31 mars 2008
Les racines de la crise financière américaine
lupus.
by Jeffrey D. Sachs MARS 2008 project syndicate

Jeffrey D. SachsCAMBRIDGE – Les tentatives désespérées de la Réserve fédérale américaine d’empêcher l’économie américaine de couler sont remarquables pour deux raisons au moins. Tout d’abord, il y a quelques mois encore, on pouvait raisonnablement croire que les États-Unis éviteraient la récession. Aujourd’hui, elle semble assurée. Ensuite, les actions de la Fed semblent inefficaces. Bien que les taux d’intérêt aient été radicalement réduits et que la Fed ait inondé de liquidités des banques à court, la crise ne fait que s’intensifier.
Dans une large mesure, la crise américaine a été provoquée par la Fed, soutenue par les vœux pieux de l’administration Bush. L’un des principaux responsables n’est autre qu’Alan Greenspan, qui a laissé le président actuel de la Fed, Ben Bernanke, confronté à une situation terrible. Mais Bernanke était gouverneur de la Fed pendant les années Greenspan, et lui non plus n’a pas su diagnostiquer correctement les problèmes croissants que posaient ses politiques.
Les racines directes de la crise financière actuelle se retrouvent en 2001, au milieu de l’explosion d’Internet et du choc des attaques terroristes du 11 septembre. C’est à ce moment-là que la Fed a ouvert les robinets monétaires pour tenter de combattre un ralentissement économique. Elle a injecté de l’argent dans l’économie américaine et a écrasé son principal taux directeur – le Federal Funds rate – passé de 3,5 % en août 2001 à seulement 1 % au milieu de l’année 2003. La Fed a gardé son taux trop bas pendant trop longtemps.
L’expansion monétaire permet généralement d’emprunter plus facilement, et baisse le coût de l’emprunt, dans toute l’économie. Elle a aussi tendance à affaiblir la monnaie et à augmenter l’inflation. Tout cela a commencé à se passer aux États-Unis.
Ce qui était différent, cette fois, était que les nouveaux emprunts se concentraient dans le secteur de l’immobilier. Il est notoire que des taux d’intérêt plus bas aiguillonnent les achats immobiliers, mais cette fois, comme on le sait bien aujourd’hui, les banques commerciales et d’investissement ont créé de nouveaux mécanismes financiers pour étendre les crédits immobiliers à des emprunteurs peu fiables en termes de crédit. La Fed s’est refusée à réguler ces pratiques douteuses. Presque tout le monde a alors pu emprunter de l’argent pour acheter une maison, avec peu voire pas d’apport, et des frais d’intérêts repoussés à un avenir lointain.
L’explosion des prêts immobiliers a provoqué un phénomène d’auto-consolidation. L’augmentation du nombre des achats de logements a poussé les prix vers le haut, ce qui a donné aux banques le sentiment que prêter à des emprunteurs peu fiables était une opération sûre. Après tout, s’ils s’avéraient incapables de payer, les banques prendraient possession de la maison dont la valeur aurait augmenté. En tout cas, en théorie. Naturellement, ce système ne fonctionne que tant que les prix de l’immobilier grimpent. Une fois qu’ils ont atteint leur maximum et commencent à décliner, les conditions du crédit se resserrent, et les banques se retrouvent avec des maisons dont la valeur ne recouvre pas celle de la dette contractée pour les acheter.
Il est stupéfiant de constater que la Fed, sous la direction de Greenspan, n’a pas bougé alors que l’explosion du crédit prenait de l’ampleur, fonçant droit vers le crash. Quelques contradicteurs ont bien élevé la voix, mais ils n’étaient pas nombreux dans le secteur financier lui-même. Les banques étaient trop occupées à collecter les frais des nouveaux emprunts, et à offrir à leurs dirigeants des bonus extravagants.
À un moment crucial en 2005, alors qu’il était gouverneur mais pas encore président de la Fed, Bernanke a décrit l’explosion de l’immobilier comme le reflet d’un système financier prudent et bien réglementé, et non comme une bulle dangereuse. Il a expliqué à l’époque que d’importants capitaux étrangers étaient déversés dans le secteur immobilier par le biais des banques américaines parce que les investisseurs internationaux appréciaient “la profondeur et la sophistication des marchés financiers du pays (qui entre autres ont permis aux ménages d’accéder facilement à la propriété.”)
En 2006 et 2007, la bulle financière, qui démolit à présent des institutions financières autrefois solides, a atteint son apogée. Les bilans des banques regorgeaient alors de prêts hypothécaires à risques, ficelés sous des formes compliquées qui rendaient les risques difficiles à évaluer. Les banques ont commencé à ralentir la cadence de leurs prêts, et le nombre de défauts de paiement des hypothèques a commencé à augmenter. Les prix de l’immobilier ont atteint un sommet à mesure que les prêts ralentissaient, avant d’entamer leur déclin. La bulle immobilière a explosé à l’automne dernier, et les banques détenant de gros portefeuilles d’hypothèques ont commencé à reporter de grandes pertes, parfois assez conséquentes pour détruire toute l’institution, comme dans le cas de Bear Stearns.
Devant l’effondrement immobilier et son effet sur la réduction des dépenses, la Fed, pour tenter d’empêcher la récession et d’aider les banques au bilan fragile, réduit ses taux d’intérêt depuis l’automne 2007. Cette fois, l’expansion du crédit ne se verse plus dans la construction immobilière, mais plutôt dans la spéculation sur les matières premières et les devises.
La politique de l’argent facile de la Fed est davantage en train d’alimenter l’inflation que d’aider l’économie à se remettre. Le pétrole, la nourriture et les prix de l’or ont atteint des sommets historiques, et le dollar n’a jamais été aussi bas. Un euro coûte aujourd’hui environ 1,60 $US, contre 0,90 $US en janvier 2002. Et pourtant, la Fed, dans sa tentative désespérée d’éviter une récession américaine, continue d’injecter toujours plus d’argent dans le système, intensifiant ainsi les pressions inflationnistes.
Après avoir entretenu un boom, la Fed ne peut à présent empêcher au moins un déclin à court terme de l’économie américaine, peut-être pire. Si elle va trop loin dans l’expansion monétaire, au lieu d’éviter le fiasco, elle pourrait à la place créer la stagflation, soit l’inflation et la contraction économique. La Fed doit faire bien attention à éviter toute panne de liquidité, tout en contrôlant l’inflation et en évitant un renflouement injustifié, et financé par les contribuables, des prêts bancaires à risque.
Il peut y avoir des effets similaires dans le monde entier, dans la mesure où les banques étrangères affichent aussi de mauvais prêts hypothécaires américains sur leurs bilans, ou dans le pire des cas, si une crise financière générale survient. Il reste encore une bonne chance, cependant, pour que le revers des États-Unis se limite principalement à l’Amérique, où sont concentrés le boom et le fiasco immobiliers. Je pense que les dégâts causés au reste de l’économie mondiale peuvent rester limités.
Jeffrey Sachs enseigne l’économie et dirige l’Institut de la terre de l’université de Columbia.
Marc Fiorentino : "Cette crise est la chance des États-Unis "
La Tribune - 31/03/08 - rrwpm
LE CHAT DE LATRIBUNE.FR

Marc Fiorentino : "Cette crise est la chance des États-Unis "
Marc Fiorentino avait prédit la crise du subprime.
Après seize années d'expérience de direction d'équipes européennes de banques américaines sur les activités de marché (Bank of America, Drexel Burnham, Paine Webber et Salomon Smith Barney), l'ancien directeur général de Salomon Smith Barney France (de 1995 à 1999), fondateur en 1999 et principal actionnaire d'Euroland Finance, a répondu jeudi, de 15 à 16 heures, aux questions nombreuses et variées des internautes de latribune.fr.
" Il y a un an exactement, quand je parlais de baisse du CAC et de récession aux États-Unis, je recevais des mails peu agréables. Il suffisait de lire les journaux américains pour voir que l'on proposait des prêts à taux zéro pendant deux ans pour des achats immobiliers sans apport, avec une promesse de réponse dans les vingt-quatre heures. C'est un signe qui ne trompait pas. " Il a fait partie des premiers à avoir prévu la tempête boursière et financière qui a sévi depuis l'été dernier, mais refuse aujourd'hui de sombrer dans la sinistrose. Il vante notamment " l'extraordinaire réactivité de la Fed ". Mais il défend aussi la BCE, la Banque centrale européenne.
Pour lui, son président, Jean-Claude Trichet, " joue bien son rôle de contrepoids anti-inflationniste face à une Fed pro-croissance. C'est la combinaison de ces deux politiques en apparence opposées mais en réalité complémentaires qui permettra la consolidation de la sphère financière. Il ne manque plus qu'une chose : stopper la chute du dollar. " Il souligne que sans interventions des États et des banques centrales, " il n'y aurait plus aujourd'hui de système financier " . Mais ajoute : " Ce qui est inexcusable, c'est l'absence complice de contrôle pendant la période d'euphorie. "
Pour notre invité, la tornade est passée, mais pas le mauvais temps. " Après le rebond de ce deuxième trimestre, les marchés financiers reprendront une tendance baissière car il faudra deux ans pour que les banques absorbent le coût de leurs erreurs. " Et de prévoir des concentrations dans ce secteur. " Il n'est pas certain que des banques comme UBS ou même Merrill Lynch puissent rester indépendantes. " Il est en outre d'accord avec Robert Le Fahler pour estimer que " les compagnies d'assurances ont des risques induits importants. Je crois comme vous que ce seront les prochaines victimes de la deuxième phase de baisse qui pourrait se produire après le rebond que je vous ai annoncé ".
" Situation exceptionnelle "
La grande question que se posent aujourd'hui les internautes à propos de la Bourse est ainsi résumée par Steeve : " Quand pourrons-nous espérer réinvestir ? " Nombreux sont ceux qui veulent savoir si, selon le gourou d'Euroland Finance, le CAC 40 va tomber à 4.000 points ou remonter vers les 6.000 et à quelle échéance. Pour Marc Fiorentino, " on peut réinvestir prudemment dès maintenant. Le marché doit rebondir, Euroland prévoit avant l'été un rebond du CAC à 5.000-5.200. Il y a de nombreuses valeurs massacrées, mais attention, dès que vous aurez vos 20 % de plus-value, prenez vos profits. " Il recommande notamment des valeurs comme Alstom, Vinci ou Capgemini.
Marc Fiorentino répond à Romain que les États-Unis vont réussir à se redresser. " Cette crise est la chance des États-Unis. Elle va leur permettre de se désintoxiquer de leur addiction aux crédits et aux dettes. Le problème pour le reste du monde, c'est que les États-Unis vont revenir à leur politique d'isolationnisme. Dans deux ans, ils en sortiront grandis, le reste du monde affaibli. "
Pas question pour le patron d'Euroland Finance de nier le phénomène évoqué par Joseph Perez : le credit-crunch. " Il n'y a plus de liquidités disponibles et les banques ont fermé leur guichet pour les crédits de toutes sortes. " Pour autant, il reste serein sur les entreprises françaises qui " sont dans une situation exceptionnelle avec des profits record ". Il souligne qu'elles n'ont pas besoin de financement majeur et ont appris depuis cinq ans à vivre sans les banques, qui " préféraient jouer au casino plutôt que de financer les entreprises. Les banques vont vouloir à nouveau leur prêter de l'argent et les spreads ne devraient pas augmenter. "
Marc Fiorentino a choisi de clore son intervention par un conseil : " Quand tout le monde est optimiste comme en juin dernier, il faut vendre. Quand tout le monde a capitulé comme cette semaine, il faut acheter. C'est pour cela que le journal "La Tribune"[dans lequel il tient une chronique hebdomadaire] m'appelle "le Contrarian". "
30 mars 2008
Les dernières crises sur un graphique de headline
Je suis d’avis que celle que nous subissons actuellement principalement sur le secteur financier fait partie d’une des plus chaudes de l’histoire boursière, d’un autre coté, celle de l’explosion de bulle internet en 2001 (qui a provoqué 2 ans de bear) est survenue après une très longue période de marché haussier , comme l’indique le RSI , nous sommes sur des niveaux de fin de crise » traditionnels « si la crise actuelle continue a se propager sur l’économie réelle , on risque de subir des mois de baisse supplémentaire en d’autres termes, nous ne serions qu’a mi chemin dans la tendance baissière que nous connaissons depuis aout 2007
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Pour le particulier, le choix reste toutefois difficile face à la multitude et la diversité des offres. Le principal critère de décision reste celui des frais de courtage. En effet, selon les cas, ils peuvent passer du simple au quintuple. Reste que d'autres paramètres sont à prendre en compte, comme les droits de garde, les frais de tenue de compte, les services de conseils, les outils mis à disposition du client, l'ergonomie du site…
Les frais de courtage
De manière générale, les frais de courtage sont proportionnels au montant engagé. Plus le montant de la transaction sera élevé, plus la commission perçue par le courtier sera faible en pourcentage.
Nous avons procédé à une distinction entre les investisseurs passant en moyenne des ordres à 1000 euros sur les valeurs françaises, ceux passant un ordre à 3500 euros, et ceux, moins nombreux, qui engagent des sommes de 7700 euros en moyenne à chaque transaction.
Pour les petits ordres, Bourse Direct se détache clairement de ses concurrents, avec sa formule «Direct Premium». En proposant des frais de courtage de 2,9 euros TTC pour tout ordre inférieur à 1000 euros, il bat Fortuneo (5 euros TTC avec son tarif «Petits Ordres»), Cortal Consors (5,45 euros TTC pour la formule «Cortal Consors Trading»), Boursorama (5,5 euros TTC avec le tarif «Classic»), et Dubus (5,86 euros TTC avec le Tarif I).
Si vous passez en moyenne un ordre de 3500 euros, Bourse Direct reste aussi premier. La transaction est en effet facturée 8,75 euros, contre 10,50 euros TTC pour ING Direct. ABSystème se place en troisième position, avec 12,6 euros TTC prélevé dans la formule «Trader One».
Pour un ordre à 7700 euros, ING Direct apparait d'office comme le moins intéressant. En revanche, pour les autres, tout se joue dans un mouchoir de poche. Bourse Direct rafle la première place, avec 13.86 euros TTC par ordre, avec le pack «Direct Platinium»). Juste derrière, CPR Online (14 euros TTC) et ABSystème (14,95 euros TTC, avec le tarif ABS «Active Trader) se disputent la deuxième et troisième marche du podium de notre classement. Mesactions.com (15.49 euros TTC) et Fortuneo (15,50 euros, avec son Tarif «Eco») briguent la quatrième et la cinquième place .
Le prix, un critère de choix important mais pas exclusif
Outre le prix, d'autres critères entrent en ligne de compte. Il est important de noter que si vous êtes amené à changer de courtier, certains prélèvent des frais de clôture de compte ou de transferts de titres. Certains courtiers proposent de prendre à leur compte une partie de ces frais (voir tableau). Un changement de formule pourra également vous être facturé, selon le courtier.
Les frais d'abonnement et/ou tenue de compte sont également à considérer. Par exemple, si vous avez une activité de quatre ordres par mois au minimum, aucun frais ne vous sera prélevé chez tous les courtiers de notre classement. Sinon, il faudra compter entre 5,95 euros chez Bourse Direct et 7 euros par mois (moins de deux opérations par mois) chez CPR online.
Certains courtiers pratiquent des tarifs élevés mais revendiquent une haute qualité de services, que ce soit par des conseils avisés, ou par la technicité des plateformes mises à disposition du client. A l'exception de Mesactions.com et ING Direct, tous offrent désormais la possibilité de suivre l'évolution de son portefeuille et de passer des ordres à partir d'un téléphone mobile. La différence se fait en revanche sur les services de conseils. Chez CPR OnLine, vous bénéficiez gratuitement de l'expertise des 95 analystes de CAI Cheuvreux, et de l'assistance téléphonique d'un conseiller dans chacune de vos prises de décision. Pour obtenir un service équivalent chez Fortuneo, il faudra débourser 60 euros d'abonnement mensuel et disposer d'un portefeuille de 30000 euros. Ce service est très voisin de celui de Cortal qui, pour 50 euros TTC par mois, vous fait bénéficier d'un interlocuteur unique pour vous guider dans vos choix (deux premiers mois gratuits). Chez Bourse Direct et ABSystème, avec un abonnement de 47 euros par mois, et un compte de 30000 euros, vous disposez de recommandations par SMS et d'un accès à l'équipe de gestion conseillée.
Dernier point, pour les adeptes de l'analyse technique, la plupart des courtiers proposent l'accès à un logiciel très complet de graphique en temps réel, moyennant un abonnement supplémentaire. Il vous en coutera seulement 10 euros par mois chez Bourse Direct, et Mesactions.com pour avoir accès à Wincharts, contre environ 25 euros par mois pour avoir accès à Trader Level Pro 2 chez Fortuneo. Chez Boursorama, l'accès à Prorealtime est facturé 29,95 euros par mois. Les investisseurs qui passent plus d'un ordre par mois pourront se tourner vers Cortal Consors, qui met à leur disposition gratuitement le logiciel Active Trader.
LIRE AUSSI
» INTERVIEW - P-dg de Bourse Direct, Catherine Nini : «Dans ce métier, c'est la taille qui compte»
METHODOLOGIE
Notre étude se base sur les tarifs communiqués par les courtiers sur leur site Internet. Nous avons volontairement écarté certains courtiers ne répondant pas à nos critères, comme les courtiers qui ne facturent pas à l'ordre mais au lot de transactions ou les banques traditionnelles. Pour la comparaison, nous avons choisi, pour chaque courtier, le tarif le plus avantageux pour le montant investi parmi les différentes formules qu'ils proposent. Notre étude portant sur un profil d'investisseur particulier, nous avons exclu les tarifs prévus spécialement pour les investisseurs très actifs. Jusqu'au 1er janvier 2008, il fallait tenir compte de l'impôt de bourse qui consistait en une surtaxe de 0,3% pour toute transaction supérieure à 7830€. La plupart des particuliers plafonnaient le montant de leur ordre en fonction de cet impôt. Les courtiers avaient établi une double tarification selon que l'ordre était supérieur ou non à ce niveau. Pour l'heure, les courtiers n'ont pas répercuté cette nouvelle donne dans leur grille tarifaire.
http://www.lefigaro.fr/marches/2008/03/14/04003-20080314ARTFIG00709-classement-des-courtiersen-ligne.php
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https://www.technicalindicatorindex.com/newsletter/bpdf/TII_Newsletter_796A_3.28_7055475115.pdf
29 mars 2008
Achat pour le LT du Japon
Achat pour le LT du fond GAM Star Japan Eq ¥ Acc IE0003014572 - GAM Fd Mgt (Ireland) pour environ 5% de mon portif fond
Pourquoi acheter alors que nous sommes en tendance baissière me direz vous, surtout le Japon qui est en pleine phase 4 (Weinstein).
Pour plusieurs raison en fait, la première je vous invite à revoir mon message de mi mars sur le Japon ou vous aurez une partie de la réponse
http://forcast.canalblog.com/archives/2008/03/15/8336313.html#trackbacks
La seconde est que mon portif2008 fond et sicav est très liquide depuis janvier et que, les seuls fonds qu’il me reste sont du Carmignac invest et du MLIIF WORLD GOLD.
L’objectif premier de ce portefeuille est de faire beaucoup mieux que l’indice World ou que le LYXOR MSCI WORLD, objectif plus que réussi pour l’instant,-15% pour le MSCI WORLD et un « bon » -5.7% pour le portif, quand j’utilise le terme « bon »tout est relatif et on se console comme on peut ;-) d’un autre coté , vous savez comme moi la difficulté de faire mieux qu’un indice de référence sur le LT , comme c’est le cas pour l’instant il me semblait opportun de profiter de cette pseudo avance pour initialiser un premier achat
La troisième raison qui a pesé beaucoup dans ma décision est que mon broker principale (VMS keytrade) et ce jusqu’au 4 avril les frais d’entré sont entièrement gratuit, et quand généralement ou vous demande 3 a 5% cela compte
Et pour terminer, le Yen à renverser sa tendance baissière contre le $ et surtout l’€ déjà 3.7% de repris cette année a notre monnaie, et comme vous ne l’ignorez pas quand une nouvelle tendance sur les devises se met en place ce n’est pas pour quelques mois mais bien pour durer longtemps
Je suis convaincu que l’€ va souffrir cette année, les hauteurs stratosphérique sur lesquelles il se trouve sont intenable et de nombreuses divergences négatives se mettent en place, cette attaque ou baisse c’est selon sera provoqué par des baisse de taux de la BCE n’en déplaise a Trichet, la BCE participera à une série de baisses de taux coordonnés avec certaines autres grandes banques centrales surtout si la FED n’arrive pas à calmer le marché rapidement, tous cela ne veut pas dire que l’€ va se vautrer loin de la mais d’autres devises vont faire beaucoup mieux c’est tout
Je retiendrai pour conclure cette phrase :
Comme le souligne cette semaine L.Navellier dans son édito "Historiquement, le meilleur moment pour sauter dans le marché boursier c’est au milieu d'une récession, juste avant que les stimuli de la FED ne commencent à porter ses fruits."
Je ne conseille a personne de suivre ce chemin , car nous sommes encore en Bear market sur l’ensemble des places mondiales et rien pour l’instant ne dit qu’on va assister a la fin de celui-ci dans les mois qui viennent, mais avec de la chance, l’adage acheter au son du canon va peut-être me sourire et puis 5% cela reste minime comme exposition sur le Japon , les perdants d’hier sont souvent les gagnants de demain
Bien a vous
Forcast
Trois règles élliottistes...
Trois règles élliottistes...
Posté par alenat
Nous avons vu précédemment que la difficulté du décompte des vagues consistait à savoir déterminer dans quel degré l'on se trouve.
La théorie élliottiste a dégagé trois règles pour ce faire. Seulement trois, mais de caractère infrangible.
La première consiste à refuser qu'une vague 2 ( corrective donc ) revienne en deçà du point de départ de la 1. Cela se comprend aisément puisque la 1 est une vague initiatrice, si bien que si l'on recouvre son point de départ on en annule entièrement l'effet. Si donc on a cru voir de développer une vague 1 et que la correction l'annule, il faut revenir sur son décompte, annuler cette vague 1 et la considérer comme partie du mouvement antérieur.
Remarquons en passant que les vagues 2 corrigent généralement assez profondément les 1. Ceci, encore, se comprend aisément car on sort en 1 d'un mouvement opposé, de sorte que la certitude de l'inversion n'est pas très grande.
La deuxième grande règle dit que la trois ne peut pas être la plus courte des vagues impulsives. Peut-être ce constat traduit-il le fait que le développement de cette vague est le plus confortable : on est bien installé dans le nouveau mouvement.
La dernière règle expose que la 4 ( corrective ) ne peut empiéter sur la 1. Ce qui se comprend par le fait qu'un tel mouvement annulerait toute la progression de la 3, allant ainsi à l'opposé du sens d'un développement d'une vague impulsive. Si, par conséquent, on se trouvait dans la situation d'avoir à enregistrer une 4 empiétant sur notre 1, notre décompte devrait être repris.
S'il n'existe que ces trois grandes règles, on trouve cependant dans la théorie d'autres éléments qui servent d'indicateurs pour se repérer dans le décompte des vagues.Peut-être aurons-nous l'occasion d'en parler.
Le « credit crunch » continue de menacer l’Europe
lupus
Le « credit crunch » continue de menacer l’Europe (L’Expansion)
vendredi 28 mars
L’activité économique du Vieux Continent résiste pour l’instant au ralentissement américain. Mais attention, celui-ci n’a pas encore fait sentir tous ses effets. Tout comme la crise financière. (...)
il ne faut pas de voiler la face. La chute de l’indice PMI laisse plutôt présager une croissance de 0,3% sur les trois premiers mois de 2008. De plus, comme le rappelle le directeur financier de Siemens Joe Kaeser, les nuages s’amoncellent dans l’industrie (hausse de l’euro, des cours du pétrole, récession américaine). Enfin, personne ne sait dans quelle mesure le fameux « credit crunch » va se manifester. Pour l’instant, le volume des crédits aux entreprises continue de progresser dans la zone euro. Il a augmenté de 70 milliards d’euros entre juillet 2007 et décembre 2007. S’il y a un rationnement du crédit, celui-ci reste pour l’instant cantonné aux prêts immobilier ou à la consommation. Cependant, les banques continuent d’enregistrer des pertes. Cela pourrait se traduire par une baisse d’au moins 5,6% des prêts à l’économie, préviennent d’ores et déjà les experts d’UBS
Colin Twiggs
Quelques signes de reprises sur les marchés mais méfiez vous des bull trap

http://www.incrediblecharts.com/free/trading_diary/trading_diary.htm
Analyse des marchés
lafayeth
Analyse des marchés 08:41 29/03/08
Journal des Finances
Comme nous l'avons appris dans les Evangiles, le pessimisme est une faute contre l'Esprit. Etre pessimiste ne paie jamais. Depuis 1900, la rentabilité totale des actions (dividendes compris) a été en moyenne de 6 % par an en termes réels (c'est-à-dire déduction faite de l'inflation). La rentabilité des obligations a tourné autour de 3 %, toujours en termes réels, tandis que la rentabilité des placements à court terme a avoisiné 1 %. L'or, quant à lui, ferme la marche, avec moins de 1 % par an de valorisation. (Ces chiffres sont à peu près stables sur n'importe quelle période de trente ans, c'est-à-dire une vie d'épargnant.) Nous retrouvons donc le message des Evangiles encore une fois : celui qui enterre son talent en achetant de l'or se retrouve à la fin le dindon de la farce, alors que celui qui accepte de prendre le plus de risques se retrouve le grand gagnant. Le système capitaliste offre donc trois rentabilités à celui qui veut se constituer une épargne (sans enterrer son talent) :
- 1 % par an si l'investisseur veut à la fois une sécurité totale sur sa rentabilité à court terme et sur la sécurité de son placement. Dans ce cas, il achètera des bons du Trésor. C'est une opération parfaitement légitime si l'investisseur pense avoir besoin de son argent dans un délai assez court ;
- 3 % par an si l'investisseur achète une obligation d'Etat, ce qui lui garantit une rentabilité satisfaisante ET le remboursement de son capital à l'échéance ;
- 6 % par an si notre investisseur accepte la possibilité de perdre tout son capital en achetant une action (pas de remboursement), la rentabilité à long terme venant de la hausse du dividende, et de la possibilité de vendre ses actions à quelqu'un d'autre à un prix plus élevé que celui qu'il a payé au départ.
Ces trois chiffres 1, 3, 6 sont incontournables de l'investissement passif (c'est-à-dire de l'investissement coté dans les marchés financiers). Certes, il est possible de faire mieux en créant sa propre entreprise, ou en ayant un portefeuille complètement non diversifié... Mais le risque est beaucoup plus élevé, et tout le monde ne peut pas être entrepreneur.
La deuxième caractéristique de tout investissement, c'est sa volatilité. Notre premier investisseur, celui qui se contente de 1 % par an, n'aura aucune volatilité dans sa rentabilité, ni bonne ni mauvaise surprise. Il touchera la rentabilité des bons du Trésor à trois mois. Le deuxième aura une volatilité plus forte : si les taux longs montent ou baissent beaucoup, son portefeuille pourra bouger sensiblement. La plus grande volatilité sera bien sûr atteinte par le portefeuille d'actions. Cette volatilité peut être très forte à court terme, mais, si l'investisseur n'a pas besoin de son argent pendant les périodes de forte volatilité à la baisse, le plus simple est de faire ce que Warren Buffett fait quand il a envie de vendre dans une baisse : aller au cinéma.
Pour l'investisseur français d'aujourd'hui, soumis à une forte volatilité baissière depuis quelques mois, il faut réfléchir un bon coup et se poser trois questions :
- Quelle est la réserve de sécurité dont j'ai besoin ? Cette réserve doit être investie en bons du Trésor à risque zéro.
- Quelle est la réserve d'épargne calme (les troupes de réserve) que je garde pour lancer dans la bataille des actions au moment opportun ? Cette épargne un peu plus longue doit être investie en obligations d'Etat.
- Quelle est la part que je dois avoir en actions ? Une vieille règle d'actuaire veut qu'il faut avoir en actions 100 moins son âge.
Comme je l'ai déjà souligné, le temps est venu de lancer les troupes de réserve dans la bataille. Les plus anciens choisiront les obligations du secteur privé (voir ma précédente chronique), les plus jeunes, les actions de bonne qualité et ayant un avantage comparatif important dans les domaines intellectuels. Mais, en tout état de cause, nous sommes à un moment où le gérant doit consciemment faire monter la volatilité de son portefeuille, alors même qu'il crève d'envie de la faire baisser.
Pour terminer par les Evangiles : le monde appartiendra à la minorité. Quoi de plus minoritaire que d'acheter quand tout le monde vend, et de vendre quand tout le monde achète ?
Analyses des marchés (suite)
Il est temps de reprendre l'initiative sur les actions
Le marché délaisse les valeurs défensives au profit de titres plus dynamiques
ROLAND LASKINE | JDF HEBDO | 29.03.2008 |
Quelque chose a changé dans le comportement des investisseurs. Après trois semaines de baisse quasi ininterrompue, les marchés ont entamé un rebond, alors que la crise financière bat son plein et que les signes de ralentissement se multiplient de part et d'autre de l'Atlantique. La Deutsche Bank a lancé un avertissement sur ses résultats en raison des importantes dépréciations d'actifs auxquelles elle est de nouveau confrontée, et Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, est venu jeter de l'huile sur le feu en indiquant cette semaine que le secteur financier n'était pas encore au bout du tunnel.
D'un point de vue économique, les Etats-Unis semblent entrer en récession, avec un nouveau recul des commandes de biens durables et des ventes de logements neufs en février. Tous les économistes sont par ailleurs convaincus que les pays européens feront eux aussi les frais de la situation dans les mois à venir.
Il y a encore quelques semaines, cette avalanche de mauvaises nouvelles aurait suffi à semer la panique en Bourse. Aujourd'hui, non seulement les opérateurs gardent leur sang-froid, mais la bonne résistance des indices semble indiquer que le marché cherche à construire les bases d'un rebond.
Parmi les signes qui ne trompent guère, nous assistons à une nette sous-performance des valeurs défensives, dans le secteur des télécommunications, des services aux collectivités locales et de la santé. A l'opposé, les titres qui étaient hier totalement délaissés sont en train de revenir en force sur le devant de la scène. C'est le cas, à la Bourse de Paris, de plusieurs grandes valeurs industrielles, comme Saint-Gobain, Schneider, Alstom ou Renault. Mais aussi des compagnies d'assurances et des banques, qui cherchent elles aussi un point d'appui après la tempête.
Eviter de s'arc-bouter sur les positions acquises
Dans ce contexte, nul doute qu'il ne faut pas rester arc-boutés sur les valeurs défensives à attendre que le ciel nous tombe sur la tête. Dans le cadre d'une stratégie de portefeuille diversifiée qui consacre déjà une large place aux placements monétaires et à l'or, il ne faut pas hésiter à se montrer plus offensif en jouant le redressement de certaines valeurs qui étaient tombées à des niveaux de cours ridicules au regard de leurs performances opérationnelles. S'il n'est pour l'heure nullement question d'envisager regagner tout le terrain perdu au cours de ces derniers mois, nous pensons qu'après avoir tiré les actions vers le bas l'hyper-volatilité des cours peut aujourd'hui jouer dans le sens d'un net sursaut à la hausse.
S'il est toujours dangereux d'affirmer que les mauvaises nouvelles sont derrière nous, il semblerait que le marché a intégré le fait que nous sommes désormais au plus fort de la crise. Et qu'il est temps de revenir sur les valeurs massacrées qui ont toutes les chances de sortir de la situation actuelle par le haut.
Il faut en effet savoir qu'au cours des huit derniers mois l'indice sectoriel des valeurs industrielles françaises a perdu 27 % en moyenne, ce qui n'est pas très éloigné de la chute de 33 % des financières. Les grandes sociétés industrielles de la cote offrent par ailleurs des rendements nets proches de ceux des emprunts d'Etat, alors que ces derniers ne présentent aucune perspective de plus-values. Cette situation constitue le signe d'une évidente sous-valorisation des actions, même dans une conjoncture économique dégradée.
Nous avons, ces deux dernières semaines, commencé à procéder à des arbitrages allant dans le sens d'une stratégie plus offensive à l'intérieur des portefeuilles, no-tamment sur le PEA Dynamique. Nous poursuivons dans cette direction, sans pour autant nous exposer à des risques déraisonnables.

























