03 avril 2008
FABER et GRANTHAM parient a la baisse..
lupus
Marc Faber qui publie la lettre Gloom Boom & Doom, souligne la nécessité d'un ajustement à l'inflation. A l'exception du Zimbabwe - (envoyons Bernanke, propose-t-il), nous avons connu la première expansion synchronisée de toutes les économies. La politique monétaire aurait dû être restrictive. Mais l'extraordinaire augmentation de la dette empêche la Réserve fédérale d'adopter une telle politique. Les autorités ont imprimé de la monnaie et menti sur l'indice des prix, explique-t-il. D'ailleurs, pourquoi l'alimentation ne représente-t-elle que 7% de l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis et 20% au Japon? L'objectif de la Fed a été de soutenir la consommation.
Le gourou helvétique résidant en Thaïlande est particulièrement pessimiste pour les actifs financiers. D'autant qu'en termes relatifs, du fait notamment de la réduction du déficit courant américain, la liquidité se réduit.
Pourquoi ne pas devenir agriculteur?
Marc Faber recommande les matières premières. Leur forte hausse doit être mise en relation avec leur long parcours baissier précédent. Car les cycles de matières premières durent traditionnellement plus longtemps que ceux des actions.
Aux financiers présents dans la salle, il recommande une diversification de carrière, en raison du risque qui pèse sur certaines banques. Et de proposer: «Pourquoi pas devenir agriculteur?» Jeremy Grantham ne le contredira nullement, même s'il privilégie l'achat de forêts.
L'immobilier en Asie est une autre idée d'achat de Marc Faber, ainsi que les métaux précieux ou des hôpitaux dans les pays en développement.
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Jeremy Grantham, la légende de Wall Street qui a prévu la crise
PREVISION. Président de GMO, qu'il a créé en 1977, le financier américain reste prudent. Il joue à la baisse la livre sterling et l'immobilier anglais et propose de changer la politique de la Fed.
Emmanuel Garessus, Zurich
Jeudi 3 avril 2008 le temps
GMO gère 141 milliards de dollars pour le compte d'investisseurs institutionnels. Son président, Jeremy Grantham, est une star à Wall Street, ayant annoncé la crise en vertu de son observation de l'écart des marchés avec les tendances à très long terme. Il y a neuf mois, il annonçait que la crise réduirait de moitié le nombre des hedge funds et qu'une grande banque ferait défaut.
Le Temps: L'économie américaine va-t-elle rapidement sortir de la récession?
Jeremy Grantham: La crise n'est pas seulement cyclique. C'est aussi celle de l'appréciation du risque, de l'endettement, de l'aléa moral, de la Fed ainsi que de la réglementation.
- Le plus grand problème des économies vient-il des bulles?
- C'est la cause des plus grandes catastrophes du XXe siècle. Hyman Minsky affirme qu'une crise périodique est inévitable, une réponse au comportement humain. Pour lui, «la stabilité est instable», car les individus testent la stabilité jusqu'à ses limites et à la crise. Comme aujourd'hui.
- Combien de temps prendra le processus de désendettement?
- Nous ne reviendrons pas au niveau normal précédent, mais nous le diminuerons ces prochaines années. Les ménages sont en train de faire l'expérience d'un excès de dette et de ses effets. Un processus qui prend fin lorsque beaucoup de gens font faillite. Je prévois donc une baisse de l'endettement et une consommation ralentie, un ralentissement de la finance et de ses profits.
- N'y a-t-il pas découplage? Dans l'industrie, les bénéfices ne sont-ils pas élevés et sains?
- Les bénéfices sont élevés ou sains, jamais les deux. Mais vous pouvez avoir des bénéfices normaux et sains. Les marges bénéficiaires, l'an dernier bien trop élevées, tendent à revenir vers la moyenne à long terme. Elles diminueront.
Le secteur industriel n'est pas surendetté si l'on analyse les rapports annuels, mais il l'est d'après diverses analyses gouvernementales. Et, même si l'on fait confiance aux entreprises, un quart d'entre elles est surendetté et n'a pas encore été pénalisé par la bourse.
- Quel est votre avis sur les marchés émergents?
- Leur croissance est exactement sur la tendance de long terme. Aux Etats-Unis, nous sommes nettement en dessous de cette ligne et ne l'avons jamais été autant depuis la Grande Dépression. A la fin 2009, nous pourrions être de 11 à 12% en dessous de cette courbe de tendance. Il en va de même du G7. Le problème vient du manque d'heures ouvrées. Et l'offre va encore diminuer ces 10 prochaines années, tandis que la productivité devrait aussi diminuer. C'est l'inverse dans les pays émergents, avec une hausse du travail, de la productivité et une épargne élevée. Les marchés émergents se traitent avec une décote de 10% et pourraient offrir une prime de 50% si une bulle se forme là-bas.
- Comment la réglementation financière doit-elle être changée?
- La Fed doit insister sur le ratio de fonds propres et l'augmentation de ces derniers. Les autorités du Kazakhstan le font. Pourquoi pas les Etats-Unis? La loi devrait aussi imposer que la dette appartienne à son émetteur pour éviter les conflits d'intérêts et de mauvaises incitations. Enfin, toutes les dettes devraient être au bilan des banques. La Fed doit aussi reconnaître l'importance des bulles et les empêcher. Si, en 1997 ou 1998, Alan Greenspan avait dénoncé la bulle internet et agi en conséquence, la hausse boursière aurait été de 20% moindre. En 1999, troisième année du cycle présidentiel, la Fed a laissé faire. L'éclatement de la bulle en 2000 a fait perdre les élections aux démocrates, avec des conséquences importantes pour les Etats-Unis et le monde.
- Comment se compose votre portefeuille? Tout en liquide?
- Je suis un baissier enthousiaste. Je vends les actions américaines de mauvaise qualité, la livre sterling, l'immobilier britannique. La livre est d'au moins 20% trop chère et l'immobilier britannique d'au moins 35% trop cher. La bulle immobilière anglaise a été bien pire que celle des Etats-Unis. Sur le marché américain de la dette, l'investisseur a maintenant fait la différence entre les qualités de crédit. Je m'attends à ce qu'il le fasse maintenant dans les actions.
- Comment reconnaîtra-t-on le plancher du marché des actions?
- C'est impossible à prévoir, et je suis un expert sur la question.
- Est-ce que le rebond démarrera dans les actions ou l'immobilier?
- Les marchés d'actions anticipent les reprises avant les marchés plus fondamentaux. Mais je ne crois pas qu'on ait touché le fond. Ce sera encore douloureux. Nous sommes dans un marché baissier depuis l'an 2000. Je définis un marché baissier comme le plus grand écart à la baisse ajusté de l'inflation par rapport à la tendance à long terme. Nous retrouverons la ligne de tendance en 2010. Ce sera la deuxième année du cycle présidentiel américain, mais pas avant. Le pic au-dessus de la tendance date de l'an 2000. Il faudra dix ans entre lui et le point bas. D'autres définissent un marché baissier par un recul de 20%. Cette approche omet l'inflation. Le marché américain est en baisse de plus de 30% en termes réels depuis le pic de 2000. Cela fait huit ans.
05 mars 2008
interview de Faber
Faber sur CNBC
http://www.cnbc.com/id/15840232?video=671495486
05 février 2008
Marc Faber, le " funeste " de l'économie mondiale
Marc Faber, le " funeste " de l'économie mondiale (laloss)
Chronique d'André Gosselin parue dans Finance et Investissement

Faits saillants:
En 1987, deux mois seulement avant le krach, Marc Faber avait recommandé à ses clients de se débarrasser de toutes leurs actions. En 2000, il multiplie les mises en garde face à la bulle Internet
Il manifeste un talent certain pour anticiper aussi bien les grands cycles économiques à la hausse que ceux à la baisse
L'événement sans doute le plus exceptionnel sur le plan mondial et historique est le transfert de richesse entre les pays riches et les pays pauvres
Un boom des matières premières s'accompagne toujours de crises internationale
Il est peu probable que la croissance chinoise s'écroule, et l'Inde a les moyens de poursuivre sur sa lancée
Marc Faber n'hésite pas à surpondérer les marchés émergents dans son portefeuille d'actions
À Wall Street comme dans la City de Londres, on l'appelle " Dr Doom ", ce qu'on peut traduire par " le funeste " ou encore : " celui qui annonce les catastrophes ". Notre chroniqueur fait le portrait de cet étrange oiseau de malheur.
En 1987, deux mois seulement avant le krach, Marc Faber avait recommandé à ses clients de se débarrasser de toutes leurs actions. En 2000, il multiplie les mises en garde face à la bulle Internet. Il avait annoncé une chute de 50 % de la Bourse japonaise en 1990. Pas de chance, l'indice Nikkei ne perdit que 46 % de sa valeur cette année-là.
Les clients de sa lettre confidentielle (The Gloom, Boom and Doom Report) se souviennent des signaux d'alarme que Faber lançait, dès 1993, au sujet d'une crise financière imminente en Asie. En 1997, la débâcle des marchés surprenait tout le monde, mais pas Faber. Pour les tigres asiatiques, c'était alors dix années de croissance boursière qui disparaissaient en fumée.
Cette région, selon lui, subissait de profonds déséquilibres économiques engendrés par une libéralisation trop hâtive, et par l'appât du gain facile et rapide chez les investisseurs étrangers. Les pays asiatiques n'étaient tout simplement pas prêts à recevoir cette manne de capitaux étrangers qui a nourri des bulles spéculatives gigantesques.
Installé en Asie depuis un quart de siècle, (à Hong Kong d'abord et en Thaïlande depuis quelques années), Marc Faber est l'une des voix les plus écoutées quand vient le temps de faire un diagnostic de l'économie mondiale, de l'Asie en particulier. L'hebdomadaire financier Barron's l'invite chaque année, avec une dizaine de gourous de Wall Street, à sa prestigieuse table ronde de janvier, afin d'écouter ce que cet investisseur suisse, grand voyageur et passionné d'histoire économique, a à dire sur les occasions d'investissement dans le monde.
Marc Faber publiait en 2002 un livre sur l'émergence de l'Asie (Tomorrow's Gold : Asia's Age of Discovery) dans lequel il expose la transformation du monde qui accompagne l'ascension économique de ce vaste continent, un événement aussi capital, selon lui, que la révolution industrielle au 19e siècle ou les grandes découvertes scientifiques au 15e siècle.
Il y annonçait le grand cycle haussier des matières premières qui, effectivement, se poursuit encore aujourd'hui. Comme quoi ce " Suisse asiatique " n'est pas qu'un oiseau de malheur : il manifeste un talent certain pour anticiper aussi bien les grands cycles économiques à la hausse que ceux à la baisse.
Selon lui, la phase d'expansion économique mondiale que l'on connaît depuis 2002 se caractérise par plusieurs facteurs uniques dans l'histoire. C'est la première fois, par exemple, que la Chine, l'Inde et la Russie participent de concert à la croissance, autant à titre de producteurs de biens et de services que comme consommateurs de masse. Leur impact est certes déflationniste sur le plan de la production (avec des coûts de production très bas et une productivité élevée), mais il est inflationniste sur le plan de la consommation, surtout du côté des matières premières.
La phase actuelle d'expansion économique est également inédite dans l'histoire du capitalisme, puisque toutes les grandes catégories d'actif connaissent une hausse de leurs prix : les matières premières, mais aussi les actions, les obligations, l'immobilier et même l'art. Pendant les années 1970, ce n'était pas du tout le cas : le secteur des matières premières progressait, alors que le marché des actions stagnait ou déclinait. Pendant les années 1990, c'était le contraire : les prix des matières premières sont tombés en chute libre, tandis que les actions explosaient.
Mais l'événement sans doute le plus exceptionnel sur le plan mondial et historique est le transfert de richesse entre les pays riches et les pays pauvres. Pour la première fois de mémoire d'homme, ce sont les pays en émergence qui financent les pays développés. L'émergence économique des États-Unis s'est faite aux 18e et 19e siècles grâce aux capitaux britanniques et européens. Et au 20e siècle, ce sont les États-Unis et l'Europe qui finançaient la croissance des pays en développement du tiers-monde. Et que se passe-t-il aujourd'hui? Les États-Unis connaissent un déficit de leur compte courant et de leur balance commerciale avec le reste du monde, notamment les pays asiatiques. Et ces pays financent la consommation des Américains par l'achat massif de bons du Trésor américain.
Depuis quelques mois, Marc Faber craint comme la peste un bombardement américain en Iran et juge que les marchés n'escomptent pas suffisamment cette menace dans le prix des actifs financiers. Les grandes firmes de courtage et les banques, dit-il, emploient des centaines d'analystes financiers, mais aucun analyste politique pour les mettre au fait des tensions géopolitiques actuelles, qui sont loin d'être négligeables.
Un boom des matières premières s'accompagne toujours de crises internationales, car chaque puissance veut assurer ses approvisionnements. Et plus elles sont en quête de ressources naturelles et énergétiques, plus les tensions montent.
Depuis 1995, il ne cesse de répéter que la politique accommodante de la Fed n'aura d'autre effet que de créer un excès de monnaie, risquant de faire plonger les obligations et le dollar. C'est la raison pour laquelle l'or constitue un très bon placement, surtout quand il tombe à moins de 600 $ l'once.
Depuis Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (1987 à 2006), la politique monétaire américaine a consisté à ne rien faire lorsque des bulles spéculatives enflaient, puis à jouer aux pompiers lorsque leur dégonflement menaçait les marchés financiers. On a eu un bel exemple de cela dans la façon dont la Réserve a réagi à la crise des hypothèques à risque, en insufflant toujours plus de liquidités dans l'économie. À terme, cette politique est inflationniste. C'est mauvais pour les actions et catastrophique pour les obligations. " C'est pourquoi l'or et l'argent s'en sortiront beaucoup mieux ", pense Marc Faber.
Il est peu probable que la croissance chinoise s'écroule, et l'Inde a les moyens de poursuivre sur sa lancée. En revanche, après une phase qui a vu le cuivre passer de 0,6 à 4 $, et le pétrole de 11 à 78 $, des corrections vigoureuses, de l'ordre de 40 à 50 %, sont incontournables. Un cycle de hausse des prix des matières premières a une durée de 15 à 20 ans, dit Dr Doom. Chaque correction, aussi importante soit-elle, sera suivie d'une nouvelle phase du grand cycle de hausse qui, à long terme, est indéniable.
Marc Faber est d'accord pour dire que les ressources naturelles ont fait l'objet de beaucoup de spéculation et qu'à court terme, leur appréciation a été exagérée. Surtout depuis que les fonds de couverture se sont mis de la partie. Il estime qu'ils sont responsables de 30 % des prix de l'ensemble des actifs, y compris pour les actions et l'immobilier. Il y a excès de spéculation parce qu'il y a excès de liquidités dans le monde.
Sur les marchés émergents, et particulièrement en Asie, les actions ont historiquement été fortement corrélées aux matières premières. Un refroidissement aux États-Unis entraîne en général des rapatriements de capitaux. Et les pays émergents sont les premiers à en faire les frais. De plus, chaque ralentissement de l'économie américaine se répercute avec plus de force qu'ailleurs sur les Bourses asiatiques. Heureusement, cette relation entre Wall Street et les marchés financiers d'Asie tend à s'estomper au fil des ans.
La Chine, en particulier, dépend de moins en moins des États-Unis, car son marché intérieur se profile de plus en plus comme un débouché de substitution. Et il en va de même en Inde, en Russie, en Europe de l'Est et en Amérique latine.
Pour cette raison, Marc Faber n'hésite pas à surpondérer les marchés émergents dans son portefeuille d'actions. Aux États-Unis, près de 50 % des bénéfices des entreprises appartenant à l'indice S&P 500 sont d'origine purement financière. Une situation qui ne peut pas durer indéfiniment. L'Amérique a des jours sombres devant elle, annonce Dr Doom.
André Gosselin, vice-président recherche, Orientation Finance Inc
09 octobre 2007
la derniere de Faber
Pas le temps de vous faire la traduction désolé ;-(
Considerations for gold investors, tech stocks and emerging markets
Investors have reached a crossroad: Either you believe that the expansionary monetary policies of central banks will lift asset prices further or you take the strongly contrarian view that they will not work and that the world will sink into a deflationary recession.
Tuesday, October 09 - 2007 at 11:32
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I am a believer that money printing will work for some assets (precious metals and commodities in general) but not for others (housing, US equities measured in gold terms) and not for the economy.
This does not imply that commodities cannot decline as well, but it should be clear that the supply of confetti, equities and bonds can be increased ad infinitum whereas the supply of precious metals in particular is extremely limited.
Moreover, confetti has lost its function as a store of value because of artificially low interest rates, which of course favors precious metals over paper money, cash, and bonds.
Commodity outperformance
Consequently, I expect commodities to continue to out-perform financial assets including equities - although I admit that gold is now significantly over-bought from a near term perspective (as is the dollar over-sold).
How would gold perform in a deflationary global recession? Initially gold could come under some pressure as well but once the realization sinks in how messy deflation would be for over-indebted countries and households, its price would likely soar.
Therefore, under both scenarios - stagflation or deflationary recession - gold, gold equities and other precious metals should continue to perform better than financial assets.
In the US there is a renewed love affair with high tech stocks. Driven by the superior performance of Google (GOOG), Apple (AAPL) and Research in Motion (RIMM) the NASDAQ 100 has recently exceeded its July high and with its out-performance has lured the momentum players into tech stocks.
But there are two points to consider: GOOG, AAPL and RIMM are already extremely over-extended and have become overly popular among investors at a time at which these companies' growth rates are likely to slow down.
Tech risk
Also, the high tech industry's best customers are consumers and the financial sector. Since the demand from both these sources is likely to slow down and possibly even decline, the fundamentals would not seem to support the recent rise in high tech stock prices.
Emerging stock markets have fully recovered from their July/August declines and several markets are making new highs. However, market breath has deteriorated and declining volumes are arguing for some caution.
There is no doubt that we are dealing with bubbles in China and in India. Can these bubbles be inflated by another 100%? Possibly, if Taiwan and Japan in the 1980s serve as a model!
However, risks are high (as they are for the NASDAQ 100) and once these markets tumble (and they will) the shaky global financial system will be tested one more time.
08 octobre 2007
L’Amérique coule le dollar pour soulager son économie
L’Amérique coule le dollar pour soulager son économie (f.ullman)
Le visionnaire Marc Faber critique sévèrement la décision de la Réserve fédérale, dont la baisse des taux ne privilégie que les hommes de Wall Street.
Propos recueillis par Sylvain Frochaux à Lausanne
Au soleil couchant, Marc Faber décroche le téléphone. Il est tranquillement assis à son bureau de Chiang-Mai et répond du «hallo» le plus zurichois de Thaïlande. Chaque observateur du marché aurait reconnu cet accent, si souvent relayé sur les chaînes financières. Si l’auteur des Gloom Boom & Doom Reports est aujourd’hui encore si convoité, c’est que sa célébrité relève avant tout de ses prédictions visionnaires sur les marchés. Pour preuve, il aurait, selon son site internet, recommandé à ses clients de sortir de la bourse new-yorkaise une semaine avant le krach d’octobre 1987. En les prévenant de l’éclatement de la bulle japonaise au début des années 1990, il leur aurait en plus offert la possibilité de bons retours sur investissement. Il aurait également prédit la crise asiatique en 1997-98 et la volatilité mondiale qui en a résulté, ainsi que le boom de l’or dès 2001. Son expérience, il l’a forgée à Wall Street comme courtier pour White Weld & Company, puis à Hong Kong, où il garde un bureau depuis 1973. Il a dirigé ensuite la cellule hong-kongaise de Drexel Burnham Lambert pendant près de douze ans, avant sa faillite en 1990. Il gère aujourd’hui quelque 300 millions de dollars à travers une société d’investissement qui porte son nom. Connu pour son caractère contrarian et ne suivant les tendances générales ni à la hausse ni à la baisse, il se dit très pessimiste sur l’avenir du dollar et très optimiste sur l’or et l’immobilier dans les pays émergents. Entretien exclusif.
Selon vos termes, la réduction des taux d’intérêt de la Réserve fédérale était «une action suicidaire»...
Marc Faber: Je traite même la Fed de manipulatrice de marché. Elle poursuit une politique qui autorise les prix des actifs à monter, mais lorsque les marchés corrigent, elle se refuse à laisser les mécanismes s’auto-ajuster. Quel genre de capitalisme est-ce donc? Si la politique monétaire d’un système libéral se limite à imprimer des billets de banques, vous ne faites que repousser à plus tard le moment de vérité. Or voilà maintenant des années que cela dure. En 1994, il a eu la crise «tequila», en 1998 le krach LTCM, en 2000 la chute du Nasdaq et aujourd’hui le problème provient du marché immobilier.
Dans quelle mesure la Fed est-elle responsable de la crise actuelle?
Entre janvier 2001 et juin 2004, soit pendant trois ans et demi, la Fed a réduit ses taux jusqu’à 1%, alors que l’économie américaine commençait déjà à se redresser en novembre 2001. En laissant ainsi les taux à un niveau si bas, le gouverneur Alan Greenspan a donc encouragé la population à se lancer corps et âme sur le marché hypothécaire à haut risque dont on mesure aujourd’hui les conséquences.
Ces taux ont toutefois permis à l’économie de solidifier une relance plus soutenue...
Oui, mais c’est là le problème. La Fed veut inciter la population à consommer davantage alors que les Américains sont déjà en indigestion. Elle devrait au contraire encourager l’épargne et les investissements en capital. Un pays riche ne reste pas riche en consommant, mais en investissant. Regardez leurs aéroports. Même les Asiatiques ne voudraient pas d’infrastructures aussi désuètes. C’est un désastre total.
Que devrait alors faire la Fed?
Augmenter les taux d’intérêt, et tant pis si les investisseurs perdent de l’argent! Ce n’est pas le rôle d’une banque centrale de sauver le marché des actions. L’argent est aujourd’hui tellement bon marché qu’il devient totalement ridicule de le garder dans un compte en banque. Le peu d’intérêt que votre banquier vous offre en fin d’année ne permet même plus de couvrir le renchérissement des produits. Depuis 2001, les taux d’intérêt ont été plus faibles que la croissance nominale du PIB, alors que la masse monétaire (M3) a augmenté de 12% par an.
Pensez-vous que la Réserve fédérale américaine va tout de même réagir face à la faiblesse du dollar?
Non. En laissant les opérations aux imprimeurs de billets, la Fed a montré qu’elle s’intéressait uniquement à la valeur des actifs et nullement à celle du dollar. Les actifs et les dettes extérieures étant libellés en dollars, les autorités ne se sentent pas concernées par la véritable valeur de leur monnaie. Mais, c’est une grave erreur. Le billet vert est aujourd’hui condamné et dans quelques années il ne vaudra plus rien, tout comme les obligations à 30 ans. Ils ne serviront plus qu’à tapisser les murs comme papier peint. Ou alors, on pourra les encadrer pour se souvenir de l’effondrement de l’empire américain.
Faut-il donc vendre du dollar et acheter de l’euro aujourd’hui?
Non, le dollar est déjà vendu de manière excessive actuellement. Mais, à long terme, la devise européenne sera une devise de meilleure qualité. Le problème réside dans le fait que la Banque centrale européenne va certainement suivre la Fed et couper également ses taux pour se rapprocher d’une valorisation plus compétitive. Un tel mouvement se fera alors au détriment de l’inflation, ce qui abaissera le niveau de vie des Européens.
La BCE baissera-t-elle aussi ses taux?
Si le dollar s’échange à 1,45 euro ou plus, je pense que la BCE coupera également son taux directeur. Sinon, elle le laissera inchangé.
Vous attendez-vous à ce que la Fed injecte encore des liquidités?
Elle ne va jamais arrêter. Ben Bernanke continuera de jeter de l’argent depuis son hélicoptère pour sauver Wall Street. Tout comme la Banque centrale européenne.
Ce qui provoquera de l’inflation...
Evidemment. Mais, nous sommes déjà dans un environnement où le prix des actifs est très élevé. Le consommateur moyen doit faire face à une évolution annuelle des prix d’environ 5% aujourd’hui. Bernanke est certainement un homme intelligent, mais il est aussi un menteur lorsqu’il déclare que l’inflation se trouve en dessous de 2%. Il fait exactement ce que Greenspan faisait avant lui et, ce faisant, il provoquera l’effondrement complet du système capitaliste.
Le capitalisme ne va-t-il pas survivre?
Non, si les banques centrales continuent de se comporter de la sorte. Soit nous avons un modèle d’économie planifiée, avec des bureaucrates qui dictent les directions à prendre, soit nous avons une économie de marché. Je suis bien sûr en faveur de cette dernière, mais pas lorsque les acteurs censés créer de la prospérité maintiennent des politiques monétaires qui bénéficient aux Goldman Sachs et autres Wall Street et non pas à la majorité de la population.
Sommes-nous déjà dans une situation de non-retour?
C’est possible. Ce d’autant que, si Hillary Clinton est élue présidente, il faudra s’attendre à ce qu’elle use encore davantage de la planche à billets. Les Etats-Unis seront alors au-devant d’une crise politique majeure (lire également en page 23).
«Les marges se réduiront, le marché réagira en conséquence»
Vous avez déclaré au mois d’août que Wall Street allait chuter de 30%. Maintenez-vous un tel scénario?
Tout dépend de la façon dont vous mesurez l’indice. Même si le Dow atteint aujourd’hui un record en termes absolus, un investisseur européen aura perdu près de 39% depuis le pic de 2001 en raison de la chute du dollar face à l’euro. Voire même 65% par rapport à l’or. Quand une devise ne vaut plus rien, elle perd sa valeur d’unité comptable. En l’an 2000, par exemple, lorsque le Dow se trouvait à 12.000 points, l’indice se traitait pour l’équivalent de près de 44 onces d’or, tandis qu’aujourd’hui il n’en vaut plus que 18. Et si le Dow double demain à 28.000 points, mais qu’en même temps le prix de l’or quintuple, l’investisseur ressortira perdant. Il faut donc faire attention à la monnaie de référence.
Quelles sont vos prévisions sur les résultats des entreprises au troisième trimestre?
Il est encore difficile de dire si elles seront bonnes ou mauvaises, car les sociétés peuvent toujours cacher pour quelque temps les éléments perturbateurs. Une chose est en revanche sûre: à un moment ou à un autre, les marges vont se comprimer et le marché réagira en conséquence.
Dans le passé, les bulles ne touchaient généralement qu’un nombre limité de secteurs ou de régions, mais il semble que la crise touche aujourd’hui tout le monde...
Nous assistons actuellement à une bulle qui frappe au cœur des résultats des entreprises. Et cela, de manière globale. Auparavant, les crises étaient, par exemple, restreintes aux canaux et aux chemins de fers au XIXe siècle. Ou alors à l’argent et à l’or dans les années 1970 et au Japon une décennie plus tard. Maintenant, il existe une bulle sur les matières premières, sur les devises, sur les actions, dans le secteur de l’art et même sur le marché obligataire.
Quand cette bulle va-t-elle éclater?
Je ne sais pas. Cela pourrait être aujourd’hui ou dans cinq ans si la planche à billets continue de tourner. Mais, quand elle éclatera, les conséquences seront terribles. Un conseil donc, mettez votre argent dans l’or.
En dehors de ce pessimisme, reste-t-il des thèmes d’investissement valables?
L’immobilier est l’un des investissements les plus raisonnables aujourd’hui. En Asie, bien sûr, mais également en Europe de l’Est et en Russie. En Suisse, il reste aussi des terrains abordables, mais seulement dans les zones rurales, loin des centres zurichois ou genevois. Sinon, le marché en Thaïlande est relativement bon marché, même si je ne peux vous garantir s’il montera de manière substantielle. Sur le marché des devises, je recommande d’acheter du yuan. – (SF)
18 septembre 2007
Faber et Rogers tirent le signal d'alarme
Selon Faber et Rogers ce que vient de faire la Fed à savoir couper les taux de 0.5 va provoquer la récession
ps:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aYBOOiT5mAO0&refer=home
L’interview avait eut lieu avant la coupe des taux et donc ils parlaient au conditionnelle
10 septembre 2007
Scoop! Faber presque bull!!!!!!
Scoop
J’ai relu le dernier article de Faber au moins 10 fois pour être certain d’avoir bien compris ses propos
Il reconnait à mi-mot qu’un dernier haut est possible sur le marché ! Il ne dit pas carrément qu’il est devenu bull mais neutre (ce qui est un fameux changement chez lui)
Il lâche même cette petite phrase « Dans des batailles militaires même les vainqueurs ont un taux très élevé d'accident.” Oups!
A la vue de l’évolution des marchés émergent et de la faiblesse du $ il n’exclut pas la possibilité que des gestionnaires ne reviennent sur le marché US !!!
Il préfère cependant accumuler le gold plutôt que d’investir directement sur les actions US et il conseille de rester loin des financières
A plus LT il reste encore négatif sur les marchés
l'article:
No option for Fed except a bail out!
My view is that unless the Fed is prepared to accept a vicious recession it has no other option but to bail out the system no matter how unpleasant the consequences will be in the future. The problem is really that in recent years the Fed has never controlled credit growth and that the monster needs now to be fed with even more money and credit growth.
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Reading Mr. Bernanke, the US dollar, interest rates and gold
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Admittedly, 'easy money' may not do the trick for housing, which is likely to continue to deflate in real terms (inflation adjusted), but it is possible that amidst a deteriorating global asset bubble advance/decline line (fewer and fewer assets making new highs) the one or the other asset market will still make a new high.
After all, the Shanghai stock market has so far not been affected by the mortgage related credit crisis. As an aside, the Shanghai Stock Exchange Index trades now 55% above its 200-day moving average (it is therefore extremely overbought) and it is up from its June 2005 low by over 4-times.
My point is simply this: When emerging markets will break down sometime within the next 9 months the US stockmarket is likely to out-perform foreign markets.
Since I assume that this insight will not have escaped the attention of large global money managers, they are likely to increase their exposure to US equities in future. This, particularly, if the US dollar weakens further.
Reluctant bear
Therefore, despite being negative about the US economy and its financial market, I am reluctant to be heavily short US equities. Earlier, I mentioned that new US stock market highs were unlikely for the rest of the year and just above I seem to be 'relatively' positive about US.
So, if I look at the investment environment I cannot get excited about participating in the ongoing battle between market fundamentals, which are, in my opinion, a disaster, and the manipulation by the Fed (and possibly at some point also by the government), which could boost US asset prices or at least prevent them from declining as much as the bears (including myself) would like them to do. In military battles even the victors have a very high casualty rate.
Gold for optimists
Therefore, I suppose that in the ongoing financial battle between the optimists, who expect a new high shortly, and the pessimists, who expect a new low before the end of October, the best course of action may be to only take small positions and to be patiently awaiting better entry points both on the long and the short side.
However, if some of my readers are very optimistic, I recommend them to buy gold and gold shares rather than the S&P 500 and other major US indices.
At the same time, I would continue to avoid the financial sector, which is in a credit contraction the most vulnerable industry. It is only a massive injection of liquidity that could reignite a further up-ward move in the global asset bubble, which would be nothing else than another major debasement of paper currencies.
22 mai 2007
Les 2 dernières interviews de Faber
Les 2 dernières interviews de Faber
Achetez du $ avant le sell-off du marché !
http://www.ameinfo.com/119202.html
Etape finale avant l’éclatement de la bulle (vidéo)
http://www.bloomberg.com/avp/avp.htm?clipSRC=mms://media2.bloomberg.com/cache/v5x2LlWTC524.asf
13 avril 2007
RISQUE, LIQUIDITE ET POUDRE DE PERLIMPINPIN
Marc Faber vous donne les dernières nou
velles de Wall Street..... (lupus)
RISQUE, LIQUIDITE ET POUDRE DE PERLIMPINPIN
Depuis que je me suis lancé dans le merveilleux secteur de l'investissement, dans les années 70, jamais je n'ai vu les investisseurs si convaincus que tous les prix des actifs continueront à voir leur valeur augmenter -- en se basant sur "l'excès de liquidité" et "l'émission de devises".
- Durant ma carrière, j'ai vécu quatre folies financières aux proportions épiques -- je veux dire par là des bulles d'investissement qui, lorsqu'elles ont explosé, ont causé des dommages économiques sérieux à un secteur important de l'économie, à un pays entier ou à toute une région. La première de ces quatre folies : l'augmentation exponentielle, entre 1970 et 1980, des prix des métaux précieux, du pétrole, des valeurs minières et des valeurs liées à l'énergie.
- La deuxième "grande" folie concernait les valeurs et l'immobilier japonais à la fin des années 80. Son point culminant a été atteint lorsque les valeurs japonaises ont fini par représenter une plus grande capitalisation boursière que les marchés américain, britannique et allemand combinés. Puis, dans les années 90, nous avons vu plusieurs folies d'investissement sur les marchés émergents, qui se sont terminées avec la crise asiatique dévastatrice de 1997, puis la crise russe et enfin celle de LTCM en 1998. Durant la quatrième et dernière grande crise d'investissement en date, la spéculation toute entière s'est portée sur le secteur des TMT (télécoms/médias/technologie) à l'échelle mondiale... et nous savons tous comment ça a terminé.
- Chaque fois qu'une folie d'investissement touche à sa fin, les investisseurs pensent qu'une sorte d'"excès de liquidités" fera éternellement grimper l'objet de la spéculation. Mais comme l'a si éloquemment expliqué Albert Edwards dans un récent rapport cinglant intitulé "Mensonges, bobards, sottises, inepties, pure bêtise, caravanes et liquidités" (cf. Dresdner Kleinwort Global Strategy Report, 16 janvier 2007), "la liquidité est la poudre de perlimpinpin du monde de l'investissement. Elle recouvre des choses totalement différentes pour des personnes différentes, mais est souvent citée comme étant un moteur essentiel des marchés stables".
- Avec une clairvoyance admirable, Edwards explique qu'en ce qui concerne les folies d'investissement, "lorsque les marchés rebondissent mais semblent chers, lorsque les nouvelles émissions se multiplient et lorsque l'analyse fondamentale semble souvent échouer à expliquer ce qui se passe, le commentateur boursier se réfugie derrière l'explication selon laquelle qu'il y a beaucoup de liquidité". Je conseille au lecteur de ne jamais oublier ces mots !
- L'environnement financier et boursier actuel est très étrange : la liquidité est censée provenir non pas d'une ou deux sources seulement, mais de partout ! Des surplus de l'OPEP, de la Fed et d'autres banques centrales, des excédents courants de l'Asie (excès d'épargne), du carry trade en yens et en francs suisses, de la taille importante des fonds monétaires et des dépôts bancaires, de la hausse du prix des actifs, de l'effet de levier, d'un raz-de-marée provenant des fonds de private equity et des taux d'intérêt artificiellement bas. Pas étonnant qu'avec de telles croyances, les marchés d'actifs soient tous en route pour la Lune !
James Montier, de Dresdner Kleinwort, nous annonce que sa mesure de l'appétit pour le risque [sur les marchés US], le Fear & Greed Index ["indice de crainte et d'avidité", ndlr.], a atteint de nouveaux records. Le Fear & Greed Index de Montier est basé sur un calcul simple, ajusté au risque, et tenant compte des performances boursières mondiales par rapport aux obligations gouvernementales ; il donne des résultats similaires à ceux d'autres indicateurs de risque. L'historique des performances de cet indicateur contrarien n'est pas parfait, pas plus qu'un niveau élevé d'appétit pour le risque (exubérance irrationnelle) ne mène forcément à une catastrophe financière.
- Cependant, par le passé, lorsque cet indicateur montrait un niveau élevé, il s'est ensuivi des corrections au moins mineures (8%-10%), comme cela s'est produit en 1997 (par deux fois), puis en 2004 et 2006. Mais à trois reprises, les chiffres élevés de l'indicateur de Montier -- en 1987, 1998 et 2000 -- ont mené à des déclins plus sérieux de 22% en 1998, 40% en 1987 et 50% après le sommet de 2000. Comme le note Albert Edwards, "les investisseurs risquent un retour de bâton. Lorsque l'appétit pour le risque s'évapore, il en va de même pour la liquidité. Pouf !"
- Je pourrais ajouter que les marchés d'actifs, après avoir atteint leur sommet, connaissent souvent un certain déclin, avant de se stabiliser -- ou même de grimper à nouveau, les investisseurs espérant une reprise. Mais ensuite, après plusieurs années, les marchés peuvent toujours s'effondrer complètement.
- Je pourrais me tromper en prévoyant [...] une correction sévère sur les marchés d'actifs ; la bulle universelle et générale pourrait continuer à se développer sans entraves, et sans correction significative des prix, pendant encore longtemps (cependant, selon moi, ce n'est pas un scénario très plausible). Mais dans ce cas, les métaux précieux ont toutes les chances de continuer à s'apprécier substantiellement par rapport au dollar américain.
agora 11/4/o7
30 mars 2007
Faber : nous sommes entré dans un nouveau bear market
Faber : nous sommes entré dans un nouveau bear market
Pas de gros changement dans ses propos, voici quelques morceaux de son interview
Les actions du secteur financier n’évoluent pas bien signe de mauvaise santé du marché
Inflation plus rapide et croissance plus lente
Liquidité excessive
Attention aux marchés émergents qui profitaient jusqu'à présent de cette liquidité excessive
La chine aussi n’est pas épargnée.
Lien pour l'article : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aH4g9qcnPxvo&refer=home
Faber avait prevu le crash de 1987
Pour en savoir plus:http://forcast.canalblog.com/archives/2007/03/11/4275344.html#trackbacks























