30 novembre 2007
Resultat du sondage
Voici le résultat final du sondage, merci a ceux qui ont bien voulu se prêter à ce petit exercice
La question était : Selon vous, l’indice sera –t-il plus proche des 1400 ou des 1600 pts pour fin décembre ?
Voici un tour d’horizon des principaux sondages du coté US
la derniere de Jim en VO
Q&A: Jim Rogers
Adventures in Chinese Capitalism
By Kirk Shinkle
Posted November 29, 200
Une cover comme je les aimes
Vous n’ignorez plus à force de venir me rendre visite sur ce blog mon « approche des marchés » de type contrarian
Ultime rappel : Le contrarian : c’est l'esprit du marché, ou plutôt, son mécanisme. Le marché prend le chemin qui enrichira le moins de monde possible. Ainsi donc, il prendra le chemin qui contrariera le maximum de personne et ira selon les placements de la minorité. Il fera monter les actions au moment même où tout la majorité sera dans les obligations et vice-versa.
Voici une étude du SSRN qui abonde dans ce sens
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=980690#PaperDownload
ne pas perdre de vue son point de vue
[Nouriel Roubini, Le Monde 16 novembre 2007]
Il est de plus en plus évident qu’une récession sévère est inévitable aux USA dans les mois prochains. Contre l’avis général prévoyant un atterrissage en douceur de l’économie et une résistance de la consommation, nous étions quelques uns à avoir averti il y a un an de cela que la combinaison de la récession immobilière allant empirant, d’une grave crise du crédit et de la finance, du renchérissement du pétrole et de consommateurs surendettés allaient produire une récession économique majeure.
Les preuves s’accumulent désormais, montrant qu’une récession est inévitable. Les déclarations répétées des membres de la Fed, affirmant qu’ils en ont fini avec la baisse des taux sont à la fois creuses et complètement insincères. Le taux de la Fed descendra à 4% en janvier et sera en dessous de 3% à la fin de l’année 2008.
Le changement d’état d’esprit de la presse financière et des plus éminents analystes du marché révèle qu’ils ont compris qu’une récession est très probable.
L’Economist a publié un article en page une affirmant qu’une récession est très vraisemblable. Plus encore, à Wall Street, certains analystes des plus réputés qui étaient partisans de la thèse de l’atterrissage en douceur (soft landing) ont maintenant modifié leurs prévisions et tablent sur un atterrissage violent (hard landing). Ce n’est pas uniquement David Rosenberg, de Merrill Lynch, qui se plaçait de façon informelle dans le camp des hard landistes, et qui parle désormais ouvertement d’une récession de la consommation. Ce n’est pas uniquement non plus Jan Hatzius, de Golman Sachs, qui était plus prudent sur la perspective de l’atterrissage, et qui aujourd’hui parle ouvertement de récession et d’un effondrement du crédit réduisant de 2 000 milliards le volume des prêts accordés.
Même dans des maisons emblématiques du camp des soft landistes, comme Morgan Stanley et JP Morgan, le ton est désormais complètement différent. A la Morgan, Steve Roach était le « Monsieur pessimisme » (bear) de la maison tandis que Richard Berner ( un économiste bien plus raffiné ) était le « Monsieur Soft landing ». Depuis que Steve Roach est parti diriger la filiale asiatique, les commentaires publiés par Richard Berner sont de plus en plus sombres. Sa dernière publication est titrée « tempête totale pour le consommateur US », et il y décrit les éléments déchaînés qui vont frapper de plein fouet la consommation, comme je l’avais fait dans un billet récent intitulé « Le ralentissement futur de la consommation déclenchera un atterrissage violent de toute l’économie. »
Berner commence par :
Des tensions sérieuses s’accroissent sur la consommation aux USA sur cinq fronts : la croissance de l’emploi se ralentit, l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation pèse sur le pouvoir d’achat, les prêts immobiliers à taux d’appel vont passer à leur taux nominaux, les critères des prêts vont se durcir, et la valeur du patrimoine immobilier va sans doute décliner. Est-ce que ces nuages noirs présagent d’une tempête sur la consommation ?
Et il conclut par :
Les risques sur la consommations s’accroissent et le risques de récession aux USA est plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été ces six dernières années ; l’immobilier connaît un déclin marqué, les consommateurs sont vulnérables et les entreprises pourraient restreindre leurs investissements et liquider leurs stocks. La contribution de la croissance mondiale forte est positive, mais les impacts de la faiblesse américaine sur ses partenaires commerciaux pourraient mettre à mal cette réserve de croissance. Ces tensions pourraient persister plus longtemps et être plus intenses que je ne l’avais prévu. Même si l’économie évite la récession, les profits des entreprises déclineront sans doute.
Même une banque constamment plus optimiste comme la JP Morgan, qui prédisait que le risque majeur était la surchauffe et que la Fed porterait son taux à 6%, a du jeter l’éponge, et Bruce Kasman reconnaît désormais que le risque de ralentissement est sérieux et que la Fed baissera son taux à 4%. Comme il l’écrit dans son dernier billet :
Les prévisions pour les USA sont en train de changer : contraction et assouplissement. La contraction [ de la demande ] due à l’énergie et au resserrement du crédit présage d’une perspective de croissance à 1% pour le trimestre en cours et suivant. La Fed devrait vraisemblablement tenir compte du risque de ralentissement de la croissance et baisser son taux de 0,5% à la fin de l’année. (…) Nous évaluons aujourd’hui la probabilité d’une récession à 35%.

Lorsque le plus éminent et le plus respecté des analystes dans le camp du soft landing à Wall Strett, devient aussi pessimiste et commence à parler de la probabilité élevée d’une récession, du ralentissement de la croissance et de la récession de la consommation, on sait alors qu’il s’agit d’un discours codé admettant implicitement ce que bien peu d’analystes à Wall Street peuvent dire explicitement à cause des contraintes liées à leur situation. Le débat porte désormais de moins en moins sur la question de savoir si nous allons vers une récession qui semble inévitable, mais sur son ampleur et sa durée. Les risques financiers et économiques sont bien plus sérieux que ceux d’une simple récession.
Je prévois maintenant le risque d’un effondrement aggravé du crédit et des liquidités se transformant en krach généralisé du système financier, d’une gravité et d’une ampleur jamais observée auparavant. Dans ce scénario extrême dont la vraisemblance augmente, nous pourrions assister à des scènes de paniques et de retraits en masse (run) dans quelques banques et autres institutions financières, qui pourraient tomber en faillite. Cela entraînerait un effet systémique en cascade sur les produits dérivés provoquant une crise sur ces marchés (imaginez la crise LTCM à la puissance trois), un effondrement du marché des obligations adossées à des actifs (ABCP) et un effondrement des SIV et des conduits. Nous assisterions à des pertes massives sur les fonds investissant sur les marchés monétaires, avec des retraits massifs et des ventes massives (run) qu’ils soient ou non soutenus par une banque, (avec un risque plus élevé pour ces derniers), des défaillances et des pertes grandissantes dans les subprimes (plus de (500 milliards) et les autres emprunts hypothécaires, entraînant de graves effets sur les marchés des CDO et des titres adossés à l’immobilier (RMBS) , des pertes massives sur les crédits à la consommation et les titres associés (CMBS), l’assèchement des liquidités et du crédit dans différents secteurs des marchés de titres remettant en cause la totalité du processus de titrisation, des retraits massif des fonds spéculatifs et des institutions financières qui ne peuvent faire appel à la Banque Centrale comme prêteur de dernier ressort, un accroissement marqué des défaillance sur les obligations émises par les entreprises, un renchérissement du crédit, et un rapatriement massif sur les banques des activités donnant lieu jusqu’à présent à une titrisation.
Lorsqu’il y a un an de cela l’auteur de ces lignes mettait en garde contre le risque systémique bancaire et financièr, sous la forme d’une combinaison d’une crise de liquidité et d’une crise de solvabilité, comme on n’en a pas connu depuis des décennies, ces vues étaient considérées comme excessives. Elles ne le sont plus désormais lorsque Goldman Sachs écrit que le risque de contraction du crédit est de l’ordre de 2 000 milliards de dollars pour les quelques années à venir.
Il faut souhaiter que dès aujourd’hui quelques personnes parmi les gouverneurs et les membres de la Fed commencent à réfléchir à cette dangereuse crise systémique financière et aux actions à entreprendre pour s’y préparer.
Publication originale Nouriel Roubini
si vous aimez Roubini:
les moteurs chauffent
Elément de réponse du bull qui se prépare pour décembre
Merci a decision.com pour le graphique
Observez bien le bull/bear ratio en bas c’est en weekly
Le niveau actuel est presque a 1 record historiquement bas
Les spreads des obligations à 5 ans
Les spreads des obligations à 5 ans werner
notées 3B sont passés de 30 pdb à 90 pdb
La Tribune - 27/11/07
L'an dernier ont été proposées sur le marché des obligations structurées d'une nouvelle espèce, les CPDO (abréviation de " Constant Proportion Debt Obligation "... titre intraduisible, car ne signifiant rien), qui rapportaient 2 % de plus que les obligations d'État et qui étaient notées 3A : gros rendement et faible risque. Le beurre et l'argent du beurre en quelque sorte ! Pour offrir un aussi bon rendement, la structure utilise un fort levier par le biais d'instruments hors bilan, en prenant par exemple des positions qui équivalent à 15 fois ses actifs (avec 100 euros, on joue sur un panier d'obligations d'une valeur de 1.500 euros). Pour avoir malgré cela une bonne note, la structure prévoit d'appliquer une stratégie qui consiste à réagir à une baisse des obligations par un réajustement du panier, et surtout par une augmentation du levier, ce qui améliore le rendement et couvre la perte. Le risque est bien sûr que les obligations continuent à perdre de la valeur, car il y a une limite à l'augmentation du levier. Les agences de notation ont fait des calculs et conclu que ce risque est négligeable. En réalité, depuis juillet, le spread (supplément de taux par rapport au taux d'un placement sans risque) augmente violemment sur les obligations (voir graphique), ce qui signifie que ces obligations se déprécient, en particulier celles des banques américaines, qui ont souvent été incluses dans les paniers de référence. Les CPDO ont perdu une bonne partie de leur capital de départ. Certains ont déjà baissé leur coupon de moitié. Les agences, qui n'avaient pas imaginé une telle crise, abaissent les notes. Elles s'aperçoivent qu'elles ont été prises au piège d'un raisonnement spécieux : plus on prend de risque, plus il y a de rendement, donc mieux on peut couvrir le risque et moins il y a de risque au final. Pourtant, augmenter la mise pour se refaire quand on perd est une martingale bien connue des joueurs. Elle permet de gagner à presque tous les coups. Il est malheureusement des cas où on perd, rares mais très coûteux. Dans cet immense casino qu'est devenu le marché obligataire mondial, les martingales où l'on gagne à coup sûr n'existent pas. Quant aux agences de notation, c'est leur crédibilité qu'elles ont mise en jeu.
Maurice De Boisséson, directeur de la recherche chez Octo Finances.
remember en 2000
Uniquement pour trader averti
Même si vous ne partagez pas mon optimisme pour cette fin d’année ce que je comprends tout a fait, il y a toujours possibilité de se faire pas mal d’argent même dans une phase baissière grâce a des calls ou put sur option US.
Ci-dessous le QQQQ(Nasdaq) en pleine phase baissière de jours fin 2000 avec des rebonds numérotés de 1 à 4.graphique emprunté a un trader US
1.12 Oct. fermeture à 75.13, le 13 oct. fermeture à 81.25 gain de 8.14%
2.13 Nov. fermeture a 70.16, le 14 fermeture a 78.84 soit 8.25%
3. 4 DEC fermeture à 63.69, le 5 déc. fermeture a 70.69 soit 10.97%
4.2 Janv. fermeture a 53.44 le 3 janv. fermeture a 62.44 soit tenez vous bien 16.8% !!!
Ca c’est de la volatilité que beaucoup semblent avoir oublié voir même peut-être ne jamais avoir connu.
Malgré la baisse, les rebonds devenaient de + en + violent un call sur option US varie pour le moment en moyenne de 15% / % sur l’indice.
Si je tiens un raisonnement simpliste, a cette époque si vous aviez réussi le timing parfait dans ces 4 rebonds à savoir + de 40% *15 vous auriez réussi à encaisser la bagatelle de 600% dans une phase baissière !!!
Evidement ce timing parfait n’est pas possible mais je voulais juste attirer votre attention sur le fait qu’un spéculateur averti se contre fou de la tendance et je ne vous parle même pas des put possible durent ce même laps de temps.
NB : toujours vérifié la volatilité implicite avant de prendre une option sinon vous foncerez droit dans le mur
Le scenario des rebonds de + en + violents sont ce qui va arriver ce mois de décembre sauf que le Nasdaq va repasser en phase 2 de jours la semaine prochaine et je me permets de vous rappeler que celui-ci est encore bien haussier en weekly ;-)
Rêve ou réalité nous serons vite fixés
long Nasdaq
Bonjour, je passe long sur le Nasdaq via le QQQQ avec 1 stop de protection a 2618 pts, un retour sur la MM30 est envisageable voir un test sur le bas du canal mais je sens le gros boost arriver je vous ferais un topo ce week-end
Pour moi, le rally de fin d’année ne fait aucun doute et il va être tres puissant
ceci n'est en aucun cas un conseil
29 novembre 2007
Et si le consensus se trompait ?
Jocelyn Jovène,
DOW JONES NEWSWIRES
PARIS (Dow Jones)--Et si le consensus se trompait ?
Depuis quelques jours, les principaux indices boursiers regagnent du terrain, principalement dans l'attente d'un nouveau geste de la Réserve fédérale américaine.
Mais de nombreux investisseurs s'attendent à une poursuite de la détérioration de l'environnement économique. Un tel scénario n'est que partiellement pris en compte dans les prévisions de bénéfices faites par les analystes, qui voient toujours une croissance des résultats de 8% cette année et de 9% l'an prochain.
Si le scénario d'un ralentissement plus sévère, voire d'une récession de l'économie américaine, venait à se confirmer, certains intermédiaires s'attendent à une révision significative des croissances bénéficiaires l'an prochain.
Or le manque de visibilité sur l'ampleur de la crise du subprime et ses conséquences sur l'économie réelle devrait conduire à une certaine prudence.
Dans une étude récente, Goldman Sachs a travaillé sur l'hypothèse d'un scénario dit de "hard landing" - ou atterissage brutale - qui n'est pas son scénario central, mais qui se traduirait par une croissance économique nulle ou quasi-nulle aux Etats-Unis et en Europe et par une croissance du PIB mondial de 2,2% en 2008, grâce au dynamisme relativement préservé des économies émergentes.
Un tel scénario devrait conduire à une révision en baisse de 11% à 17% des prévisions de résultats 2008 des entreprises cotées en Europe, avertit Goldman Sachs.
Lors des quatre dernières années, les sociétés cotées ont été en mesure d'améliorer leurs résultats grâce aux restructurations, à la globalisation et aux gains de productivité issus des nouvelles technologies et ce malgré l'augmentation de leurs coûts, des taux de change moins favorables et l'envolée des matières premières. Tout ceci se traduisant par une vive progression des indices boursiers sur la période.
Aujourd'hui, ce cercle vertueux semble se gripper et conduit à une volatilité accrue des indices boursiers. Il n'est que partiellement intégré par le marché qui reste soutenu par des publications de résultats toujours en croissance. Mais la croissance de ces résultats décélère trimestre après trimestre, relèvent certains stratégistes.
Face à un environnement toujours plus incertain, nombreux sont les intervenants qui recherchent avant tout des sociétés cotées assurant une certaine protection du dividende, grâce à de fortes positions concurrentielles. Plusieurs gestionnaires d'actifs devraient donner leur sentiment sur 2008 au cours des semaines à venir.
Pour faire face à une inévitable correction des indices boursiers, dans un scénario noir, Goldman Sachs a développé une liste de sociétés affichant des niveaux de rentabilité, de génération de trésorerie et des bilans attrayants.
Ces sociétés - la banque retient des noms aussi divers que ENI, Voestalpine, Petrobras, Danone, Diageo, WPP, Vivendi, Nestle, Pepsico, AXA, Roche ou Prudential - devraient aider les investisseurs à faire face à une hypothétique stagnation des grandes économies occidentales, à un dollar durablement faible et à un baril de pétrole dont les prix resteraient élevés.

























