31 décembre 2007
Joyeuses fêtes et bonne année
le sage d'omaha
de bigdeal
« Si une compagnie fait bien, son titre suivra éventuellement. »
« Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
« Notre but est de découvrir des compagnies extraordinaires à des prix ordinaires et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires. »
« À la Bourse, il y a deux règles fondamentales à respecter. La première est de ne pas perdre, la seconde est de ne jamais oublier la première. »
« Ce que nous faisons est à la portée de tout le monde. Il n'est tout simplement pas nécessaire de faire des choses extraordinaires pour obtenir des résultats extraordinaires. »
« Je veux pouvoir expliquer mes erreurs. C'est pourquoi je ne fais que des choses que je comprends. »
« Quand on est dans un trou, la pire chose à faire est de continuer de creuser. »
« Quand un dirigeant avec une réputation d'excellence s'attaque à une entreprise avec une réputation de médiocrité, c'est la réputation de l'entreprise qui demeure intacte. »
« Les bons jockeys font bien sur les bons chevaux, mais rien sur les canassons. »
« Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. »
« Ne demandez jamais à un barbier si vous avez besoin d’une coupe de cheveux. »
« Mieux vaut avoir approximativement raison qu'avoir précisément tort. »
« C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. »
« Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elle ne vous disent rien sur l'avenir. »
« Dans le monde des affaires, malheureusement le miroir arrière est toujours plus clair que le pare-brise. »
« La plupart des gens s’intéressent aux actions quand tout le monde s’y intéresse. Le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire. »
« Si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l'énergie pour changer de bateau est plus productive que l'énergie pour colmater les trous. »
7 prévisions pour 2008
7 prévisions pour 2008
Quelques opinions marquées d’analystes belges.
«L’or culminera à 950 dollars l’once.»
«L’or conserve son statut de valeur refuge. Lorsque l’économie montre des signes de fébrilité, les grands investisseurs se tournent automatiquement vers le métal jaune. Certes, ce statut de refuge va perdre en intérêt dans un scénario où la crise du crédit se dissiperait peu à peu. Mais je pense qu’il subsistera même dans ce cas suffisamment de facteurs à même de pousser à la hausse le cours de l’or ces prochains mois. Premièrement, la demande d'or physique en provenance d'Asie connaît une croissance exponentielle. Même dans un scénario de normalisation des marchés du crédit, la demande chinoise et indienne va rester élevée. Deuxièmement, l’or prouve son utilité dans un scénario de pression inflationniste croissante. Les banques centrales injectent des fonds dans les marchés et se concentrent sur la croissance économique. Si elles réalimentent ainsi la pompe inflationniste, de nombreux investisseurs pourraient redécouvrir les vertus de l’or.»
Philippe Gijsels - Fortis Banque
«La banque Dexia va être rachetée.»
«Une fois la crise de confiance dissipée dans le secteur financier, le mouvement de consolidation amorcé au niveau européen pourra s’accélérer. Ce sera manger ou être mangé, par exemple par des fonds de placement asiatiques. Les groupes financiers d’ampleur relativement réduite sur la scène mondiale comme Dexia seront sans doute les premiers à être pris pour cibles. De plus, Dexia est prisée pour sa spécialisation dans le marché finalement rentable du financement public. Une des banques dont le profil se rapproche le plus de celui de Dexia, Depfa Bank (banque allemande), a été rachetée dès cette année. Enfin, la direction du groupe a déjà laissé transparaitre ces dernières années qu’elle était ouverte à une consolidation ou à une entrée dans un plus grand ensemble. Parmi les autres cibles potentielles pour 2008, citons notamment Distrigaz, Agfa-Gevaert, Option, Telenet, Recticel ou encore Global Graphics.»
Patrick Casselman - KBC Asset Management
«Le Japon sera le marché le plus performant en 2008.»
«La Bourse japonaise est par excellence un pari sur les actions de valeur, ce qui signifie que les valorisations y sont attrayantes dans un contexte historique. Le rapport cours/bénéfice est conforme à celui des autres pays industrialisés. Or, le Japon a traditionnellement toujours été plus cher. De plus, le rendement de dividende est égal au rendement obligataire. C’est traditionnellement le prélude à un rebond des cours des actions les mois suivants. Enfin, 40 % des entreprises japonaises affichent un ratio cours/valeur comptable inférieur à 1. D’autres éléments que la valorisation jouent en faveur des actions japonaises. Ainsi, ce sont les entreprises japonaises qui présenteront, sur l’année 2007, la plus forte croissance des bénéfices de tous les pays industrialisés. Pour 2008, la croissance attendue des bénéfices est conforme à celle des sociétés européennes, mais les Japonais sont toujours très prudents dans leurs prévisions. Enfin, tous les investisseurs apparaissent très négatifs par rapport à la Bourse japonaise. C’est donc clairement un investissement à contre-courant.»
Steven Steyaert - ING Investment Management
«Le Bel20 franchira la barre des 5.000 points.»
«Je m’attends à ce que l’indice Bel20 retrouve au moins son plus haut de 2007 (4.750 points), et je n’exclus pas qu’il établisse de nouveaux records. Même une percée au-dessus du seuil magique des 5.000 points paraît envisageable. Elle se fonderait sur une revalorisation des valeurs bancaires, éventuellement combinée à une nouvelle vague de consolidation dans le secteur financier européen.»
Patrick Casselman - KBC Asset Management
«Le billet vert va rebondir vers 1,3 dollar pour un euro.»
Sur la base de la parité du pouvoir d’achat, le dollar américain est sous-évalué de 20% par rapport à l’euro. Le marché se concentre actuellement sur la politique de la banque centrale américaine et la crise du crédit, mais il va prendre conscience, au cours des mois à venir, des améliorations structurelles aux États-Unis. Le déficit budgétaire et le déficit courant se trouvent à leur plus bas niveau depuis plus de deux ans. Et il ne faut pas exagérer la pression exercée sur le dollar par les pays émergents. Les pertes de change sur leurs réserves revêtent un intérêt secondaire pour les banques centrales asiatiques. Leur objectif demeure la croissance des exportations. De toute manière, elles pourront seulement réduire leurs réserves progressivement. Je vois même un facteur de soutien du dollar dans les marchés émergents. Les valorisations boursières favorables et le dollar faible rendent les actions américaines attrayantes, pour les sociétés chinoises, par exemple. Ainsi, la Chine pourrait-elle rachater quelques entreprises US, ce qui devrait avoir un effet positif sur le dollar.»
Marc Stevens - Leo Stevens & Cie
«Le cours du pétrole va retomber à 75 dollars.»
«Nous prévoyons un ralentissement de la croissance économique supérieur à ce que l’on pense de manière générale. Une récession paraît peu envisageable, mais nous n'en serons pas loin début 2008 aux États-Unis. Dans un tel contexte économique, les cours de toutes les matières premières vont baisser, y compris celui de pétrole. J’observe ainsi de nombreuses similitudes avec 1991 et 2001, lorsqu'un climat économique comparable avait pesé sur le cours du pétrole.»
Pol Pierret - AXA Investment Managers
«Les banques reprennent 25% des réductions de valeur actées.»
«Je m’attends à ce que l’on se rende compte, fin 2008, que les banques ont surestimé l’impact de la crise du crédit dans leurs comptes. Je vois trois raisons à ce phénomène. Tout d’abord, un argument général, plutôt subjectif: les marchés financiers exagèrent constamment, tant dans le sens positif que dans le sens négatif. Deuxièmement, je pense que les problèmes de liquidité devraient être en grande partie résolus d’ici à douze mois, de sorte que la décote qu’ils engendrent pourrait disparaître. Troisièmement, l’évolution de la rémunération des risques sur les titres immobiliers n’empêche pas les actifs corporels de toujours servir de gage sur les crédits. On peut procéder à des ajustements en vertu du nombre croissant de mauvais payeurs et de la baisse des prix des biens immobiliers, mais, selon moi, cette correction a été beaucoup trop sévère. Le marché table ainsi sur une augmentation dramatique du nombre de créances douteuses et sur une forte baisse des prix immobiliers. Je pense qu’il aura une vision beaucoup plus positive dans douze mois.»
Steven Steyaert - ING Investment Management
11:25 - 26/12/2007
Copyright © L´Echo
Un petit cadeau de Wallstreet pour passer le réveillon
Comme le soulignait Alenat (lecteur du blog) le SP500 semble vouloir nous dessiner un Harami en croix
Un harami en croix (le second corps est un doji) accentue la probabilité de la fin de la tendance et la possibilité d'un retournement (on y prêtera une attention toute particulière si le mouvement précédent était long et puissant). De même, nous noterons scrupuleusement la position du second corps lorsqu'il est, relativement, très petit par rapport au premier. En effet, dans ce cas, nous pourrons anticiper la sortie de la figure si le second corps est très haut (suite à un marché baissier).
l'investissement progressif rappel
La Bourse pour moins de 50 euros par mois...
Placer des petites sommes en Bourse sur des fonds et sicav sans s’embarrasser des soucis de la gestion d’un portefeuille, c’est possible. Nul besoin en plus d’avoir un gros capital à investir.
La Bourse facilement et simplement
Pour investir sur des fonds et sicav, les banques proposent des formules d’épargne programmée qui fonctionnent de manière très simple. Il s’agit de prélever régulièrement et automatiquement sur votre compte une somme qui sera investie sur un ou plusieurs fonds de votre choix, que vous logerez soit sur un compte-titres, sur un Plan d’épargne en actions (PEA) ou sur une assurance vie multisupports. En général, et c’est recommandé, vous pourrez investir sur des fonds clés en main, déjà diversifiés en actions (risquées) et en obligations (moins risquées) : cette répartition réduit le risque et surtout, dans la mesure où l’épargnant n’a pas à la gérer lui-même, lui simplifie la vie. Vous choisissez au départ votre ou vos fonds, vous décidez de la périodicité et du montant des virements. Après, vous ne vous occupez plus de rien. C’est au gérant du fonds de sélectionner les actions et les obligations sur lesquelles investir. Tout en sachant que vous pourrez par la suite procéder à des arbitrages, c'est-à-dire modifier la répartition de votre épargne en souscrivant à de nouveaux fonds.
En pratique
Pour vous vendre leur formule, les banques mettent en avant une grande souplesse de fonctionnement, associée à un minimum de contraintes.
En premier lieu, vous n'avez pas besoin d'un gros capital pour ouvrir un plan d'épargne en Bourse : moins de 50 euros le plus souvent. Ensuite, vos versements peuvent porter sur des sommes limitées : de 30 à 50 euros par mois au minimum pour les banques (vous pouvez bien sûr opter pour des versements plus élevés). Nul besoin donc d'un effort d'épargne considérable, il suffit que celui-ci soit régulier.
Des versements mensuels ou trimestriels nous paraissent les plus adaptés mais vous pouvez choisir une périodicité semestrielle ou annuelle. Vous avez toujours la possibilité de suspendre vos versements sans pénalité. Et bien sûr, des versements exceptionnels sont possibles.
Quelques offres de plan d’épargne programmée
Le plan d'épargne programmée en OPCVM de la Société Générale, « Déclic Bourse », est accessible à partir de 50 euros par mois (le versement initial est de 50 euros). Vous avez accès à une douzaine de fonds, dont un fonds équilibré investi pour 60% en actions (Europe, Monde et Japon) et pour 40% en obligations (Europe, Monde et Japon). Les frais d’entrée sont de 2% : ils sont exigibles à chaque versement, donc tous les mois.
Au CIC, il ne vous suffit que de 45 euros pour ouvrir, sans engagement de durée, un « Plan Bourse » (150 euros dans le cadre de l’assurance vie). Vous alimentez ensuite régulièrement votre plan, au minimum 45 euros par mois, (50 euros pour l’assurance vie), tout en ayant la possibilité de majorer ou de suspendre vos versements. Le fonds diversifié équilibré est FCP CIC Plan Bourse, et est réparti à hauteur de 50% en obligations et à 50% en actions. Les frais d’entrée sont de 1% (à chaque versement).
Planilion de LCL – Le Crédit Lyonnais est accessible à partir de 30 euros par mois et vous permet d’investir sur une cinquantaine de fonds, dont la gamme Egéris. Le fonds équilibré de la gamme est EGERIS Actions 25-65; composé de SICAV et FCP internationaux de taux et en actions. Les commissions de souscription sont de 2% au maximum.
Bien savoir où on met les pieds !
Un placement boursier est un placement de long terme. Si vous pensez devoir récupérer votre épargne dans les 5 ans à venir, mieux vaut éviter la Bourse et opter pour des placements sécurisés, comme les livrets bancaires.
A l’inverse, sur un horizon de long terme (10 ans à 20 ans), un placement diversifié en Bourse offre les meilleures perspectives de rendement. Mais, à moins de disposer d’une somme importante (30 000 euros au minimum), nous vous conseillons d’acheter un fonds déjà diversifié (souvent appelé fonds profilé) plutôt que directement des actions individuelles ou même des fonds d’actions purs (en actions européennes par exemple). Investir à 100% en actions est en effet trop risqué. Pour un investissement d’une durée de dix ans, nous conseillons un fonds équilibré, réparti pour moitié en actions et pour l’autre en obligations.
Pour le très long terme
Ce type d’épargne boursière s’adresse avant tout à vous si vous n’avez pas de grosse mise de départ et si vous n’avez ni le goût ni le temps de vous préoccuper des cours de Bourse.
Les petits versements réguliers peuvent constituer à long terme des capitaux importants. Par exemple, 50 euros versés chaque mois et rémunérés à 6% par an, donneront au bout de 20 ans la coquette somme d’environ 21 000 euros (hors imposition).
Une très bonne solution pour constituer un capital sur longue durée en vue du départ à la retraite !
SOURCE TPV 04/05/06
L'investissement progressif (suite)
L'investissement progressif (suite)
Selon Fidelity, investir progressivement et sur le long terme permet de répartir les risques et de réaliser des plus values en dépit de mouvements de marchés défavorables à court terme
Paris, le 03 octobre 2005 – L’ensemble des marchés actions ont connu des évolutions de forte ampleur au cours des 5 dernières années . Dans un premier temps, ils ont accusé une forte baisse entre l’automne 2000 et le printemps 2003, sous les effets cumulés de l’éclatement de la « bulle technologique », puis de la récession américaine. Ainsi, l’indice MSCI Euro (représentatif des actions d’Europe continentale) a perdu près de 60% de sa valeur entre fin septembre 2000, point haut de la bourse, et mi-mars 20031.
Dans un second temps, les marchés actions enregistrent une reprise marquée depuis le printemps 2003, sous l’effet de la reprise du cycle mondial et de la restauration de la profitabilité des entreprises cotées. A fin septembre 2005, l’indice MSCI Euro affiche ainsi un quasi-doublement par rapport au point bas de mars 20032. Il retrouve son niveau de l’été 2001, mais demeure encore inférieur de 20% à son record de l’automne 2000.
Pour un investisseur particulier, il peut sembler à priori difficile de réaliser de bonnes performances dans detelles conditions sur les marchés actions. Il peut être alors tentant de se tourner vers des actifs moins risqués comme les obligations ou le monétaire, qui affichent des performances positives sur la même période. En réalité, pour un placement effectué de façon régulière sur la période août 2000/août 2005, les actions affichent une performance supérieure aux obligations et au monétaire, comme illustré dans le graphique ci-dessous.
(graphique non transférable sur un post, mais résumé ci-dessous)
En effet, 100 euros investis tous les mois sur les actions de la zone Euro depuis août 2000 (soit un
investissement cumulé de 6100 euros) représenteraient un montant cumulé de 7379 euros en août 2005, soit un rendement annualisé de 7,7%. Les mêmes 100 euros placés tous les mois sur la même période seraient devenus 7281 euros s’ils avaient été investis en obligations de la zone Euro (rendement annualisé de 7,1%), et 6509 euros s’ils avaient été investis en placement monétaire (rendement annualisé 2,6%). Et pour ceux qui auraient commencé à investir au plus bas de marché en mars 2003 (soit un investissement cumulé de 3100 euros jusqu’à août 2005), alors que le sentiment général était très négatif, ils auraient récupéré 3876 euros, soit une performance annualisée de 22,5%.
Cet exemple fondé sur les évolutions des marchés au cours des cinq dernières années, apparemment
défavorables aux actions, illustre parfaitement des règles simples à appliquer selon Fidelity :
· Investir progressivement et régulièrement (par exemple, chaque mois une somme fixe) permet de lisser les fluctuations des marchés et ainsi diversifier le risque de son portefeuille en rentrant sur le marché à différents moments.
· Investir dans la durée (par exemple pour une période de 5 ans si vos objectifs d’investissement
concordent) permet de bénéficier des effets long terme des marchés actions et ce, même s’il peut être très tentant de vendre aujourd’hui pour racheter lorsque la volatilité sera moindre. Jouer avec les fluctuations de marché nécessite une excellente connaissance du marché et reste un pari dangereux.
· Ne pas paniquer en cas de baisse et ne pas être trop réactif dans ses décisions d’investissement–après les baisses, les rebonds peuvent être rapides : en profitent ceux qui sont restés pleinement investis .Investir sur les marchés actions est donc, malgré les fluctuations de marché, un investissement rentable sur le long terme. Cependant, grâce à une gestion active reposant sur le principe de la sélection de valeurs, Fidelity propose aux investisseurs des OPCVM offrant de meilleures performances que les indices. Les équipes d’analystes et de gérants travaillent à identifier et sélectionner les meilleures opportunités d’investissement afin de générer de la surperformance pour leur portefeuille.
A titre d’exemple, une personne qui aurait investi dans FF European Growth Fund à raison de 100 euros par mois sur la période août 2000 - août 2005 (ce qui correspond à investissement cumulé de 6100 euros), aurait récolté 8212 euros, soit une performance annualisé de 12%, soit 4% de plus que l’indice MSCI représentatif des actions de la zone Euro.
Le pessimisme gagne du terrain chez les gérants (MERRILL LYNCH)
Le pessimisme gagne du terrain chez les gérants (MERRILL LYNCH)
(Newsmanagers.com) - En décembre, les gérants de fonds interrogés dans le cadre du sondage mensuel de Merrill Lynch (un panel de 195 gérants avec 689 milliards de dollars d'encours) se sont montrés plus pessimistes quant à la croissance économique et aux bénéfices des entreprises. Toutefois, ils continuent de croire que l'économie des autres pays peut se découpler de la crise de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis. En tout cas, ils continuent de penser que les actions sont bon marché par rapport aux obligations et de privilégier les actifs "growth", comme les marchés émergents, par rapport aux actifs "value", comme les services financiers. En net, 60 % des gérants s'attendent à présent que les bénéfices des entreprises vont se dégrader durant les douze prochains mois (c'est le résultat le plus pessimiste depuis pratiquement une décennie) tandis que 62 % pensent que l'économie mondiale va s'affaiblir (toutefois, seuls 13 % pensent qu'il y aura une récession mondiale en 2008). A noter que la proportion de gérants surpondérés en actions de la zone euro a fortement diminué, à 19 % en net, contre 50 % il y a six mois.
Entretien avec G.Noels
2008 ?Entretien avec G.Noels / Petercam (dcliff)
Entretien avec Geert Noels,économiste en chef chez Petercam
«Je prévois une quatrième vague
de problèmes au début de 2008!»
En 2008,la monnaie chinoise sera réévaluée et cela ne passera pas inaperçu.
Geert Noels jette un regard prospectif sur les thèmes qu’il disséquera l’an prochain de sa plume tranchante.
❙ Propos recueillis par Daan Killemaes et Guido Muelenaer
Nous vous recommandons chaudement la lecture des chroniques hebdomadaires de Geert Noels. Mais évitez de les parcourir en prenant votre tasse de café car vous risquez fort de vous étrangler, non parce que les points de vue de l’économiste en chef de Petercam seraient aberrants mais parce qu’ils sont toujours originaux, en général à contre-courant, souvent obstinés, parfois sujets à controverse et de temps en temps, peu agréables pour certaines parties concernées. Conformément à la tradition de fin d’année, Trends-Tendances lui a demandé d’aligner quelques observations percutantes à propos de l’année écoulée pour jeter ensuite un regard prospectif sur 2008. Cette fois-ci, il était difficile de ne pas commencer le tour d’horizon par le drame de 2007: la crise du crédit.
«Cette crise financière figurera dans les livres
d’histoire. » (Chronique du 29/11/2007)
TRENDS-TENDANCES.Avec quelle virulence la crise du crédit
pourra-t-elle encore sévir en 2008 ?
GEERT NOELS.
Cette crise va encore faire des vagues pendant longtemps. Le nombre de défauts de paiement aux USA est très important non seulement dans les hypothèques à risque mais aussi dans les hypothèques ordinaires. Et quand les gens ne sont plus capables de payer leur maison, ils ne peuvent vraisemblablement plus non plus rembourser leur prêt auto ou apurer les soldes négatifs de leurs cartes de crédit. Beaucoup de ménages américains se retrouvent ainsi pris au piège dans un carrousel de dettes. Et ces dettes-là aussi sont reconditionnées et revendues sur les marchés financiers mondiaux. Notez que dans le cas d’une hypothèque, il y a encore une maison qui sert de garantie alors que dans le cas d’un prêt d’étudiant ou d’un débit sur une carte de crédit, il s’agit d’une dette sans sûreté réelle. Aujourd’hui, nous assistons au paiement de la facture de l’endettement orgiaque des ménages US. Le modèle de croissance américain, dans lequel le consommateur est le moteur et le crédit, le carburant, est paralysé. Et aux USA, c’est difficile de trouver un autre moteur car la contribution des exportations à l’économie s’est étiolée ces dernières années. Certes, les exportations US reprennent mais grâce à la forte baisse du dollar, ces exportations devraient encore prester beaucoup mieux. En fait, les Etats-Unis continuent à perdre des parts de marché sur les marchés mondiaux, malgré la faiblesse du billet vert.
La crise du crédit mettra-t-elle encore plus
d’établissements financiers en difficulté ?
Actuellement, le problème se situe surtout chez les acteurs de petite et moyenne dimension. Et chez les assureurs qui ont acheté beaucoup de ces hypothèques reconditionnées. La grande question qui se pose pour 2008 est de savoir si les hedge funds seront aussi touchés. C’est pourquoi je prévois une quatrième vague de problèmes au début de 2008. La nervosité qui règne sur les marchés financiers persistera encore quelque temps parce qu’un certain nombre de hedge funds continuent à rechercher des liquidités.
Les autorités ne connaissent-elles vraiment pas l’ampleur des
dégâts, ou bien font-elles semblant ?
Difficile à dire. Il est étrange que malgré tous les experts grassement rémunérés et les ingénieux modèles informatiques, on ne réussisse pas à inventorier les pertes. Vraisemblablement parce qu’on sous-estime la réaction en chaîne. Je compare cela à l’effet de soldats marchant sur un pont. Comme ils marchent tous au même rythme, les petites vibrations s’amplifient et deviennent une onde qui peut faire s’effondrer le pont. Idem sur les marchés financiers. Tous les acteurs opèrent avec les mêmes modèles informatiques et se retrouvent avec des emprunts dans les mêmes actifs. En cas de choc, tous les acteurs réagissent dès lors de la même manière et le système menace de s’effondrer. Il y a d’ailleurs exactement 100 ans que survenait la grave crise financière de 1907. Elle a abouti à la création de la Banque centrale américaine en 1913. Je n’exclus pas que dans les prochaines années, le rôle des banques centrales soit repensé, et je m’attends certainement à l’introduction de nouvelles règles pour les marchés financiers. La thèse d’Alan Greenspan selon laquelle le secteur pratiquerait suffisamment d’autorégulation, s’est avérée totalement fausse. Quand les bénéfices possibles sont substantiels et que les pertes éventuelles peuvent être répercutées sur la collectivité, il ne faut pas s’étonner de voir la témérité faire la loi sur les marchés. La collectivité doit imposer des règles pour mettre le holà à un tel comportement. Les banques resteront, par exemple, davantage responsables des crédits qu’elles revendent et ne pourront donc plus aussi facilement évacuer de leur bilan les risques de crédit. Pour mieux couvrir ces risques plus élevés avec des capitaux propres, les banques vont à présent devoir procéder à une vague d’augmentations de capital, comme le secteur des assurances au cours de la période 2000-2002.
«Une récession courte mais
profonde est la meilleure chose
qui puisse arriver aux
Etats-Unis. » (29/11/2007)
Les banques dont le bilan est truffé de
mauvais prêts ne peuvent pas ou
quasiment pas accorder de nouveaux
crédits aux entreprises et aux ménages.
Quel est le risque de voir s’installer une
pénurie de crédit ?
En Europe, les ratios bancaires sont encore sains et le risque d’une pénurie de crédit est restreint. Mais les Etats-Unis sont en proie à un credit crunch. On n’a encore jamais vu outre-Atlantique une telle baisse du nombre de crédits consentis (voir graphique). Aussi je pense que les Etats-Unis sont déjà en récession. J’entends par là que l’économie US connaît une croissance inférieure à 1 %. Le troisième trimestre était encore bon en apparence mais les chiffres américains ne sont absolument plus crédibles. Dans les chiffres de l’emploi, par exemple, 80% des emplois supplémentaires sont une illusion statistique. Ce genre de choses ne se produisait pas auparavant. Je prévois une longue période de croissance économique inférieure à 2%. Une profonde récession en 2008 (avec une croissance de moins de 1%) est en fait le meilleur scénario pour les USA. Alors, l’économie pourra être assainie et on pourra rompre avec le passé. L’économie américaine doit se débarrasser de ses asservissements au financement étranger et au pétrole. Les élections présidentielles de l’an prochain offrent l’occasion d’effectuer cette rupture de style économique.
Les décombres ne seront-ils pas seulement évacués après les
élections présidentielles ?
Oui mais le débat sera entamé. Et quand les Américains seront convaincus qu’il y a un problème, ils pourront se ressaisir rapidement.
Ben Bernanke a-t-il reçu pour mission de veiller à ce
que l’économie continue à tourner jusqu’aux élections,
en abaissant les taux d’intérêt ?
Ce pourrait bien être le cas. Bernanke doit avoir un énorme problème de conscience parce qu’en son for intérieur, il veut une politique économique et monétaire plus orthodoxe mais en même temps, il sent la pression sur ses épaules pour faire baisser les taux.
«La dernière chose que les Banques
centrales doivent faire à présent, c’est
intervenir pour limiter les dégâts. »
(1/08/2007)
On ne peut tout de même pas précipiter toute une
économie dans une récession uniquement pour donner
une leçon aux banquiers ?
Le rôle des banques centrales est de fournir des liquidités en cas de grande nécessité et de garder le système financier à flot. Mais il y a un prix à payer pour ça et ce prix n’était pas assez élevé. Les pompiers doivent secourir les gens mais celui qui joue avec des allumettes sur la lande doit se voir présenter la facture pour les travaux d’extinction. C’est précisément en sanctionnant le comportement irréfléchi qu’on renforce le système financier alors qu’une politique trop indulgente sème les germes de la prochaine crise. D’ailleurs, croit-on encore vraiment dans le marché libre? Ou la banque centrale est-elle devenue une sorte d’instrument de planification du gouvernement, dans la conviction ou l’illusion qu’on peut encore redresser les choses? A un moment où les politiciens réclament une baisse des taux d’intérêt, ceux-ci devraient rester élevés pour parvenir à un assainissement et faire en sorte que les têtes brûlées se voient présenter la facture et que la collectivité ne doive pas payer les frais de leur témérité.
La Federal Reserve peut-elle soutenir
l’économie en abaissant les taux ?.
Les baisses des taux ont un effet psychologique positif à court terme mais à long terme, la politique des taux va amplifier le cycle économique plutôt que l’atténuer. Une baisse des taux ne s’impose que lorsque l’économie est à nouveau en train de se redresser. Le seuil de «tolérance à la douleur» sur les marchés a aussi reculé et se situe très bas. Quand la Bourse chute de 5% ou qu’un petit fonds est en danger, les investisseurs appellent déjà la banque centrale à leur secours alors que le système financier n’est nullement en danger. Les investisseurs se tournent toujours vers la Fed pour les aider mais la question est de savoir si la Fed travaille encore dans l’intérêt général ou dans l’intérêt d’un petit club select de Wall Street.
«La Chine soutient l’économie mondiale
à bout de bras.Sans elle, nous serions en
récession et les actions auraient chuté
de 30 %.» (20/09/2007)
Quel est le danger de contamination
que présente une récession américaine
pour le reste de l’économie mondiale ?
Jusqu’à présent, l’économie mondiale tient le coup. Le ralentissement aux USA est déjà en cours depuis 2004 et depuis lors, la croissance n’a fait que s’accélérer dans le reste du monde. On assiste à présent à une accélération de l’effondrement de l’économie US et pourtant, la conjoncture européenne tient bon. Toutes les économies qui sont plus tournées vers l’Est que vers l’Ouest, comme l’économie européenne, continuent à croître. Dans une décennie, le monde aura une allure fondamentalement différente.
Sous-estimons-nous encore toujours en
Europe ce déplacement économique vers l’Est?
Absolument. 2008 sera une nouvelle année charnière. 2004 fut l’année charnière au cours de laquelle l’Est est devenu plus important que l’Ouest pour les exportations européennes. A présent, nous assistons au déplacement de la puissance financière vers l’Est, comme en témoignent les fonds d’Etat orientaux qui procèdent à des achats intéressants grâce aux liquidités dont ils disposent. Autre facteur important : les Jeux Olympiques qui auront lieu à Pékin, l’an prochain. Normalement, les Jeux ne présentent aucune importance sur le plan économique, sauf naturellement dans une économie planifiée. Le gouvernement chinois veut garder le train sur les rails jusqu’aux JO. Sans cet événement, nous aurions eu une autre sorte de planification en Chine mais à présent, le rythme de la croissance y est soutenu. Je prévois dès lors un ralentissement après les Jeux. Quelle en sera l’ampleur ? Difficile à dire. L’importance de l’économie chinoise est plus grande que nous nous l’étions imaginé et la transparence est nulle. Un ralentissement de l’économie chinoise serait en tout cas beaucoup plus pénible qu’une récession aux USA. Pour l’économie européenne, la Chine est devenue beaucoup plus importante que les Etats-Unis. Mais d’ici là, l’économie US aura peut-être repris des couleurs. C’est le scénario optimiste pour 2008. Le grand événement financier de 2008 sera le raffermissement de la monnaie chinoise par rapport au dollar. Cela aura un grand effet. La pression sur l’euro diminuera parce que c’est à présent la seule soupape pour compenser la faiblesse du dollar. Voilà aussi pourquoi la chute du dollar se rapproche de son terme: je ne le vois pas s’affaiblir au-delà de 1,6 dollar pour un euro. Le raffermissement du yuan est une bonne nouvelle pour la compétitivité de l’économie européenne mais c’est aussi une mauvaise nouvelle parce que la Chine aura un plus grand pouvoir d’achat sur les marchés mondiaux et achètera donc encore plus de matières premières.
«Le pic pétrolier est déjà une réalité...
Un baril à 100 dollars n’apparaît plus
comme une idée saugrenue.» (19/08/2007)
L’inflation sera-t-elle aussi un thème essentiel l’an prochain ?
Je ne le pense pas. Le parallèle avec 2001 est manifeste. A cette époque aussi, l’inflation reprenait vigueur, attisée par la hausse des prix pétroliers mais la déflation était encore toujours le danger sous-jacent. A présent, le ralentissement de la conjoncture va peser sur l’inflation tandis que le dégonflement de la bulle du crédit est très déflatoire. La Banque Centrale Européenne (BCE) ne doit donc pas se presser d’augmenter les taux. Le vrai problème est la croissance rapide de la masse monétaire mais ce phénomène-là requiert une intervention chirurgicale et il n’est pas nécessaire de tout paralyser via des hausses des taux. Je pense qu’à la fin de 2008, nous aurons des taux (tant à court terme qu’à long terme) commençant par un 3. La BCE peut difficilement rester à 4% si la conjoncture ralentit, que l’euro reste
fort et que la Fed continue à réduire ses taux.
Entre-temps, la hausse des prix des denrées alimentaires pèse
sur la confiance des consommateurs.
C’est vrai mais l’alimentaire a été bon marché beaucoup trop longtemps. La hausse des prix est donc aussi un mouvement de rattrapage et a des effets positifs. L’Europe peut plus facilement supprimer ses subsides agricoles et au niveau mondial, la hausse des prix des denrées alimentaires est une forme efficace de lutte contre la pauvreté des paysans. La globalisation permet donc aussi une répartition honnête, non via les subsides mais via les instruments de marché.
Le baril de pétrole coûtera-t-il encore plus cher ?
Le pétrole coûte cher, pas seulement à cause de la spéculation et des tensions géopolitiques. Nous sous-estimons encore toujours le problème fondamental d’une demande en hausse et d’une offre insuffisante. La production pétrolière classique a baissé depuis 2005. La hausse des prix pétroliers est de nature à inciter les producteurs à extraire un maximum de brut. Or ils ne l’ont pas fait. Probablement parce que la hausse de la demande s’effrite mais aussi parce qu’ils sont incapables d’accroître la production. Cette situation se poursuivra en 2008. L’extraction du pétrole devient plus difficile et plus coûteuse. Le pétrole ne sera plus utilisé pour tout. C’est là un débat positif. Nous devons nous consacrer à fond à ce passage aux énergies alternatives. Cessons de chipoter avec toutes sortes de stupides primes mazout ou réductions des accises ou de systèmes à cliquet et utilisons cet argent pour investir dans l’efficacité énergétique et les sources d’énergie alternatives. Une formidable opportunité s’offre à la Belgique : au lieu d’assembler des voitures et d’être tributaires de concepts étrangers, réfléchissons de façon proactive à la voiture de l’avenir. Si Ford vend Volvo, ce sera une opportunité d’utiliser cette plate-forme, ce know-how et cette main-d’oeuvre pour fabriquer les voitures de l’avenir. Nous avons ici tout un cluster de connaissances. Nous devons être les premiers à construire la voiture de demain. Et pourquoi n’irions-nous pas ensuite la vendre en Chine ?
Par extension,n’y a-t-il pas des opportunités dans tout le secteur
de l’environnement ?
Dans ce domaine, nous avons déjà laissé filer une occasion. L’Allemagne s’est profilée comme experte en énergie solaire et le Danemark, en énergie éolienne. Ce qui a donné naissance à un certain nombre de multinationales. Mais il n’est jamais trop tard pour comprendre qu’il vaut mieux jouer un rôle dirigeant.
«Globalement, les actions ne semblent pas
chères... Mais tout le monde utilise la valorisation
bon marché des grandes entreprises pour
continuer à justifier les achats des plus petites
qui sont coûteuses.» (15/02/2007)
Et les Bourses en 2008 ?
Attention. On assiste à un changement dans la stratégie des investisseurs : pendant la hausse de ces dernières années, ils ont considéré les corrections comme des opportunités d’achat, à présent, ils considèrent un redressement des cours comme une opportunité de vente. De nombreux investisseurs veulent continuer à réduire leur position d’endettement et d’autre part, le ralentissement de la croissance économique laissera des traces dans les bénéfices des entreprises. Mais pour quelqu’un qui a une vision à long terme, les corrections futures seront des opportunités d’achat. Et il y en aura en 2008.
Le rapport cours/bénéfice n’est pourtant pas exagérément
élevé. Cela ne place-t-il pas un plancher sous les cours ?
Le ratio cours/bénéfice ne révèle rien parce que, surtout dans le secteur financier, beaucoup de bénéfices futurs ont été avancés. Les bénéfices actuels ne sont donc pas durables. Dans d’autres secteurs, les bénéfices ne peuvent pas non plus augmenter éternellement. Le poisson ne peut pas devenir plus gros que le bocal dans lequel il nage. Le poisson, c’est le bénéfice et le bocal, le PIB. Aujourd’hui, le poisson a atteint les limites. L’investisseur qui pense que les bénéfices peuvent continuer à croître plus que le PIB, commet une erreur. La croissance du bénéfice attire des concurrents et exerce ainsi une pression sur les marges. La part des bénéfices dans le PIB retombera à sa valeur moyenne historique. Même lorsque le rendement de dividende est élevé, il faut être prudent. General Motors a le plus haut rendement de dividende du Dow Jones de ces 30 dernières années mais c’est aussi le plus mauvais investissement de ces 30 dernières années.
«Les gens qui ont construit leur maison en pierre,
devront accueillir les autres.Nous évoluons
vers un effet trois petits cochons.» (18/10/2007)
Vous entendiez par là que celui qui épargne pour sa pension,sera
taxé plus tard sur ces réserves pour financer le coût du
vieillissement. La Belgique se prépare-t-elle valablement pour
faire face au vieillissement ?
A cause du déséquilibre démographique, nous sommes obligés d’y impliquer la population active de la façon la plus productive et la plus efficace possible. Mais je suis positif. Nous connaissons en Belgique une vague de créativité sans précédent. Faites la comparaison avec les Pays-Bas et vous verrez que la Belgique a une génération créative qu’on nous envie. Tous les groupes pop, la mode, les médias, c’est formidable.
Une réforme de l’Etat est-elle nécessaire pour dynamiser notre économie ?
Oui, mais si on ne commence pas avec une page blanche, on n’aboutira pas, au niveau de la régionalisation, beaucoup plus loin que la situation actuelle. La Flandre commence à présenter beaucoup de caractéristiques du mal belge. Elle réalise toute une série de projets d’infrastructure dont l’efficacité est à peine contrôlée parce que l’argent afflue de toute façon. En Belgique, le plus grand gaspillage a lieu au niveau des pouvoirs publics. Les syndicats devraient descendre dans la rue pour exiger plus d’efficacité dans les services publics afin de maintenir ainsi le pouvoir d’achat. ■
Trends-20/12/2007
30 décembre 2007
Voici mon portefeuille de fond et sicav pour débuter 2008
Voici mon portefeuille de fond et sicav pour débuter 2008
La colonne prix d’achat représente la pondération en %
(viré les biotech en cause la faiblesse du $, le japon (phase4) et les technos européenne un des + mauvais dans sa catégorie+emerging europe qui font doublons avec l’approche de carmignac)
Nouvelle position
Dans ING (L) Renta Fund EMD Hard Currency ce sont pour ainsi dire les seules obligations dans le portif au stade actuel ce fond devrait me permettre de profi ter ainsi de l’amélioration du potentielle de la solvabilité de ces pays (émergents)
Dans ING europ. Food and beverage pour son profil défensif
Renforcement dans Carmignac gestion pour les raisons expliquées + bas
DBA tracker US pour miser sur l’agriculture comme le conseille Jim Rogers
Vous le trouverez ici si cela vous intéresse
http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=DBA
CASH
Il s’élève maintenant à 30 % pour profiter d’éventuelles opportunités a venir sur secteur quelconque ou pour miser sur un fond bear si la situation venait a se dégrader sérieusement
En faisant un rapide tour vous comprendrez vite que je crois au découplage des marchés et que l’harmonie avec les US se fera de- en – présente. La récente envolée des cours des émergents s’explique par la solidité de leurs fondamentaux économiques et par les flux en direction de ces places.
L’or et les MP vous connaissez mon point de vue sur le sujet : pas touche même en cas de correction le seul changement c’est que je n’accumule plus je garde. Par les crédits qu'elles accordent aux banques commerciales, les banques centrales augmentent la masse monétaire trois fois ou quatre plus vite que la croissance du PIB. L'or est une bonne méthode de se protéger de l'inflation monétaire.
J’ai également axé l’ensemble du portif majoritairement sur les valeurs growth au détriment des values de même que les big cap au détriment des smalls
Les actions de croissance se comportent bien à la fi n d’un cycle économique haussier. A ce stade du cycle, les attentes bénéfi ciaires de nombreuses entreprises sont revues à la baisse et les sociétés parvenant malgré tout àaffi cher une croissance bénéfi ciaire supérieure à la moyenne bénéfi cient dès lors d’une sorte de prime de rareté, qui propulse leur cours vers le haut.
Voila c’est mon pari pour 2008 a l’heure actuelle c’est risqué d’une certaine manière de continuer à miser majoritairement sur des secteurs et zones géographiques qui ont déjà bien monté mais pour l’instant c’est encore eux les locos.
NB :Subprimes : C'est seulement en 2008 que la plupart des ménages US ayant souscrit des prêts hypothécaires à taux variables sentiront l'effet de la hausse du loyer de l'argent. C’est a ce moment la qu’il faudra voir le comportement du marché si après cela il résiste toujours le plus gros de la crise sera passé
Apres 5 ans de sous performance continue
Le rattrapage des technos suit son chemin sans avoir l’air d’y toucher et c’est très bien comme ca.
La dernière enquête de Merrill Lynch à l'échelle mondiale montre que 80% des gestionnaires de fonds estiment que la croissance à deux chiffres des bénéfices est «improbable» l'année prochaine, et 74% qui estiment que nous sommes dans la dernière phase de cette Expansion. Pourtant, le Nasdaq Composite Index est en hausse de 11% cette année.





















