confier le travail de sélection aux gestionnaires du fonds
biotech Pictet, un compartiment d’investissement qui opère depuis
quelques années une sélection judicieuse de valeurs biotech et jusqu’ici, rencontre un succès plus franc que ses concurrents.

Tendances

Avant de vous présenter ce fonds, nous allons vous rappeler les arguments qui selon nous plaident en faveur d’un investissement dans le secteur biotech. A long terme, le vieillissement de la population
induira une augmentation des dépenses en soins de santé en termes
absolus et relatifs. Aux USA par exemple, le nombre de personnes
âgées de plus de 65 est appelé à doubler dans les 50 prochaines années. Par ailleurs, les baby boomers, qui en général ont le porte-monnaie bien garni, exigeront des traitements de plus en plus coûteux. Sur ce plan, la biotech a donc un important rôle à jouer. A moyen terme, le secteur recèle un potentiel parce qu’il a une valorisation intéressante. En moyenne, les biotech capitalisent 23 fois leur bénéfice 2007 et 6 fois leur CA, soit moins que la moyenne à dix ans. Ces trois dernières années, le secteur n’a pas connu une évolution spectaculaire alors que sur le plan des produits, les avancées sont très intéressantes.
Plusieurs approbations de médicaments devraient par ailleurs
être données prochainement. A court terme, c’est la vague de fusions
et de rapprochement qui soutient les cours. Les grandes sociétés
pharmaceutiques sont confrontées à la pauvreté de leur pipeline de produits mais disposent des liquidités nécessaires pour financer des acquisitions.

Choix de fonds

Pas facile de sélectionner des valeurs actives à des milliers de kilomètres de nos contrées... Au niveau mondial, le secteur biotech se compose de quelque 500 entreprises qui présentent une capitalisation boursière totale de 500 milliards USD. 52% d’entre elles sont américaines et seulement deux, Genentech et Amgen, s’adjugent déjà 166 milliards USD, soit 33% du total. Comme nous le disions en introduction, nous préférons confier la tâche de la sélection aux gestionnaires d’un fonds. Après une analyse approfondie du marché, notre choix s’est porté sur le fonds biotech Pictet. Le gestionnaire Michael Sjöström et son équipe battent la concurrence depuis plusieurs années (voir tableau). Ils appliquent une stratégie intelligente qui devrait
leur permettre de faire aussi bien les prochaines années.
Le gestionnaire estime que les fondamentaux demeurent fermes grâce
aux bons rapports trimestriels, aux nouvelles approbations de produits
et à l’étoffement des pipelines. Il a construit son portefeuille en trois
volets. Tout d’abord, une part importante est consacrée aux grandes
enseignes affichant un trackrecord enviable. 42,9% des fonds
gérés sont investis dans des sociétés avec une capitalisation de marché supérieure à 5 milliards USD. Ces entreprises doivent cependant avoir une croissance supérieure à la moyenne, une valorisation intéressante et un pipeline en évolution. Récemment, le fonds a ainsi relevé – pour ces raisons – sa position dans Icos Corp et Human Genome Sciences. Deuxièmement, Sjöström mise sur les entreprises qui entrent en nouvelles phases cliniques. Ces
valeurs ont le rapport risque/return le plus intéressant. Généralement, ils’agit d’entreprises de moyenne envergure. Troisièmement, il investit
quelque 20% de son portefeuille dans de plus petites valeurs (moins
de 1 milliard USD), des entreprises présentant un risque plus élevé mais qui sont appelées à dégager un return supérieur à la moyenne. Dans ce volet, on retrouve également les sociétés susceptibles de faire l’objet d’un rachat. Sjöström mise beaucoup sur ce thème. Ces derniers
mois, beaucoup d’acquisitions ont eu lieu, avec des primes importantes.
Une preuve que la valorisation moyenne du secteur est intéressante.
Remarquons que 90% de son portefeuille est investi aux USA.
C’est en effet là qu’il considère que le potentiel du secteur est le plus
important. Son seul inconvénient est sa surexposition au dollar.
Ce fonds, également disponible en EUR, peut être acheté pour sa solidité. Des fondements solides avec de grandes valeurs, complétés par des actions spécifiques qui devraient, pour une raison ou pour une autre, battre le marché... : idéalement, le fonds devrait rester en portefeuille pendant une période de 3 à 5 ans. Il s’agit cependant d’un investissement présentant un risque plus élevé que la moyenne, compte tenu de la volatilité du secteur biotech.

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28 novembre 2006

La pharma n'a rien à craindre des démocrates

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La pharma n'a rien à craindre des démocrates (padmee)
La pharma n'a rien à craindre des démocrates


Willy Boder
Mardi 28 novembre 2006


La prise de majorité des démocrates au Congrès américain début novembre menace-t-elle la prospérité de l'industrie pharmaceutique? La question peut paraître a priori sans grande pertinence. Après tout, personne ne soulève ce problème lors d'un changement de majorité en France ou en Allemagne. En effet, quelle que soit la couleur du pouvoir, la France continuera à réglementer strictement les prix des médicaments et à mettre sous pression l'industrie pharmaceutique en exigeant de forts rabais de quantité au profit de la Sécurité sociale. Quant à l'Allemagne, la tendance à la réduction des coûts de la santé, basée sur la promotion étatique obligatoire des médicaments génériques, résiste à toute modification des forces politiques.

Si la question se pose autrement aux Etats-Unis, c'est parce que les restrictions de liberté commerciale de l'industrie pharmaceutiques sont dérisoires comparées aux normes européennes. La publicité pour les médicaments, omniprésente, est par exemple largement acceptée par la population, même si cela conduit à rapprocher, dans l'inconscient collectif, alimentation et ingestion de substances toxiques. L'affaire de l'analgésique Vioxx a démontré jusqu'où on pouvait aller trop loin dans les campagnes de promotion.

C'est aussi aux Etats-Unis, royaume de la liberté commerciale, que l'industrie pharmaceutique réalise ses plus gros bénéfices dont une partie est recyclée en frais de recherche. Les sociétés américaines se vantent, ou se plaignent selon les circonstances, de financer, via les Etats-Unis, une recherche dont bénéficie aussi l'Europe qui n'en paie pas le prix coûtant. La différence des conditions de marché est criante. 47% des 600 milliards de dollars de ventes annuelles de médicaments dans le monde sont réalisés aux Etats-Unis. La dépense par habitant représente près de 800 dollars par an outre-Atlantique, contre moins de 400 dollars en Suisse, ou moins de 300 dollars au Danemark.

L'industrie pharmaceutique, qui verse deux tiers de ses soutiens financiers électoraux au Parti républicain, n'a jamais eu à se plaindre de l'administration Bush. Lors du débat sur les prix payés par le gouvernement pour couvrir les frais pharmaceutiques des 43 millions de personnes âgées et handicapées assurées par l'organisation étatique Medicare, le droit de libre négociation des prix par l'industrie pharmaceutique a été maintenu. Le budget annuel de Medicare, financé par les impôts, atteint ainsi 30 milliards de dollars.

Les démocrates n'entendent pas casser le système, mais prétendent, avec raison, qu'il y a une certaine marge de manœuvre pour faire jouer la concurrence à la baisse des prix. Le projet de donner le pouvoir au Secrétariat de la santé de négocier de manière centralisée les prix des médicaments, aujourd'hui achetés localement et sans vraie pression par Medicare, figure en bonne place dans le programme démocrate. Mais très peu d'observateurs pensent que cette mesure deviendra réalité avant 2009, date présumée de la prise de pouvoir complète des démocrates sur le Congrès et la présidence. D'ici là, George Bush utilisera très certainement son droit de veto pour bloquer toute mesure pénalisant fortement la libre formation des prix des médicaments aux Etats-Unis.

Reste que le président devra tout de même chercher quelques compromis avec la majorité législative démocrate afin de réduire la facture pharmaceutique sans brider la libre entreprise. L'un des moyens les plus faciles à faire accepter politiquement, parce qu'il rallie aussi une partie des sénateurs républicains, consiste à ouvrir légèrement la barrière des importations parallèles en provenance du Canada. Un autre consiste à favoriser la position concurrentielle des médicaments génériques, qui ne représentent que 13% de la valeur des produits pharmaceutiques vendus aux Etats-Unis. Les démocrates feront par exemple pression pour que les copies de médicaments biotechnologiques (biogénériques) soient facilement acceptées. D'autres mesures, comme un moyen légal de casser rapidement les arrangements financiers entre sociétés visant à prolonger la validité des brevets, pourraient passer le cap du Congrès avant 2009.

A ce jeu-là, il n'y aura pas que des perdants. Une partie de l'industrie, celle tournée vers les génériques, comme les sociétés Barr, Pfizer (PFE), Teva ou Novartis (NOVN.VX), sera gagnante. Tout comme les groupes peu spécialisés qui pourront compenser les baisses de prix sectorielles par des hausses dans d'autres domaines.

Le cours des titres de plusieurs acteurs de la branche a chuté de 5% après la victoire démocrate. Pourtant, à moyen terme, à cause du veto présidentiel, la majorité des analystes voit l'avenir de l'industrie en rose sur sol américain. Ils prédisent une croissance du marché, inchangée, de 7 à 9% par an.






© Le Temps, 2006 .

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10 novembre 2006

La santé sans risque en Bourse, ça existe !

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La santé sans risque en Bourse, ça existe ! (infopcvm)
La Tribune - édition du 10/11/06

Le secteur pharmacie à nouveau chahuté

Les inquiétudes se multiplient sur le secteur de la santé, avec à la clé une chute de la valorisation des grands laboratoires. De nombreux acteurs spécialisés offrent toutefois plus de visibilité sur un marché qui reste en croissance.

La pharmacie n'est plus de tout repos. D'un statut défensif par excellence, prospérant sur des fondamentaux en forte croissance dans les pays développés, le secteur est devenu à haut risque, d'une extrême volatilité. Avec, à la clé, une valorisation divisée par deux en quinze ans, de trente fois les bénéfices estimés pour l'année à, en moyenne, quinze fois aujourd'hui.

Au banc des accusés, la montée en puissance des fabricants de médicaments génériques. Le modèle tranquille des laboratoires qui repose sur des " monopoles temporaires " protégés à grands renforts de brevets et assurant des cash-flows abondants sur quinze ans vole en éclats. La question des génériques n'est pourtant pas nouvelle : elle est sur la table depuis les années 80 lorsque les États-Unis ouvrent la brèche pour favoriser l'accès aux médicaments aux classes sociales privées de toute protection sociale. Résultat, la part des génériques dans la consommation, en volume, aux États-Unis, est passée de 19 % en 1984 à 57 % aujourd'hui.



Concurrence des génériques.

Mais la vraie rupture se trouve plutôt dans la formidable accumulation des risques qui frappe le secteur depuis quelques années. Risque scientifique, tout d'abord, où l'on voit des niveaux d'exigence et d'efficacité pour les autorisations de mises sur le marché sans cesse renforcés, ce qui se traduit par des pertes de productivité sur les médicaments et des budgets de R&D en forte hausse. Des géants comme Glaxo ou AstraZeneca n'ont pas sorti de nouveaux " block-busters " (produits générant 1 milliard de dollars de revenus par an) depuis des lustres. Risque réglementaire ensuite, comme les taux de remboursement ou les contraintes de prix. Enfin, les incertitudes juridiques (propriété intellectuelle, mise en responsabilité...) troublent le jeu, même si la jurisprudence n'est pas forcément défavorable aux laboratoires. À cela s'ajoute l'influence croissante des " payeurs " (sécurité sociale, mutuelles, assureurs...) sur la formation des prix. De quoi rendre les investisseurs nerveux, de quoi également exacerber l'impact de la concurrence des génériques sur les valorisations boursières. Comment justifier, en effet, une perte de capitalisation d'Aventis de 10 milliards d'euros en quelques jours au gré d'un litige avec un fabricant de générique sur un des médicaments vedettes du groupe, le Plavix, sans commune mesure avec la réalité économique (en l'occurrence, la valeur résiduelle du Plavix est estimée autour de 3 milliards d'euros). Faut-il pour autant renoncer à investir dans le secteur ? Pour Cédric Moreau et Sylvain Goyon, analystes chez Ixis Midcaps, auteurs d'une étude exhaustive sur les valeurs moyennes de la santé, la réponse est bien évidemment non. " Il est possible de capter l'innovation, l'air du temps et la croissance des dépenses de santé, autrement dit les vraies valeurs du secteur, sans pour autant jouer les grands laboratoires plus exposés aux risques ", avance ainsi Cédric Moreau.



Un marché très atomisé.

Premier pari, a priori sans risque, celui du vieillissement de la population. Au-delà des pathologies lourdes (Alzheimer, cancers...), c'est toute la prise de charge de la dépendance ou la distribution de produits spécialisés, comme les prothèses auditives, qui sont promises à un fort développement et une grande visibilité. Des sociétés comme Orpéa, Curanum ou Générale de Santé sont déjà très courtisées en Bourse. D'autant que le marché reste très atomisé et que la concentration du secteur de la dépendance ne fait que commencer, un mouvement fortement encouragé par les pouvoirs publics. Dès lors, notent les analystes d'Ixis Midcaps, il convient de privilégier les acteurs déjà leaders dont la capacité d'intégration a été démontrée et dont l'offre s'apparente plus à des services (forfait hôtelier) qu'à des prestations médicales par nature fortement encadrées par les autorités de tutelle. À noter que les taux d'occupation proches de 100 % peuvent signifier une facturation mal maîtrisée. Toutefois ces acteurs se traitent déjà à des niveaux de valorisation élevés (28 fois les résultats estimés pour 2007, selon Ixis) qui ne sont pas sans rappeler les niveaux de valorisation des grands laboratoires dans les années 90.

Autre sous-secteur porteur, les sociétés de technologies médicales qui prospèrent sur les contraintes de plus en plus fortes imposées aux phar- maciens et les tendances de fond du secteur. Ainsi l'univers de l'analyse et du diagnostic (Guerbet, BioMérieux...), voire celui du contrôle alimentaire - le secteur agroalimentaire est également placé sous haute surveillance -, avec des sociétés comme Eurofins, répondent bien " à l'air du temps ". Des fournisseurs de matériels de haute performance, comme le groupe Stedim, sont promis à des croissances à deux chiffres. Mais, là aussi, les valorisations restent élevées. Un prix sans doute à payer pour jouer le secteur de la santé sans prendre trop de risques !



Parier sur l'innovation

Les biotechnologies, c'est clairement un pari risqué. En cas de succès, c'est le jackpot, à l'instar d'un groupe comme Amgen qui pèse aujourd'hui 87 milliards de dollars en Bourse. Mais la nouvelle donne du secteur pharmaceutique (génériques, baisse des prix...) offre de réelles opportunités de développement à des acteurs de spécialités en déplaçant la création de valeur vers l'innovation. Lancer un produit innovant, c'est retrouver une propriété intellectuelle et, par conséquent, une capacité de fixer ses prix et donc ses marges. Face à la menace générique, une société comme Nicox a su s'adapter et proposer une technologie qui permet de " créer " une nouvelle entité chimique, avec brevets à la clé. Une formule qui intéresse bien évidemment nombre de grands groupes pharmaceutiques. La société peut alors envisager de se tourner vers un modèle plus intégré, du développement à la commercialisation. Une stratégie adoptée avec succès par des groupes comme BioAlliance Pharma.

Éric Benhamou

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31 octobre 2006

belle hausse des pharmas

Vous vous souvenez peut-être de mon signal d’achat sur les pharmas

http://forcast.canalblog.com/archives/2006/08/09/2438903.html#trackbacks

Les 2 tableaux suivant sont publié par birinny et sont très intéressant je trouve

Dés la décision de

la FED

de stopper la hausse des taux, le secteur c’est réveillé en jouant de son habituel réputation de secteur défensif.

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81% de résultat meilleur que prévu contre seulement 3% qui ont déçu

Les 17% pris par le secteur dans son ensemble est magnifique pour un secteur défensif.

Posté par forcast à 19:10 - Fonda biotech/pharma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2006

Sur le LT les pharmas

Un des secteurs que j’apprécie énormément c’est bien entendu les pharmaceutiques je vous ais parlé du potentiel énorme sur le MT de celui-ci.

Il a une réputation défensif mais c’est bien le secteur le plus performent sur le LT il n’est pas loin d’une moyenne annuelle de 15%

Le graphique ci-dessous montre le secteur Ishares de soins de santé (xlv). Il est assez facile de le dire, mais plus difficile de le croire, mais la semaine passée, ce secteur a réussi à dépasser ses sommets vieux de 7 ans. C'est complètement contraire à la pléthore de mauvaises nouvelles qui ont entouré ce secteur.

Quel secteur arriverait à faire des plus haut alors que les ventes et la croissance sont toujours si faibles et que des procès sont toujours d’actualité ?

Sans oublier que les démocrates ont mené des attaques contre les compagnies pharmaceutiques

Malgré cela la hausse du secteur signifierait que les investisseurs parient sur le fait que les républicains vont rester en place après les élections de novembre et de ce fait miser sur une approche plus focalisée sur la recherche et le développement.

Si vous regardez la croissance de revenus de JNE et PFE vous verrez qu’ils dépassent allégrement les espérances de WS

Si on regarde les perspectives d'évaluation, les pharmas sont bon marché.

xlv

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06 octobre 2006

L'optimisme est de retour dans les jeunes sociétés de biotechnologie

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L'optimisme est de retour dans les jeunes sociétés de biotechnologie (lupus)


APPEL DE FONDS. Le dernier sondage de la société de capital-risque Global Life Science Ventures montre un regain de confiance en Europe. La fenêtre des entrées en Bourse est grande ouverte.


Willy Boder le temps
Jeudi 5 octobre 2006

«Le climat a complètement changé en deux ans. L'optimisme est de retour dans la biotechnologie.» Peter Reinisch, partenaire de la société de capital-risque Global Life Science Ventures (GLSV) basée à Zoug, est satisfait. Le sondage présenté hier à Zurich confirme la maturité de la biotechnologie européenne, situation propice à un second souffle. «Nous avons toujours cru à la solidité des fondamentaux du secteur, mais il y a deux ans, j'entendais de nombreux cris de désespoir dans les entreprises en phase de lancement.»

Le modèle fonctionne

Le sondage, réalisé fin septembre auprès de 186 hauts responsables, démontre un changement de tendance. Le climat s'est nettement amélioré: 56% des personnes sondées sont plus optimistes que l'an dernier. En 2005, les optimistes étaient minoritaires (46%). La courbe de développement des centaines d'entreprises européennes de biotechnologie est désormais complète et équilibrée. On le constate au nombre croissant d'entrées en Bourse et à la part des projets de médicaments proches de leur introduction sur le marché (phase III). «Cela prouve que ce modèle commercial fonctionne», note Peter Reinisch. Il est en effet a priori économiquement illogique de devoir investir durant 5 à 10 ans avant d'atteindre l'équilibre financier. C'est pourtant le sort qui attend toutes les jeunes pousses en biotechnologie.

L'an dernier, pour la première fois à la veille de ses dix ans d'existence, le fonds de capital-risque de Novartis (NOVN.VX) a vu davantage d'entreprises voler de leurs propres ailes que de jeunes sociétés faire leur entrée dans le fonds. Il dispose donc de fortes liquidités suite à la vente de sociétés arrivées à maturité financière. «Nous allons investir 200 millions de dollars en cinq ans dans des entreprises en phase précoce», a annoncé hier à Zurich Reinhard Ambros, directeur du fonds Novartis.

Cette initiative est contraire à la tendance de ces dernières années de repli du capital-risque vers les entreprises proches du succès scientifique et financier. «C'est une bonne nouvelle. Les grandes entreprises pharmaceutiques doivent réagir face au risque de tarissement de la recherche», note Peter Reinisch.

Le secteur biotech a réalisé un chiffre d'affaires de 60 milliards de dollars en 2005. Contrairement aux sociétés américaines, les entreprises européennes en démarrage se plaignent de la difficulté d'attirer l'argent des investisseurs: 72% des personnes sondées évoquent ce problème. Pourtant, l'espoir de trouver la solution par une entrée en Bourse augmente: 74% des personnes interrogées estiment que la fenêtre des IPO restera ouverte au-delà du prochain semestre, et 86% jugent bonnes les perspectives d'investissement à long terme en biotechnologie.

Rivaliser avec les Etats-Unis

La rareté des fonds en Europe conduit à une meilleure sélection des projets, donc à un moindre risque financier. Ainsi, la performance boursière européenne a progressé de 35% sur un an, contre une chute de 17% aux Etats-Unis. Le nombre d'entrées en Bourse a également été supérieur en Europe en 2005 (22, contre 17 outre-Atlantique). Une preuve de plus que la biotech européenne est aujourd'hui à même de rivaliser avec celle des Etats-Unis.
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La biotech européenne tourne à plein régime

L’enquête de Global Life Science Ventures montre toutefois une insuffisance dans le financement de firmes en phase d’amorçage.


celine diserens

a zurich agefi

Les sciences de la vie ont le vent en poupe. Pour la seconde année consécutive, Global Life Science Ventures a présenté les résultats de son baromètre d’investissement biotech, lors du sixième «Sachs Associates’ Biotech in Europe Investment Forum». L’enquête a été réalisée en septembre dernier auprès des directions et des membres des communautés d’investisseurs. Sur les 180 personnes qui ont répondu au questionnaire, 54 sont des membres exécutifs auprès de firmes biotechnologiques, et 103 des investisseurs ou des analystes.

Les réponses aux questions sont pour la plupart des plus encourageantes, puisque la grande majorité des sondés (86%) estiment les perspectives à long terme des investissements en biotechnologique comme généralement, voire hautement favorables. Par ailleurs, l’optimisme sur le secteur continue sa progression, avec 55% (46% l’an dernier) des répondants plus optimistes qu’ils l’étaient douze mois auparavant. De plus en plus de petites entreprises vont voir le jour

La firme basée en Allemagne constate une augmentation régulière des nouveaux médicaments basés sur des biotechnologies, avec déjà quatre thérapies en développement sur cinq produites grâce à cette technologie. Aussi, les grandes sociétés pharmaceutiques remplissent leur pipeline avec des nouveaux produits biotechnologiques innovateurs par le biais de fusions, d’acquisitions ou par des collaborations sous licence, avec des accords situés à des stades de développement de plus en plus précoces. Peter Reinisch, partenaire auprès de Global Life Science Ventures note: «Je pense que l’on verra constamment émerger des petites sociétés créées sur des nouvelles technologies, très innovatrices.» Il ajoute: «Ces petites sociétés sont plus proches des académies, contrairement aux entreprises pharmaceutiques, qui sont bien plus grandes et pensent selon leur taille». Néanmoins, 60 milliards de dollars de ventes ont été réalisés par l’industrie biotechnologique l’an dernier. Un chiffre qui ne manquera pas de progresser, puisque d’immenses besoins médicaux n’ont pas encore été comblés, et que le taux de succès des produits biotechnologiques est plus grand que celui des petites molécules. En outre, les maladies comprises au niveau moléculaire permettent une augmentation des nouvelles approches thérapeutiques. A ce sujet, le domaine considéré comme le plus attractif est celui des produits thérapeutiques. Viennent ensuite les vaccins et les techniques médicales. En conséquence, les possibilités de voir s’effectuer des IPO dans les six prochains mois semblent bien plus probables en Europe (74%) qu’aux Etats-Unis (67%). D’ailleurs, les titres des sociétés biotechnologiques devraient surperformer les marchés l’an prochain d’après les prévisions de 63% des répondants. Cependant, une grande différence apparaît dans l’évaluation de ces firmes, selon qu’elles soient américaines ou européennes. Seuls 28% des sondés jugent les premières comme peu, voire très sous-évaluées, alors que 64% pensent de même concernant la deuxième catégorie. Sur le chemin de la rentabilité

L’enquête montre que si les biotech européennes ont eu du retard dans le passé, il y a désormais de fortes raisons d’être optimiste. Les performances des entrées en Bourse sont bonnes, ce qui augmente la confiance dans le secteur et devrait avoir tendance à encourager d’autres IPO. Le nombre de sociétés européennes avec des produits en phase III de développement ou déjà sur le marché est en augmentation. Enfin, le secteur s’approche de la rentabilité aux Etats-Unis, et l’Europe va suivre.

Le manque de fonds entrave la relève du secteur

«Les résultats du baromètre soutiennent notre vue que le secteur biotechnologique européen devient de plus en plus mature et offre des opportunités d’investissement excellentes pour les investisseurs», s’est réjoui Peter Reinisch, lors de la conférence réservée aux représentants des médias. Il continue: «Néanmoins, les difficultés pour les firmes en phase d’amorçage d’attirer les fonds nécessaires à leurs développements est un problème qui mérite une intention grandissante». En effet, selon l’enquête, le financement pour des start-up de biotechnologie est considéré comme bien plus problématique en Europe qu’aux Etats-Unis. Sur le Vieux Continent, la recherche de fonds destinés à ces sociétés est jugé difficile, même très difficile par 72% des répondants, alors que seuls 26% expriment les mêmes vues s’agissant de ces sociétés au pays de l’oncle Sam. En conséquence, il n’est pas étonnant de constater que la plus grande barrière au développement du secteur en Europe est l’insuffisance de fonds, aux yeux de 41% des sondés. Les solutions exposées pour résoudre ce problème sont multiples. Elles vont des aides des gouvernements à ces incitations fiscales, ou à un accès aux capitaux pan-européens et à l’augmentation des aides pour les recherches académiques et cliniques. L’étude relève plusieurs incitations qui peuvent améliorer la prospection de financement. Parmi celles-ci, le secteur demande des règles claires afin de ne pas diluer les parts des fondateurs et du management au point qu’il n’y a plus d’intérêt clair à augmenter l’actionnariat. En outre, l’étude souhaite un meilleur soutien dans la recherche clinique, qui devient de plus en plus marginalisée en Europe, ainsi qu’un soutien dans la recherche universitaire, avec des périodes d’incubations de technologies plus longue avant le spin-out. «Les opportunités pour procéder à des investissements sont cependant meilleures en Europe qu’aux Etats-Unis», estime Peter Reinisch. (CD

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28 septembre 2006

Secteur pharmaceutique : Quel shopping ?

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Secteur pharmaceutique : Quel shopping ? (pirson)

Le secteur pharmaceutique européen s'est remarquablement comporté ces derniers trimestres. De nouveaux médicaments à gros potentiel ont été lancés et l'expiration des brevets de certains médicaments majeurs a été progressivement digérée. Les cours de Roche et d'AstraZeneca sont sans doute proches de leur sommet, tandis que Novartis et Sanofi se révèlent les valeurs dignes d'achat les plus intéressantes du moment. Aux Etats-Unis, notre attention se focalise principalement sur Schering-Plough, Eli Lilly et Pfizer. Petit tour d'horizon…

Roche

Pendant des années encore, la croissance du bénéfice de Roche restera la plus spectaculaire - et de loin ! - du secteur, grâce à sa filiale biotechnologique Genentech, dont le portefeuille est truffé d'anticancéreux. L'Avastin, destiné au traitement du cancer de l'intestin, pourrait même devenir au cours de la prochaine décennie le médicament le plus vendu au monde. Actuellement, une bonne centaine de tests cliniques sont en cours pour tenter de démontrer l'efficacité de l'Avastin dans le traitement de bien d'autres tumeurs. Par sa position de pionnier, Roche s'est déjà ménagé une belle longueur d'avance sur la concurrence dans le segment en plein essor des anticancéreux. Les prévisions costaudes en matière de croissance du bénéfice se traduisent essentiellement par une valorisation élevée mais justifiée. Mais cela rend du même coup le titre Roche très risqué. Nous avons eu l'occasion de nous en rendre compte tout récemment, lorsque les autorités américaines en charge de la santé ont demandé des résultats cliniques supplémentaires avant d'homologuer l'Avastin pour le cancer du sein. Si d'autres doutes devaient surgir à propos des effets secondaires de ce médicament, l'action de Roche pourrait bien se retrouver sous pression. C'est pourquoi nous avons dernièrement fait passer notre recommandation d'acheter à conserver.



Novartis

Novartis est une entreprise pharmaceutique très diversifiée qui, outre des médicaments classiques, commercialise aussi des génériques, des médicaments biotechnologiques, des vaccins et des médicaments en vente libre, ce qui lui confère un profil de risque relativement bas. Grâce à sa division "génériques", le groupe profite pour l'instant de l'essor mondial de ce segment. Nous nous attendons pour les années qui viennent à ce que le bénéfice enregistre une croissance solide (+14%), largement supérieure à la moyenne sectorielle. C'est principalement le Diovan (contre l'hypertension) qui devrait gonfler de plusieurs milliards le chiffre d'affaires du groupe au cours des prochaines années. De plus, le Galvus, antidiabétique de la nouvelle génération, devrait obtenir le feu vert des autorités compétentes dans les prochains mois pour devenir ensuite un nouveau blockbuster de peut-être 2 milliards USD. Cette action est digne d'achat.



UCB

vec le rachat de Celltech, UCB, la plus grande entreprise pharmaceutique belge, s'est transformée en groupe biopharmaceutique. Il commence à cueillir les fruits de cette métamorphose. C'est surtout dans les prochains mois que nous devrions avoir un flux de bonnes nouvelles susceptibles de servir de catalyseur pour faire progresser le titre. Il devrait y avoir d'abord l'homologation du Cimzia (contre la maladie de Crohn) aux Etats-Unis ainsi que les résultats des tests de phase III pour le traitement de l'arthrite rhumatoïde. Nous aurons droit aussi aux résultats des tests cliniques des médicaments potentiels Keppra, Brivaracetam et Selectracetam. Xyzal devrait recevoir l'autorisation de la FDA mi-2007. Entre-temps, UCB a trouvé son nouveau partenaire pour la vente de ce médicament aux États-Unis. Pfizer est en effet remplacé par Sanofi. Avec la récente acquisition de Schwarz Pharma pour un montant de 4,4 milliards EUR, UCB met la main sur quelques produits potentiellement importants (contre l'épilepsie et la maladie de Parkinson), qui pourraient contribuer à la croissance à terme. Le prix de ce rachat est jugé élevé et cette opération va transformer UCB en entreprise pharmaceutique plus classique (avec même un générique majeur en portefeuille), alors que le groupe avait précisément mis davantage l'accent sur la biotechnologie. Après la hausse du cours suite à l'annonce du rachat, le potentiel de progression est désormais plus limité, si bien que nous plaçons provisoirement ce titre sous revue.



Sanofi

Ces derniers mois, Sanofi a été sans conteste l'une des actions pharmaceutiques les plus en vue. Le brevet de l'antithrombotique Plavix a été attaqué par un fabricant de génériques. Après un long bras de fer juridique, Sanofi a pensé s'en sortir par un arrangement financier mais ce dernier a été rejeté par les autorités américaines en charge de la concurrence. Du coup, on vend quand même des génériques du Plavix aux Etats-Unis, ce qui a fait s'effondrer les ventes du médicament original. Après plusieurs semaines, Sanofi a toutefois obtenu d'un juge que la vente de génériques soit immédiatement arrêtée car aucun jugement n'avait encore été rendu sur la validité du brevet du Plavix. Mais le mal était fait : les distributeurs avaient déjà constitué des stocks pour six mois et Sanofi a été contraint de décocher un profit warning fin août. Un jugement fondamental sur la validité du brevet sera rendu en 2007. Heureusement, Sanofi a également fait l'actualité pour une autre raison, positive celle-là. Avec son médicament de régime Acomplia, le groupe dispose en effet d'un véritable best-seller en puissance. C'est au demeurant l'un des rares blockbusters à être commercialisés cette année. L'obésité est considérée comme une "maladie de la prospérité" très répandue. Des millions de gens dans le monde attendent aujourd'hui un médicament susceptible de les aider à perdre du poids. L'Acomplia est efficace mais ce n'est pas une vulgaire pilule amaigrissante. Il s'agit d'un médicament disponible uniquement sur prescription médicale et destiné en premier lieu aux cas les plus graves (des patients souffrant d'obésité couplée à un diabète). Des études sont en cours pour élargir le champ d'application. Actuellement, le chiffre d'affaires potentiel de ce médicament est estimé à environ 3 milliards USD par an. Globalement, la croissance de Sanofi est modérée et non spectaculaire, parce que d'autres produits se comportent moins bien et que des brevets arrivent à expiration. En outre, il y a pas mal de risques liés à cette entreprise en raison de la pression générique sur le Plavix et le Lovenox. Tout cela fait de Sanofi l'acteur pharmaceutique le moins cher d'Europe. Cette faible valorisation est pour nous le principal argument de notre recommandation d'achat. De nouvelles homologations de l'Acomplia et la réduction attendue du profil de risque (par une victoire dans les procès relatifs aux brevets) peuvent soutenir le cours.



Glaxo

Glaxo a vécu des années noires suite à la perte de quelques médicaments majeurs sous les coups de boutoir des concurrents génériques et à l'absence d'un nombre suffisant de nouveaux médicaments importants. Entre-temps, la concurrence des génériques a été digérée et le pipeline de nouveaux produits n'a jamais été aussi riche. Le point fort de Glaxo, c'est qu'il est devenu aujourd'hui un groupe pharmaceutique bien équilibré, avec un profil de risque peu dangereux. Son point faible, c'est sa croissance relativement lente par rapport à ses rivaux du secteur, alors que le titre n'est pas bon marché. Glaxo est un bon choix si la nervosité augmente sur les marchés financiers. Mais pour l'instant, nous conseillons de conserver l'action.



AstraZeneca

AstraZeneca est le numéro cinq de l'industrie pharmaceutique européenne. Ces dernières années, le groupe a enregistré une forte croissance mais celle-ci va fléchir dans les années qui viennent, en raison notamment du manque de nouveaux médicaments. Cette année, le titre a connu la progression la plus importante du secteur parce qu'il y a quand même eu des signaux positifs à propos des médicaments présents dans le pipeline et que l'action est bon marché. De plus, l'entreprise profite des spéculations de rachat liées à son gabarit relativement limité. Malgré ces éléments, nous ne recommandons pas l'achat de cette action à cause de la faible croissance du groupe, surtout après la récente hausse du cours. Notre recommandation : conserver.



Merck

Cette année, le principal événement dans le secteur pharmaceutique est sans nul doute l'expiration du brevet de l'hypocholestérolémiant Zocor de Merck, qui voit ainsi son chiffre d'affaires amputé de plusieurs milliards de dollars. Il faudra attendre 2009 avant de voir ce groupe renouer avec une croissance de son chiffre d'affaires. Nous vous conseillons de vendre vos titres Merck.



Pfizer

De son côté, Pfizer perd également d'importants brevets (Zoloft, Norvasc) mais va selon nous réussir à enregistrer une (modeste) croissance du bénéfice. Avec le torcetrapib dans le pipeline, ce groupe dispose peut-être du successeur du Lipitor (contre le cholestérol), qui est le médicament le plus vendu au monde. Pfizer est l'action la moins chère du secteur pharmaceutique mondial et essaie d'inverser la tendance par des réductions de coûts massives, l'acquisition de licences ou d'entreprises (biotechnologiques) et la vente de sa division Consumer Health moins rentable (pour un montant de 16 milliards USD). Vous achetez ici de la "valeur" pure, pas un acteur en croissance. Nous sommes curieux de savoir ce que Pfizer va faire de ses énormes liquidités - elles sont de plusieurs milliards de dollars - et nous n'excluons pas le versement d'un superdividende. Ce titre reste digne d'achat.



Eli Lilly, un groupe qui promet une belle croissance avec l'un des plus beaux portefeuilles de produits de secteur, reste digne d'achat. Pour l'instant, cette croissance est contrariée par le Zyprexa (schizophrénie), un ancien médicament en perte de vitesse, mais cet effet négatif devrait bientôt cesser.



Schering-Plough

Notre favori aux Etats-Unis reste Schering-Plough, qui, grâce à son nouvel hypocholestérolémiant Vytorin, frappe fort et voit son bénéfice décoller (il faut dire qu'il était au plus bas). Schering-Plough fait également partie des candidats à un rachat.



Bristol-Myers Squibb

Bristol-Myers Squibb se trouve toujours dans une période de transition, après des années difficiles. Peut-être le nouveau patron du groupe parviendra-t-il à améliorer la situation ? Pour l'instant, nous recommandons de conserver cette action.

Tableau synoptique du secteur pharmaceutique

Cours au 20.09.2006 Avis CB07
Europe
Roche 218,10 CHF Conserver 20,5
Novartis 72,10 CHF Acheter 17,0
UCB 47,35 EUR Sous revue 21,2
Sanofi 68,50 EUR Acheter 12,8
Glaxo 14,30 GBP Conserver 14,3
AstraZeneca 33,07 GBP Conserver 16,0
Etats-Unis
Merck 41,28 USD Vendre 16,9
Pfizer 28,28 USD Acheter 13,4
Eli Lilly 55,30 USD Acheter 16,3
Schering-Plough 21,53 USD Acheter 22,9
Bristol-Myers 24,87 USD Conserver 21,3


FORTIS

Posté par forcast à 21:03 - Fonda biotech/pharma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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