Weinstein indemodable

prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein

31 octobre 2007

SUIVI OPTION

vendu mon call QQQQ +9% je trouve que cela monte de trop avant l'annonce ,d'habitude c'est plat avant la FED.

Anticipation de -50 pts peut-être?

je garde cependant mon call DIA

Posté par forcast à 18:50 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

500 points de plus ? sur le DOW en heure

aaaaaaaaaaaaa

Comme convenu hier, les indices sont revenu tester le bas de leur trend haussier en heure, on peut deviner à présent une formation de cup and handle se profiler et ce encore en heure.

Je surveille l’obv cars si celui-ci venait à confirmer un bris de ce petit canal descendant, il donnerait le signal que la hanse est terminée  potentiel 500 pts !!!

Si je réussi ce coup la, mon année de trading sera déjà terminée, les calls pris hier voir dans commentaires d’hier sont déjà en vert vif a l’heure actuelle ;-)

Bien entendu la FED ce soir pourrait venir troubler ce scenario idyllique c’est pourquoi je reste figé sur mes écrans

A+

Posté par forcast à 17:17 - Swing Trading - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

pour le CT

En regardant les contrats sur le E-mini futur SP DECEMBRE nous allons connaitre une belle volatilité aujourd’hui le SP500 va vouloir retourner toucher sa MM30 en heure qui correspond exactement au bas du canal haussier visible sur le graphique hourly ci-dessous

Une fois ces niveaux atteints, je rentre massivement sur des calls le marché est encore et toujours haussier

SPX

Ps: DON'T FIGHT THE FED !!!!

Good Luck !

Posté par forcast à 13:45 - Suivi intraday - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2007

Un scenario que les bear apprécieront certainement

Un scenario que les bear apprécieront certainement

Ce n’est pas le scenario que je retiens en priorité mais j’avoue que la similitude est troublante.

Rebond jusqu'à une résistance Fibonacci  avant de reprendre la baisse ?

vvvvvvvvvvvvvvvv

Posté par forcast à 22:05 - AT dow - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

a decouvrir

un super blog pour les amateurs d'Elliott

http://caldaroew.spaces.live.com/

Posté par forcast à 20:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

la crise immo se fait resentir sur le comportement du consommateur

Intéressant à plus d’un titre ce graphique du New York times

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En 2006, quand es problèmes de logement sont devenus de plus en plus évident les constructeurs de maison (home builders) ont plongé mais l’index des grandes surfaces ne suivait pas la même direction Aujourd'hui, les mêmes forces qui influencent les Home Builders ont désormais un impact direct sur les magasins preuve que la crise de l’immo joue maintenant un vrai rôle sur le comportement du consommateur

Source :bigpicture

Posté par forcast à 19:55 - Fonda immobilier - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Subprime

La crise est finie.    pirson

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C'est du moins la conclusion qu'on pourrait tirer du redressement des Bourses et de la stabilisation des taux d'intérêt. L'image est néanmoins trompeuse. En coulisse, on bataille dur pour trouver des solutions aux problèmes subsistants...

Certains chiffres en disent en effet plus long qu'il n'y paraît. Le marché obligataire, par exemple, nous renseigne sur bien des choses. Après la forte réduction des taux directeurs par la Réserve fédérale il y a deux semaines, on aurait dû assister au raidissement de la courbe de rendement. Les taux à court terme auraient dû fléchir conjointement aux taux directeurs et les longs progresser en vue d'une accélération de l'inflation. Si ce dernier mouvement a effectivement eu lieu, le premier n'est jamais survenu.

La raison en est simple. Bon nombre de banques américaines recherchent fébrilement des acheteurs pour écouler une partie de leurs engagements. Ces banques sont disposées à fournir le crédit à ces acheteurs potentiels. Elles leur concéderaient même les engagements à un prix inférieur à celui auquel ils sont inscrits dans leurs livres.

Une telle générosité alimente la suspicion. Quand on se renseigne, on apprend que les engagements visés concernent essentiellement les crédits octroyés lors d'opérations de fusion ou d'absorption. Opérations à risque, on s'en doute. Leur amortissement dépend en effet des plus-values que dégageront le démantèlement et la restructuration des firmes ainsi reprises. Si la Bourse venait à chuter, il va de soi que ces plus-values disparaîtraient. Ce qui pourrait affecter le remboursement de ces prêts.

Selon la réglementation en vigueur, toute banque doit provisionner les comptes douteux. Elle doit de plus s'assurer que son capital couvre de façon satisfaisante tous les engagements de la banque. Sans quoi, elle risquerait la rétrogradation de sa notation et verrait d'emblée ses charges financières augmenter de façon insoutenable. L'affaire est urgente, d'autant plus que les banques veulent éviter la publication de chiffres alarmants lors de la prochaine clôture des comptes.

Selon des sources bien informées, le montant qu'elles s'apprêtent à camoufler de la sorte se situerait entre 200 et 400 milliards USD. Un tel embellissement du bilan ne résout en rien le problème. Son seul but est de gagner du temps avec l'espoir que la main invisible du marché résolve tous ces problèmes. Dans l'intervalle, certes, le risque est réparti sur une plus grande base.

Un deuxième facteur issu du marché obligataire concerne le surrendement ( spread ). Actuellement, la majorité des banques paient un spread bien supérieur à ce que leur notation exigerait. Depuis la crise, leur spread a doublé. Les banques d'affaires comme Morgan Stanley, Goldman Sachs ou encore Merrill Lynch s'acquittent de nos jours avec une marge dépassant parfois les 50 points de base. Bear Stearns, l'une des banques les plus affectées, paie facilement 1 % en sus du taux du marché.

Les banques commerciales ne sont pas épargnées. ING, par exemple, qui pouvait se contenter de payer quelques points de base avant la crise, a vu sa marge dépasser les 20 points de base, atteignant parfois 50. Comme on pouvait s'y attendre, la marge de la Deutsche Industriekreditbank IKB a quadruplé (actuellement 0,9 % en moyenne) et celle de la Northern Rock fait 4 % en GBP ! La volatilité des marges s'est aussi accrue. Ainsi, la Citigroup a vu sa marge en dollars USD passer de 12 à 18 points de base. Mais alors que la volatilité de cette marge ne faisait que 0,07 % avant la crise, elle atteint de nos jours 0,4 %.

Un dernier facteur instructif est l'écart entre cours acheteur et vendeur. Normalement, celui-ci dépasse rarement 0,5 %. Aujourd'hui, on atteint aisément 1,5 %. Que les opérateurs augmentent l'écart en temps difficile est compréhensible. C'est leur seul moyen de se prémunir contre les aléas intempestifs du marché. Mais dès que la situation se normalise, les écarts exagérés disparaissent tout de suite. Actuellement, force est de constater qu'ils persistent ( cf. graphique ). On peut comparer ce phénomène au manque de crédit dans le secteur bancaire. De toute manière, il démontre que les opérateurs restent sur leur garde.

Tous ces éléments ne présagent rien de bon. Les surrendements d'aujourd'hui, s'ils sont attrayants, restent insuffisants pour couvrir les risques latents du système bancaire. Seuls les titres bancaires dûment garantis, de préférence par l'Etat, méritent encore une attention.

Jean-Pierre Avermaete
CASH

Posté par forcast à 19:24 - Subprime - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Warren Buffett estime que le marché chinois est trop cher

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En visite en Chine
Warren Buffett estime que le marché chinois est trop cher(nebula)

L’investisseur milliardaire Warren Buffett, qui vient d’entreprendre un voyage de quelques jours en Chine, a affirmé mercredi qu’il parcourait le monde dans le but de faire des affaires, mais qu’il ne croit pas qu’il puisse trouver chaussure à son pied en Chine du fait que les titres sont trop chers.

Les actions de compagnies chinoises basées sur le continent et inscrites à la Bourse de Hong Kong ont augmenté de 89% cette année, pendant que l’indice principal de la Bourse de Shanghai a plus que doublé en 2007 et quintuplé depuis le début de 2006.

En visite à la ville de Dalian, M. Buffett s’est entretenu avec des reporters à l'occasion de l'inauguration d’une usine qui est la propriété d’une compagnie israélienne qu’il contrôle, Iscar International Metalworking.

Au sujet de PetroChina, dont il a récemment vendu toute la participation que détenait sa compagnie Berkshire Hathaway (BRK.B), M. Buffett a déclaré que l'acquisition avait été facile à faire. «La valeur de l'action était du tiers de ce qu'elle valait, peut-être du quart. Je doute que je pourrais dénicher quelque chose du genre dans le marché actuel. Le marché a été trop en demande. Je vais continuer à regarder», a-t-il dit.

À un certain moment, Berkshire détenait une participation de 11% dans PetroChina. Les actions valaient 3,31G$ US à la fin de 2006, bien au-dessus des 488M$ que Berkshire avait payés, selon le dernier rapport annuel de Berkshire.

M. Buffett se plaint depuis longtemps de son incapacité à dénicher des entreprises intéressantes à ses yeux pour y investir les 47G$ dont dispose Berkshire Hathaway en liquidités.

Il a notamment nié que Berkshire ait quelque intérêt que ce soit pour acquérir des actions de la China Life Insurance Co.

«C’était une rumeur, et elle le demeure. Nous n’avons rien contre cette compagnie, c’est seulement qu’elle n’est pas sur nos écrans radars.»

En raison de l’immense capitalisation boursière d’Hathaway, toute acquisition devrait être d’envergure pour avoir de l’impact sur la compagnie, a-t-il dit.

M. Buffett n'a pas voulu donner d'avis aux investisseurs dans le marché chinois. Mais il été heureux de répéter sa philosophie, à savoir qu’il était à la recherche de sociétés bien gérées dans des secteurs qu’il comprenait avec une optique d’investissement de cinq, dix ou vingt ans.

Il a affirmé qu’il n’avait pas de problème à miser gros sur des activités qui lui sont familières. «La diversification est une protection contre l’ignorance. Si vous comprenez les activités et achetez à des prix attrayants, il n’y a pas vraiment beaucoup de risques.»

Au sujet des hypothèques à risque aux États-Unis, M. Buffett s’est dit d’avis qu’il s’agissait là «d’un vrai problème, mais il y a toujours des problèmes. Mais nous passerons à travers. Quant à la douleur que cela va causer, je ne le sais pas. Ce sera significatif».

Posté par forcast à 19:18 - Fonda Chine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Confirmation

Confirmation que la croissance des pays émergent particulièrement asiatique prend le relais

Voir ancien post ici : http://forcast.canalblog.com/archives/2007/09/17/6242307.html#trackbacks

Même si les US venait à entrer en récession, les émergents seraient beaucoup moins touché que par le passé, de la a dire que l’hégémonie US est terminée il y a un pas que je ne franchirais pas encore avec certitude

em

EEEEEEEEEEEE

Posté par forcast à 18:57 - AT Emerging - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La moitié des réserves pétrolières seraient épuisées

La moitié des réserves pétrolières    WERNER
seraient épuisées

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LE MONDE | 26.10.07

Le pic pétrolier, le moment où la moitié des réserves de brut de la planète ont été épuisées, aurait été atteint en 2006. L'extraction de l'or noir serait désormais sur une pente déclinante de 3 % par an, et les compagnies n'extrairont plus que 39 millions de barils par jour en 2030 (contre 81 millions aujourd'hui). Telle est la principale conclusion, alarmiste, des experts d'Energy Watch Group (EWG) - créé par le député Vert allemand Hans-Josef Fell - dans un rapport publié à Londres lundi 22 octobre.


Pour les scientifiques d'EWG, les réserves prouvées (exploitables et rentables aux coûts actuels) ne sont pas, contrairement aux estimations officielles, de 1 200 milliards de barils mais de 854 milliards. La différence est imputable aux cinq grands producteurs du Moyen-Orient : Arabie saoudite, Iran, Irak, Koweït et Emirats arabes unis. Ils ne posséderaient pas 630 à 710 milliards de barils, comme l'affirment les plus optimistes, mais seulement 340 milliards.

"Dans cette région, la production va décliner dans un avenir proche", affirme le rapport. Ce serait une très mauvaise nouvelle pour les pays consommateurs, qui comptent sur ces réserves pour alimenter leur croissance économique, alors que l'on s'attend à un déclin de la production des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Russie, Mexique...) à partir de 2010.



"CHANGEMENT ÉCONOMIQUE"

Le niveau exact des réserves est invérifiable. Les pays producteurs ne sont pas tenus à une obligation de transparence. C'est ainsi que l'EWG estime les réserves de l'Iran à 44 milliards de barils (contre 130 officiellement) sur la foi d'un ancien ingénieur de la compagnie nationale (NIOC). Celles de l'Arabie saoudite ne seraient pas de 262 milliards mais de 181 milliards de barils.

Les calculs du groupe d'experts allemands s'appuient sur la production actuelle et tiennent compte des difficultés des compagnies (accès aux ressources, retard des projets). Plusieurs majors pétrolières ont accusé, ces derniers mois, une forte baisse de leur production. L'EWG souligne aussi que les grands champs du golfe Persique ont atteint un pic et qu'"une augmentation de l'extraction n'est pas dans l'intérêt à long terme des pays du Moyen-Orient". Notamment des Saoudiens, dont la production serait déjà en baisse.

A ceux qui dénoncent ses méthodes de calcul, l'un des deux auteurs du rapport, Jörg Schindler, répond que "c'est sur cette base qu'EWG a pu annoncer sans se tromper que la production de mer du Nord atteindrait son pic en 2000". L'EWG juge que "le monde est au début d'un changement économique structurel" lié à la déplétion pétrolière, et que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) adresse un "message erroné" aux politiques, aux industriels et aux citoyens.

Ces prévisions doivent tout de même être prises avec précaution. Même l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil), un groupe d'ex-géologues pétroliers critiques sur l'optimisme des compagnies et de l'AIE, est moins alarmiste. Elle estime qu'on atteindra le pic vers 2011, mais qu'on produira encore 65 millions de barils par jour en 2030 (contre 116 millions pour l'AIE).

Le rapport sert la cause de l'EWG, dont les responsables militent pour les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse...) et un renforcement de l'efficacité énergétique, seuls capables à leurs yeux de résoudre la crise. Député au Bundestag, M. Fell a été l'un des grands artisans du développement des énergies propres en Allemagne.

Le scénario noir d'EWG sous-estime les progrès dans les techniques d'exploration et de production, qui accroissent le taux de récupération du brut. Il minimise aussi le potentiel des pétroles dits "non conventionnels" (sables bitumineux, huiles lourdes...) rentables avec un baril à 90 dollars, même si leur extraction se fait à des coûts énergétiques et environnementaux élevés. En 1950, juste avant les grandes découvertes des décennies 1950-1970, le rapport entre réserves prouvées et production annuelle était de vingt-deux ans ; il est aujourd'hui de quarante-quatre ans.

Le baril atteint un nouveau sommet   

à plus de 92 dollars

LE MONDE | 26.10.07 |

Après leurs records de la veille, les prix pétrole ont poursuivi leur hausse, vendredi 26 octobre, à Londres et en Asie. Sur le marché londonien, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre est monté jusqu'à 89,30 dollars dans la matinée, tandis que le brut s'échangeait au-dessus de 92 dollars en Asie. Depuis janvier, ces prix ont augmenté de plus de 50 % et ils ont plus que quadruplé depuis janvier 2002.


L'économie mondiale ne semble pas manquer de pétrole, mais les opérateurs spéculent à la fois sur la baisse des stocks américains, les tensions géopolitiques et la baisse du dollar, monnaie dans laquelle est libellé le brut.

Les troubles à la frontière entre la Turquie et le Kurdistan irakien, riche en or noir, persistent et se sont même aggravés avec la menace d'Ankara d'étendre ses opérations militaires. Il faut y ajouter les nouvelles sanctions décidées par Washington, jeudi, à l'encontre de Téhéran - contre les Gardiens de la révolution cette fois - pour contraindre la République islamique à arrêter son programme nucléaire.

A ces craintes géopolitiques est venue se greffer la baisse inattendue des réserves aux Etats-Unis annoncée, mercredi, par le Département de l'énergie (DoE). La semaine dernière, les stocks de brut ont baissé de 5,3 millions de barils, et ceux d'essence et de produits distillés (diesel et fioul de chauffage) d'environ 2 millions de barils chacun.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) refuse depuis des mois de relever substantiellement la production, estimant que le marché est bien approvisionné, comme l'ont répété, jeudi, les ministres algérien et vénézuélien de l'énergie. Ce sont le manque d'attractivité du marché des actions et le transfert d'investissements vers les matières premières et l'énergie, comme le pétrole, qui font grimper les cours, estiment-ils.

Réunis le 19 octobre à Washington, les ministres des finances des sept pays les plus riches (G7) ont estimé que l'envolée du pétrole freine l'activité économique et donc la demande de pétrole. A l'inverse, les besoins de la Chine en énergie - tirés par une croissance de 11,5 % au 3e trimestre en rythme annuel - sont un facteur structurel de hausse des prix des hydrocarbures.


Jean-Michel Bezat

ZSQ

Le monde peut-il s'accommoder d'un    
baril à 100 dollars ?

La Tribune - 26/10/07

Le prix du pétrole a augmenté de 45 % depuis le début de l'année et le seuil symbolique des 100 dollars le baril pourrait être aisément franchi à la moindre alerte. Les marchés s'inquiètent d'un déséquilibre entre l'offre et la demande sur les prochains mois malgré la hausse de la production de l'Opep de 500.000 barils/jour à partir de novembre.



Nicolas Sarkis, directeur du Centre arabe d’études pétrolières
OUI : " Le pétrole cher est une garantie de stabilité des approvisionnements " (Nicolas Sarkis)

Après le quadruplement des prix du pétrole, tous les principaux indicateurs économiques restent au vert. Pas d'inflation manifeste, ni de récession. Il convient tout d'abord de relativiser la hausse : elle peut apparaître spectaculaire en valeur absolue mais, en termes de pouvoir d'achat, elle est moins beaucoup moins prononcée. Et, en dollars constants, le prix du baril peut grimper jusqu'à 115 dollars pour retrouver ses pics de 1982. Ensuite, l'analyse sur longue période des statistiques du FMI ne permet pas de dégager une corrélation mécanique entre l'évolution du prix du pétrole et la croissance. Au contraire, la croissance n'a jamais été aussi soutenue et, fait remarquable, même les pays en développement, jugés plus vulnérables, enregistrent de bonnes performances. Et la responsabilité du pétrole dans l'inflation mondiale a toujours été largement exagérée, souvent à dessein, l'Opep étant alors le bouc émissaire idéal de tous les maux. De toute façon, l'environnement a radicalement changé : le maintien des taux d'intérêt bas et le recyclage rapide des pétrodollars et des excédents asiatiques contribuent à entretenir la croissance et les échanges mondiaux. Et un pétrole cher est une garantie de stabilité des approvisionnements pour les économies industrialisées à moyen et long termes. Des prix bas nuisent à l'investissement et compromettent la production future. En revanche, la hausse continue permet à nos économies de se préparer à l'après-pétrole en stimulant les innovations et le développement d'énergies non polluantes.




Véronique Riches-Flores, Chef économiste Europe, Société Générale
NON : " La ponction pétrolière risque de devenir insupportable " (Véronique Riches-Flores)

Pour l'heure, la nouvelle flambée des cours ne semble pas plus émouvoir le monde économique et financier qu'hier. Les prévisions ont pourtant systématiquement sous-estimé le potentiel de hausse : plus personne ne conteste aujourd'hui que les cours peuvent grimper à 100 dollars le baril, voire plus, à la moindre tension politique, au moindre aléa climatique. La forte hausse des prix se justifie par la forte croissance économique. Mais, à y regarder de plus près, les prix du pétrole n'ont pas augmenté sensiblement plus vite que la croissance du PIB nominal depuis le début de la décennie. Finalement, les évolutions des cours suivent assez fidèlement la croissance. Exprimé en pourcentage du PIB nominal, la facture pétrolière a certes augmenté ces dernières années, mais elle apparaît sensiblement inférieure au second trimestre 2007 qu'en 2006 ou 2005. La question est de savoir si l'on approche le point de rupture. À 81 dollars, le prix de référence de l'Opep accuse une hausse de 45 % par rapport à l'an dernier contre une croissance mondiale du PIB nominal de 13%. L'écart semble donc se creuser rapidement et, à ce rythme, la ponction pétrolière pourrait dépasser le seuil supportable. Cette rapide hausse pourrait alors constituer la dernière envolée avant un mouvement de correction à la baisse que provoquerait un ralentissement de la croissance mondiale. Les risques d'un impact négatif du pétrole cher sur l'économie sont donc beaucoup plus élevés, surtout dans un contexte de ralentissement lié notamment à la crise immobilière aux Etats-Unis, et d'interrogations sur la vitalité de la consommation des ménages américains.

Posté par forcast à 18:56 - Fonda energie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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