Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

05 août 2009

Le célèbre gérant US

camelon2

John husman reste sceptique sur la hausse des marchés et reste baissier, mais reconnait que le marché pourrait encor monter a court terme de quoi saper le moral des ours

http://finance.yahoo.com/tech-ticker/article/294995/Hussman-Today

Posté par forcast à 20:58 - L'avis de gérants - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Cela peut tjrs servir

Quelques liens utiles pour différents thèmes.

http://www.beurstips.be/index.php?page=458967

Posté par tata60, 05 août 2009 à 23:42

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Posté par tata60, 05 août 2009 à 23:52

Un gérant embarrassé !

http://www.lerevenu.com/Tv/menuVideo.asp

Bonjour,
Je vous cite de ce gérant car il a un franc parlé.Il y a 1.5 an, il partait la fleur au fusil, faire du stock picking.Encore "full bull" !
Là, il est embarrassé.
C'est son embarras qui m'intéresse.Non pas par sadisme...Il avoue ne pas savoir par quel bout prendre ce marché, qui lui semble "compliqué".
Il ne croit pas à une reprise cyclique franche, et pense que son talent de stock-picker fera la différence.Il pense également qu'il n'y aurait pas de "plus bas".
Pour la grippe A (ou tout autre choc imprévisible), il confesse son impuissance.Chose rare, il ne parle pas de recette pour parer un crack !
En fait, j'ai l'impression que c'est ce discourt qu'une grande part des gérents tiennent, à hui clos !

Posté par patmail, 06 août 2009 à 09:13

Trading : la part du talent et de la chance

J'ai vu çà en allant prendre mon café ce matin :

* Date : 5 Aout 2009
* Auteur : Marc Aragon



Dans le continuel cheminement vers les cimes que la compétition fait éclore, qui entraîne l’âme d’une émotion vers une autre, rien ne vaut plus dorénavant qui ne stupéfie l’opinion jusque dans les moelles. L’époque n’est pas au sacre de la multitude, sans éclat de gloire et tant éloignée de resplendir : la mode est à magnifier les gagnants, et certains sont de ces chefs-d’œuvre qu’on ne bâcle pas !

Partout, en tout présentoir où se vend du temps de cerveau disponible(1), on loue les success stories, on flatte les lauréats, on propose une tribune à ces conquistadors des temps modernes, et leurs prouesses sont contées par le menu dans des biographies complaisantes. C’est la coutume, et la Bourse n’y échappe pas : rien n’émerveille davantage en effet que l’argent, qui proportionne l’intelligence ! Les virtuoses de la plus-value sont confessés, leurs confidences et le dithyrambe publiés sans languir. S’interrogerait-on sur la clairvoyance de ces divas qu’on s’apercevrait bientôt combien le cimetière des traders boursiers est copieusement garni. Tant ils étaient nombreux au départ.

“En trois ans, mon portefeuille est passé de 760 euro à un million d’euro avant impôt. Mon mode de vie n’a pas beaucoup changé pour autant (2)“. Sylvain Duport, ce trader qui remporta deux fois consécutivement les Trophées Capital de la Bourse, en 2004 et 2005, n’a donc pas perdu le goût du pain. Ni son éditeur, celui des affaires, qui fit ses choux gras en éditant chèrement le parcours du champion (3), sans que quiconque retînt quoi que ce fût dudit missel qui l’enrichît à son tour. Rien ne pouvait en effet transpirer d’un art si personnel, que l’auteur résume en peu de mots : “Je continue à penser que les critères de valorisation des actions ne veulent pas dire grand-chose : en Bourse, tout reste possible. Il faut faire appel à l’intuition comme à la technique(2)“.

Ainsi en va-t-il de nos réussites, ou de nos plus-values, qui sont autant de preuves de notre discernement ou de notre savoir-faire, tandis que nos échecs relèvent toujours d’une traverse du destin, ou de la part aléatoire des processus boursiers. Face je gagne, pile quelle malchance (4) ! Les marchés purement haussiers, notamment ceux de l’époque, qui exténuent la probabilité baissière, sont fortement sujets à ce genre d’illusion. Le gain y est connoté de maîtrise de soi, et le talent garanti d’origine. Quelques mirages, plus ou moins éphémères, peuvent alors apparaître en bonne normalité statistique. Puis le temps domine l’écart.

Quelques-uns avancent vers la lumière, et d’autres, qui font le gros de la troupe, vers la ruine. L’enthousiasme des rescapés n’a égal que le silence des disparus, qui ne comptent plus dans les statistiques, et se taisent. L’enrôlement de bleus est l’affaire des vestales du temple, qui s’y entendent pour nourrir le feu sacré.

Voyez notamment Clickoptions, une filiale de la Société Générale, citée à l’arrière-plan dans l’affaire Kerviel (5), dont on ne sait plus si le métier est le jeu ou bien la finance, qui ne craint pas d’afficher au jour le jour les gains parfois mirifiques de ses porte-drapeaux : des palmarès hebdomadaires et mensuels (6-1) affriolants attirent les traders comme les miroirs, les alouettes. D’avril à juin 2006, cette Maison organisa sa propre Trading Cup, richement dotée afin que nul n’en ignore.

Cependant, contrairement aux concours du genre dont la gratuité dédramatise l’enjeu, ladite Coupe nécessitait l’apport personnel d’un capital de 500 euro non garanti. Face au danger et à un CAC plutôt baissier, les résultats et le plan marketing (6-2) piquèrent du nez : sur 406 classés, moins d’un sur dix termina positif …

Tant d’efforts pour arriver nulle part ! Hé quoi, le réel sait montrer la rareté des châteaux en Espagne, aussi bien que le trading hyperactif, gorgé de commissions, sa grande précarité. Quelques survivants que l’imprévisible a placé là surnagent, et leur talent n’est pas établi. On les voit mieux, c’est tout.

Ah l’empire du hasard ! L’Antiquité l’avait pressenti, qui représentait la déesse Fortune les yeux bandés, debout sur une roue, aventurant le sort. Plus tard, mais bien avant les marchés, Machiavel attribua à la chance 50% du destin des hommes, tenant la ruse et la bravoure pour le solde.

Mais l’ère moderne, déterministe, réfute le sort et associe toujours la réussite à la raison : nous n’admettons la part du hasard que dans l’échec, jamais dans le succès. En 1988, des chroniqueurs du Wall Street Journal, puis d’autres, élaborèrent un portefeuille d’actions en lançant des fléchettes sur la page Bourse : les “fonds fléchettes” rendirent assez bien, parfois mieux que le marché lui-même.

Warren Buffett avait quant à lui imaginé un concours darwiniste d’envergure : 225 millions d’américains misant un dollar dans un pile ou face éliminatoire, et les gagnants remettant au pot dès le lendemain les gains amassés jusqu’alors. Vingt jours après, il ne resterait probablement plus que 215 joueurs à franchir le cap du million de dollars ! Alors, l’oracle d’Omaha (7) suppose qu’on demandera à ces gens d’exception d’écrire un livre expliquant comment ils ont transformé un dollar en un million en seulement vingt jours (8) ! Et de noter qu’un panel équivalent d’orangs-outangs n’eût pas accouché d’une moindre portée de singes savants. Ainsi, ce qui a l’apparence du talent et de la régularité n’est-il parfois que la conséquence du nombre (9).

Les marchés boursiers sont l’univers de l’opinion, oublieux invétérés de la rationalité dont la doxa financière ne cesse de les parer. Et l’opinion est changeante ! L’avenir lui-même est imprévisible, et les lendemains boursiers en proie de surcroît aux manœuvres de l’espèce et aux dérapages incontrôlés du système ! Cette addition de paris improbables mène à un truisme : artefacts techniques Illusions graphiques ou anxiolytiques fondamentaux en flanc-garde, c’est égal, des paris seront perdus (10) ! La mise, continûment risquée, expose alors les gagnants de la veille à l’apologue simiesque de Warren Buffett. De sorte que le profit antérieur d’un magicien des Marchés ou d’une institution, qui intéresse les faiseurs d’argent et les vendeurs de rêve, ne nous apprend rien au premier regard sur ces orfèvres, sauf à connaître la taille de la population dont ils sont issus.

Ainsi, à l’instar de Nassim Taleb, philosophe du hasard, lui-même ancien de Wall Street, confierions-nous volontiers la moitié de nos économies au trader d’exception qui émergerait d’un groupe de dix personnes, et sûrement pas le premier centime à tout autre qui fût exfiltré de milliers de ses semblables (11).

Car la vérité pourrait tout simplement être que ce survivant a eu de la chance. Quelques Michel-Ange du trading, qu’on peine à apercevoir, sont peut-être tapis ici ou là : le vrai talent ne dépend pas de coups de Bourse ni des caprices de la fortune. Il est durable.

Les temps de crise nous montrent combien les traders d’exception évoluent au même rythme que le nombre de débutants : les uns et les autres y sont moins nombreux. Tels, encore adulés la veille comme John Meriwether, ou tels autres comme Richard Bierbaum, météores du “Monopoly” financier, qui avaient pu étourdir les foules au gré des épisodes spéculatifs, krachèrent avec les marchés.

Rien n’est pérenne qui repose sur l’imprévisible : la multitude hasarde ses rescapés, puis les remplace ou non. L’avenir nous est définitivement celé.

Marc Aragon

(1) De Patrick Le Lay, PDG de TF1 en juillet 2004
(2) La Vie Financière, le 03 Novembre 2006 – “Sylvain Duport”
(3) Hervé Asparre, Sylvain Duport (2007) – “Sylvain Duport : confidences d’un trader”

Sur son site Internet (http://www.edouardvalys.com/livre-sylvainduport.jsp), l’éditeur ne manque pas de battre le fer tant qu’il est chaud. Voici tel quel « Le quotidien d’un grand trader » dans ses comptes pour le mois de février 2006 (Bénéfices/Pertes exprimés en euros) : 15 février (+23.801) – 16 février (+73.400) – 17 février (+25.458) – 20 février (+51.924) – 21 février (-55.054) – 22 février (+26.504) – 23 février (+24.059) – 24 février (+56.000) – 27 février (+64.000), soit une moyenne de 30.000 euros de bénéfices par séance de Bourse. Qui dit mieux ? Ce virtuose du trading n’a pas a priori choisi de vivre de ses rentes : il semble qu’il ait été recruté peu après par le fonds Boussard & Gavaudan Asset Management LP, dont la holding mère Boussard & Gavaudan Holding Limited (BGHL) est domiciliée sur l’île de Guernesey.

(4) Mickaël Mangot (2005) – « Psychologie de l’investisseur et des Marchés financiers »
(5) LCI.fr, le 12/10/2008 – « Affaire Kerviel : que savait la hiérarchie de la SoGé ? »

“(…) L’avocate [Caroline Wassermann] cite également le cas des forwards contreparties face à ‘Clickoptions’ utilisées par Jérôme Kerviel alors qu’il ne pouvait statutairement le faire en tant que professionnel. Clickoptions est en effet une filiale de la Société Générale qui ne traite qu’avec les particuliers …”

(6) Site officiel de Clickoptions (http://www.clickoptions.com).

Rubrique Palmarès – Au cours des douze derniers mois, les dix meilleures performances hebdomadaires répertoriées font état de gains compris entre 27.158 et 66.504 euro ; le record mensuel courant (Février 2009) ressort à 120.372 euro.

Rubrique ClickReview – Le bulletin mensuel qui cornait la Trading Cup (N°28, Mai 2006), dotée d’un Boxster Porsche d’une valeur de 45.411 euros TTC, et de 10.000 euro aux vainqueurs mensuels, ne reparut plus avant mars 2007 où il reprit sa périodicité mensuelle. Nulle trace des résultats du jeu ne fut consignée dans aucun exemplaire de ce bulletin. Pour mémoire, sur 406 traders classés, 38 seulement affichèrent un gain (et encore le 38ème termina-t-il à +0,11%). Le 25ème réalisa une plus-value de 6,95%. Merci à quiconque en possession de résultats plus complets de me les adresser …

(7) Surnom de Warren Buffett, investisseur boursier qui compte parmi les hommes les plus riches du monde
(8) Warren Buffet (1984) – “The SuperInvestors of Graham-and-Doddsville”
(9) Peter Bernstein (2000) – « Des idées capitales »)
(10) L’Expansion, du 15/02 au 01/03/2001 – Interview de Pierre-Noël Giraud – “Les Marchés financiers sont devenus …”
(11) Nassim Nicholas Taleb (2005) – “Le hasard sauvage”

Posté par patmail, 06 août 2009 à 09:21

Global stock market moving averages hit full house

http://www.investmentpostcards.com/2009/08/05/global-stock-market-moving-averages-hit-full-house/
Beaucoup de titre au dessus de leur mm200 !
On en a déjà parlé plusieurs fois ici et ailleurs.
Mais deux courbes : une sur le MSCI world et l'autre sur le MSCI emerging.Et ce de 2006 à aujourd'hui.

Il se passe quelque chose (vraie fin du bear ?) en effet !

Le commentaire qui accompagne ces graphique nous garde de tout embalement :

"As far as mature markets are concerned, 76% are trading more than two standard deviations above their 50-day averages and 56% more than two standard deviations above their 200-day lines.

Among emerging markets, 59% are trading more than two standard deviations above their 50-day averages and 68% more than two standard deviations above their 200-day lines."
...
"Although these figures support the bullish case, they also argue that some degree of reversion to mean looks overdue. This could take the form of either a pullback or a consolidation (i.e. ranging) pattern. Caution seems to be in order."

Posté par patmail, 06 août 2009 à 09:34

Coup de gueule réjoissant de Filliatre !

La Société Générale perd de l'argent, mais affiche des profits !
le 5 août 2009 18h37 | par
Jean-François Filliatre
http://blogs.votreargent.fr/maisfaitesletaire/2009/08/la-societe-generale-perd-de-la.php#more

Il y a des jours comme ça où l’on se dit que l’on fait un métier de chien. En essayant tant bien que mal d’expliquer simplement aux épargnants des choses compliquées. Prenons un exemple d’actualité pour bien comprendre… Peut-être savez-vous que la cherté d’une action se mesure par un indicateur appelé PER pour Price Earning Ratio. Autrement dit, on divise le cours de l’action par le bénéfice par action. Plus le ratio est élevé, plus l’action se paie cher… Le cours, tout le monde peut le trouver aisément. Le bénéfice par action, lui, se calcule simplement. C’est le résultat net divisé par le nombre de titres.

Vous suivez ? C’est bien ! Alors maintenant, étudions les résultats de la Société Générale publiée ce matin. La Banque affiche un résultat net part du groupe positif de 31 millions d’euros. Moins bien que l’an passé, mais positif tout de même. Alors bravo ! Les actionnaires peuvent donc se frotter les mains. Problème, dans la ligne suivante du communiqué, il est indiqué que le bénéfice net par action ordinaire est négatif, à – 0,23 euros.



Pas besoin d’être fortiche en maths pour voir le problème. En divisant un résultat positif par le nombre total de titre, il est impossible d’afficher un résultat négatif ! Sauf à être capable de démontrer que 2 et 2 font 5. Alors pourquoi ? Un petit renvoi de la Société Générale donne une partie de l’explication. Les TSS. Attention, TSS, ça ne veut pas dire Tout Sauf Sarkozy ! Les TSS, ce sont les Titres Super Subordonnés. Une invention de la loi de sécurité financière de 2003, utilisée notamment lors de la recapitalisation des banques après la crise financière.

Rappelez-vous ! Le gouvernement avait alors indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’une bonne opération financière pour l’Etat car les banques payaient un intérêt important.

L’Etat était donc gagnant. Soit.

Mais les banques, leur image et la Place financière aussi ! Car on le voit aujourd’hui avec l’exemple caricatural de la Société Générale, les intérêts liés à ces TSS ne sont pas comptablement considérés comme des charges financières ! Ils ne minorent donc pas le résultat global que l’on verra demain en manchette de tous les journaux économiques. Génial, la Banque de Frédéric Oudéa perd de l’argent, mais elle affiche un bénéfice. Et la place ne retient que cela ! Mieux, la non-charge des intérêts payés à l’Etat est déductible fiscalement… Tous les salariés ayant des tracas avec l’administration pour déduire leur frais de transport quand ils travaillent à plus de 40 kilomètres de chez eux apprécieront…

Ainsi, va la vie économique. Grâce à la technologie comptable et financière, on peut transformer une perte en gain. A quoi bon pour nous d’essayer d’expliquer ce qu’est un bénéfice par action. Ni ce à quoi il sert !

Il y a des jours comme ça où l’on se dit que l’on fait un métier de chien. Alors que tout semble si simple – et rentable - chez les banques. En témoignent les provisions pour les bonus des traders enregistrées dans les comptes de BNP Paribas.

Posté par patmail, 06 août 2009 à 10:07

NORMES COMPTABLES ET DILUTION ACTIONNARIALE

http://lupus1.wordpress.com/2009/08/05/bruno-colmant-normes-comptables-et-dilution-actionnariale/#more-2710

Lupus nous cite un article de son économiste préféré Bruno Colmant.

Il parle du fameux mark to market, qui aurait argavé cette crise...Comptabilité trop rigoureuse ?

Posté par patmail, 06 août 2009 à 11:00

merci a vous

grande qualité d'articles !

Posté par forcast, 06 août 2009 à 12:47

.

J'ai encore fait pas mal de fautes de frappes.
Désolé.

Posté par patmail, 06 août 2009 à 13:56

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