27 mars 2008
Templeton: «Jouer le secteur financier»
Templeton: «Jouer le secteur financier» pirson

La volatilité actuelle sur les marchés d'actions a de quoi décourager les investisseurs. Anne Gudefin, gestionnaire de fonds chez Franklin Templeton, ne fait à coup sûr pas partie du camp des pessimistes.
(l'écho) - Utilisant une approche «Deep Value» pour investir, elle constate que le contexte pessimiste offre de nombreuses opportunités d'investissement. A condition de bien choisir. «Notre approche consiste à investir selon un principe très simple, celui de sélectionner les actifs sous évalués, en décote significative. Ceci présente deux avantages. Premièrement, un titre fort décoté limite son potentiel de baisse. Deuxièmement, l'action présente un potentiel de hausse significatif», explique-t-elle. «Cette politique nous a permis de délivrer des rendements constants et depuis le début de la crise du crédit, les investisseurs nous prêtent une oreille plus attentive qu'avant».
La gestionnaire souligne privilégier également les sociétés en difficulté financière, au rendement très prometteur.
«Les firmes de private equity ont racheté l'an dernier une quantité de sociétés à des multiples élevés et doivent s'en séparer. Cela crée énormément d'opportunités», observe-t-elle.
Le retour en grâce des financières
Pour Anne Gudefin, le secteur financier, pris dans la tourmente de la crise du crédit, offre les opportunités les plus intéressantes. «Ce secteur a le plus corrigé depuis la crise. Le jour où le marché va se stabiliser, nous allons assister à un rebond important», relève-t-elle.
Toutefois, elle précise opérer un choix sélectif au sein du secteur. «Nous recherchons les titres qui corrigent autant que le marché, mais qui se situent à la périphérie des problèmes actuels», affirme-t-elle.
La gestionnaire indique, sans citer de noms précis, privilégier les valeurs financières «quasiment pas impactées par la crise des subprimes et les problèmes des brokers». Elle souligne que le secteur financier ne se limite pas seulement aux banques, mais s'étend aussi aux assurances, aux gestionnaires d'actifs, aux cartes de crédit et aux entreprises de marché.
Selon elle, il demeure extrêmement difficile de prévoir la fin de la crise du crédit. «J'aimerais avoir une boule de cristal pour pouvoir lire l'avenir», plaisante-t-elle. «Mais je m'attendais à ce qu'une institution bancaire majeure fasse faillite. Bear Stearns a agi comme un catalyseur. Une grosse partie des problèmes se trouve désormais derrière nous à présent», ajoute-t-il. «Les autorités américaines ont tout fait pour éviter un scénario catastrophe», précise-t-elle.
Des ventes irrationnelles
D'après Anne Gudefin, la débâcle actuelle des marchés d'actions trouve une partie de ses origines dans des ventes irrationnelles.
Elle prend l'exemple de Rhön-Klinikum, une société allemande de gestion des hôpitaux privés.
«Au cours de ces dernières années, cette entreprises a racheté beaucoup d'hôpitaux. Elle a touché un plus haut en Bourse l'année dernière à 24 euros et a maintenant chuté de 15%», explique-t-elle.
«Cette société génère beaucoup de cash-flow, bénéficie d'une population allemande vieillissante et n'a rien à voir avec les taux d'intérêt aux Etats-Unis ni la crise des subprimes. Sa décote est injustifiée», analyse-t-elle.
La gestionnaire reconnaît toutefois que rechercher des titres sous-évalués peut cacher un piège à la valorisation. «Nous regardons attentivement les catalyseurs derrière chaque société. Une nouvelle direction, un programme de restructuration, la cession d'actifs ou une amélioration du bilan constituent des éléments solides sur lesquels nous nous appuyons pour notre analyse» nuance-t-elle.
Elle indique également avoir recours à un système de couverture pour protéger le portefeuille contre des retournements brutaux des marchés. «Ceci nous a bien aidé au mois d'août et en octobre/novembre. Mais il n'est pas systématique», admet-elle. Chez Franklin Templeton, les fonds Mutual Global Discovery et Mutual European suivent l'approche Deep Value.
Jennifer Nille
12:51 - 27/03/2008
L'Echo
03 février 2008
George Soros:vendre les banques
George Soros : «la crise actuelle est l'aboutissement d'une super-boom du crédit qui a duré plus de 60 ans."
Le scenario de la crise financière de 1929-1932 va se reproduire, retour vers la qualité et fin de l’argent facile.
Son conseil : vendre les banques

http://seekingalpha.com/article/62432-two-billionaires-concur-sell-the-banks
17 janvier 2008
Crise du "subprime": la banque Merrill Lynch a perdu 7,8 milliards de dollars en 2007
Crise du "subprime": la banque Merrill Lynch a perdu 7,8 milliards de dollars en 2007
© AFP Emmanuel Dunand
La banque d'affaires américaine Merrill Lynch a plongé dans le rouge en 2007, accusant une perte nette annuelle de 7,8 milliards de dollars, sous l'effet de lourdes dépréciations rendues nécessaires par son exposition aux produits financiers à risques "subprime".
Merrill Lynch avait été bénéficiaire de 7,5 milliards de dollars en 2006.
Sur le seul 4ème trimestre, l'établissement a perdu 9,8 milliards de dollars, alors qu'il était encore bénéficiaire de 2,3 milliards un an plus tôt, selon un communiqué publié jeudi par Merrill Lynch.
La banque a été très affectée par la perte de valeur sur les produits financiers structurés liés à des crédits hypothécaires à risques "subprime". Elle a notamment déprécié pour 11,5 milliards de dollars dans sa division obligataire, après déjà 7,9 milliards de dépréciations au 3e trimestre.
L'ensemble des résultats de Merrill Lynch est très en deçà des prévisions du marché, mais le volume des dépréciations est tel qu'il rend les comparaisons difficiles pour ce qui est du résultat net courant (hors exceptionnels), qui est la mesure préférée par les analystes.
A la Bourse de New York, l'action Merrill Lynch perdait 3,52% à 53,15 dollars lors des échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance.
Le nouveau PDG de Merrill Lynch John Thain - appelé à la rescousse mi-novembre pour remplacer Stan O'Neal, poussé à la démission - a jugé ces résultats "clairement inacceptables".
Merrill Lynch a indiqué employer 64.200 personnes environ, correspondant au solde entre des embauches dans la banque privée et "un redimensionnement dans la banque d'investissement, au vu des conditions de marché".
Selon CNBC, citant des sources internes, Merrill Lynch a supprimé 1.600 emplois récemment.
malré cette bad news je crois que c'est le secteur qui a CT va profiter le + du rebond
l'obv nous indique la prochaine direction
14 janvier 2008
Les primes de risques des banques atteignent des sommets
LALOSS
Les primes de risques des banques atteignent des sommets
(AOF) - La perte de confiance des investisseurs dans le secteur financier implique que le capital coûte plus cher aux banques européennes qu'à leurs clients, affirme le "Financial Times". C'est toute la logique de l'activité qui est remise en question : pour la première fois depuis la création du marché obligataire en euro en 2000, les banques bénéficient de taux d'emprunt plus élevés que ceux qu'elles pratiquent, selon un rapport de Merrill Lynch.
Les dépréciations géantes qui se multiplient, les pertes, les restructurations financières. toutes ces opérations ont terni l'image des banques ces six derniers mois et provoqué un gros manque de confiance chez les investisseurs, à tel point que le coût du capital a atteint un plus haut depuis cinq ans. Pour certains établissements, il a été multiplié par huit depuis le début de la crise du crédit.
Selon un banquier londonien, les niveaux de financement de Citigroup, l'une des banques les plus violemment touchée par la crise du crédit, sont passés de 12 points de base à 100 points de base au-dessus du Libor. Tandis que celui de Merrill Lynch, qui a dû passer des milliards de dollars de dépréciations elle aussi, est désormais de 150 points de base au-dessus du Libor, contre 20 auparavant.
Ce phénomène a donc entraîné les banques dans cette situation paradoxale : lever des fonds sur les marchés de capitaux leur revient plus cher qu'aux clients à qui elle prête ensuite cet argent. Reste maintenant à savoir comment la situation va se rééquilibrer. Pour Olivia Frieser, analyste chez BNP Paribas, toute la question est de savoir si le renversement du différentiel de taux d'intérêt entre les banques et leurs clients va s'opérer grâce à une baisse des taux des premières ou un relèvement de ceux appliqués aux entreprises et aux particuliers.
05 avril 2007
Où vont les banques ?
Où vont les banques ?(werner)
La Tribune 3 aveil 2007
Dans le Financial Times du 29 mars, Mr William Rhodes, vice-président de Citigroup, la plus grande banque du monde, prévient : " A market correction is coming, this time for real " (" Il va y avoir une correction sur les marchés, une vraie "). Il conclut que les banques doivent être très prudentes et surtout ne pas relâcher les conditions de crédit. C'est, bien entendu, une litote : il faut comprendre que les banques américaines vont resserrer les conditions de crédit. Or, dans un pays comme les États-Unis où tout le monde est surendetté, si les banques prêtent moins, les marchés vont effectivement chuter et beaucoup de gens vont être ruinés. On est devant un cas de prévision auto-réalisatrice. En diminuant les crédits, les grandes banques américaines déclencheront la " correction " (si elle n'est pas déjà déclenchée par un événement extérieur, une hausse du pétrole par exemple, auquel cas les banques l'aggraveront). Elles pourront d'autant plus facilement le faire qu'elles se sont dégagées de beaucoup de risques. En effet, grâce à la titrisation, elles ne prennent quasiment pas de risque sur les particuliers et sur l'immobilier, et grâce aux nouveaux instruments de hors-bilan elles peuvent se couvrir contre le risque de crédit des compagnies industrielles. Elles sont même probablement " surcouvertes " et seront donc gagnantes en cas de faillite de leurs clients. Remarquons que, lors de la faillite d'Enron et de Parmalat, certaines grandes banques qui avaient accordé des crédits ont gagné de l'argent. Dans ce jeu de mistigri, nul ne sait exactement qui sera le perdant. Pour les analystes qui scrutent la solvabilité des banques, le métier n'a sans doute jamais été aussi difficile. La liquidité générale brouille les informations, et les chiffres, pourtant pléthoriques, ne sont d'aucune aide. La question principale devient : les dirigeants de la banque sont-ils conscients des risques ou se bercent-ils encore d'illusions ? De ce point de vue, Citibank vient de marquer un point la semaine dernière. Reste une question subsidiaire, mais cruciale : les dirigeants sont-ils en mesure de freiner la tendance naturelle des employés d'une banque qui est de prêter plus et d'investir plus ?
MAURICE DE BOISSÉSON, DIRECTEUR DE LA RECHERCHE CHEZ OCTO FINANCES
Prudence sur le secteur bancaire (hurlevent)
Ce matin les éditions Agora m'adressent ce mail qui parle du secteur des prêts aux US et qui invite à la prudence ...
Ce la vaut-il pour l'Europe ? Les secteurs bancaires sont ils à ce point interdépendants au niveau mondial que l'on doive s'inquiéter pour le secteur bancaire européen ?
Merci pour vos lumulières ...
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Après leur spectaculaire correction à la fin février, les marchés boursiers mondiaux semblent avoir repris un peu d'assurance... mais restent très hésitants. Et avec la crise des prêts à risque (subprime), de nombreux facteurs indiquent que les valeurs financières pourraient déclencher la prochaine crise baissière.
Mike Shedlock, expert du secteur immobilier, incite à la prudence : "il n'y a que deux scénarios à prendre en compte. Le premier, c'est que la contagion du subprime va se répandre et qu'elle ne sera pas contrôlée.
Le second, c'est que le pire est derrière nous, et que l'économie va se reprendre : personnellement, je n'y crois pas".
Mike continue en attirant l'attention des investisseurs sur un autre point important : "les provisionnements de pertes sur prêts des banques US sont terriblement bas, alors que les banques sont plus exposées que jamais à l'immobilier. Ces deux facteurs sont en conflit. Si les banques doivent augmenter leurs provisionnements de pertes sur prêts - et je pense que ce sera bien le cas sous peu -, on verra des pertes, ou au moins d'énormes manques à gagner, pour toutes sortes de banques. Je dirais donc que c'est un scénario à envisager".
Prudence donc si votre portefeuille contient des valeurs du secteur de la finance....
25 mars 2007
Ca ce n’est pas vraiment un signal bear
Je reviens encore avec le XLF dont John Murphy conseillait de ne pas perdre de vue tellement les financières sont importante a suivre pour le moment cars elles seraient les premières a flancher si nous devions entrer dans un nouveau marché bear.
Quand on voit les volumes en mensuel lors du rebond actuel sur le support LT on peut sérieusement se demander si ce n’est pas la un signal clair que les bulls vont sortir gagnant
Bien entendu, le mois n’est pas encore terminé mais si la semaine prochaine le XLF est encore a la hausse nous pourrons affirmé que les bulls ont repris la main
17 septembre 2006
zoom sur les financieres
zoom sur les financieres avec de bloney gerant.chez new star (lupus)
Investissements ciblés dans les valeurs financières au niveau mondial
Gérant de fonds chez New Star, société spécialisée dans les fonds de placement actions globales.
Guy de Blonay
Mercredi 13 septembre 2006
Les sept premiers mois de 2006 ont constitué un défi pour les spécialistes du secteur financier, mais les perspectives à long terme paraissent néanmoins attractives. Le secteur a connu une forte hausse au cours des quatre premiers mois, mais il a terriblement souffert durant la correction de mi-mai à mi-juin. Dans l'ensemble, les pays les plus touchés sont ceux qui avaient auparavant le mieux performé, soit notamment les marchés émergents d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Sud, qui ont chuté en réponse aux craintes d'un déséquilibre entre croissance et inflation.
Les marchés ont retrouvé leur équilibre fin juin-début juillet, en partie suite aux propos rassurants de la Réserve fédérale américaine (la Fed) qui, après 17 relèvements consécutifs des taux, a modifié sa position en juillet pour se mettre à suggérer la fin prochaine de la poussée inflationniste. Elle a confirmé ce changement en août en appelant à une pause dans son programme de resserrement monétaire, dissipant en partie les craintes inflationnistes. Suite à cela, les rendements obligataires ont chuté, octroyant un soutien aux actions. Le redressement a toutefois été hésitant, face à des investisseurs nerveux à l'idée d'accepter les estimations de la Fed. Son nouveau président, Ben Bernanke, doit encore établir complètement sa crédibilité. Au cours des prochains mois, la confiance des marchés dépendra donc en partie de la manière dont la croissance économique et les données de l'inflation accréditeront ses prévisions, et de la propension des investisseurs à se fier à ses jugements.
Place aux pays BRIC
Les prévisions globales pour le secteur financier dépendront des développements de l'économie et des marchés financiers. Il est probable que l'inflation ait atteint un plafond, ce qui justifierait une période de stabilité des taux d'intérêt et réintroduirait de la liquidité dans les marchés financiers américains, au sortir d'un cycle de désendettement. Le marché immobilier américain semble devoir connaître un atterrissage en douceur, ce qui doperait la confiance des consommateurs, soutiendrait la stabilité de la croissance économique et améliorerait les conditions pour les titres des financières.
Ce scénario se trouverait dramatiquement modifié en cas de choc majeur, telle une hausse brutale des prix du pétrole ou une escalade grave du conflit au Moyen-Orient. Dans ces circonstances, un retrait des titres les plus volatils et risqués serait indiqué. Les optimistes, en revanche, se concentreront sur les établissements bénéficiant le plus de la croissance des marchés financiers. En Europe, cela comprend les groupes d'asset management, tel Julius Bär, et les banques d'investissement plus importantes comme UBS, présente dans les marchés émergents.
A plus long terme, l'accroissement des richesses dans des pays émergents tels que le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine – les pays BRIC – fournit des opportunités aux financières. Les mieux implantées dans les pays développés se tournent à présent vers ces marchés.
Opportunités importantes en Europe
et aux Etats-Unis
Les banques européennes sont généralement intéressantes en raison de leur transparence et de leur rendement. Parmi les plus remarquables à l'heure actuelle, il faut citer Unicredito Italiano, Banca Intesa et la Société Générale. On voit également croître les perspectives de fusions, avec une consolidation du secteur bancaire européen dans la lignée de celle des banques régionales américaines, qui pourrait devenir un thème important au cours de la décennie à venir. Cela donnerait une impulsion supplémentaire au re-rating du secteur.
Outre-Atlantique, le sort des financières dépendra de la confirmation des prévisions rassurantes de la Fed au sujet de l'inflation. Les banques régionales américaines ont enregistré de médiocres performances ces dernières années en réponse à la hausse des taux d'intérêt. Une pause substantielle dans la ronde des taux ou une baisse de ceux-ci pourrait annoncer un re-rating.
Globalement, les financières américaines offrent des perspectives potentielles plus importantes d'expansion sur leur propre territoire, mais elles tendent à s'échanger à des ratios plus élevés. Les investisseurs doivent donc choisir entre se concentrer sur le secteur financier américain, plus cher, mais bénéficiant potentiellement d'un contexte de taux stable et en baisse, ou s'ils doivent opter pour les actions européennes, meilleur marché et avec un meilleur rendement, mais allant peut-être au-devant d'un contexte de taux moins favorable. On peut débattre de la meilleure option, mais les banques européennes sont susceptibles d'offrir davantage de sécurité à l'investisseur européen en raison d'une poursuite possible de la baisse du dollar.
Zoom sur les banques suisses
En Suisse, les grands établissements bancaires ne cessent de briller. Absolus favoris, UBS et Credit Suisse conservent un potentiel de hausse, les opportunités de poursuite de la croissance de leurs branches private banking, ainsi que l'efficacité croissante de leurs opérations d'investment banking enthousiasmant en effet les investisseurs. Credit Suisse bénéficie de plus d'une restructuration interne.
Dans l'industrie du private equity, Partners Group se distingue par la qualité de son management et par le flux de dossiers auxquels il a accès. Parmi les assureurs, Zurich Financial semble sous-évalué, la société tirant profit d'une restructuration conduite par une équipe de direction avisée et diligente.
Si les actions connaissent une baisse cet automne, les financières ne seront pas à l'abri, même si les investisseurs inspirés chercheront à se protéger en investissant dans des titres plus stables et moins sensibles à la performance des Bourses. Toutefois, si les prévisions de la Fed quant à l'inflation se confirment, et si les investisseurs des marchés actions retrouvent leur confiance, les groupes d'asset management et les banques d'investissement seront en tête du peloton.
11 juin 2006
Le risque de crise bancaire n'a jamais été aussi faible
Le risque de crise bancaire n'a jamais été aussi faible
depuis dix ans
Les Echos du 8 juin 2006
Selon Standard & Poor's, le profil de risque des systèmes bancaires s'est amélioré dans la plupart des pays, développés comme émergents, en partie grâce à une amélioration continue des pratiques de gestion, favorisée par la globalisation du secteur. Ces dernières années, l'industrie bancaire mondiale pourrait ainsi avoir vécu son « âge d'or ».
Un secteur immobilier « tonitruant » a permis aux banques de générer des profits exceptionnels, selon l'agence de notation.
Le système financier mondial a une santé de fer. » Ainsi s'ouvre la dernière étude de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P), qui dresse un tableau particulièrement flatteur de l'industrie bancaire dans le monde. Ses auteurs, Scott Bugie et Ryan Tsang, y affirment que le risque de crise n'a jamais été aussi faible depuis dix ans. « Depuis les petites banques des Etats-Unis ou d'Ukraine jusqu'aux grands groupes bancaires internationaux, comme Citigroup et HSBC, la marche de l'activité est bonne, les risques de crédit sont bas et les profits sont élevés », résument-ils.
Si l'industrie bancaire traverse une période faste, elle le doit naturellement au dynamisme de la croissance mondiale, Asie et pays émergents en tête, aux bons résultats dégagés par les entreprises et à la « relative stabilité monétaire ». Mais elle le doit aussi, ajoute S&P, à un secteur immobilier « tonitruant » qui a permis aux établissements bancaires de générer des profits exceptionnels.
« Les emprunts hypothécaires continuent de croître plus rapidement que le PIB dans la plupart des pays développés, contredisant toutes les anticipations de ralentissement, relève l'agence. La hausse des volumes et des commissions plus diversifiées ont compensé le pincement sur les marges d'intérêt consécutives à la baisse des taux et au durcissement de la concurrence. »
Réformes efficaces
Ces dernières années ont vu en outre une amélioration continue des pratiques de gestion des risques, favorisée par les mouvements de consolidation et la globalisation du secteur financier. Les développements de la gestion statistique des portefeuilles, des opérations de titrisation ou de cessions de créances douteuses ainsi que des techniques de couvertures, avec les dérivés de crédit, ont dispersé vers d'autres acteurs les risques de crédit portés par les banques. Plus diversifiées, celles-ci sont désormais moins exposées au risque de récession dans un pays ou un secteur économique. « Ces dernières années ressemblent de plus en plus à l'âge d'or de l'industrie bancaire mondiale », selon Scott Bugie et Ryan Tsang. Attention, préviennent-ils cependant, les banques des pays développés ne sont pas à l'abri d'une hausse soudaine des taux d'intérêt. Si un tel scénario - jugé peu probable - devait se produire, le secteur bancaire mondial l'aborderait cependant avec confiance, grâce aux différents progrès réalisés au cours de la dernière décennie, mentionnés plus haut.
Dans les pays émergents, le principal risque pour les banques serait celui d'un ralentissement brutal de leur économie locale. « Une grande part de leurs portefeuilles de crédit n'a encore jamais été mis à l'épreuve, notamment leurs portefeuilles de prêts immobiliers », rappellent les analystes. Le marché bancaire chinois, qui supporte toujours de gros problèmes de créances en souffrance, pourrait ainsi se montrer vulnérable si la croissance du pays venait à s'essouffler. Mais, dans l'ensemble, la qualité de crédit de l'industrie bancaire dans les marchés émergents s'est sensiblement améliorée grâce aux réformes économiques et réglementaires mises en place après les crises financières de la période 1997-2001, note S&P.
GUILLAUME MAUJEAN
Retrouvez l'étude de Standard & Poor's sur www.lesechos.fr/documents
29 septembre 2005
sous pondérations des valeurs bancaires?
sous pondérations des valeurs bancaires? 27/09/05
Nous sous-pondérons les valeurs bancaires "
Par Propos recueillis par B.R. - le 27/09/2005 - Agefi
estime Catherine Garrigues, responsable de la Gestion Actions OPCVM et Institutionnels chez AGF Asset Management
- L'Agefi : Quels éléments expliquent votre désaffection pour les financières ?
- Catherine Garrigues : Notre sous-pondération sur les valeurs bancaires s'explique par le fait que la croissance attendue dans ce secteur est inférieure à celle du marché pour les prochains semestres. Nous sommes toutefois exposés aux banques allemandes, sur trois histoires différentes (elles sont toutes dans une phase d'amélioration de leur rentabilité). Notre choix s'est aussi porté sur des banques françaises, pour des raisons de valorisation. Le marché craint que le coût du risque, aujourd'hui très bas, n'augmente dans les semestres à venir ; ce n'est pas notre scénario. Nous sommes en revanche absents des grandes banques espagnoles. Concernant Santander, nous étions prudents sur le succès de l'achat de Abbey National, et BBVA nous semblait bien valorisée. Enfin le marché espagnol a été tiré depuis quelques années par la très forte hausse de l'immobilier, ce qui lui donne un élément de fragilité particulier.
- Malgré une croissance morose, pourquoi adoptez-vous une position agressive sur l'industrie ?
- En ce qui concerne notre exposition aux valeurs industrielles, l'explication réside dans la diversité et l'hétérogénéité de ce secteur : nous sommes positifs sur des valeurs bénéficiant d'un cycle long, telles que Vinci et Eiffage dans la construction, Eads, Zodiac, Safran dans l'aéronautique. Nous faisons des choix de valeurs spécifiques également dans le secteur des matériaux ; ainsi nous aimons les valeurs hybrides dans le secteur de la chimie/pharmacie, des valeurs spécialisées dans le recyclage des métaux précieux par exemple. Nous ne négligeons pas non plus des grands conglomérats qui tentent de se recentrer sur leurs métiers principaux, et parviennent à améliorer la rentabilité de leurs capitaux investis, comme Man, et peut-être Siemens qui est parvenu à céder ses téléphones portables, et qui entame un plan de réduction des coûts dans sa branche de services informatiques pour éventuellement pouvoir la céder ultérieurement.





















