29 février 2008
tout n'est pas baissier
A la lecture de ce graphique vous aurez un très bon résumé de la situation actuelle, rien ne sert de se prendre la tête, trend Is your friend
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L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années
lupus
Hervé Lievore
Stratégiste au sein d'AXA Investment Managers

«L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années (souvent entre 5 et 8 ans) en ne perdant pas de vue que la volatilité est naturellement forte pour cette classe d’actif»
Quelle est la tendance des prix des matières premières ?
Si nous considérons le prix des matières premières dans leur ensemble et sur le long terme (il est possible de remonter jusqu’au 19ème siècle), nous observons que le cours des matières premières, corrigé de l’inflation, a eu tendance à décliner.
A partir des années 2000, la tendance de long terme semble s’être inversée. Toujours en données corrigées de l’inflation, nous nous inscrivons dans une phase de remontée relative des prix.
A la différence du passé, les phases de hausse du cycle semblent être plus longues et plus importantes dans leur ampleur que les phases de baisse. C’est en cela (la tendance) que nous avons une inflexion. La nature fondamentalement cyclique des matières premières reste plus que jamais d’actualité.
Ainsi, la phase de hausse connue, en particulier en 2007, sur le prix des matières premières va appeler inéluctablement une correction, probablement dès cette année, mais cette correction devrait être modérée et de courte durée.
Comment expliquez-vous cette inversion de tendance ?
Cela tient essentiellement à deux éléments. Tout d’abord, il y a un choc de demande. Très clairement depuis 2001, les grands pays émergents, notamment la Chine et l’Inde, ont connu une forte accélération de leur développement économique et une importante augmentation des revenus des agents économiques domestiques. Dès lors, les consommateurs de ces pays accèdent plus rapidement à un pouvoir d’achat de classe moyenne et acquièrent davantage d’automobiles, de biens d’équipement etc. Cela engendre des consommations additionnelles en métaux et en énergie sur une échelle jamais vue dans l’histoire.
Par ailleurs, du côté de l’offre, la faiblesse chronique des prix dans les années 1985-2000 s’est traduite par de trop faibles investissements dans les capacités de production. Au début des années 2000, lorsque le choc de demande des émergents est apparu, les producteurs ont eu du mal à faire face et les prix ont monté en conséquence. Compte tenu des délais d’ajustement, le déséquilibre est durable.
Quelle sera la réaction de l’offre par rapport au choc de la demande ?
Cette réaction va beaucoup dépendre de la nature de la matière première.
Au demeurant, la mise en exploitation d’une nouvelle mine ou d’un nouveau gisement nécessite du temps. Il va falloir procéder à des explorations, mettre en exploitation la mine avec toutes les infrastructures qui lui sont liées. Les délais peuvent s’élever à une dizaine d’années.
En revanche, les matières premières agricoles sont des produits pour lesquels les capacités de production peuvent être ajustées sur des délais plus courts. C’est la raison pour laquelle dans l’ensemble des matières premières, ce sont les denrées agricoles qui ont décollé le plus tardivement et se montrent les plus volatiles.
Quel regard portez-vous sur la thématique énergétique ?
Un point essentiel est de savoir si l’offre est en mesure de progresser au moins aussi rapidement que la demande. A l’heure actuelle, nous pouvons raisonnablement espérer que cela soit le cas des métaux industriels à moyen terme.
Cette affirmation est sans doute moins évidente en ce qui concerne l’énergie. Le décalage durable entre offre et demande amène à penser que la thématique énergétique est prometteuse.
La hausse du prix du baril de pétrole à 100 $, a conduit à l’éviction de toute une fraction de la demande potentielle de cette matière première qui a basculé de ce fait sur des sources alternatives, en premier lieu le charbon.
A-t-on évalué la demande additionnelle ?
Par définition, la demande totale d’un produit ne peut dépasser ce qui est produit plus ce qui est prélevé des stocks. C’est pour cette raison que l’offre de pétrole est à peu près égale à la demande effective. Les consommateurs qui se reportent sur le charbon préféreraient certainement recourir à du pétrole, ne serait-ce qu’en raison des contraintes de transport, de pollution et de rendement énergétique. La hausse de la consommation de charbon, ramenée à un équivalent pétrole, peut fournir une approximation de ce que serait la demande de pétrole si le prix n’était pas contraignant.
Si le prix du baril était resté à un niveau bas, celui de 1999, la demande effective serait vraisemblablement supérieure à ce niveau.
Quels sont les principaux risques sous-jacents à ce secteur ?
Un des principaux risques réside à mon sens dans un fort ralentissement de la croissance économique mondiale, en particulier si les Etats-Unis entraient dans une véritable récession durable.
Pour certains, même en cas de fort ralentissement, les pays de l’OPEP ont fixé un seuil en dessous duquel le prix du baril ne pourra pas baisser, à savoir 80 $.
Je pense que les contraintes physiques qui pèsent sur le marché imposent un prix moyen de 80$ indépendamment de toute interférence de l’OPEP.
Ponctuellement, il est possible d’envisager un accident de marché, une évolution catastrophe du cours du pétrole et des prix qui descendraient en deçà de 80$.
L’OPEP n’a pas un contrôle parfait sur l’évolution des prix sur les marchés mondiaux. Les décisions prises par cette organisation en matière de production mettent plusieurs mois à se traduire dans la structure des prix au niveau international.
Quel est votre avis sur les tensions géopolitiques ?
Je ne souscris pas réellement à l’idée selon laquelle les cours de l’énergie sont influencés par les tensions géopolitiques. En 1999, lorsque le prix du baril était à 10 dollars, il existait des tensions dans le monde mais le taux d’utilisation des capacités de production était suffisamment bas pour faire en sorte qu’un accident conjoncturel de nature géopolitique n’ait pas un impact tel sur le marché qu’il puisse orienter les prix dans un sens ou dans un autre.
Le fait de prêter attention aujourd’hui à la moindre guérilla dans un pays exportateur de pétrole comme le Nigéria s’explique par un taux d’utilisation des capacités de production très élevé.
Feriez-vous une distinction entre les métaux de base et les métaux précieux s’agissant de la corrélation existante avec la conjoncture économique ?
Très certainement. Les prix des métaux précieux suivent une logique différente des prix des métaux de base, ces derniers étant davantage liés au cycle économique international.
Dans la mesure où nous devrions avoir un ralentissement de la croissance économique cette année, nous avons beaucoup de mal à envisager une hausse pour les métaux de base.
Le prix de l’aluminium se situe aux alentours de 2400 $ la tonne (un niveau légèrement en hausse depuis le point bas atteint en 2007 : 2100 $ la tonne).
Le cuivre est l’un des produits les plus liés à la conjoncture, sachant qu’un important débouché de ce métal est la construction. Nous sommes actuellement sur un prix de 7775 $ la tonne (dans le haut de la fourchette de ce qu’on observe depuis 2006, même si les évolutions sont très erratiques).
Le marché de l’acier est assez particulier en ce sens qu’il dépend des négociations entre les sidérurgistes et les producteurs de fer. Le marché qui donne la tendance aujourd’hui est le marché chinois.
S’agissant des métaux précieux, l’or est véritablement la valeur symptomatique du moment. La logique de prix est dictée par deux paramètres. Tout d’abord, l’équilibre existant entre l’offre et la demande. La demande émanant des grands pays émergents et des fonds d’investissement spécialisés dans l’or est très robuste. Parallèlement nous observons le déclin de la production de certains pays phares comme l’Afrique du Sud qui, pendant longtemps, a été le premier producteur mondial (à la fin de l’année 2007, c’est la Chine qui est devenu le premier pays producteur).
Par ailleurs, un autre élément qui explique l’attrait pour l’or est la remontée de l’aversion au risque et la crainte de la résurgence de l’inflation. L’or est un investissement physique qui rassure plus que le papier.
Quelle est la situation pour les denrées agricoles ?
I
l me semble que la structure de production des produits agricoles est influencée par la thématique énergétique.
En témoigne l’exemple du coton. Le coton se trouve sous la forme d’une fibre textile et sous la forme d’une graine servant à la production d’huile de graines de coton.
Les évolutions de ces catégories de produits de coton sont quasiment opposées. Le coton textile fait l’objet d’un niveau élevé de subventions de la part du gouvernement américain et est structurellement en surcapacité de production. Actuellement le prix de la fibre de coton textile est équivalent à celui du début des années 2000.
S’agissant de l’huile de coton, qui ne bénéficie pas de ces subventions, le cours actuel est très sensiblement supérieur à celui des années 2000. Les prix ont été multipliés par plus de 3.
Cette explosion s’explique en partie par l’utilisation de l’huile de coton dans la production de biocarburant.
Qu’en est-il des autres matières premières agricoles ?
Toutes les matières premières impliquées dans la production des biocarburants ont vu leur prix augmenter : blé, soja, maïs.
Ce qui s’est passé avec le soja est particulièrement intéressant. Le cours des graines de soja n’a cessé d’augmenter. Or, en matière de biocarburant, le gouvernement américain subventionne la filière maïs, mais pas la filière soja. Par conséquent les producteurs de soja sont en train progressivement de basculer une partie de leur production sur le maïs.
A ces questions de produire (ou de ne pas produire) tel ou tel produit agricole, il faut ajouter, notamment dans le cas des céréales, des niveaux de stocks très faibles. Ainsi, les stocks mondiaux de riz (rapportés a la consommation) sont au plus bas depuis 1977 et il faut remonter au-delà des années 60 pour retrouver des stocks mondiaux de blé aussi faibles que ceux d’aujourd’hui.
Quid du sucre, la matière première la plus propice à la production des biocarburants ?
Concernant ce produit, nous sommes sur une tendance de nouveau haussière, après trois années mouvementées. Entre 2004 et 2006, nous avons assisté à une forte tension sur le cours du sucre en raison notamment des anticipations de demande de biocarburants. Fort logiquement, répondant au signal des prix, les producteurs ont accru les surfaces cultivées un peu partout dans le monde. Or, en 2006, les conditions climatiques ont été particulièrement propices à la production de canne à sucre. Nous nous sommes retrouvés alors en surproduction. En conséquence, nous avons eu une baisse relativement importante des prix entre le début 2006 et l’été 2007.
Recommanderiez-vous à un investisseur de placer son argent sur le marché des matières premières ?
La carte de l’énergie me semble la plus prometteuse compte tenu du développement des grands pays émergents et de l’impact sur les prix internationaux.
Il y a peu de doute que la demande connaisse un tarissement de manière durable. Une perturbation temporaire est envisageable en cas de récession économique sévère cette année. Mais les besoins énergétiques s’inscrivent dans une tendance de fond indéniable.
J’opterai s’agissant des métaux industriels pour un investissement de moyen terme pour lesquels la rigidité de l’offre est moins élevée que dans le cas du pétrole. Par exemple, l’aluminium est le métal le plus présent sur terre. L’humanité ne manquera pas tout de suite de métaux industriels, il y a juste besoin d’un peu de temps pour que les capacités de production (extraction et raffinage) puissent se faire.
Les produits agricoles seront très influencés par la thématique énergétique. Plus la demande d’énergie progressera, plus nous arriverons à la limite des capacités de production des énergies conventionnelles -pétrole et dans une moindre mesure le charbon- et plus la demande pour des sources alternatives d’énergie va se matérialiser, notamment les biocarburants. Cependant, cette dernière affirmation est à relativiser en raison de considérations environnementales. La production de biocarburant nécessite un recours assez sensible en engrais, et va nécessiter dans le futur de mobiliser de nouvelles terres cultivables. Or, l’une des dernières possibilités pour accroître significativement les capacités de production réside dans la déforestation. Cela se voit particulièrement au Brésil, en Malaisie et en Indonésie.
Qu’en est-il des stratégies d’investissement à adopter pour investir dans les matières premières ?
Une distinction est faite entre les actions conventionnelles et les futures. Les méthodes de gestion sont différentes. Sur les trackers, ce qui prime, c’est la réplication d’un indice. Il n’y a pas véritablement de valeur ajoutée, la performance du fonds étant calquée sur celle de l’indice. Cela permet de manière générale, de limiter les frais de gestion.
La gestion dans l’univers des actions est souvent une gestion plus active et implique des décisions d’investissement prises par le gérant. Par exemple, Axa IM propose un fonds sur le thème de l’énergie, Axa WF Junior Energy, qui présente l’originalité de sélectionner des valeurs à la fois spécialisées dans l’exploration et l’ingénierie pétrolière (le segment le plus porteur de la chaine de production et de distribution de l’or noir) et ayant des petites ou moyennes capitalisations (car elles bénéficient d’un potentiel de valorisation plus important que les grands groupes et leur performance est moins corrélée aux fluctuations des prix du pétrole).
Tant que les marchés actions resteront sous la menace d’une correction alimentée par le dégonflement de la bulle du crédit aux Etats-Unis, il sera sans doute plus prudent de privilégier les trackers sur indices de futures. Mais, à moyen terme, des valorisations plus attractives avec des perspectives de croissance toujours robustes devront se traduire par un report sur les actions de sociétés liées aux matières premières.
L’horizon temporel est a ce titre décisif. L’investissement dans les matières premières doit être envisagé sur plusieurs années (souvent entre 5 et 8 ans) en ne perdant pas de vue que la volatilité est naturellement forte pour cette classe d’actif. 2008 devrait nous en fournir une bonne illustration.
Propos recueillis par Imen Hazgui
Son parcours
Hervé Lievore a rejoint AXA Investment Managers en 2007 en tant que Stratégiste.
Auparavant, il a travaillé pendant 11 ans pour Natixis où il occupa successivement les fonctions d’Adjoint du responsable du service de documentation financière puis d’Économiste Asie.
Hervé est titulaire d’un DESS de finance de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (2005) ainsi que d’un DESS de gestion de l’information en entreprise de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1996).
les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement
lupus
PRIM' Alternative/b.louvet
Benjamin Louvet fev 2008
Directeur général délégué de PRIM' Alternative

«Alors que les marchés actions sont risqués pour le moment, que la situation de l'immobilier reste relativement délicate, les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement»
Quel regard portez-vous sur la situation du pétrole ?
Nous sommes relativement prudents sur les perspectives pétrolières. Nous pensons que le pétrole ainsi que ses produits dérivés sont actuellement soutenus par des éléments macro-économiques majeurs.
Tout d'abord, une pression extrême exercée par une demande sans cesse croissante, particulièrement de la part des grands pays émergents, Chine et Inde en tête. Même si l'économie américaine est amenée à ralentir, ces pays continueront à augmenter leur consommation.
C'est ainsi que l'Agence internationale de l'énergie annonce pour l'année 2008 une hausse de la consommation de l’ordre de 2 millions de barils. Nous devrions atteindre ainsi une consommation de 87 millions de barils par jour.
Parallèlement l'offre suit difficilement. Nous avons des problèmes au niveau des capacités de raffinage. Nous observons des tensions géopolitiques relativement importantes : le risque de conflit en Iran, la situation tendue entre la Turquie et le nord de l'Irak, les conflits au Moyen Orient…
A cela il faut ajouter les affrontements armés qui existent dans plusieurs grandes zones clés. Par exemple les affrontements réguliers au Nigéria, les rebelles du delta du Niger réclamant leur part de la manne pétrolière exploitée par les sociétés occidentales. Nous avons eu récemment deux accrochages avec la société Total et un bateau de Nigéria LMJG, grande compagnie régionale.
Par suite, les mauvaises conditions climatiques ont également des incidences dans les capacités de production : une plate-forme a dû fermer en mer du Nord à la suite de grands vents qui ont endommagé les installations électriques, des raffineries ont dû fermer dans le Delaware et en Louisiane...
Ces phénomènes météo sont de plus en plus récurrents et font peser un risque sur la production à tout moment.
Pensez-vous que la demande additionnelle provenant des pays émergents compensera l'affaiblissement de la demande engendrée par le fort ralentissement de l'économie américaine ?
Il est difficile de le dire. Ce qui est certain c'est que la demande additionnelle provenant notamment de pays comme la Chine et l'Inde parviendra à limiter de manière forte l'impact d'un ralentissement économique aux États-Unis. Cela constituera donc un facteur de soutien au prix du pétrole.
Il y a également un élément politique à prendre en considération, à savoir la position de l'OPEP. Cette organisation a clairement fait comprendre que l'impact des prix du pétrole étant aujourd'hui beaucoup moins important sur l'inflation et la croissance économique mondiale, elle fera le nécessaire pour maintenir le prix du pétrole à un niveau relativement élevé. Nous pouvons considérer que le nouveau seuil plancher se situe entre 75 et 80 $.
Ainsi, le risque de voir le cours baisser fortement est relativement limité.
Pensez-vous pour autant que le prix du baril de pétrole a vocation à augmenter ?
Si l'économie américaine venait à ne pas ralentir fortement, je pense que nous pourrions atteindre un prix du baril aux alentours de 125 $ d'ici la fin de l'année.
Récemment Hugo Chavez a menacé les Etats-Unis en raison du bras de fer judiciaire qui oppose le géant pétrolier américain Exxon Mobil et le Venezuela.
Je pense qu'il n'est pas pricé à l'heure actuelle dans le prix du pétrole un éventuel incident avec le Venezuela. Sont pris en compte, les affrontements répétitifs au Nigéria, les éventuelles interruptions de production provenant de l'Irak.
Quel regard portez-vous sur les métaux de base ?
Le rythme de croissance de l’économie mondiale, même si les États-Unis n'entrent pas en récession, a vocation à ralentir. Ainsi, les besoins en métaux de base vont à notre sens s’affaiblir.
L'infléchissement de la demande devrait alors permettre de détendre le marché des métaux de base à travers le monde. Ceci étant, nous avons encore un équilibre précaire entre l'offre et la demande et des niveaux de stocks qui sont relativement faibles. La détente devrait donc être relativement limitée.
Qu’en est-il du marché des métaux précieux ?
Nous sommes positifs concernant ce marché. Nous anticipons la présence d'une inflation comme l'indique la banque centrale européenne. Ceci donne à l'or tout son sens en tant que réserve de valeur, puisque c'est un actif tangible et physique.
En outre, parce que la situation américaine est délicate, nous ne voyons pas comment le dollar pourrait reprendre de manière violente. Ce dernier devrait même s'effriter davantage face à l'euro.
Ceci constitue un support supplémentaire pour l’or et les métaux précieux qui sont corrélés négativement par rapport au dollar.
De plus, au niveau mondial, les conflits ont tendance à se multiplier : Moyen-Orient, Kenya… Contre toutes ces instabilités politiques, l'or constitue un placement très recherché actuellement.
Enfin, la production en elle-même ne cesse de baisser. Les interruptions suite à des difficultés sur le réseau électrique ne cessent de se répéter en Afrique du Sud. Ce dernier qui était le premier producteur mondial a été déclassé l’année dernière par la Chine.
À côté de l’or, le platine fait également l'objet de beaucoup de tensions car les stocks sont relativement peu élevés. Mais le platine est davantage utilisé dans l’industrie. Aussi si nous avons un ralentissement économique marqué, le platine serait plus enclin à décliner.
Quelle est la situation concernant les matières premières agricoles ?
Nous sommes pour certaines denrées alimentaires sur des niveaux de stock historiques très faibles revus tous les mois à la baisse par les autorités compétentes. Le département agricole américain a sorti sa dernière mise à jour mensuelle il n’y a pas longtemps, les stocks de soja ont été revues à -10%.
Les stocks de céréales au niveau mondial sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
Certes les nouvelles cultures qui ont été mises en place l’année dernière, devraient permettre de faire face à la demande et de reconstituer légèrement les stocks. Mais il y a un élément qui n’est pas du tout maîtrisé et qui peut faire des dégâts importants, c’est la météo. Nous avons eu une tempête de neige en Chine, d’une violence extrême pour la saison. Près de 40% de la récolte d’oléagineux de type colza a été endommagée, voire détruite. Ainsi les Chinois vont être obligés d’importer massivement des oléagineux de l’extérieur pour compenser les pertes de production. Ceci va constituer un fort soutien des prix.
De même nous pouvons mentionner la sécheresse qui a eu lieu en Australie, en Ukraine.
Parallèlement de plus en plus de pays font face à une inflation interne très forte et s’efforcent, pour défendre leurs prix domestiques, de limiter les exportations : la Russie, l’Argentine.
Comment voyez-vous évoluer la situation ?
Dans le meilleur des cas, il n’y a pas d’incident météo et la courbe devrait légèrement se détendre. Mais la tendance de fond est que la demande est bien présente et qu’elle est complètement inélastique au prix.
En effet, autant sur le pétrole ou sur les métaux, il est possible de reporter ses achats, ou de les remplacer par d’autres achats -ainsi, dans le domaine automobile, quand le pétrole augmente trop, il est possible de remplacer le plastique par la feutrine- autant il n’est pas concevable de faire de substitution en ce qui concerne les denrées alimentaires. Se nourrir est un besoin primaire.
Il y a un risque de voir corriger le prix sur certaines matières premières agricoles qui ont cru de manière excessive (+100% pour le blé en moins de 8 mois). Néanmoins le potentiel de progression demeure.
Est-ce la même stratégie d’investissement adoptée pour chacun de ces trois grands domaines ?
Nous avons sur les trois fonds la même approche : des paniers de matières premières gérés en repondérant l’ensemble des différents produits tous les jours dans le portefeuille. C’est une gestion acheteuse, de type indicielle, qui n’utilise pas d’effet de levier, qui intervient sur la première échéance (il n’y a pas de trading, c’est de l’exposition pure), et qui est couverte contre le risque de change. L’idée est d’offrir aux clients uniquement une exposition aux matières premières.
Quelle est la composition de vos fonds ?
S’agissant de notre fonds sur les matières premières énergétiques lancé en mai 2005, le panier est composé de cinq produits, le pétrole brent, le pétrole américain, le fuel domestique, l’essence, et le gazoil.
Notre fonds lié aux métaux précieux qui date de décembre 2005 est exclusivement dédié à l’or.
Enfin le fonds matières premières agricoles créé en mars 2006 réunit 7 produits : le maïs, le blé, le sucre, le soja, l’huile de soja, le colza et le canola.
Les produits composant le panier sont susceptibles d’évoluer en cas de changement des grands enjeux de moyen/long terme guidant la construction du portefeuille.
Comment expliquez-vous la multiplicité des produits dans vos fonds ?
La gestion indicielle sur les matières premières présente d’importantes différences avec la gestion indicielle telle qu’elle est traditionnellement réalisée sur les actions. Répliquer la performance d’un indice boursier n’est pas très difficile. Il suffit de suivre un coefficient d’ajustement quotidien en fonction des émissions de titres.
Quand vous détenez une matière première physique, il y a un coût de stockage et un coût de déperdition. Ces coûts doivent se ressentir sur le contrat à terme. Ainsi la performance du marché physique n’est pas la performance qu’il est possible de capter. Il y a lieu de réduire cette différence au maximum.
Nous nous sommes efforcés d’utiliser la structure de ces marchés pour réduire les effets sur le portefeuille.
Dans notre fonds énergie, il y a cinq produits qui composent notre portefeuille. L’objectif est de combiner des périodes de tension et de détente qui n’ont pas lieu au même moment afin de lisser la structure de prix sur la performance. Ainsi à coté du pétrole, il y a dans ce fonds de l’essence et du fuel domestique. Au-delà du fait que pour des raisons structurelles, nous pensons qu’il y a autant de tension sur le marché du raffinage que sur le marché du brut, la structure du prix indique que l’essence est un produit très utilisé pendant l’été (la driving season, période des vacances aux Etats Unis), alors que le fuel domestique sert essentiellement à ce chauffer pendant l’hiver.
En combinant du fuel domestique et de l’essence sans plomb dans le portefeuille, nous avons deux produits dont la saisonnalité est différente et dont la courbe de prix va nous pénaliser ou nous avantager à des moments différents. Cela réduira l’écart entre la performance du sous- jacent et la performance du physique de la matière première et aura au final un impact positif sur la performance totale du portefeuille.
Cette multiplicité des produits ne concerne pas votre fonds lié aux métaux précieux qui inclut seulement l’or, pourquoi ?
Nous avons regardé la structure de prix et cherché à déterminer s’il était pertinent d’avoir plusieurs produits dans le portefeuille. Nous avons observé que la structure de prix était globalement la même. Les métaux précieux à l’inverse du pétrole sont des marchés de stock : une fois consommé le pétrole n’existe plus, ce qui n’est pas le cas de l’or. Si il y a une tension sur les prix, des détenteurs d’or pourront avoir un intérêt à revendre leur or pour générer un équilibre sur le marché
Parce que la structure de prix est identique, stable et constante, nous n’avions aucun intérêt à faire appel à plusieurs produits pour lisser les impacts de la structure des prix.
Vous procédez suivant un principe d’équipondération et de repondération quotidienne. Pourquoi ?
L’idée est de ne pas faire du trading : nous voulons que le client qui vient chez nous sache exactement ce qu’il achète. Sinon, cela devient trop aléatoire. En repondérant tous les jours notre portefeuille, nous assurons aux clients qu’ils achèteront une quantité connue de chacun des produits qui composent le portefeuille, et ce quel que soit leur date de souscription. Ce n’est par exemple pas le cas pour les grands indices sur matières premières.
Notre philosophie d’investissement se veut lisible et parfaitement prévisible. C’est la meilleure des solutions à notre sens.
Quelles sont vos recommandations d’investissement ?
En ce qui concerne le pétrole, le potentiel de hausse étant pour le moment limité, nous ne sommes ni à l'achat ni à la vente. Toutefois, les prix devraient être soutenus par l’attitude de l’OPEP. Nous sommes donc à conserver.
Si l'activité économique ralentit, alors que nous avons encore une masse monétaire relativement bien développée, et qu’il est risqué pour le moment de placer l'argent sur le marché actions, que la situation de l'immobilier reste relativement délicate, les métaux précieux constituent un bon pôle d'investissement.
Propos recueillis par Imen Hazgui
Commodities
Les tracker powershares que je préfère, la vue est sur 1 an !
http://www.powershares.com/products/default.aspx
Même avec les US en récession ils continuent à monter, ce dont beaucoup doutaient
Le monde est entré dans une spirale inflationniste
pwelcome
Le monde est entré dans une spirale inflationniste - Vincent Strauss, gérant chez Comgest

Interview du Jour
Gare au krach obligataire ! Pour éviter que la crise financière ne grippe la machine économique, les banquiers centraux font tourner à plein régime la planche à billets. Le grand retour de l’inflation serait proche, ce que le marché n’intègre pas encore
(La Vie Financière) - Après les subprimes, les monolines et autres ingéniosités financières, quelles sont les autres bombes à retardement ?
La crise actuelle n’affecte pas uniquement les subprimes ou les rehausseurs de crédit mais l’ensemble du système bancaire, qui a prêté à des conditions de crédit anormalement basses pendant des années. Dans une situation normale, une banque fait payer une prime de risque à l’emprunteur. Or, grâce à l’alchimie des produits dérivés, le risque a été évalué trop bas, ce qui a permis aux établissements financiers de prêter des fonds à des taux d’intérêt très faibles. Dès lors, les banquiers ont reporté dans le temps l’impact de ces conditions de crédit sur leur bilan, mais ils n’ont pas en revanche oublié d’empocher les bénéfices en se payant au passage de confortables
bonus. C’est le hold-up du siècle ! Maintenant que les banques réintègrent le risque dans leur bilan, leurs fonds propres ont fondu comme neige au soleil, alors qu’ils s’élevaient à 875 milliards de dollars en août 2007. Une dégradation de la notation financière des rehausseurs de crédits laminerait encore plus les fonds propres des banques. Elles vont donc être obligées de se recapitaliser. La situation est tellement grave que la seule solution est de faire tourner la
planche à billets.
L’inflation est-elle donc la principale menace aujourd’hui ?
Le système bancaire détruisant aujourd’hui massivement de la monnaie, les banques centrales n’ont d’autre choix que d’imprimer des billets à un rythme supérieur, avec pour conséquence dramatique de relancer l’inflation. L’objectif pour le patron de la Fed est d’éviter la sclérose du système bancaire qui entraînerait l’effondrement de l’économie. Pour sauver Wall Street, on va ruiner Main
Street, c’est-à-dire que l’on va sacrifier une génération d’épargnants en émettant de la monnaie de singe. Il semble que le monde soit entré dans une spirale inflationniste.
Jusqu’à quel niveau peut monter l’inflation ?
Avant la crise bancaire, la création monétaire mondiale progressait au rythme de 20 % par an. Un niveau invraisemblable, qui équivaut à une inflation de 12 à 13 %, compte tenu d’une croissance économique de 5 %. Et cette situation ne devrait pas s’arranger du fait des pressions salariales – particulièrement spectaculaires en Chine, en Inde et dans les pays du Golfe – et du coût de l’énergie et des matières premières et agricoles. De plus, si jusqu’à présent la délocalisation des industries occidentales en Chine et en Inde a entraîné de la désinflation, ces deux pays deviennent
aujourd’hui des exportateurs d’inflation.
Comment réagir face à ce grand retour de la hausse des prix ?
Première grande règle : il faut éviter les obligations. Il est en effet illusoire de prétendre que cette classe d’actifs soit défensive, alors que nous sommes probablement entrés dans une phase de remontée des taux d’intérêt réels qui devrait durer plusieurs années. Nous voyons ainsi les taux à long terme tendre vers 8-9 %, alors que le taux des obligations à dix ans aux Etats-Unis n’est aujourd’hui que de 3,6 %… Lorsque le marché aura pris conscience de ce retour de l’inflation, les taux à long terme vont fortement augmenter, réduisant d’autant la valeur des obligations. Ce krach obligataire aura des conséquences néfastes pour les fonds de pension, souvent investis à hauteur de
70 % en obligations. Les banques qui ont beaucoup prêté à taux fixe – crédits hypothécaires– vont encore souffrir dans les prochaines années. De quoi faire réfléchir les fonds souverains qui pensent faire l’affaire du siècle en rachetant des titres Citigroup à 31 dollars.
Quelle classe d’actifs faut-il alors privilégier ?
Hormis les obligations, il ne reste plus que trois classes d’actifs. Avec un tel niveau d’inflation, il ne faut évidemment pas conserver beaucoup de liquidités car leur valeur réelle va diminuer avec le temps. L’immobilier peut être intéressant, à condition de financer l’investissement avec un crédit à taux d’intérêt bas et fixe. La pierre est un placement assez bien protégé de l’inflation, comme tous les biens réels. Reste ensuite les actions, mais uniquement par défaut. Dans les pays développés, certaines activités, le tabac, le jeu, l’alcool ou encore certains services publics semblent des candidats intéressants à l’heure où la protection contre l’inflation va devenir un sujet de plus en plus important. Enfin, nous pensons que les entreprises liées à la consommation, comme Wal-Mart, sont un bon placement. Aux États-Unis, la création de monnaie, que nous avons évoquée, aura à n’en pas douter un effet direct sur la consommation
Propos recueillis par Frédéric Cazenave
et Xavier Diaz
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Inflation: Money's Termite
l'impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat de la monnaie. Dans le tableau ci-dessous: le Pouvoir d'achat de 1000 $ sur une période de 25 ans
Comme on peut le voir, avec une inflation (2%), vos 1000 $ aujourd'hui ne vaudrait plus que 603 dollars . Cela correspond à près d'une réduction de 40% en valeur. Tu crois que c'est une mauvaise chose? Lorsque nous utilisons le Valeurs actuelles de l'IPC et IPP, la valeur de la monnaie diminue sensiblement plus vite. À un taux d'inflation de 4,3% nos 1000 $ perd les deux tiers de sa valeur sur vingt-cinq ans. Bien que Peut sembler une grosse décote, nous espérons seulement que l'inflation n'a pas lieu à l'actuel niveau de l'IPP, dont la plus récente se situait à 7,4%. parceque nos 1000$ ne vaudrait plus que 146 $en 25 ans.
traduit et resumé de http://bespokeinvest.typepad.com/bespoke/2008/02/inflation-money.html
JPMorgan infos de la semaine
JPMorgan infos de la semaine lafayeth
infos du 25 /02/2008
Valorisations –quelle protection contre une baisse significative des profits? Nous avons reçu un certain nombre de questions, complexes et intéressantes, àpropos de l’élasticitéde notre mesure de la prime de risque sur les actions face àun choc probable sur les résultats. Plus précisément, on nous a demandéce qui arriverait àla prime de risque (et donc au soutien de la valorisation des actions) dans l’hypothèse d’une baisse de 15 % des profits. Pour remettre les choses en perspective, on peut rappeler que labaisse moyenne des résultats au cours des huit récessions américaines postérieures àla Seconde Guerre Mondiale a étéde l’ordre de 20 %.
La prime de risque sur les actions, évoquée dans notre précédente édition, utilise des estimations agrégées fondées sur une analyse «bottom-up», dans le cadre d’une approche basée sur un modèle d’escompte de flux de dividendes (DDM). Le modèle procède àl’estimation d’un taux de rentabilitéinterne àpartir du flux estimédes dividendes futurs sur plus de 40 ans. Élément notable et peut-être contre-intuitif, une chute des dividendes de 15 % la première année aurait un impact étonnamment modeste sur la prime de risque sur les actions –en la ramenant de 5,1 % àenviron 4,9 %. C’est réconfortant mais il convient de garder en mémoire que notre prime de risque sur les actions (et en général les mesures de valorisation) tend àêtre un indicateur àévolution lente, qui présente ainsi un intérêt limitépour ce qui concerne la détermination du moment propice pour entrer sur le marchéou en sortir.
Malgréce réconfort, nous restons préoccupés par le caractère trop optimiste des anticipations de résultats si l’on considère que les États-unis sont entrés en récession. Les estimations du consensus concernant la croissance mondiale des résultats en 2008 et 2009 sont respectivement de 13 % et 12 %. Cependant, l’historique des statistiques des trois dernières récessions suggère que les profits mondiaux pourraient enregistrer une baisse annualisée de 32 %, tous les secteurs étant affectés. Si les valorisations sont attractives, le chemin restant àparcourir pour ajuster les anticipations àla baisse reste considérable.
Liquiditémondiale : le retour.La liquiditépourrait être de retour au niveau mondial. Notre évaluation de la liquiditémondiale, qui prend en compte la base monétaire des États-unis et les réserves détenues auprès de la Réserve fédérale au nom des autres banques centrales, a augmentésubstantiellement au cours de ces dernières semaines (voir le graphique de la semaine). Un élément particulièrement intéressant doit cependant être relevé: la croissance de la base monétaire des États-unis se contracte –l’augmentation de la liquiditéglobale résulte en fait de la progression de la détention d’obligations par les banques centrales, phénomène qui pourrait être interprétécomme une volontéd’empêcher leur devise de s’apprécier.
Comme dans toute bonne intrigue policière, une question vient àl’esprit: quel est le coupable ? Comme suggéréplus haut, il est peu probable qu’il s’agisse des autorités chinoises, du fait de leur récente évolution en faveur de l’appréciation de leur monnaie, mais plutôt des banques centrales de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), qui ont probablement profitéde la hausse des prix du pétrole depuis fin janvier.
Si cette tendance se poursuit, ses implications sont encourageantes. La progression de la liquiditémondiale pourrait contribuer àréduire la volatilitésur le marchédes changes, ce qui serait cohérent avec une résurgence, jusque làhésitante, de l’appétit pour le risque. Le flux récent des statistiques sur les actions corrobore cette évolution, avec des indices montrant que les gérants de fonds diversifiés ont fait un pas vers les marchés en achetant quelques valeurs sélectionnées dans des secteurs cycliques pour ajouter du risque aux portefeuilles. La démarche reste balbutiante mais toute nouvelle progression de la liquiditémondiale pourrait contribuer àaccélérer ce processus.
Assureurs et fonds mutualistes : nouvelle menace des marchés
Assureurs et fonds mutualistes : nouvelle menace des marchés (laloss)
(AOF) - Le creusement des pertes de certains géants de l'assurance, y compris AIG et l'augmentation des fuites de capitaux des fonds mutualistes pourraient constituer le prochain choc à encaisser pour le système financier, selon des investisseurs institutionnels interrogés par "Financial News". Selon des propos recueillis hier par le quotidien économique au congrès "Euromoney", les mauvaises nouvelles en provenance du secteur de l'assurance pourraient conduire les marchés à des accès de volatilité.
Dégradations de notes parmi les rehausseurs de crédit, nouvelle vague de dépréciations et multiplication des annonces de déficits avec la "saison des résultats"... les marchés n'ont pas été épargnés depuis le début de l'année 2008. Le point culminant de cette montagne de mauvaises nouvelles a sans doute été la perte de 5 milliards de dollars d'AIG, entre novembre et décembre dernier.
Le problème actuel est qu'AIG n'a pas réévalué son exposition au cours de compensation du jour de ses contrats financiers, mais à celui auquel ils ont été négociés. Or, connaître la valeur de marché de ces produits permettrait de construire des scénarios plus proches de la réalité. Les analystes, eux, craignent que d'autres assureurs, qui ont opté pour le même mode de calcul que le géant américain ne soient assis sur des dettes colossales, qui pourraient apparaître sur les marchés "comme sorties de nulle part".
De leur côté, les retraits d'argents des fonds mutualistes ont atteint des sommets depuis plusieurs mois, la nervosité gagnant les investisseurs au sujet de la stabilité des marchés. Pour Paul Abberley, directeur de l'investissement chez London & Capital, cité par "Financial News", "l'accélération des fuites de capitaux des fonds mutualistes pourrait provoquer une nouvelle bourrasque sur les marchés, similaire à celle qui les a déjà frappé cette année".
NEW YORK (Reuters) - Le premier assureur mondial American International Group Inc a annoncé jeudi que son bénéfice trimestriel était tombé dans le rouge à cause d'une dépréciation sur des produits dérivés exposés à des investissements en créances immobilières à risques.
* RÉSULTATS.
Le géant américain a accusé au quatrième trimestre une perte de 5,29 milliards de dollars, soit 2,08 dollars par action, alors qu'un an plus tôt à la même époque, il affichait un bénéfice de 3,44 milliards de dollars (1,31 dollar/action).
Hors plus values, pertes et activité de hedging, sa perte ajustée ressort à 3,2 milliards de dollars, soit 1,25 dollar par action.
Sur cette dernière base, les analystes tablaient en moyenne sur une perte de seulement 15 cents par action.
* PROVISIONS.
AIG a indiqué que le trimestre incluait une charge avant impôt de l'ordre de 11,12 milliards de dollars correspondant à une perte nette de valorisation de marché non réalisée sur son portefeuille de CDS (Credit default swap).
* RÉACTION BOURSIÈRE.
En après-Bourse, l'action AIG trébuchait de 5,2% à 47,50 dollars. En séance, le titre avait déjà clôturé en baisse de 4%.
Lilla Zuill, version française Gilles Guillaume
28 février 2008
Quantum's Jim Rogers says US 'out of control'
pour lui l'or va a 3500$,Pénurie alimentaire et 20ans de hausse sur les MP
http://business.timesonline.co.uk/tol/business/economics/article3451136.ece





















