Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

02 mai 2008

Spéculez pour mieux gérer à long terme !

skil

863

« La Bourse est le temple des regrets », affirme le dicton. Entre le spéculateur qui regrette ne pas avoir tenu la position dans la durée et l'investisseur à long terme qui regrette ne pas avoir vendu rapidement pour racheter son titre à meilleur prix, le regret est un sentiment largement partagé. D'autant que, depuis le début de l'année, les portefeuilles sont soumis à rude épreuve. La volatilité est telle que les convictions d'achat prises dans une optique à long terme sont sans cesse remises en question. Chaque jour apporte son lot d'inquiétude, sapant progressivement le moral des investisseurs les plus déterminés à ne pas vendre. A chaque rechute, le moral des plus optimistes subit un nouveau coup de boutoir. Résultat, les décisions d'achats prises ces dernières semaines dans une optique à moyen-long terme sont remises en question à mesure que les indices testent leurs supports. Qui ne s'est pas interrogé sur le bien-fondé d'un achat d'actions Vallourec à 160 euros quand celles-ci sont tombées à 120 euros ? Et c'est là toute la difficulté pour un investisseur individuel. Tenir bon, ne pas remettre sans cesse en question ses décisions d'investissement à long terme, quand le marché lui donne tort à court terme. Facile à dire ; pas facile à faire.
Gérer ses émotions
L'une des clés du succès des meilleurs gérants est le contrôle de leurs émotions. Qu'ils s'appellent Peter Lynch ou Warren Buffett, leur point commun est d'avoir des nerfs d'acier et une vision à long terme. Certes. Mais comment ne pas remettre en question ses décisions d'achat lorsqu'on achète une valeur à 90 euros, et qu'elle chute en quelques jours à 70 euros, en dépit d'excellents fondamentaux ? Ces écarts de cours, que l'on appelle « volatilité », suscitent des émotions difficiles à gérer pour un investisseur individuel qui n'obéit à aucune règle de gestion précise. A la différence d'un professionnel, encadré par sa hiérarchie, l'investisseur individuel dispose d'une souplesse de gestion lourde à porter dans les conditions actuelles. A mesure que le marché s'enfonce dans le rouge, il est tenté d'assurer ses arrières en vendant des valeurs qu'il avait pourtant mises en portefeuille dans une optique de long terme, à partir d'une analyse fondamentale solide. C'est le syndrome bien connu du « petit porteur » : il tient durant toute la descente et lâche prise avant le rebond. Epuisé par la volatilité quotidienne des cours, ses émotions prennent l'as-cendant sur sa raison.
Deux portefeuilles pour un seul objectif
Partant du constat qu'il est difficile de conserver son sang-froid dans la durée, et que le démon de la vente peut tous nous tenter, il est indispensable de développer une stratégie d'investissement qui permette de gérer ces émotions suscitées par la volatilité. Cette approche, nous la qualifierons de « gestion antinomique ».
Pour des raisons morales ou par manque de temps libre, la majorité des investisseurs individuels s'interdisent de spéculer et développent une stratégie de long terme. D'un côté, ils ont raison, car seul l'investissement à long terme permet d'envisager un gain avec une prise de risque limitée. Mais, de l'autre, ils ont tort, car il est indispensable de se donner les moyens de supporter la volatilité quotidienne pour gérer les émotions qu'elle suscite. Comment ? En spéculant...
Le principe de la gestion antinomique est simple : chaque investisseur individuel qui se veut actif en Bourse doit détenir deux comptes titres : le premier sera consacré aux investissements à long terme. Il représentera l'essentiel des avoirs boursiers et accueillera les achats à bon compte sur les nombreuses valeurs injustement bradées.
Le second portefeuille sera entièrement consacré à la spéculation à court terme. Avec quelques centaines ou milliers d'euros, l'investisseur va tenter de profiter de la volatilité ambiante. Il va essayer de la dompter pour ne plus la subir. Le gain psychologique est immédiat. L'investisseur ne se contente plus de regarder passer les trains. Il tente sa chance. En spéculant, il libère ses pulsions de joueur. Il redevient acteur, et non plus seulement spectateur. Il est ainsi possible de spéculer sur le titre Veolia, de multiplier les allers-retours sur Vallourec et Société Générale, tout en conservant ces titres dans le portefeuille long terme... Ce qui est vendu d'un côté, à court terme, est maintenu en fond de portefeuille dans la poche long terme. Cette approche antinomique permet de ne plus prendre des décisions de vente dans son portefeuille long terme sous le seul coup de l'émotion. Elle aide à tenir la position dans la durée. Spéculez, vous gérerez beaucoup mieux

YANNICK ROUDAUT (Jdf)

Posté par forcast à 19:19 - Stratégie d’investissements - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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