12 juillet 2007
Bilans et perspectives d'AXA-IM
Bilans et perspectives d'AXA-IM mipolod
En juin, les marchés financiers ont été volatils. Les marchés actions, après deux corrections au cours du mois, ont finalement terminé proche de leur plus haut niveau depuis 5 ans. Concernant les marchés obligataires, les taux qui s’étaient détendus en fin de mois se sont de nouveau sensiblement dégradés début juillet.
Les récentes données macro-économiques sont robustes (ISM, commandes, ventes au détail, indicateurs avancés) ce qui laisse penser que le point bas du cycle est derrière nous et que l’activité devrait rebondir dans la seconde partie de l’année. Cependant des risques persistent dans cet environnement plutôt optimiste. En effet, des
signes de faiblesse résident encore dans le secteur de l’immobilier privé américain dont les mises en chantier, aussi bien en volume qu’en prix, sont toujours en net recul.
Par ailleurs, les craintes concernant le marché du crédit hypothécaire ou « sub-prime » sont toujours présentes et ces difficultés ont impacté récemment plusieurs grands fonds d’investissement, ce qui a eu pour conséquence une revalorisation de certains actifs risqués.
Si la Réserve Fédérale a maintenu son taux directeur à 5.25% le 28 juin et la Banque Centrale Européenne le sien à 4% le 5 juillet, le cycle de durcissement des politiques monétaires des Banques Centrales reste d’actualité.
Nous anticipons aujourd’hui que la BCE puisse porter son taux à 4.5% d’ici la fin 2007. En effet, bien que l’inflation semble être contenue, les risques subsistent. D’une part, l’amélioration de l’emploi en Europe et le maintien à un niveau bas du chômage aux Etats-Unis et, d’autre part, le niveau du prix du pétrole qui continue de s’établir dans une tendance haussière, étant revenu à son niveau le plus haut depuis 10 mois sont des éléments à prendre en compte.
Au sein des portefeuilles, ce contexte économique, ainsi que les résultats des sociétés qui devraient s’avérer satisfaisants, nous incitent à conserver une préférence pour les actions que nous maintenons surpondérées au détriment des taux.
Achevé de rédiger le 12 juillet 2007
Quelle puissance!
Voici avec le cuivre (expliqué précédemment pourquoi) le secteur qui prouve que l’économie est loin de tourner au ralenti, tant que celui-ci montre une telle détermination y a pas le moindre problème ,par contre quand il se retournera et ce sera un des premiers si pas le premier comme c’est souvent le cas ,faudra se barrer du marché car la baisse qui s’enclenchera (j’espère pas avant août/sept) par la suite sera en rapport de la hausse que nous connaissons depuis plus de 5 ans
Vous trouverez ici la raison pour laquelle le cuivre est un indicateur important
Une bonne manière de réduire le risque c'est
Une bonne manière de réduire le risque c'est d'investir dans la durée
Un vieux post que j'ai ressorti de mes archives à relire pour ceux qui craignent "la fin du monde" ...µ
(pirson)
LES ECHOS
Les chimères de l'allocation d'actifs
Les données historiques montrent que les actions constituent un véhicule d'investissement plus intéressant que les obligations. En outre, elles ne seraient pas sensiblement plus risquées. Pourtant ces arguments se trouvent aujourd'hui contestés par plusieurs analystes.
Rien qu'aux Etats-Unis, les fonds de pension gèrent plus de 4.000 milliards de dollars de produits de retraite. Principale préoccupation de ces investisseurs à long terme : la répartition optimale des capitaux entre les différentes classes d'actifs, par exemple entre les actions et les obligations d'Etat. Cet article expose la position de la théorie financière sur l'allocation d'actifs à long terme et les raisons pour lesquelles la pratique se démarque souvent de ces recommandations théoriques.
Un bon point pour les actions
Afin de comparer les différentes opportunités d'investissement, il convient avant tout d'étudier le couple risque/rendement.
Pour évaluer les avantages découlant de la détention de tel ou tel type de valeur mobilière, il suffit de calculer son rendement annuel moyen. Si tout le monde, ou presque, sait que les actions se sont toujours révélées plus avantageuses que les obligations, peu de personnes savent jusqu'à quel point.
Ainsi, sur la période 1926-1993, le rendement annuel réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) du marché actions américain était de 6,6 %, soit beaucoup plus que le rendement annuel moyen des obligations d'Etat à long terme (à peine 1,7 %). La différence de 4,9 points de pourcentage entre les deux s'appelle « la prime de risque ». Le marché américain n'est pas le seul dans ce cas ; le rendement annuel du marché actions britannique s'établissait à 5,7 % sur la même période contre 1,1 % pour les obligations, soit un écart de 4,6 points !
Ces résultats alléchants ne signifient pas, bien sûr, qu'il faille mettre tous ses oeufs dans le même panier et investir la totalité de son capital en actions.
En effet, il est probable que la supériorité de performance des actions sur celle des obligations intervienne en compensation du risque plus élevé qu'elles présentent. En d'autres termes, si les actions affichent une meilleure performance en moyenne, elles peuvent très bien, sur une année donnée, nettement sous-performer les obligations. Puisque les actions offrent un rendement nettement supérieur à celui des obligations, elles devraient, selon toute logique, être également beaucoup plus risquées. Or, sur une longue période, les chiffres tendent à prouver le contraire.
Jeremy Siegel, de la Wharton School de l'université de Pennsylvanie, a étudié les rendements des obligations et actions américaines depuis 1802 (lire L'Art de la Finance n^o1). Ses conclusions sur le profil de risque des actions sont pour le moins surprenantes.
Entre 1802 et 1992, le meilleur rendement réel offert sur une année était de 66 % pour les actions et de 35 % pour les obligations, le plus faible de - 39 % pour les actions et de - 21 % pour les obligations. Jusque-là, rien de nouveau. Ces chiffres ne font que confirmer que les actions sont un investissement plus risqué : le spread des actions est plus important que celui des obligations.
Toutefois, pour l'investisseur à long terme, ce calcul n'est peut-être pas le plus pertinent. Il préférera étudier le rendement sur 20 ans plutôt que sur une année. Or le rendement réel le plus élevé sur 20 ans est de 12 % sur 12 mois pour les actions et de 9 % pour les obligations, et le plus faible de 1 % pour les actions contre - 3 % pour les obligations.
En d'autres termes, sur 20 ans, les actions ont toujours offert un rendement réel positif, ce qui n'est pas le cas pour les obligations. Qui plus est, l'écart entre le rendement le plus élevé et le rendement le plus faible est moindre pour les actions que pour les obligations. Contre toute attente, les actions semblent donc moins risquées à longue échéance que les obligations.
Ces résultats sont corroborés par le calcul plus direct du degré de risque appelé « l'écart type », qui mesure la dispersion des rendements.
Sur la période considérée, l'écart type des rendements annuels est ressorti à 21 % pour les actions et à 10 % pour les obligations, ce qui confirme une fois de plus que sur le court terme les actions sont un véhicule d'investissement plus risqué. Mais pour notre investisseur à long terme, le chiffre le plus intéressant est l'écart type des rendements moyens sur 20 ans. Pour les actions, il est de 3 %, donc inférieur à celui des obligations : 3,4 %.
Ainsi, à court terme, les actions sont plus risquées que les obligations, mais à long terme, ce sont les obligations qui présentent un risque plus élevé. Dans ce cas, pourquoi les actions seraient-elles assorties d'une « prime de risque » annuelle de 4,9 points en moyenne ?
Revenons à l'écart type pour mieux comprendre.
Selon certains économistes, les actions sont plus risquées à court terme que les obligations et moins risquées à long terme du fait de la tendance des rendements des actions à converger vers la valeur moyenne (mean-reversion). Selon ce principe, le marché actions alternerait régulièrement les années fastes et les années médiocres. Ainsi, si un investissement en actions enregistre une bonne performance sur une année, il est plus susceptible d'afficher des rendements en berne l'année suivante.
En conséquence, bonnes et mauvaises années « s'annulent » mutuellement de telle sorte que sur une longue période le risque des actions est limité. Si les actions ont plus tendance que les obligations à converger vers la moyenne, les premières deviennent alors moins risquées.
Faut-il croire les chiffres ?
Chiffres à l'appui, les actions tiennent pour l'instant le haut du pavé : leur rendement moyen est supérieur de près de 5 points de pourcentage par an au rendement moyen des obligations d'Etat, un avantage qui ne se justifie même pas en termes de risque. Sur des horizons lointains, les actions ne sont pas sensiblement plus risquées que les obligations. Dans l'absolu, les données historiques démontrent que les actions représentent un véhicule d'investissement bien plus intéressant, que même les investisseurs frileux devraient privilégier.
Toutefois, beaucoup d'éminents analystes contestent cette analyse du couple risque/rendement, arguant que la prime de risque de 4,9 points offerte par le marché américain (4,6 points sur la place londonienne) surestime dans une large mesure la rémunération future octroyée par les actions. Selon eux, les actions ont avant tout bénéficié de la mauvaise performance des obligations d'Etat sur ces deux places financières dans les années 60 jusqu'au début des années 70, elle-même due à un taux d'inflation étonnamment élevé. Or, aujourd'hui, les mécanismes de l'inflation sont mieux connus des investisseurs ; il est donc fort peu probable que les détenteurs d'obligations se fassent à nouveau piéger de cette façon. C'est pourquoi les obligations ne peuvent que mieux se comporter qu'au siècle dernier.
Ces affirmations comportent indubitablement une part de vérité. Seule zone d'ombre : pourquoi les obligations ont-elles autant souffert ? Si l'inflation était seule coupable, pourquoi les obligations d'Etat à court terme en ont-elles autant pâti que les obligations à maturité plus longue ? Les taux courts obligataires n'auraient-ils pas intégré rapidement la hausse de l'inflation ? Si nous ne comprenons pas toutes les causes de la contre-performance des obligations, il serait hasardeux d'affirmer que leur performance historique ne peut pas se répéter.
La question du risque à long terme des actions est encore plus sujette à controverses.
Absence de recul historique
Si l'écart type du rendement annuel des actions sur 20 ans ne dépasse pas 3 %, cela signifie que la tendance des rendements actions à converger vers la moyenne annule le risque des actions plus rapidement que celui des obligations. Le problème est l'absence de recul historique : les chiffres dont nous disposons ne couvrent que quelques décennies, ce qui ne nous permet pas de dégager des plages de 20 ans à partir desquelles tirer des conclusions statistiques. Même si, dans l'absolu, les chiffres donnent à penser que les rendements actions ont tendance à se rapprocher de la valeur moyenne, aucune étude statistique n'a pu l'établir formellement. Or, si les rendements actions ne tendent pas à converger vers la moyenne, il n'y a plus aucune raison de penser que les actions deviennent moins risquées que les obligations à long terme.
Malgré tout, il est tentant d'ajouter foi à ce phénomène, notamment pour les raisons suivantes : imaginons que les investisseurs deviennent par trop confiants dans les perspectives économiques et entraînent le marché actions vers des sommets peu raisonnables, puis qu'une information les amène à rectifier le tir et orienter le marché vers le bas. Tout cycle surréaction/correction de ce type entraîne un phénomène de convergence des rendements vers la moyenne.
Ce phénomène est souvent observé d'un oeil très critique car il sous-entend une certaine prévisibilité qui semble s'opposer à la notion d'efficience des marchés et de justesse des prix. Or c'est un leurre de croire que lorsque les prix reflètent la véritable valeur fondamentale, ils doivent suivre une marche aléatoire.
En fait, le phénomène de convergence vers la moyenne n'exclut pas un processus rationnel de formation des prix. Il suffit juste que le risque lié aux actions évolue dans le temps.
Imaginons par exemple que le marché ait considérablement chuté au cours des derniers mois, incitant les investisseurs à considérer les actions comme plus risquées. La théorie nous enseigne que le risque doit être compensé par un rendement attendu plus élevé. Donc, après un repli du marché actions, les rendements se ressaisissent, un phénomène qui ressemble étrangement à la convergence vers la moyenne.
Le risque d'effondrement
Certains analystes ne participent pas à la querelle sur l'interprétation des chiffres de l'écart type puisqu'ils considèrent que celui-ci n'est pas un bon instrument de mesure. Ils estiment en effet que l'étude historique de la dispersion des rendements actions sur les places financières contemporaines passe outre un autre risque plus abstrait mais néanmoins crucial : le risque d'effondrement total du marché.
Les partisans de cette thèse soulignent que près de la moitié des marchés actions du début du siècle ont connu des interruptions conséquentes ou ont définitivement disparu. En 1900, la Bourse russe était l'une des plus importantes places financières au monde : quelques années plus tard, les investisseurs avaient tout perdu. Si l'on se contente d'étudier la volatilité du rendement des actions américaines, on ignore ce genre de risque tout simplement parce que le marché américain n'a jamais connu un événement de ce type.
Cela ne signifie pas, toutefois, que ce risque n'existe pas, et d'ailleurs la prime de risque intègre peut-être cette éventualité. Mais là où le bât blesse, c'est que l'on ne voit pas pourquoi cet effondrement ne concernerait que les actions : une catastrophe de nature à anéantir le marché actions est peu susceptible d'épargner le marché obligataire.
De fait, une étude plus approfondie des données historiques montre que dans la majorité des cas le marché obligataire est ressorti grand perdant d'un cataclysme de ce genre.
Ainsi, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la capitalisation de la Bourse allemande représentait à peine 10 % de son niveau d'avant-guerre. Fin 1945, Tokyo plafonnait à 35 % de sa valeur d'avant la capitulation. L'instabilité politique et sociale qui a marqué l'Angleterre des années 1973-1974 a fait chuter le marché à 50 milliards de dollars.
Aussi impressionnants que puissent être ces événements, ils n'ont pas eu de conséquences durables. Après la guerre, l'indice Nikkei s'est envolé, passant de 176 points en 1949 à 20.000 en 1993, une performance aujourd'hui entrée dans la légende. De 1948 à 1960, le DAX a offert des rendements annuels supérieurs à 30 %. Ainsi, malgré la guerre, ceux qui avaient investi à long terme et en actions au Japon et en Allemagne ont finalement empoché des bénéfices substantiels, comparables à ceux de leurs homologues américains.
Il n'en a pas été de même en revanche pour les marchés obligataires. Au Japon, les porteurs d'obligations ont été ruinés par les poussées inflationnistes d'après-guerre comme l'avaient été leurs homologues allemands à la suite de l'hyperinflation de 1922-1923.
Ce n'est donc manifestement pas de ce côté qu'il faut chercher la raison d'être de la prime de risque de 4,9 points.
La pondération des actions
Quelle est l'influence de ces chiffres sur un investisseur désireux de se constituer un portefeuille à long terme ?
La théorie propose des modèles formels d'allocation d'actifs entre les différents supports d'investissements, le plus célèbre étant celui de l'analyse des moyennes et de la variance, élaboré dans les années 50 et qui a valu un prix Nobel à son auteur, Harry Markowitz.
Lorsque les résultats historiques des obligations et des actions sont appliqués à ces modèles quantitatifs, la balance penche presque exclusivement en faveur des actions, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de ce qui précède. Constatant que les actions ont, par le passé, offert des rendements moyens très intéressants qui ne se sont pas accompagnés d'un risque élevé sur le long terme, l'analyse théorique ne peut que recommander chaudement les actions comme support d'investissement.
Pourtant, investisseurs institutionnels et particuliers ne semblent pas tout miser sur les actions. En général, un fonds de pension américain est investi à hauteur de 60 % en actions et 40 % en obligations. En outre, les recommandations des grandes sociétés de Bourse, publiées régulièrement dans la presse financière, oscillent entre une pondération de 50 % à 60 % d'investissement en actions.
Ces chiffres peuvent sembler surprenants.
Il apparaît en effet que même les investisseurs qui, par nature, ont une vision à long terme, sont contraints, pour des raisons institutionnelles ou psychologiques, d'investir à court terme et de réfréner leur attirance pour les actions. Car c'est uniquement sur le long terme que la courbe de risque des actions tombe en deçà de celle des obligations. Les rendements annuels des actions étant indéniablement plus volatils que ceux des obligations, l'investisseur à court terme privilégiera les obligations.
Prenons l'exemple des fonds de pension. Par leur nature même, ces fonds devraient avoir une vision à long terme. Or, derrière tout fonds de pension vit un gestionnaire dont la performance est régulièrement évaluée. Pour être sûrs de rester en place, les gestionnaires de fonds de pension doivent s'intéresser à la performance à court terme, ce qui limite leur horizon d'investissement et les empêche de surpondérer les actions.
Il existe une autre explication à l'intérêt, envers et contre tout, des investisseurs pour le court terme.
Imaginons que vous souhaitiez investir à horizon 20 ans et que vous ayez à décider de la répartition optimale de vos capitaux entre les actions et les obligations. Quel argument ferait pencher la balance d'un côté ou de l'autre ? Préféreriez-vous surveiller la performance de votre portefeuille chaque année ou le laisser dormir jusqu'à échéance ?
A priori, seul devrait importer le résultat final, mais des études ont prouvé que les performances intermédiaires revêtent une importance considérable au niveau psychologique. Même si, en principe, vous ne vous souciez que de la performance cumulée de votre portefeuille, vous seriez déçu de constater une mauvaise performance sur une année donnée.
Parce qu'ils reçoivent régulièrement des communications de leur gestionnaire de portefeuille et qu'ils ont toutes les informations financières à portée de la main, les investisseurs ne peuvent pas ignorer une mauvaise performance ponctuelle de leur portefeuille. Pour y remédier, ils seront tentés de s'orienter vers des stratégies d'investissement plus rentables à court terme, et donc, de s'alléger en actions.
Mais la question de l'allocation optimale entre actions et obligations est loin d'être résolue pour autant. Certains investisseurs ne jurent que par les données historiques et investissent une proportion toujours plus importante de leur portefeuille en actions. Ainsi, aux Etats-Unis, une commission nommée par le gouvernement a récemment recommandé que les fonds de la Sécurité sociale soient investis en actions, essentiellement sur la base de leur performance passée.
D'un autre côté, même après deux siècles d'étude statistique, l'évaluation du risque (risque, prime de risque) reste très aléatoire, incitant certains gestionnaires de portefeuille à se détourner des modèles quantitatifs théoriques - type analyse de la variance - justement parce que ces modèles requièrent une estimation précise de paramètres mal maîtrisés dans la pratique.
La solution consisterait donc à développer une nouvelle stratégie qui tiendrait compte de notre incertitude concernant certains paramètres comme la prime de risque. C'est d'ailleurs dans cette brèche que s'engouffrent aujourd'hui théoriciens et spécialistes de l'allocation d'actifs. *
Saint Petersbourg, l'île Vassilievski avec les Rostres et la Bourse. En 1900, la Bourse russe était l'une des plus importantes places financières au monde : quelques années plus tard, les investisseurs avaient tout perdu. (C) Collection Viollet
NICHOLAS BARBERIS enseigne la finance à la Graduate School of Business de l'université de Chicago. Ses travaux de recherche portent notamment sur l'allocation d'actifs et l'efficience des marchés
encore la hausse
Il mesure le % d’investisseurs qui se sentent bull bear ou neutre il est mis a jour hebdomadairement. L’indicateur de AAII est considéré comme un indicateur contraire parce que vous et moi sommes en théorie les derniers a savoir.
Une fois qu’il atteint 70%ou 30 % d’un coté ou de l’autre généralement a ce moment, le marché prend la direction opposée au consensus
Même si pour l’instant les bull ont la main nous sommes bien loin des 70% et de ce fait les marchés ont encore un beau potentiel de hausse
Bullish: |
43.64% |
Neutral: |
26.36% |
Bearish: |
30.00% |
le $VIX reste relativement haut preuve que la peur est presente et donc inversement ca va encore monter
Les stratégistes modérément confiants
Les stratégistes modérément confiants
lupus
" Les Echos " ont interrogé une dizaine de stratégistes et de responsables de la gestion sur leurs perspectives pour les prochains mois. Les bonnes performances des principaux indices en ont conduit bon nombre à revoir à la hausse leurs prévisions pour le deuxième semestre.
+ 8 % pour le DJ Stoxx 600, + 7 % pour le S&P 500, + 9 % pour le CAC 40 et + 21 % pour le Dax. A mi-année, les principaux indices ont dépassé les anticipations de la plupart des stratégistes pour l'ensemble de 2007. Ces bonnes performances en ont conduit bon nombre à revoir à la hausse leurs prévisions pour le deuxième semestre. Mais plusieurs spécialistes anticipent désormais une stabilisation des grands indices.
· AGF AM : A la faveur d'une croissance économique solide en 2008 et de bons résultats, les marchés devraient continuer à progresser. AGF AM table sur un CAC 40 à 6.350 points à la fin 2007. Le S&P 500 devrait être quasi stable. " Les marges devraient se maintenir à un niveau élevé, indique Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions OPCVM. Cependant, la prime de risque s'est amoindrie et les valorisations, bien que toujours attractives, sont plus tendues, rendant le marché plus fragile. "
· AXA IM : Alors qu'il prévoyait une quasi-stabilité des marchés américains, AXA IM envisage désormais une croissance de 7 % à 8 % sur l'ensemble de l'année (en euros, dividendes inclus). Mais des risques continuent de peser. " Nous craignons notamment les conséquences des resserrements passés, qui se manifestent en général avec un décalage de dix-huit mois ", note Charles Dautresme, stratégiste actions. AXA IM privilégie ainsi l'Europe, tablant sur une croissance d'environ 13 % (avec dividendes) en 2007.
· Credit Suisse AM : + 20 %.C'est ce que prévoit l'établissement pour les indices larges européens sur l'ensemble de l'année. Il anticipe une expansion des multiples, sur fond de hausse des profits, de rachats d'actions et d'une poursuite des opérations de fusions-acquisitions. En outre, " la volatilité devrait baisser, grâce à de solides résultats ", ajoute Varabott Ho, responsable gestion actions Europe.
· Groupama AM :" Les entreprises ont bien résisté à la hausse des taux, du pétrole et aux mouvements des changes, se réjouit Romain Boscher, directeur de la gestion actions. Nous avons toujours des craintes sur la croissance américaine. Les autres pays ont bien résisté. " Groupama est un peu plus optimiste qu'il y a quelques mois sur les marchés européens, anticipant une hausse autour de 10 % sur l'ensemble de l'année, en ligne avec la progression des profits. Il reste cependant prudent sur les Etats-Unis (7 % à 8 % de hausse).
· Morgan Stanley : Une correction des marchés européens de l'ordre de 15 % est possible dans les six prochains mois. L'un des déclencheurs pourrait être la crise sur les prêts immobiliers à risque, " qui pourrait avoir des incidences importantes sur les marchés du crédit et affecter tout le système financier, ajoute Teun Draaisma, stratégiste actions européennes. Pour autant, à moyen terme, nous n'anticipons pas la fin du marché haussier ". L'établissement a revu à la hausse ses prévisions de croissance des bénéfices, à 9 % pour 2007 et 7 % pour 2008. Il a très légèrement augmenté son objectif sur le MSCI Europe à 1.640 points, ce qui correspond à une quasi-stagnation jusqu'à la fin 2007.
· Société Générale : La SG a revu en hausse ses prévisions pour les principaux indices européens. " Les marchés peuvent encore supporter une progression de 80 à 90 points de base des taux longs européens avant d'être affectés ", explique Antoine Beaugendre, stratégiste. La banque a abaissé sa prévision sur le S&P 500 (à 1.575 points, fin 2007). " La surperformance des actions américaines se manifeste surtout lorsque la Fed opère à des mouvements de détente, or, l'institution garde un biais haussier. "
· State Street : L'établissement a augmenté sa proportion de liquidités au printemps et reste prudent pour les prochains mois. Il table sur 10 % à 12 % de hausse en Europe (avec dividendes) pour l'année 2007. Depuis avril, State Street Global Advisors a cherché à abaisser son niveau de risque pour arriver à une position " neutre " sur les actions. Il préfère éviter les marchés américains, " qui restent relativement chers par rapport aux autres marchés ", selon Frédéric Dodard, directeur de l'allocation d'actifs pour l'Europe.
MARINA ALCARAZ
Le bullish%
Le bullish%
Le BPI est un indicateur contraire aussi et par conséquent quand le bullish% du marché comme indiqué par les index sont trop haut, c'est n’est pas le bon moment pour acheter. Quand le BPI monte plus haut que 70, on le considère sur évalué et donc on peut si l’on le désire commencer a shorter le marché a l’inverse en dessous de 30 c’est le bon moment pour se placer pour la hausse qui va suivre
Ne faites pas l’erreur de beaucoup cad croire que plus l’indice bullish% est haut plus le marché aura de la force pour continuer en fait c’est plus subtil que ça ;-)
Regardez le niveau du bullisch sur le dow pour vous en convaincre il est trop haut et le dow fait pour l’instant du sur place
10 juillet 2007
la rotation sectorielle
Est-il vrai que la rotation sectorielle réussi systématiquement à battre le marché et ce durant n’importe quelle phase du cycle économique ?
Selon une étude de http://ssrn.com/abstract=999100 et en se basant sur le cycle économique comprenant 5 phases pour le cycle complet présenté par http://www.nber.org/cycles.html/
la réponse est :
- Une rotation avec un timing parfait réussi a obtenir un Alpha de Jensen de 2.1% c’est n’est pas mal mais il n’est pas certain que cela couvrirait tous les frais de transaction
Voici la définition exacte de l’Alpha de Jensen :
Alpha de Jensen
Les fonds peuvent être classés en catégories selon leur niveau de risque (béta) ;
on constate alors une performance moyenne par catégorie.
L'alpha de Jensen mesure l'excédent de rentabilité d'un fonds par rapport à la performance moyenne des fonds de même catégorie de risque. Un alpha de Jensen positif (négatif) indique une performance supérieure (inférieure) à la moyenne rencontrée sur des fonds de risque équivalent.
Formule :
Alpha de Jensen = µ fonds – ( Rƒ + ß (µ indice – Rƒ ) )
Où :
µ fonds = Performance annualisée du fonds
µ indice = Performance annualisée de l'indice
Rƒ = Taux sans risque
ß = Bêta
- Une rotation sectorielle peut-être contradictoire à travers le cycle économique en effet il faut savoir que selon la phase du cycle les return peuvent êtres diamétralement opposés.
Voici su le graphique qui suit les 5 phases qui composent le cycle économique complet
Pendant l’expansion ph1 et ph2 il ne faut pas miser sur la rotation sectorielle vous auriez eut un return inférieur a la moyenne du marché respectivement de -5.3 et de -1% !!!Cela remet-il en cause pour autant cette stratégie ? Pas tout a fait car si au début de la récession ph IV vous trouvez le timing parfait vous réussirez a générer un Alpha de Jensen de 10.3%
Une stratégie plus simple et qui vous permettrait de sur passer le marché serait de réussir a pratiquer un market timing parfait qui consisterait a être 100% investit durant les phases 1, 2, 3, et 5 mais liquide pendant la phase4 !
Voici a présent les secteurs sur lesquels il faut miser durant les différentes phases du cycle

Maintenant regardons ce que cela donne sur un graphique LT de 1948 a nos jours ces 3 approches du marché que sont le market timing, la rotation sectorielle et rester totalement investit quoi qu’il arrive, le graphique montre ce que serait devenu 1$ (ou1 €si vous voulez) placé en 1948 jusqu’aujourd’hui

La conclusion
Le market timing parfait en théorie bat nettement le marché mais il faut rester réaliste quand a la prévisibilité des cycles économiques et surtout il faut savoir qu’ils ne sont pas tous de même durée et donc cette stratégie n’est finalement pas a privilégier mais plutôt bien la rotation sectorielle des secteurs mais c’est essentiellement du au fait que vous pouvez miser sur des secteurs qui surpasserons en théorie de 10% le reste du marché pendant une récession
traduit et inspiré de http://www.cxoadvisory.com/blog/external/blog7-10-07/
SCHRODERS table sur une accélération de la croissance en 2008
SCHRODERS table sur une accélération de la croissance en 2008 (sirco)
(Newsmanagers.com) - En matière de prévisions économiques, Schroder Investment Management table sur une accélération de la croissance en 2008 par rapport à 2007, entraînée par les Etats-Unis. Le ralentissement américain actuel est en effet limité à l'immobilier résidentiel, souligne Schroders, secteur qui dépend peu des importations, mais la hausse du prix de l'essence devrait néanmoins avoir des conséquences sur la croissance de la consommation. Enfin, le gestionnaire mise sur un maintien des taux de la Fed à 5,25 % en 2007, puis sur une légère progression en 2008 parallèlement à la reprise de la croissance. Schroders avance par ailleurs deux menaces potentielles pour les marchés actions et les actifs "risqués" en général : "la première, d'ordre macroéconomique, est le risque de voir les marchés sous-estimer une possible hausse de l'inflation. La seconde, qui peut également être perçue comme macroéconomique, consisterait à voir les investisseurs surestimer la croissance future des bénéfices des entreprises".
L'explosion des coûts de production plombe les marges des pétrolières
Nouveau coup de sang sur le marché pétrolier
L'explosion des coûts de production plombe les marges des pétrolières
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Le marché des «futures» table sur des cours pétroliers durablement supérieurs à 70 USD/baril. Le baril de Brent titille en effet à nouveau les 74 USD/baril, un niveau qu'il n'avait plus côtoyé depuis près de onze mois.
(l'écho) - En cause, une augmentation des anticipations relatives à la demande d'essence durant la saison estivale aux Etats-Unis. Il s'agit, il est vrai, du plus grand consommateur de pétrole au monde et ses réserves d'essence sont de 5,5% inférieures à leur moyenne des 5 dernières années.
Un «stress» qui trouve sa parfaite illustration dans la journée de mercredi au cours de laquelle les Etats-Unis ont fêté l'Independence Day. A cette occasion, ce sont, selon l'American Automobile Association, plus de 41 millions de voitures qui ont circulé sur les routes. En dépit des prix élevés à la pompe (3 USD/gallon), les Américains n'hésitent pas à prendre le volant et devraient continuer à agir de la sorte durant tout l'été.
Raffineurs le nez dans le guidon
Ce qui ne manquera pas, une nouvelle fois, de mettre sous pression l'industrie du raffinage qui, on le sait, peine à répondre à la consommation. Ses unités n'ont pas tourné à plus de 90% de leurs capacités depuis quatre semaines, alors que les analystes estiment qu'il faut un taux de fonctionnement de 95% environ pour produire à hauteur de la demande.
Comme, dans le même temps, le cartel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne prétend pas augmenter ses quotas de production, il n'est pas surprenant que les stratégistes de Merrill Lynch anticipent un nouveau tassement des stocks commerciaux globaux de pétrole sous le seuil des 2,5 milliards de barils dans le courant de l'année prochaine, soit près de 300 millions de barils de moins qu'à fin 2006.
Inutile de préciser que, dans ces conditions, le marché de l'or noir risque, de nouveau, d'être «hyper-sensible» aux moindres menaces de ruptures d'approvisionnement en pétrole. Bref, la situation de «contango» qui prévaut sur les échéances courtes des futures relatifs au baril de Brent risque de perdurer: l'écart entre les futures à 1 mois et à 16 mois est de l'ordre de -2 USD.
Aplatissement de la courbe des futures
En revanche, et c'est là que la nouveauté réside, la partie moyenne et longue de la courbe des cours à terme du Brent tend à s'aplatir. Alors que l'écart entre les contrats tombant à échéance dans 1 mois et en décembre 2012 étaient d'environ une dizaine de USD au début de l'année (ce qui traduisait une situation évidente de «backwardation»), le différentiel n'est plus aujourd'hui que d'environ 2,5 USD. Au moment même où le future à 1 mois se trouve près de 7 USD au-dessous de son record de 2006, le future décembre 2012 a atteint un nouveau sommet historique à près de 70 USD.
Si cette modification est d'une grande importante pour les investisseurs institutionnels actifs sur le marché des futures et options, l'investisseur particulier pourrait n'en avoir cure. Encore que de plus en plus de particuliers sont désormais actifs, via les exchange traded commodities (ETC), sur le marché physique de l'énergie. En réalité, ce changement dans la pente de la courbe des cours à terme du baril de brut est important pour tout un chacun dans le sens où elle est le reflet de plusieurs facteurs susceptibles d'affecter durablement l'équation pétrolière.
Tout d'abord, il traduit une baisse de la production de brut de 540.000 barils/jour depuis octobre 2006 (consécutive à la dernière baisse des quotas de production de l'Opep) qui, dans un contexte de demande toujours soutenue de la part des consommateurs comme des investisseurs, laisse peu de marge à une baisse des prix pétroliers.
Coûts de production hors de contrôle
Ensuite, il met en lumière l'escalade des coûts auxquels sont confrontés les producteurs. Au cours des trois dernières années, l'augmentation de la facture énergétique et des frais liés aux salaires et aux équipements fait qu'il est de plus en plus onéreux d'extraire du pétrole des sables bitumeux ou en eaux profondes. Logiquement, l'explosion des prix pétroliers depuis la fin des années 90 devrait rendre plus compétitives toutes les activités situées à la marge de la filière pétrolière. Mais, même si cela peut paraître paradoxal, on est aujourd'hui loin du compte. Selon les estimations de Merrill Lynch, pour que le pétrole en eaux profondes, très profondes, ou émanant de l'océan Arctique soit économiquement viable, il faut que le prix du baril WTI (l'équivalent US du baril de Brent) soit supérieur à respectivement 50, 55 et 70 USD. Soit, dans tous les cas, une dizaine de USD de plus qu'en 2004. Pour ce qui est du pétrole provenant des sables bitumeux ou de la récupération assistée de pétrole (c'est-à-dire de l'injection de CO2 dans les réservoirs de pétrole), Merrill Lynch évoque un «prix de revient» supérieur à 60 USD, contre 40 et 50 USD en 2004. Dans le cas des schistes pétrolifères, les exigences de rentabilité se situent à plus de 70 USD!
On mesure mieux tout l'enjeu lorsque l'on sait que ces différentes sources d'approvisionnement représentent près de 2.500 milliards de barils potentiels, soit plus que les réserves de 1.900 milliards de barils de pétrole conventionnel provenant, notamment, de l'Opep et dont le prix de revient oscille entre 20 et 30 USD/baril (contre 15 à 25 USD en 2004).
Autre illustration de cette flambée des coûts de production, qui explique la sous-performance boursière des «Majors», le pétrole provenant des forages dans le golfe du Mexique coûte désormais plus de 350 USD/baril, contre moins d'une cinquantaine de USD au début des années 90.
La fédération professionnelle britannique Oil & Gas s'inquiète, elle aussi, de la situation. Elle pointe notamment une hausse des coûts d'exploitation de 40% depuis début 2005 dans une des régions où l'exploitation de pétrole et de gaz est la plus chère au monde. Elle évoque aussi le coût élevé (15 milliards de livres) du démantèlement des infrastructures vieillissantes et le niveau d'imposition des bénéfices compris entre 50 et 75%. La fédération estime qu'à moins d'une révision du régime fiscal, les 16 à 25 milliards de barils équivalent pétrole gisant encore en mer du Nord ne seront pas exploités, faute d'investisseurs.
Luc Charlier
l'echo 8/7/o6
special MP
Grand merci a lupus!
Metaux Précieux 08:05 08/07/07
LONDRES (AFX) - Les cours des métaux précieux ont peu évolué
durant une semaine très calme, où seul le platine s'est signalé par une modeste
hausse.
OR. Malgré un démarrage tonique, avec une poussée lundi à 659 dollars, l'or
a finalement passé une semaine calme, clôturant sur une note stable. La semaine
précédente, le métal jaune avait touché un plus bas niveau depuis le 14 mars, à
639 dollars.
"Les facteurs extérieurs tels que la trajectoire de l'euro face au dollar et
l'environnement géopolitique demeurent les facteurs clés influençant le marché
de l'or", estiment les analystes de la banque Barclays Capital.
L'or évolue en sens inverse du billet vert. Une appréciation du dollar
diminue relativement le pouvoir d'achat des investisseurs pour les métaux, dont
le prix est libellé en dollars, et vice versa. Il n'a en revanche quasiment pas
réagi aux craintes d'attentats qui ont suivi les tentatives ratées au
Royaume-Uni la semaine passée.
"Nos courtiers ont averti que, pour restaurer la confiance dans le secteur,
l'or comme l'argent doivent percer plus haut", a commenté James Moore, analyste
du Bullion Desk.
Sur le London Bullion Market, l'once d'or valait 648,75 dollars vendredi au
fixing du soir, contre 650,50 dollars vendredi dernier.
ARGENT. Les cours de l'argent ont évolué cette semaine dans une fourchette
très étroite.
L'once d'argent avait touché un plus bas depuis le 8 janvier mardi dernier,
à 12,13 dollars, mais a depuis refait un peu de terrain.
"Une hausse au-dessus de la barre des 13 dollars est nécessaire pour effacer
des mémoires les sévères liquidations qu'il a subies", estime James Moore.
Sur le London Bullion Market, l'argent valait 12,40 dollars l'once au fixing
vendredi, contre 12,54 dollars vendredi dernier.
PLATINE/PALLADIUM. Durant cette semaine sans relief pour les autres métaux
précieux, seul le platine s'est détaché du lot, se signalant par une progression
modeste mais régulière tout au long de la semaine.
Les prix ont été soutenus par des négociations toujours en cours en Afrique
du Sud, chez Anglo Platinum et Impala Platinum. "Ces deux producteurs réunissent
plus de 50% de la production mondiale, sur un marché où l'offre satisfait tout
juste la demande", a rappelé Helen Henton, analyste à la banque Standard
Chartered.
Anglo Platinum et Impala Platinum ont produit respectivement 2,82 et 1,85
millions d'onces de platine en 2006, pour un volume annuel mondial de platine de
7,8 millions d'once.
Le platine est utilisé essentiellement en joaillerie et dans la fabrication
des pots catalytiques de voitures. Il avait atteint un record en novembre
dernier, au-dessus de 1.400 dollars l'once.
Sur le London Platinum and Palladium Market (LPPM), l'once de platine valait
1.287 dollars vendredi au fixing du soir, contre 1.273 la semaine dernière.
Le palladium valait 363 dollars l'once, contre 365 la semaine dernière....
Metaux de Base 08:06 08/07/07
LONDRES (AFX) - Les cours des métaux de base ont grimpé cette
semaine sur le London Metal Exchange, le cuivre menant la danse, dopé par une
série de grèves et un niveau de stocks très bas.
Les cours du CUIVRE ont fortement progressé cette semaine. En hausse de
près de 4% sur une semaine, ils ont touché jeudi un plus haut depuis le 14 mai,
à 7.876 dollars.
Les cours sont "soutenus par la faiblesse du dollar, des menaces
continuelles sur l'offre, et des stocks en déclin", ont expliqué les analystes
de la maison de courtage Sucden.
Jugés déjà bas par les acteurs du marché la semaine dernière, les stocks de
cuivre se sont encore contractés pour tomber à 107.475 tonnes vendredi, leur
plus bas niveau depuis 10 mois.
En toile de fond, la série de grèves ayant démarré dans les mines début juin
se poursuit et constitue un second facteur haussier. Des ouvriers de la mine
mexicaine de Cananea opérée par la société Grupo Mexico ont procédé à un
débrayage de 24 heures jeudi, tandis que les employés de la mine de Collahuasi
au Chili ont prévenu qu'ils déclencheraient une grève lundi, si les négociations
salariales n'aboutissaient pas. Enfin, une grève est en cours depuis le 25 juin
dans la compagnie nationale chilienne Codelco.
"A l'idée des répercussions possibles sur l'offre que pourraient causer les
grèves en cours et celles qui menacent, le marché est de plus en plus nerveux",
ont commenté les analystes de Barclays Capital.
Le PLOMB a poursuivi sa montée en flèche, touchant un nouveau pic historique
jeudi, à 2.887 dollars la tonne. Depuis plusieurs semaines, les cours sont
soutenus à la fois par une très robuste demande chinoise et par une offre qui
patine, depuis l'arrêt des exportations de la mine Magellan, opérée en Australie
par la compagnie Ivernia. En outre, selon les analystes de Barclays Capital, les
problèmes d'offre ont empiré, "avec une baisse de 25% de la production de la
compagnie australienne Kangara Zinc", qui produit entre autres du plomb. "Il y a
encore de la place pour de nouvelles hausses", ont-ils ajouté.
Le NICKEL a continué de reculer, après plusieurs semaines de glissade.
La semaine dernière, il avait atteint un plus bas depuis le 13 février, à
35.350 dollars la tonne - une baisse de 32% depuis ses records de mai. Les prix
du nickel ayant plus que quadruplé en un an et demi, les producteurs d'acier
inoxydable, qui à eux seuls absorbent les deux tiers des 1,4 million de tonnes
de métal consommées annuellement dans le monde, cherchent à réduire leur
consommation en privilégiant des aciers moins chargés en nickel. Cependant,
selon Helen Henton, analyste matières premières chez Standard Chartered, "sur un
marché proche de l'équilibre, avec des niveaux de stocks bas, les prix du nickel
sont encore bien soutenus."
En baisse sensible la semaine dernière, le ZINC est reparti à la hausse.
"Les risques haussiers sont probablement plus prononcés pour le zinc que pour
tout autre métal", a averti Robin Bhar, analyste de la banque UBS, qui estime
"injustifié" le désamour du marché pour ce métal.
L'ETAIN est, lui aussi, reparti à la hausse cette semaine.
Les cours de l'ALUMINIUM ont légèrement progressé.
Sur le LME, le prix officiel du cuivre pour livraison dans trois mois était
de 7.816 dollars la tonne vendredi, contre 7.520 dollars vendredi dernier.
L'aluminium valait 2.791 dollars la tonne, contre 2.736.
Le zinc valait 3.385,50 dollars la tonne, contre 3.326.
Le nickel valait 35.510 dollars la tonne, contre 35.810.
L'étain valait 14.100 dollars la tonne, contre 13.900.
Le plomb valait 2.835 dollars la tonne, contre 2.645
Les spéculateurs délaissent les métaux 17:30 09/07/07
au profit des matières premières agricoles....
LE MONDE | 06.07.07 |
Le vent de folie qui souffle sur les matières premières est en train de modifier son cap. Depuis 2003, il allait dans le sens des métaux et propulsait leurs prix à des niveaux inconnus depuis des décennies ; on commençait même à parler de "super-cycle" des métaux non ferreux, c'est-à-dire d'une hausse sans fin, comme on parlait en l'an 2000 à propos d'Internet d'une " nouvelle économie", c'est-à-dire affranchie des lois traditionnelles.
Juin semble avoir cassé l'envol. Fin mai, la fusée nickel atteignait son apogée, à 51 600 dollars la tonne (37 964 euros) ; elle est retombée, mercredi 4 juillet, à 36 100 dollars. Il y a deux mois, la tonne de cuivre culminait à 8 320 dollars ; la voici laborieusement maintenue autour de 7 800 dollars par des grèves dans les mines chiliennes, péruviennes et canadiennes.
La tendance est voisine pour l'étain, le zinc, l'aluminium. Il n'y a que le plomb - désormais plus onéreux que l'aluminium - qui poursuit son ascension, pour cause de fermeture d'une mine en Australie en raison de la sempiternelle demande chinoise.
En revanche, dans le monde des matières premières agricoles, les prix continuent à grimper. Le blé et l'orge ont pris 70 % à 80 % en moins d'un an, le maïs a doublé. Et ce n'est pas fini : l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'attendent à moyen terme à des hausses de prix agricoles oscillant entre 20 % et 50 % par rapport aux moyennes 2002-2006.
Uniquement d'ici à 2008, le prix moyen de la tonne de blé augmenterait de 152 dollars à 204, celle de riz de 238 dollars à 352 et celle de sucre de 217 dollars à 242.
Trois thèses, qui ne s'excluent pas, expliquent pourquoi les investisseurs sont moins séduits par les métaux et se tournent vers les produits agricoles. La première est celle de "la vague" défendue par Philippe Chalmin, professeur associé à Paris-Dauphine : "Les gérants de fonds se sont dit que les hausses des métaux étaient difficiles à supporter et ils ont commencé à miser sur les produits agricoles. Depuis trois ans, la vague spéculative passe de marché en marché. Le temps est venu de l'agricole."
Il y a en suite la thèse du rattrapage. Sandrine Toulouse, de Merrill Lynch Investment Managers, n'est pas étonnée que les gestionnaires découvrent à retardement l'intérêt des produits agricoles : "Nous avions créé en 2001 un fonds pour les énergies renouvelables, dit-elle. Il a végété pendant au moins deux ans à 100 millions de dollars ; il est aujourd'hui à 5 milliards."
Même son de cloche chez Frédéric Lasserre, responsable des matières premières à la Société générale Cross Asset Research : "Le marché a trouvé à peu près ses bornes pour le pétrole. A 75 dollars le baril, les vendeurs sont nombreux, mais à 50 dollars, ce sont les acheteurs qui se bousculent. Les marchés cherchent des limites comparables pour les produits agricoles qui étaient notoirement sous-évalués."
"REGARDEZ DU CÔTÉ DU BOIS"
Troisième thèse, celle de la rareté. Béatrice Coquelin, d'UFG Investment Managers, estime que les aléas climatiques et la demande pour les biocarburants ont accru les risques et poussé les producteurs à se protéger sur le marché à terme en recourant à des produits financiers attractifs pour les investisseurs.
Ces incertitudes et ces prix sont-ils appelés à durer ? "D'un côté, répond-elle, il est facile de planter du blé ou de la canne à sucre : en six mois, la récolte est là. Mais il faut prendre en compte que la hausse de la demande mondiale nécessiterait d'augmenter de 20 % à 30 % les surfaces cultivées ; on ne peut pas, sauf à provoquer des déforestations terribles en Amazonie ou dans le bassin du Congo. Il faudrait alors augmenter la productivité ; on ne peut pas, parce qu'il serait nécessaire de recourir aux OGM qu'une partie de l'opinion refuse. Pour ces raisons, le cycle agricole promet d'être assez porteur."
Tout le monde reconnaît qu'on assiste non à un abandon des minerais au profit des céréales, mais à une redécouverte des produits agricoles, enfin dignes de figurer dans les portefeuilles des gestionnaires.
Le prochain engouement de ceux-ci ? "Regardez du côté du bois, prédit Mme Coquelin. Depuis 1999, la Chine en augmente, chaque année, ses importations de 17 %..." Après les cultures, la "vague" atteindra-t-elle les forêts ?
Alain Faujas
entretien Etoile Matieres Premieres 17:34 09/07/07
Crédit du Nord : " Toutes les conditions sont réunies pour que les prix des matières premières restent durablement élevés "
Cuivre, zinc, plomb, pétrole… les prix des matières premières volent de records en records. A en croire Raphaël Dubois, gérant d’ Etoile Matières Premières (+ 14,6 % en six mois et + 122,5 % en trois ans), rien ne permet d’anticiper une baisse des cours dans les prochaines années en raison notamment de la forte croissance des pays émergents. Ce spécialiste privilégie actuellement les matériaux de base et l’énergie, tout en gardant un œil attentif sur l’or.
Capital.fr : Est-il encore temps de jouer le secteur des matières premières en Bourse ?
Raphaël Dubois : Toutes les conditions sont réunies pour que les prix des matières premières restent durablement élevés. Tout d'abord, la demande est bien orientée en raison notamment de l’urbanisation et de l’enrichissement des populations en Chine et en Inde. Ces pays devraient, en effet, progressivement rattraper leur retard en consommation d’acier, de pétrole... Or ils partent de très loin : un Chinois consomme en moyenne deux barils de pétrole par an, contre 13 pour un européen et 25 pour un américain ! Deuxième élément déterminant, l’augmentation de l’offre prévue pour les prochaines années n’est pas de nature à rassasier cette forte demande. Enfin, les stocks de matières premières sont aujourd’hui à des niveaux très bas. Malgré ces fondamentaux solides, les sociétés du secteur sont sous-valorisées. Par excès de prudence de la part des investisseurs, les cours de Bourse intègrent en effet un effondrement des prix, scénario auquel nous n’adhérons pas. Dans le cuivre par exemple, les valorisations des producteurs anticipent à horizon 3 ans une baisse de 66 % du prix du métal rouge et de plus de 70 % pour le plomb !
Capital.fr : Quelles matières premières privilégiez-vous actuellement ?
Raphaël Dubois : En ce moment nous surpondérons les sociétés qui exploitent les matériaux de base (cuivre, zinc...). Leurs valorisations sont d’autant plus attrayantes qu’étant donnée la forte demande, des révisions en hausse des résultats sont à attendre. Nous investissons par exemple dans First Quantum, qui exploite des mines de cuivre en Mauritanie, au Congo et en Zambie et enregistre une forte croissance de sa production, et dans Zinifex, une société australienne, qui produit du zinc mais aussi du plomb. Notre deuxième thème de prédilection est aujourd’hui l’énergie. Ce secteur est clairement sous-valorisé, car les analystes craignent un effondrement du prix du brut, ce qui là encore nous semble peu probable.
Capital.fr : Justement, malgré la forte croissance de leurs bénéfices et les prix élevés du brut, les géants du pétrole se traînent en Bourse. Pourquoi ?
Raphaël Dubois : Les super majors, comme Exxon ou BP, affichent de piètres performances boursières car leurs perspectives de croissance ne sont guère attrayantes. Elles ne devraient ainsi enregistrer en moyenne qu’une progression de 4 % de leurs volumes en 2008, après une simple stabilité cette année. C’est pourquoi nous privilégions les sociétés de taille moyenne, dont le rythme de croissance est nettement supérieur. Le canadien Nexen devrait par exemple augmenter sa production de plus de 30% cette année. Autre avantage des entreprises moyennes : elles revêtent un attrait spéculatif car elles constituent des cibles de choix pour les majors, qui ont du mal à renouveler leurs réserves.
Capital.fr : Faut-il profiter de la récente baisse de l’or pour se positionner ?
Raphaël Dubois : La faible progression du prix de l’or par rapport aux autres matières premières et la consolidation dans le secteur des métaux de base a entraîné un certain désintérêt des investisseurs pour le métal jaune. Pour autant, l’or devrait repartir de l’avant. La seconde partie de l’année est toujours plus favorable en raison d’une demande soutenue en bijoux liée à la saison des mariages en Inde et aux fêtes de fin d’année. Il nous paraît donc intéressant de nous positionner dans le secteur par le biais de producteurs affichant une forte croissance plutôt que par un tracker, qui suit seulement le prix de l’or, mais ne profite pas des effets volumes, et laisse les investisseurs à l’écart des opérations de fusions/acquisitions dans le secteur.
Propos recueillis par Olivier Prévost


























